Saint-André-de-Roquepertuis

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Saint-André-de-Roquepertuis
Mairie
Mairie
Blason de Saint-André-de-Roquepertuis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Pont-Saint-Esprit
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Michel Coullomb
2014-2020
Code postal 30630
Code commune 30230
Démographie
Population
municipale
554 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 29″ N 4° 27′ 24″ E / 44.2414, 4.456744° 14′ 29″ Nord 4° 27′ 24″ Est / 44.2414, 4.4567  
Altitude Min. 70 m – Max. 309 m
Superficie 12,18 km2
Localisation

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Liens
Site web saintandrederoquepertuis.fr/

Saint-André-de-Roquepertuis (Sent-Andrieu-de-Ròcapertús, en cévenol; prononciation API: sẽnt ãndrieu de rɔkɔpertus ; transcription mistralienne : Sent Andriéu de Roco-pertus) est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le premier terme, Saint-André, fait référence à l'église de la commune, qui est dédiée à cet apôtre de Jésus-Christ[1].
  • Le second terme, Roquepertuis, est formé de deux substantifs cévenols : ròca (roc, rocher) et de pertús (pertuis, défilé, gorge)[2]. Il peut se comprendre comme « le rocher du défilé, des gorges ». Ce rocher peut être identifié au Roc de l'Aiguille qui surplombe la sortie des gorges de la Cèze, sur la rive gauche de cet affluent du Rhône et qui se localise sur la limite entre les communes de Saint-André-de-Roquepertuis et de Montclus[3].
  • Pour certains auteurs, Roquepertuis signifie la Roche percée[4]. Alors la forme occitane aurait été Ròcapertusa. Par ailleurs, il n'y a pas de rocher percé sur le territoire de la commune ou dans les communes limitrophes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Cèze
  • La commune de Saint-André-de-Roquepertuis est localisée dans le nord-est du département du Gard. Elle est en bordure de la région Languedoc-Roussillon, à proximité des départements de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Drôme. Elle fait partie de la basse vallée de la Cèze, qui la traverse en faisant un large coude et sert de limite avec la commune de Goudargues. Historiquement, Saint-André-de-Roquepertuis a toujours fait partie du Languedoc.
  • Saint-André est sur l'axe routier qui relie Bagnols-sur-Cèze, la vallée du Rhône et Barjac et au-delà les Cévennes, par la route départementale D980. La commune est distante de 20 km de Bagnols-sur-Cèze, de 15 km de Barjac. Les Gorges de l'Ardèche sont à 20 kilomètres de la commune, Nîmes à 70 km, Uzès à 40 km et Alès à 50 km.

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • La première occupation humaine avérée dans la commune date sans doute du IVe ou du IIIe siècle av. J.-C.. Dans le quartier des Costes, on a trouvé les restes d'un oppidum, baptisé « des Combèzes » par F. Mazauric[5]. Ce sont sans doute des Volques Arécomiques qui occupaient ce site. Cet oppidum faisait partie d'une série de cinq établissements qui contrôlait la vallée de la Cèze et la route vers les Cévennes.
  • En contrebas de l'oppidum, ont été découvertes des céramiques celtiques et gallo-romaines, ainsi que des sépultures à tuiles. À l'entrée des gorges de la Cèze, des tessons peints et des fragments d'amphores massaliotes ont été trouvés.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Église
  • Au VIIIe siècle, une communauté rurale s'était constituée autour d'une chapelle. Il faut attendre le XIe siècle, vers 1025, pour que la chapelle rurale soit remplacée par l'église romane actuelle, dite église-forteresse, construite à l'initiative des bénédictins de Goudargues, car la communauté vivant sur le territoire de la commune est devenue plus importante[6]. Cet édifice est dédié à l'apôtre saint André.
  • La première mention de la commune date de 1121, sous le nom de Sanctus-Andrea trans Rocam[7], Saint-André au-delà du Roc. La paroisse dépendait au religieux du diocèse d'Uzès, doyenné de Cornillon et au temporel du diocèse civil d'Uzès, l'un des vingt-trois diocèces du Languedoc.
  • Au XIVe siècle, le village est peu touché par la révolte des Tuchins, qui sévit entre Pont-Saint-Esprit, Baron et Montclus, à partir du printemps 1382. Le soulèvement est écrasé en 1384.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Au XVIe siècle, la Réforme protestante se répand dans la région, on compte alors environ 10 % de réformés dans le village. Mais au siècle suivant, l'autorité royale convertit de force les protestants de la région[8].
  • Au XVIIIe siècle, Saint-André faisait partie du marquisat de Montclus, propriété de la famille des Vogüé.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vue générale
  • Peu d'événements sont à noter durant la Révolution française ou sous le Premier Empire. Le village est peu touché par les trois rassemblements des fédérés du camp de Jalès, en Vivarais, de 1790 à 1792.
    Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Roquepertuis[9].
    À la fin du XIXe siècle, la culture de la vigne prend son expansion sur les terroirs de la commune.
  • Saint-André a payé un lourd tribut à la Première Guerre mondiale : trente-trois jeunes Saint-Andréens sont morts pour le pays, ce qui a eu pour conséquence que beaucoup de terres ont été laissées à l'abandon.
  • En 1940, lors de la Débâcle, les habitants de Saint-André ont accueilli des réfugiés belges qui fuyaient l'avance des troupes nazies.
    En 1944, Louis Riffard, boulanger du village, a été arrêté par les nazis torturé et exécuté à Pont-Saint-Esprit, car il ravitaillait le maquis « Bir-Hakeim » sur le plateau de Méjannes-le-Clap.
  • La commune de Saint-André-de-Roquepertuis à inauguré en 2010 l'Espace Louis-Riffard.[C'est-à-dire ?]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-André-de-Roquepertuis Blason Tranché : au premier de sinople à la grappe de raisin de gueules feuillée du champ, au second de sinople au pont de trois arches d'argent sur des ondes d'azur mouvant de la pointe, sommé d'un village d'or surmonté d'un soleil naissant du même ; à la bande losangée d'or et de gueules d'une tire brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 Jacques-André Fournié    
1794 1800 François Charousset    
1801 1801 Jean Bousquet    
1801 1807 François Charousset    
1808 1822 Joseph Clap    
1823 1830 Pierre Raoux    
1830 1844 Joseph Gérus    
1845 1845 Pierre Baume    
1846 1848 Joseph C. Gérus    
1848 1855 Pierre Baume    
1855 1870 Joseph C. Gérus    
1870 1871 François Sorbier    
1871 1878 Joseph Clap    
1878 1881 Louis Vignal    
1881 1892 Auguste Gérus    
1892 1894 Vincnet Clap    
1894 1900 Auguste Gérus    
1900 1904 Léopold Clap    
1904 1912 Laurent Riffard    
1912 1919 Henri Lacroix    
1919 1944 Urbain Roussière    
1944 1945 Jules Riffard   Président
1944 1947 Jules Riffard    
1947 1965 Béatrix Monier    
1965 1995 Pierre Balmet    
1995 1997 Jacques Osternaud    
1997 1999 M. Nanet    
1999 2001 Francis Fasolo    
mars 2001 mars 2008 Jean-Marc Santoni    
mars 2008 en cours Michel Coullomb DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 554 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
624 623 692 758 827 836 853 818 824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
830 825 796 694 660 653 656 653 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571 528 514 405 390 401 374 305 306
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
279 291 288 273 361 397 495 523 554
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André
  • La Madone
  • Le lavoir du Valat
  • Le pont de Saint-André

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucie Clap, née en 1887 à Saint-André et morte en 1931, dans son village natale. Poétesse qui se rattache au mouvement des félibres et écrivait en graphie mistralienne. Elle a laissé des pièces de théâtre et surtout des poèmes en langue cévenole, comme "Moun vilage" et en langue provençale, comme "A l'entour de la Tour Magno". Lucie Clap chante son pays, ses légendes, ses habitants, leur labeur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A Dauzat et C Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978
  2. Louis Alibert, Dictionnaire occitan-français, IEO, Toulouse, 1993
  3. Carte topographique IGN série bleue Bagnols-sur-Cèze n° 2940 OT au 1: 25 000 e
  4. J.-M. Cassagne et M.Korsak, Les noms de lieux du Gard, Midi Libre, Éditions Sud Ouest, 2009
  5. Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule, le Gard, 30/3, Académie des inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1999
  6. Maurice Eschalier, Regards sur Saint-André-de-Roquepertuis, 1971
  7. Eugène Germier-Durand, Dictionnaire topographique du département du Gard, Imprimerie impériale, Paris, 1868, réédition Lacour, Nîmes, 1988
  8. Atlas historique de la province du Languedoc sur le site recherche.univ.montp3.fr/crises/
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011