Aramon (Gard)
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| Aramon | ||
Ancien hôtel de ville |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Gard | |
| Arrondissement | Nîmes | |
| Canton | Aramon (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pont du Gard | |
| Maire Mandat |
Michel Pronesti 2008-2014 |
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| Code postal | 30390 | |
| Code commune | 30012 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
3 816 hab. (2010) | |
| Densité | 122 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 7 m – Max. 155 m | |
| Superficie | 31,16 km2 | |
| Localisation | ||
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Aramon est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Commune du Gard située en bordure du Rhône,le village se situe a 13km d'Avignon dans le Vaucluse et 31 km de Nîmes la commune est facilement repérable de très loin dans le paysage par la présence d'une centrale thermique qui possède une impressionnante cheminée haute de 250 mètres. À mi-distance d'Avignon et de Beaucaire, le village d'Aramon s'étale en amphithéâtre au pied de son château construit sur un éperon rocheux. Offrant de tout temps un abri sûr aux navigateurs, le village développe dès l'époque romaine une activité portuaire qui atteint son apogée au XVIIe siècle. Huile, vins, sel, céréales partaient d'Aramon vers la France entière.
Histoire[modifier]
Son origine remonte à la Préhistoire, attestée par les découvertes archéologiques de vestiges des premiers âges (outils taillés dans de gros galets, tessons de céramique phocéenne). L’occupation du site est certain, au pied du Mont Couvin emplacement idéal, exposé au Sud et protégé en partie du mistral et qui a dû attirer très tôt les populations primitives, au bord du fleuve nourricier et des Paluns, étang très poissonneux.
À l’époque de la Gaule transalpine les Volques Arekomiques s’y établirent, leur capitale étant Nîmes, ils étaient d’origine celtique.
Les découvertes anciennes, inscriptions, épitaphes et leurs exégèses ont fait supposer l’existence d’une agglomération pré-romaine et romaine, peut-être même au deuxième âge du fer. Les preuves les plus anciennes sont l’inscription dédiée par Sabinianus aux utriculaires d’Aramon et celle découverte à Collias mentionnant le peuple des Aramoni.
Les découvertes récentes sur le site du Paradis et la nécropole du Ier siècle avant notre ère, par l’importance des mobiliers trouvés, viennent conforter l’idée de cette occupation. Hellénisation ou Romanisation, les découvertes nous font imaginer le rôle de Marseille dans les propagations des coutumes et des techniques de ces peuples.
Période chrétienne dès le IVe siècle
Après de longues persécutions dans l’Empire romain, le christianisme aurait pénétré Aramon au commencement du IVe siècle avec la tolérance de l’empereur des Gaules Constance-Chlore, dont la première femme Hélène, était chrétienne. Son fils Constantin proclame en 313 à Milan un édit établissant la liberté de culte. Aramon fut alors sous la juridiction des évêques de Nîmes. Les limites des premiers diocèses étaient calquées sur celle du gouvernement civil.
Du Xe au XVe siècle
Les invasions successives des Visigoths, des Sarrasins, des Normands et des Hongrois n’épargnèrent pas notre pays, bâti sur les bords du Rhône, une des grandes routes d’alors. Au temps de l’usurpation de la Provence par les empereurs du St-Empire Germanique au Xe siècle, Aramon devient une des portes du Languedoc, du fait de son port et de la facilité de traverser le fleuve sous ses murs, d’où l’intérêt porté par les Rois de France pour ce site, qui faisait partie du royaume de France.
En effet par le Traité de 1229 à Paris le comte de Toulouse, Raymond VII céda au roi St Louis le Languedoc dont Aramon faisait partie.
Les seigneurs rendaient hommage au roi et leurs pouvoirs consistaient en justice haute, moyenne et basse. Ceux d’Aramon étaient répartis entre le roi et les co-seigneurs en 24 parts suivant une convention. Ce pariage établissait la protection du plus puissant au plus faible en échange des revenus de la seigneurie.
Dès le milieu du XVe siècle on trouve cinq familles nobles en possession de trois parties de la juridiction basse.
Ce sont les co-seigneurs jouissant de droit de privilèges effectifs ou honorifiques et ce jusqu’au XVIIIe siècle.
Ces familles étaient les Posquières, les Laudun, les Joussaud, les Du Jardins et les Malavettes. De 1547 à 1566 Diane de Poitiers duchesse du Diois et Valentinois fut seigneur d’Aramon. La richesse d’Aramon était due à son port dur le Rhône avec la proximité d’Avignon et des terres papales, et celle de Beaucaire dont la célèbre foire attirait l’Europe marchande. Un péage situé sur l’Ile de Carlamejean, face au village, obligeait les bateliers à payer une taxe sur les marchandises transportées, et en particulier sur le sel qui voyageait des salins de Camargue jusqu’en Savoie. Cette taxe se partageait entre le roi et les co-seigneurs.
Fin du XVIe siècle – les guerres de Religion
Aramon souffre terriblement du conflit entre catholiques et protestants. La ville change de mains plusieurs fois. Les protestants qui y étaient établis sont chassés en 1563. Ils reviennent avec mille soldats cernant la ville (on peut voir les traces de balles sur les murs de la clastre).
En 1567 les protestants sont chassés, et une garnison catholique de 60 soldats s’installe alors dans la ville.
Sous Sully de 1589 à 1610 la population s’accroit, puis sous Colbert, grâce à sa politique énergétique, la richesse d’Aramon est alors grande grâce à son port, et à l’amélioration des voies de communication. La foire de la St-Martin est créée en 1703. Elle existe encore de nos jours.
XVII° au XVIII° 1800 – 1830
En 1629 la peste revient et dure 7 mois. Le pays fut ravagé au point de perdre le 2/3 de ses habitants. À la suite de ce fléau tout semble accabler le village : les inondations, un hiver terrible qui vit geler les oliviers, richesse du pays, la misère pour les habitants.
Avec Napoléon, et bien que n’étant par bonapartiste peu à peu Aramon retrouve sa prospérité.
De 1830 à nos jours :
De nouveau, les catastrophes fondent sur le village : tragiques inondations, nombreux incendies, hiver rude et terrible qui détruisit ce qui restait des oliviers et une grande partie des récoltes. Après les terribles inondations de 1856 les digues établies par Pitot sur les anciens remparts furent exhaussées et on construisit le magnifique quai en pierre.
La création de la ligne de chemin de fer de Nîmes au Teil en 1878 fut le départ de la nouvelle prospérité d’Aramon. La culture des céréales fit place aux cultures maraichères et fruitières. Un marché quotidien d’avril à novembre fut créé.
L’artisanat aussi prospéra avec des ateliers de vannerie utilisant l’osier récolté sur les iles du bord du Rhône, et aussi une chaiserie.
L’évolution des techniques à la fin du XIXe siècle fit péricliter des industries et le village connut l’exode de sa population active.
Aramon paiera un lourd tribut à la guerre de 1914-18. Il souffrira des traditionnelles inondations dont les plus destructrices furent celles de 1856 et 1935, et des hivers rigoureux dont celui de 1956 qui vit la perte de tous les oliviers.
La prospérité ne reviendra qu’au XXe siècle avec l’établissement de la nouvelle industrie. Ainsi viennent tour à tour les laboratoires pharmaceutiques : Sanofi, Expansia, l’énergie avec la centrale thermique EDF, l’emballage avec la société Escudier, la sélection des graines avec la société Rijk Zwann, d’où un accroissement de la population de 1 800 habitants en 1954 à 3800 habitants en 2002. Le bras du Rhône qui jusqu’à la fin du XIXe siècle était navigable, devant le port d’Aramon, au fil du temps s’ensabla, rejetant la navigation vers la rive gauche.
En 1968 les travaux gigantesques de la Compagnie Nationale du Rhône en canalisant le fleuve, et en utilisant son énergie pour produire de l’électricité, mirent le village à l’abri de la fureur du Rhône, qui longtemps et périodiquement ravageait ce dernier. Le pont suspendu qui avait remplacé le bac en 1900 avait été détruit le 15 aout 1944 par 5 vagues successives de bombardiers, fut reconstruit et inauguré le 20 février 1971.
Une nouvelle histoire commençait pour Aramon.
Héraldique[modifier]
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Les armes d'Aramon se blasonnent ainsi : D'argent à une montagne de sinople sommée d'un autel antique d'or sommé d'une flamme de gueules[1]. |
Spécialités régionales[modifier]
L'olive : ancestrale et traditionnelle
L'olivier, comme la vigne, caractérise notre paysage méditerranéen. Grâce à Monsieur Picholini installé à Collias, depuis des siècles, la "picholine" a aidé à maintenir les racines méditerranéennes du pays. Elle vient d'obtenir une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) qui valorise sa typicité gustative. Suite au travail des confiseurs, elle est consommée verte. Dès le mois de décembre, au moulin, les fruits sont triturés pour en extraire l'huile qui a également obtenu une AOC. Sa notoriété lui est acquise par ses arômes fruités et son ardence typique.
Les vergers
Tous les fruits sont à l'honneur sur nos terres argilo-calcaires : raisins, pêches, kiwis, melons, poires, tomates, cerises, pommes, abricots, figues… Mais aussi les légumes : asperges, haricots, salades, aubergines, courgettes, potirons, courges… et sans oublier l'oignon de Vers-Pont-du-Gard, oignon doux qui a su garder sa typicité comme son grand frère des Cévennes. La multiplicité des productions agricoles a permis le développement d'un savoir-faire de transformation des produits : boissons à base d'abricots, de miel… des gâteaux typiques au bon goût de fruits…
L'apiculture
Grâce à cet équilibre de végétation sauvage et de paysages cultivés, les apiculteurs recueillent différents miels qui font la joie de toute la famille. Dès le printemps très fleuri (acacias, thym, romarin…), les abeilles se démènent pour apporter à la ruche des nectars aux parfums caractérisés : épicé, poivré, floraux, fruité… Malgré les fortes chaleurs, l'activité apicole continue pendant l'été pour aboutir en novembre à une floraison exclusivement méditerranéenne. Celle de l'arbousier qui offre un miel intense en parfum, arôme de torréfaction et une amertume persistante.
Administration[modifier]
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| mars 2008 - en cours | Michel Pronesti | SE | |
| mars 2001 - mars 2008 | Jean Mahieu | SE | |
| Les données antérieures ne sont pas encore connues. | |||
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 3 816 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments[modifier]
- Maison natale de l'ingénieur Henri Pitot célèbre par son tube : le tube de Pitot
- Château et hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles.
- Centrale thermique de production d'électricité (EDF) et sa cheminée.
- Église Saint-Pancrace.
- Shopi-Aramon.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Henri Pitot, ingénieur hydrodynamicien (1695 – 1771)
- Agathe de Rambaud, née Mottet, est morte à Aramon, au lieu-dit Dèves, mais repose au cimetière Saint-Véran (Avignon)[4]. À Avignon une rue importante porte son nom de jeune fille : Agathe Rosalie Mottet (1764 - 1853), Berceuse des enfants de France.
- Joseph Domergue, curé doyen d'Aramon de 1691 à 1728, mort à Avignon en 1729. Il n'est autre que l'auteur des paroles de La marche des Rois, cantique populaire de Noël.
- Jacques Laurent Gilly (1769-1829), général des armées de la République et de l'Empire.
- Gabriel de Luetz, (15276-1553) Baron et Seigneur d'Aramon et de Vallabregues, ambassadeur de François Ier auprès de Soliman le Magnifique.
Voir aussi[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Le blason de la commune sur Gaso
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Agathe de Rambaud
