Alès

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alais et Ales.
Alès
La cathédrale Saint Jean-Baptiste.
La cathédrale Saint Jean-Baptiste.
Blason de Alès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
(Sous-préfecture)
Arrondissement Alès
Canton Chef-lieu de 3 cantons
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Max Roustan
2014-2020
Code postal 30100
Code commune 30007
Démographie
Gentilé Alésiens, Alésiennes[1]
Population
municipale
40 851 hab. (2011)
Densité 1 764 hab./km2
Population
aire urbaine
112 741 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 41″ N 4° 04′ 54″ E / 44.1280555556, 4.0816666666744° 07′ 41″ Nord 4° 04′ 54″ Est / 44.1280555556, 4.08166666667  
Altitude Min. 116 m – Max. 356 m
Superficie 23,16 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Alès est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Alès est considérée[Note 1] comme la « capitale » des Cévennes.

Forte de 40 851 habitants (2011), Alès est la seconde commune du Gard et la huitième du Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Alésiens et Alésiennes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d’Alès est attesté sous la forme Alesto (sans date) à l'époque mérovingienne[2], ensuite sous la forme latinisée Alestum en 1120[3], puis Alest en 1190 et 1344, Alez ou Allès en 1435, Alais à partir de 1694[3] et Alès depuis 1926.

En 1926, la graphie du nom de la ville est fixée. Sous l'impulsion du professeur Artigues, Alais devient donc Alès. À la fin des années 1980, la municipalité essaya de renommer la ville Alès-en-Cévennes afin de bénéficier des retombées d'images positives liées aux Cévennes.

Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent le radical Al- comme une racine pré-latine obscure. Ils identifient un suffixe pré-latin -estum[4]. Ils rapprochent ce nom d’Alles-sur-Dordogne (Alas 1228, Alès jusqu'au XIXe siècle).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 40 km au nord-nord-ouest de Nîmes, la ville d'Alès est édifiée dans une boucle du Gardon d'Alès dans la plaine, au pied des Cévennes. La cité cévenole constitue une bonne base de départ pour la découverte des Cévennes. La ville subit une extension géographique vers le sud. La géographie locale associée au comportement parfois violent du climat (épisode cévenol) et à l'urbanisation rapide rendent la ville particulièrement sensible aux risques d'inondations, comme ce fut le cas les 30 septembre et 4 octobre 1958 et le 9 septembre 2002.

Panorama sur la ville depuis la colline de l'ermitage.
Rose des vents Cendras Saint-Martin-de-Valgalgues Saint-Privat-des-Vieux Rose des vents
Saint-Jean-du-Pin N Saint-Privat-des-Vieux
O    Alès    E
S
Saint-Christol-lès-Alès Saint-Christol-lès-Alès Saint-Hilaire-de-Brethmas

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Certaines dénominations de quartiers, comme Larnac ou Croupilhac, témoignent de l'existence d'exploitations agricoles à l'époque gallo-romaine[réf. nécessaire].

Les fouilles sur la colline de l'Ermitage ont permis de mettre au jour des vestiges d'habitats gaulois du Ier siècle av. J.-C.[5], dont une mosaïque de l'époque de Jules César (première moitié du Ier siècle av. J.-C.). Ses dimensions (35 m2) et la qualité de ses décors permettent de situer Alès comme un oppidum tirant profit de sa situation à la frontière de la Gaule indépendante et de la province romaine de Gaule transalpine pour établir un commerce fructueux[6]. Un premier état de sol avec de la chaux a été retrouvé sous la mosaïque, datant de quelques années auparavant, ce qui laisse à penser qu'un "premier" état mosaïqué a existé.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alès était une cité sur la voie voie Regordane entre Le Puy et Saint-Gilles.

La famille Narbonne Pelet était suzerain d'Alais. On retrouve Raymond Pelet[7], coseigneur d'Alais, participant à la première croisade.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Le Fort Vauban, en partie caché par des immeubles modernes.
Article détaillé : Siège d'Alès.

En 1629, Louis XIII assiège la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante, qui capitule après neuf jours. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rend, les quelque 2 300 hommes présents en ses murs ne purent rien devant l'armée du roi. Louis XIII fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par Richelieu en habit militaire. Les huguenots furent autorisés par le roi à partir pour Anduze contre la promesse expresse de ne plus porter les armes contre le roi. Le 28 juin 1629, Richelieu accorda aux protestants la paix d'Alès ou l'Édit de grâce. Cet édit, qui leur retirait les places fortes mais leur confirmait les garanties religieuses de l'édit de Nantes, a été signé par Richelieu au camp de Lédignan. Louis XIII aurait logé à l'auberge du Coq Hardi, dans la Grand'Rue. Cette rue, aujourd'hui disparue comme tout le quartier, se situait au bas de l'actuelle rue Jules-Cazot. On peut voir le blason au restaurant du Coq Hardi, rue Mandajors.

Un fort de type Vauban, à l'instar de la citadelle de Montpellier, fut bâti après la révocation de l'édit de Nantes sur un point haut de la vieille ville, à l'emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d'y installer une garnison au milieu de la zone tenue par les protestants. Il a abrité un temps une maison d'arrêt. Dans les premières années du XVIIIe siècle éclata la révolte populaire dite « des Camisards ». En 1694 a été créé, sur ordre de Louis XIV, l'évêché d'Alès, dont les titulaires les plus actifs furent Mgr Charles de Banne d'Avéjan et Mgr Jean-Louis de Buisson de Beauteville. Le dernier évêque, Mgr Louis-François de Beausset, abandonna son poste pendant la Révolution et l'évêché fut supprimé peu après, en 1790.

Époque industrielle[modifier | modifier le code]

Mine de Ladrecht à Saint-Martin-de-Valgalgues au nord d'Alès, chevalement du puits Fontanes, fermée en 1985.

Industrie liée à la houille[modifier | modifier le code]

Le crassier du site de Rochebelle après sa combustion, en mai 2009.
Sur le site de Ladrecht, le chevalement en béton du puits Destival (ici dans les années 1960) a été démoli en 2002, celui du puits Fontanes a été préservé.
Fresque réalisée en 1981 sur le site de la mine de Ladrecht en souvenir de la grève des mineurs de 1980-1981.

Alès fut l'un des berceaux des Mines de charbon des Cévennes, à l'époque de Pierre-François Tubeuf et des premiers entrepreneurs du charbon français. Le charbon de terre est exploité depuis au moins le XIIIe siècle. La pénurie de bois qui survient au XVIIIe siècle stimule son exploitation. Le charbon est utilisé pour la production de chaux qui nécessite la cuisson de roche calcaire. Le charbon permet aussi de produire de l'acier. Ces exploitations étaient alors artisanales et indépendantes.

En 1773, l'entrepreneur Pierre-Francois Tubeuf obtient la concession exclusive des mines dans toute la région des Basses-Cévennes. Il fait creuser de nouveaux puits plus profonds et plus sophistiqués : systèmes de ventilation et de drainage. En 1788 Tubeuf crée la verrerie de Rochebelle et confie la gestion à l'abbé Bérard. Tubeuf rentre en conflit avec les propriétaires terriens, et finalement, il est chassé en 1786. La concession dite de Rochebelle et Cendras est toutefois renouvelée à sa veuve et ses enfants en 1802.

1828 : cession à Bérard pour sa société d'exploration de mines qui est en train de créer les forges et fonderies de Tamaris, puis création de la société civile de Rochebelle et Trélys.

1834 : absorption par la Cie des Fonderies et Forges d'Alais qui exploite principalement pour l'usage de ses usines.

À partir du milieu du XIXe et jusqu'au milieu du XXe siècle, l'histoire de la ville est intimement liée à l'extraction du charbon. Elle va devenir un important centre industriel de la région surtout à partir de 1840, date à laquelle Alès est relié par la ligne de chemin de fer Beaucaire-La Grand-Combe (une des premières en France) grâce à Paulin Talabot. D'autres lignes furent ensuite créées pour transporter le charbon, notamment la ligne Alès-Bessèges. La ville d'Alès est alors le pôle principal du bassin houiller des Cévennes.

Le 22 septembre 1843, une ordonnance royale institua à Alès une école pratique destinée à former des maîtres-ouvriers-mineurs. Ce n'est qu'en novembre 1845 que la première promotion fut installée dans les locaux du collège d'Alès. Cet établissement est aujourd'hui une école d'ingénieurs réputée, l'école des Mines d'Alès.

1873 : modification du nom en Cie des Mines, Fonderies et Forges d'Alais.

1878 : séparation difficile des activités et création avec des capitaux lyonnais de la S.A. des Houillères de Rochebelle qui renouvelle les installations, creuse de nouveaux puits etc. Nationalisation en 1946 au sein des Houillères du Bassin des Cévennes (secteur sud). Concentration progressive sur le siège modernisé de Ladrecht (puits Fontanes et Destival).

Le site de Rochebelle, dans la commune, sur la rive droite du Gardon, a cessé son activité en 1968, celui de Ladrecht en 1985.

Du 5 mai 1980 au 10 juin 1981, une grève des mineurs de Ladrecht, fut la plus longue d'Europe avec occupation du fond (13 mois). Une grande peinture symbolique en solidarité avec les mineurs a été réalisée en 1981 sur le mur de soutènement en béton du puits Fontanès.

Aujourd'hui, si le chevalement métallique de Fontanes sur l'ancienne mine de Ladrecht a pu être sauvegardé dans le cadre de la Communauté de Communes du Grand Alès, si la molette du puits Destival a trouvé une place sur un rond-point de Saint-Martin-de-Valgalgues, le chevalement béton du puits Destival, très dégradé, présentait un danger pour les personnes qui travaillent sur le site (chutes de blocs de béton). Aussi, après consultation des collectivités, les autorités ont décidé de le démolir. Au cours de la démolition, le bâtiment voisin affecté à la collecte des déchets de la Communauté de Communes a d'ailleurs été très sérieusement endommagé.

Il était cependant important de maintenir sur ce lieu, le souvenir de l'histoire industrielle et sociale ancrée dans la mémoire collective des populations du bassin minier d'Alès et de sa région.

Au nord-ouest de la ville, aux portes des habitations, s'élève le mont Ricateau (du nom d'un ancien directeur des houillères locales), crassier de l'ancien site minier de Rochebelle. Depuis un incendie de forêt (24 juillet 2004), ce terril est entré en combustion souterraine.

Production de soie[modifier | modifier le code]

En juin 1865, Jean-Baptiste Dumas fait appel à son ancien élève, Louis Pasteur pour venir étudier une maladie inconnue qui décime les élevages de vers à soie. Louis Pasteur arrive à Alès le 7 juin 1865 et s'installe à la magnanerie de Pont de Gisquet[8] sur la route qui mène à Saint-Jean-du-Pin. Après quatre années de recherche, il découvre comment identifier les papillons malades et permet ainsi leur éradication avant que tout l'élevage ne soit infesté. Il sauve ainsi en partie l'industrie de la soie dans les Cévennes. Mais elle déclinera à cause de la concurrence asiatique, amplifiée par l'ouverture de Canal de Suez.

Une difficile reconversion[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la reconversion du bassin minier gardois, la manufacture française de piano (MFP) s'installa en 1973 à Alès. Elle a fabriqué des instruments sous la marque Rameau, Gaveau, Erard, puis Pleyel en 1997. En 2007, Pleyel a définitivement fermé son implantation alésienne (43 salariés).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville est libérée par la 1re DB[9] en août 1944.

Aménagements récents de la ville[modifier | modifier le code]

Cette photo montre la nette séparation entre les bâtiments anciens préservés (à droite) et les constructions récentes des années 1960 bâties sur la partie du centre ancien démoli
La Cathédrale Saint-Jean-Baptiste côtoie les bâtiments modernes

Chronique de la disparition d'une ville

À la fin de l'année 1956 et durant les années 1960-70, sous les mandats de Paul Béchard et Roger Roucaute, une grande partie du centre historique d'Alès remontant à la période médiévale, certes en mauvais état général (mais comme beaucoup d'autres villes à cette époque où les programmes de restauration des centres anciens en étaient à leurs balbutiements), située à l'ouest et au nord de la cathédrale en direction du Gardon, fut entièrement et impitoyablement rasée pour laisser place à une architecture "abrupte" typique des « grands ensembles » des années 1960 de type ZUP et barres HLM. Ainsi, la cathédrale, le temple et le Fort se retrouvent entourés par des immeubles de 10 à 15 étages qui les masquent en grande partie . L'ancien et monumental lycée Jean-Baptiste Dumas, édifié à la fin du XIXe siècle, sur le modèle que celui du lycée Daudet de Nîmes, et auquel on accédait par une rotonde d'angle surmontée d'une horloge fut également démoli. Son espace abrite aujourd'hui le théâtre ("Le Cratère") et la médiathèque. L'ancien théâtre à l'italienne, installé au sein de l'ancienne église des Cordeliers donnant sur la place de l'hôtel de ville, fut encore démoli dans les années 1960. Dans cette opération très controversée à l'époque et déplorée de nos jours, particulièrement radicale et suscitant l'émotion de bon nombre d'Alésiens et d'historiens, de nombreux monuments et façades des XVIe au XVIIIe siècles périrent . De même, le superbe bâtiment de la "gare du Rhône" du début du XXe, ancienne ligne reliant Alès à Bagnols/Cèze, certes désaffecté, disparut...

La liste des monuments et hôtels particuliers dignes d’intérêt disparus à cette occasion serait trop longue à énumérer. On citera néanmoins, pour mémoire, l'ancienne maison consulaire, l'ancienne auberge du Coq Hardi bordée de la fin du 17e dont la façade avait été certes remaniée en 1898 dans le "style troubadour" avec tour arborant mâchicoulis et créneaux, de l'autre côté de la rue, une étonnante maison dont l'ornementation des arcades " en pointes" au rez-de-chaussée et les fenêtres à croisées de meneaux des étages faisait la transition entre le gothique flamboyant et la Renaissance datait aussi du milieu du 19e et ne manquait pas de compléter cet ensemble fort pittoresque. Dans le quartier de la rue Soubeyranne l'ancien couvent des Dominicains avec son cloître à superbes voûtes d’arêtes, escaliers à balustres et la chapelle de La Présentation surmontée d'un clocher pointu en tuiles d'écailles vernissées à pans coupés, l'ancien hôtel des "Ours de Mandajors" d'époque Louis XV aux riches décors intérieurs, la place du marché de forme rectangulaire à proximité des quais du Gardon dont les rez-de-chaussées des maisons comportaient pas moins de soixante arcades (cette place dont l'ordonnancement n'était d’ailleurs pas sans rappeler celles de Sommières ou d'Uzès était prolongée d'une rue arborant le même type d'architecture), "la maison des Appeaux" et son superbe escalier intérieur, "La maison Ollier" pourtant inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1955 (!) arborait, pour sa part, une remarquable façade d'époque Louis XV richement ornée de sculptures et balcons ouvragés, la place de l'abbaye qui comportait encore des vestiges de l'ancienne abbaye Sainte-Claire, etc. Signalons enfin de nombreuses rues et passages étroits, parfois couverts, venelles, avec des arches de soutènement comme à Sommières, de nombreuses et pittoresques rampes d'escaliers... Nombre de tous ces éléments décoratifs, des encadrements de portes aux fenêtres, ferronneries d'escaliers portails ou balcons, poutres, tuiles anciennes, etc. furent d'ailleurs emportés par les récupérateurs de matériaux...

Actuellement Alès s'est lancée dans un projet de rénovation de son centre-ville avec pour objectif un développement durable à travers la réalisation d'un écoquartier[réf. nécessaire].

Transport[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau, baptisé NtecC (Nouveau transport en commun cévenol) s'étend sur 62 communes du bassin alésien, et est divisé en 3 zones. La gare routière, située juste à côté de la gare SNCF en centre-ville, constitue le nœud du réseau urbain et suburbain. De nombreuses lignes départementales desservent aussi Alès.

Routes[modifier | modifier le code]

Rail[modifier | modifier le code]

La gare SNCF.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10] :

Article détaillé : Liste des maires d'Alès.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Gabriel Roucaute PCF Député du Gard (1945-1958)
1947 1948 Paul Béchard SFIO Député du Gard (1945-1948, 1951-1955) puis de la Quatrième circonscription du Gard (1958-1967)
Secrétaire d'État à plusieurs reprises (entre 1946 et 1948)
1948 1953 Marcel Barreau SFIO Conseiller général du Canton d'Alès-Ouest (1949-1955)
1953 1965 Paul Béchard SFIO Député du Gard (1945-1948, 1951-1955) puis de la Quatrième circonscription du Gard (1958-1967)
Conseiller général du Canton de Pont-Saint-Esprit (1958-1973)
Président du Conseil général du Gard (1961-1973))
Sénateur du Gard (1955-1958)
1965 1985 Roger Roucaute PCF Député de l'Ardèche (1945-1951, 1956-1958)
Député de la Troisième circonscription du Gard (1962-1978)
1985 1989 Gilbert Millet PCF Député de la Quatrième circonscription du Gard (1967-1968, 1973-1981, 1988-1993)
1989 1995 Alain Fabre PS  
1995 en cours Max Roustan UMP Député de la Quatrième circonscription du Gard (1993-1997, 2002-2012)
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon (1998-2004)
Les données manquantes sont à compléter.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Les cantons d'Alès.

Alès est l'une des deux sous-préfectures du Gard, avec Le Vigan. L'arrondissement d'Alès comprend douze cantons.

La commune d'Alès est divisée en trois cantons dont elle est le chef-lieu :

Alès est le siège d'un tribunal de grande instance.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Alès se nomment les Alésiens et les Alésiennes[1].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 40 851 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 020 8 944 9 387 9 906 12 077 13 566 15 884 17 838 18 871
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
20 084 20 257 19 964 19 230 20 893 22 255 22 514 24 356 24 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24 940 27 435 29 831 36 455 42 021 43 248 41 385 34 731 36 893
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
41 360 42 818 44 245 43 268 41 037 39 346 39 943 40 851 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2010, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 17,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 25,7 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 14,2 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 33,8 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,1 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (25,4 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Alès en 2010 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
1,4 
10 
75 à 89 ans
15,4 
14,9 
60 à 74 ans
17 
19,4 
45 à 59 ans
19,9 
17,1 
30 à 44 ans
16,3 
20,3 
15 à 29 ans
15,7 
17,5 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département du Gard en 2010 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,4 
75 à 89 ans
10,2 
15,5 
60 à 74 ans
16 
20,9 
45 à 59 ans
20,7 
19,3 
30 à 44 ans
19,1 
17,2 
15 à 29 ans
15,8 
19,3 
0 à 14 ans
17,1 

Communauté d'agglomération : 73 373 habitants au 1er janvier 2008[15].

Unité urbaine : 91 429 habitants en 2008[16].

Aire urbaine : 109 578 habitants en 2008[17].

Arrondissement : 146 162 habitants en 2008[18].

Économie[modifier | modifier le code]

La mairie d'Alès.
Le quartier des Cévennes, grand ensemble de logements construit dans les années 1960.
Le quartier de Rochebelle sur la rive droite du Gardon.
Alès sous la neige vue depuis Conilhères en janvier 2010.

Alès est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Alès Cévennes. Elle gère l'aérodrome d'Alès Cévennes, le centre de formation des apprentis, le parc des expositions.

Foires[modifier | modifier le code]

Trois foires traditionnelles ont lieu chaque année les 17 janvier, 27 avril et 24 août. Ces dates sont reportées au jour suivant si elles correspondent à un dimanche ou à un jour férié.

Industries[modifier | modifier le code]

  • PGO constructeur automobile spécialisé dans les petites séries : Speesdter II, Cévennes 180 (présenté au Mondial de l'Automobile 2004). Le rythme de production de PGO est d'une voiture par jour.
  • Crouzet Automatismes (Groupe Schneider Electric) : Fabrication de Micro-Moteurs électriques.
  • Merlin Gerin (Groupe Schneider Electric) : Fabrication de disjoncteurs
  • LFB Biomanufacturing (Groupe LFB) : Fabrication biotechnologique de protéines thérapeutiques.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production de l'olive de Nîmes.

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

  • École des Mines d'Alès, grande école d'ingénieurs.
  • Institut de Formation en Soins Infirmiers (I.F.S.I.) du centre hospitalier d'Alès[19].
  • Institut Européen de Mécanique Sportive (I.E.M.S.), grande école de techniciens supérieurs en compétition automobile.

Personnages célèbres d'Alès et de ses environs[modifier | modifier le code]

Sciences[modifier | modifier le code]

Arts et lettres[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Médias et spectacles[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

  • Arènes du Temperas.19e siècle
  • Colline de l'Ermitage (vestiges d'un oppidum préromain monument historique). Depuis le belvédère de la chapelle surmontée d'une statue de la Vierge, dite "Notre-Dame des Mines", point de vue unique sur la ville et panorama grandiose sur les Cévennes.
  • Fort dit Vauban 17e siècle, monument historique. Entouré de son parc, il est le lieu, en été, de nombreux spectacles dans son théâtre de verdure et alentour. très bel escalier en "fer à cheval" dit de la Maréchale.
  • Hôtel de ville du XVIIIe siècle (façade monument historique)
  • Parc de la Tour vieille. Parc botanique, mini golf et jeux pour enfants.

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

  • Cathédrale Saint-Jean-Baptiste d'Alès
  • Abbaye ruinée de la Gleisette sur la colline de Saint Germain de Montaigu (XIIIe siècle)
  • Église de Saint Julien des Causses sur la colline de l'Ermitage
  • Église Notre Dame de l'Assomption de Rochebelle par l'architecte Henri Revoil
  • Église de Tamaris par Henri Revoil
  • Temple protestant par Henri Revoil
  • Chapelle de l'Ermitage Notre Dame des mines, surmontée d'une statue de la Vierge en fonte peinte en blanc ; superbe panorama sur la ville.

Monuments et lieux remarquables à proximité[modifier | modifier le code]

  • Cheylard d'Aujac
  • Château de Portes, classé Monument historique
  • Château de Rousson
  • Tour Bécamel de Salindres
  • Maison musée dite "musée du Désert" à Mialet - Histoire du protestantisme en Cévennes
  • Château d'Arènes, ayant appartenu aux Barral d'Arènes et château de Montmoirac à Saint-Christol-lès-Alès
  • Château de la Tour aux Salles du Gardon
  • Château de Soucanton à Saint Jean du Pin
  • Château du Montalet à Molières sur Cèze
  • Tour Dugas à Saint-Ambroix

Musées[modifier | modifier le code]

  • Mine témoin qui retrace l'histoire du charbon dans la région
  • Musée Pierre André Benoit. Collections d'art moderne et contemporain (Picasso, Picabia, Braque...) issues de la donation de l'artiste et éditeur alésien Pierre-André Benoit
  • Musée Minéralogique de l'École des Mines d'Alès. Ce musée comprend trois collections :
    • une collection minéralogique, d'intérêt national,
    • une collection paléontologique, intéressant panorama d'organismes fossiles locaux,
    • une collection pétrographique, à vocation essentiellement pédagogique elle est dédiée aux roches et matériaux naturels régionaux.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Stade Pierre Pibarot
  • Stade d'athlétisme R. Pujazon
  • Centre nautique (2 bassins dont 1 ludique), Piscine Municipale d'été de Cauvel(2 bassins)
  • Patinoire sur glace
  • Salle de Roller
  • Sportland (en construction)
  • le Pôle Mécanique Alès-Cévennes
  • Le centre équestre
  • Le Parc de la Tour Vieille, mini golf

Art et Culture[modifier | modifier le code]

Le théâtre du Cratère

Médiathèque Alphonse Daudet

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Gard.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Blason d'Alès

Les armes d'Alès se blasonnent ainsi :

De gueules au demi-vol d'argent[22].

Ce blason est directement hérité de la famille noble du marquis Bérard de Montalet de Saint-Pierre (son château est le château de Montalet de Rousson), grande famille nobiliaire du Languedoc, qui fut maire d'Alès, (Nobiliaire de Provence, de René Borricand ; Histoire de la noblesse du Comtat-Venaissin, de Pithon-Curt, voir http://cpinagot.free.fr/Tourel/BERARD%20de%20MONTALET.htm)

Événements remarquables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arènes du Tempéras.
Arènes du Tempéras à Alès
  • Début mars, le festival Cinéma d'Alès Itinérances propose plus de 200 films dans 6 salles de la ville et accueille tous les ans près de 45 000 spectateurs.
  • Week-end de l'Ascension, feria d'Alès dans les arènes du Tempéras. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.
  • Semaine des Fous Chantants d'Alès, dernière semaine de juillet. 1 000 choristes travaillent ensemble durant une semaine sous la direction de chefs de chœur internationaux un hommage musical à un grand chanteur francophone. Concert final le dernier samedi de juillet.
  • Scène nationale Cratère théâtre d'Alès.
  • Début juillet, festival d'arts de rue Cratère surface.
  • Digit'Alès, festival des musiques électroniques.
  • Festival de la Meuh Folle, festival de musique actuelle.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unité ayant été stationnée à Alès :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans son roman Le Petit Chose, Alphonse Daudet a utilisé son expérience de pion pendant deux ans dans une des écoles de la ville d'Alès.

Bibliographie (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

  • Alès, capitale des Cévennes: vie politique, religieuse, intellectuelle, économique et sociale / Marcel Bruyère . - Nîmes : Mauger, 1948
  • Alès au fil des ans et des hommes : chronologie et lexique de l'histoire d'Alès des origines à 1900 / Jean Médard. - Alès : Amis du vieil Alais, 1992
  • Alès plurielle et singulière / Jean Carrière, Jean-Pierre Chabrol ; photogr. Alain Gas. - Marguerittes : Equinoxe, 1991
  • La Cathédrale Saint-Jean d'Alès / Paul-Jean Roux. - Avignon : Aubanel, 1953
  • Cent cinquante ans de l'École des Mines d'Alès / photogr. Raymond Depardon, photogr. Tony Iacoponelli. - Alès : École des Mines d'Alès, 1993.
  • Description de la ville d'Alais et de ses environs / François Bonnal-Ollive. - Avignon : Niel, 1788
  • Étude sur la ville d'Alais : origines de la ville, ses agrandissements successifs / Amédée Gros. - Alès : Martin, 1893
  • Histoire de la ville d'Alais : de 1250 à 1340 / Achille Bardon. - Nîmes : Lacour, 1988
  • Histoire de la ville d'Alais : 1341-1461 / Achille Bardon. - Nîmes : Lacour, 1990
  • Précis des usages et coutumes de l'arrondissement d'Alès / I. Platon. - Nîmes : Lacour, 1991
  • Promenade dans Alès / Alain André ; préf. Auguste Roustan. - Montpellier : Presses du Languedoc, 1995
  • Recherches historiques sur la ville d'Alais / Duclaux-Monteil ; J.M. Marette ; Maximin Dhombres. - Alès : Martin, 1860
  • Le Vieil Alais disparu / Jean Médard ; ill. Michel Vincent. - Alès : Amis du vieil Alais, 1988
  • Le Vieil Alais oublié, t. I et t. II / Jean Médard, Michel Vincent. - Alès : Amis du vieil Alais, 1989
  • Alès Insolite / Alain André / préf. Thierry Montaner. - Montpellier Nouvelles Presses du Languedoc, 2006.
  • Le grand livre du vieil Alès disparu / Michel Vincent avec "l'association pour le musée du vieil Alais" et " Cévennes Magazine" – Nîmes, imprimerie Delta Color, 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Bruyère, Alès, Capitale des Cévennes : Vie politique, Religieuse, Intellectuelle, Economique et Sociale, Lacour - Ollié,‎ 1948, 2e éd. (ISBN 978-2-7504-2143-4)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b habitants.fr, « Gard > Alès (30100) » (consulté le 24 juin 2012)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 10a
  3. a et b M. Bruyère, Alès, capitale des Cévennes: vie politique, religieuse, intellectuelle, religieuse et sociale - Nîmes, 1948
  4. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cit.
  5. CNRS
  6. Fabienne Olmer, « UMR5140 Archéologie des sociétés méditerranéennes : Découverte d’une mosaïque exceptionnelle à Alès », site du CNRS, cnrs.fr, consulté le 22 octobre 2008
  7. http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=101720
  8. Visible sur GoogleStreet
  9. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32
  10. J. Martin, Recueil administratif de la ville d'Alais contenant les arrêtés, règlements, instructions et actes divers d’intérêt municipal ou communal, 1858.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Alès en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Gard en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  15. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Communauté d'agglomération du Grand-Alès-en-Cévennes, consulté le 24 octobre 2011
  16. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Unité urbaine d'Alès, consulté le 24 octobre 2011
  17. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Aire urbaine d'Alès, consulté le 24 octobre 2011
  18. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Arrondissement d'Alès, consulté le 24 octobre 2011
  19. http://www.ch-ales.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=47&Itemid=61
  20. http://www.midilibre.com/articles/2011/03/04/ALES-Le-secret-de-famille-de-Mademoiselle-Chanel-1555462.php5
  21. http://www.midilibre.com/articles/2011/01/31/ALES-Ce-que-devient-le-personnel-1523016.php5
  22. Le blason de la commune sur Gaso

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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