Le Grau-du-Roi

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Le Grau-du-Roi
Le Vieux phare du Grau-du-Roi.
Le Vieux phare du Grau-du-Roi.
Blason de Le Grau-du-Roi
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Aigues-Mortes
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
Maire
Mandat
Robert Crauste
2014-2020
Code postal 30240
Code commune 30133
Démographie
Gentilé Graulens
Population
municipale
8 498 hab. (2012)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 17″ N 4° 08′ 14″ E / 43.5380555556, 4.1372222222243° 32′ 17″ Nord 4° 08′ 14″ Est / 43.5380555556, 4.13722222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 5 m
Superficie 54,73 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-legrauduroi.fr

Le Grau-du-Roi, en occitan Lou Grau dóu Rèi, est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi est situé au sud du département du Gard à la limite de l'Hérault et de La Grande-Motte, sa voisine à l'ouest. C'est l'unique commune maritime du département. La commune d'Aigues Mortes est limitrophe à la commune du Grau-du-Roi.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vidourle et Rhône.

Construite de part et d'autre d'un grau, brèche dans le cordon littoral ouverte naturellement vers 1570 au lieu-dit Gagne-Petit, entre l'embouchure du Vidourle et celle du Rhône, cette station offre 18 km de sable fin.

La commune est entourée d'étendues d'eau :

  • au sud la mer Méditerranée avec (du nord-ouest au sud-est) la plage du Boucanet, la plage nord, la plage sud, la pointe de l'Espiguette ;
  • à l'est le petit Rhône ;
  • à l'ouest le Vidourle ;
  • au nord le Vidourle, les étangs (étang du Ponant, étang du Médard, étang du Repausset Levant), et le lac de Salonique.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Grau-du-Roi est de type méditerranéen, avec des hivers doux et humides, et des étés chauds et très secs. Même si les températures peuvent parfois être froides en hiver et très chaudes en été, celles-ci n'atteignent jamais les extrêmes, grâce à la proximité de la mer qui tempère le climat. Le record de froid est de -12 °C (le 10 février 1956), tandis que le record de chaleur est de 36,5 °C (le 21 juin 2003). Les précipitations sont peu fréquentes : on relève annuellement 55 jours de pluie, et seulement un jour de neige. On enregistre 249 jours de vent par an (surtout du mistral).

Grau-du-Roi, 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010, record depuis 1951
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,1 4,6 7,4 9,9 13,7 17,2 19,8 19,5 16,1 13 8,1 5 11,6
Température minimale moyenne la plus basse (°C)
année du record
−0,7
1987
−4,3
1956
3,3
1971
7,4
1973
11
1951
14,4
1969
16,6
1980
16,7
1954
13,4
1972
7,4
1974
4,7
1985
1,1
1969
9,4
1956
Température minimale moyenne la plus haute (°C)
année du record
7,9
1996
9,3
1990
10,2
2001
12,3
2011
15,5
2009
20,8
2003
22,9
2006
22,5
2003
18,4
1987
15,2
2001
11,4
1991
8,5
1953
12,7
2014
Température moyenne (°C) 7,5 8,3 11,2 13,6 17,4 21,3 24 23,6 20,1 16,4 11,4 8,3 15,3
Température maximale moyenne (°C) 11 12 15 17,4 21,2 25,3 28,2 27,8 24,1 19,9 14,7 11,5 19
Température maximale moyenne la plus basse (°C)
année du record
6,3
1963
3,8
1956
11,4
1971
14,4
1986
17,7
1951
22,1
1969
24,5
1980
24,4
1954
21,2
1965
15,1
1974
11,7
1958
8,4
1969
17,1
1956
Température maximale moyenne la plus haute (°C)
année du record
13,8
2007
15,3
1990
18,5
1997
20,8
2011
24,1
2011
28,7
2003
31,2
2006
31,4
2003
26,5
2011
22,6
2014
17,2
2006
13,7
2011
20,2
2011
Record de froid (°C)
date du record
−9
12/1/1987
−12
10/2/1956
−5,5
7/3/1971
2
12/4/1958
5
7/5/1957
7
4/6/1984
13
8/7/1954
12
30/8/1986
7
21/9/1977
2,3
30/10/2012
−2
23/11/1998
−8
27/12/1962
−12
10/2/1956
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−5
12/1/1987
−7
10/2/1956
2
7/3/1955
7
5/4/1975
11
6/5/1985
15
11/6/1956
19
29/7/1977
19
12/8/1955
13
24/9/1977
7,3
26/10/2003
4
20/11/1985
−4
24/12/1962
−7
10/2/1956
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
13,8
19/1/2007
14
14/1/1990
15,6
30/3/2012
17,4
10/4/2011
21
27/5/1953
24,2
21/6/2003
25,4
24/7/2006
25,2
24/8/2012
22,4
3/9/2009
21,1
8/10/2014
19
1/11/1968
15
4/12/1953
25,4
24/7/2006
Record de chaleur (°C)
date du record
20,2
19/1/2007
21,3
23/2/2012
25,2
30/3/2012
28,7
8/4/2011
32,3
24/5/2011
36,5
21/6/2003
36
7/7/1982
36
16/8/1987
34
25/9/1983
31,2
11/10/2011
24
3/11/1970
20
12/12/1961
36,5
21/6/2003
Nombre de jours avec température minimale ≤ −10 °C 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nombre de jours avec température minimale ≤ –5 °C 0,5 0,1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,7
Nombre de jours avec gel 4,5 3,7 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0,7 2,8 12,1
Nombre de jours avec température maximale ≤ 0 °C 0,4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,4
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0 0,3 3,7 16,1 27,9 27,6 12,4 0,9 0 0 89
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0,1 2,9 8,2 6,2 0,3 0,1 0 0 17,8
Nombre de jours avec température maximale ≥ 35 °C 0 0 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0 0 0 0 0,3
Nombre de jours avec rafales ≥ 57,6 km/h 8,1 8 9,9 9,3 5,2 4,2 4,3 4,2 5,1 6,4 7,5 7,9 80,1
Nombre de jours avec rafales ≥ 100,8 km/h 0,2 0,3 0,2 0,1 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,2 0,3 1,5
Précipitations (mm) 51,4 43,4 30,5 52,7 35,3 22,7 12,4 30,2 71,9 86,9 62,7 52,4 552,3
Précipitations les plus basses (mm)
année du record
0
1993
0
1999
0
1997
0
1965
1
1973
0
1995
0
2006
0
1958
0
1987
3,6
2014
0
1981
0
1974
279
1958
Précipitations les plus hautes (mm)
année du record
228
1979
167
1974
189
1960
177
2009
128
1977
108
1957
84
1982
120
1991
259
1994
450
1976
191
1984
169
1975
965
1976
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
78
16/1/1978
67,8
2/2/2009
54
14/3/1971
58
9/4/2003
64
3/5/1999
63
5/6/1973
51
30/7/1982
100
31/8/1991
144
22/9/2003
129
25/10/1976
87
5/11/1963
71
28/12/1972
144
22/9/2003
Nombre de jours avec précipitations 5,5 4,4 4,1 5,6 4,7 3,1 1,9 3,4 4,3 6,1 6 5,6 54,6
Le moins de jours avec précipitations
année du record
0
1993
0
1999
0
1997
0
1965
1
1973
0
1995
0
2006
0
1958
0
1987
1
2014
0
1981
0
1974
31
2006
Le plus de jours avec précipitations
année du record
19
1996
13
1974
12
1960
11
1993
10
1971
8
1997
6
2011
9
1996
12
1994
16
1951
13
2014
15
1996
92
1996
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 2,6 2,7 2 3,1 2,3 1,4 0,7 1,6 2,7 3,7 3,2 2,9 28,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 1,6 1,3 0,9 1,8 1,1 0,7 0,4 1 2,2 2,6 1,8 1,7 17
Nombre de jours avec neige 0,8 0 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1 1,2
Nombre de jours avec grêle 0 0,2 0 0,1 0,1 0,1 0 0 0 0 0,3 0 0,8
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,1 0,4 0,8 0,8 1 1,2 1,8 1,5 1 0,4 9,3
Nombre de jours avec brouillard 0,9 0,8 1,3 1,2 0,5 0,6 0,6 0,8 1,2 1,3 1 0,9 11,1
Relevé pluviométrique en 2011 (mm) 20,8 7,2 108,6 15,4 2 53 56,8 5,4 34,2 57,2 180,2 3,6 544,4
Relevé pluviométrique en 2012 (mm) 3 0,2 4,4 57,8 52,2 8,4 38,4 50,4 53,2 65 53 20,8 406,8
Relevé pluviométrique en 2013 (mm) 28,8 9,8 130,2 83,2 42,4 15,2 8,6 25,6 10,8 35 53 21,8 464,4
Relevé pluviométrique en 2014 (mm) 57 21,2 16,2 13,6 13,8 15,4 21,8 34 52,4 3,6 160,2 86,2 495,4
Source : Météo Camargue[1]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
4,1
51,4
 
 
 
12
4,6
43,4
 
 
 
15
7,4
30,5
 
 
 
17,4
9,9
52,7
 
 
 
21,2
13,7
35,3
 
 
 
25,3
17,2
22,7
 
 
 
28,2
19,8
12,4
 
 
 
27,8
19,5
30,2
 
 
 
24,1
16,1
71,9
 
 
 
19,9
13
86,9
 
 
 
14,7
8,1
62,7
 
 
 
11,5
5
52,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le-Grau-du-Roi est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud du Gard et fait également partie des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue. Elle est l'une des 4 communes du SCOT soumise à la Loi littoral.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Lou Grau dóu Rèi : Le Grau-du-Roi, près d'Aigues-Mortes, où le canal de Beaucaire vient se jeter dans la mer[2].
Racine occitane gras, grau (en languedocien), du roman gras, grads, grad, gra, du catalan grau, du bas latin grassius, du latin gradus : embouchure d'un fleuve, bouche, chenal, coupure par laquelle la mer communique avec un étang du littoral[2].

Ses habitants sont appelés les Graulens et les Graulennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l’époque des croisades, la commune d’Aigues-Mortes était un port royal bien que la mer ne soit jamais venue jusqu'au pied de ses remparts. Les navires partaient par un chenal creusé à travers les étangs jusqu'à la mer.

C’est à la fin du XVIe siècle que le Rhône, en pénétrant en torrent dans les eaux du Repausset, ouvre le grau dont il est question, au lieu-dit de Consac de Gagne Petit. C’est alors le début d’une longue série de travaux pour maintenir cette ouverture sur la mer afin de préserver la navigation dans le port d’Aigues-Mortes.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le port du Grau est relié depuis 1725[3] par un chenal de six kilomètres à Aigues-Mortes. En 1727 sont construits dans la mer deux môles empierrés prolongés dans l’étang du Repausset.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Bien que n'étant pas une commune à part entière, le lieu est renommé, au cours de la Révolution française, Grau-le-Peletier[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le chenal, rectifié en 1845, est l’actuel canal entre Le Grau-du-Roi et Aigues-Mortes. Le phare de l'Espiguette est, quant à lui, édifié en 1869. Au fil des années, bâtiments administratifs, cabanes et maisons, posent les bases d’un village de pêcheurs. D’abord section de la commune d’Aigues-Mortes en 1867, Le Grau-du-Roi gagne son autonomie en 1879.

En 1854, Le Grau-du-Roi est encore simplement un hameau de pêcheurs. La pêche et l’agriculture assurent à la population quelques ressources : le tourisme reste embryonnaire, même si, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, la mode des bains de mer tend à se généraliser. Ces immersions sont encore essentiellement considérées comme traitements médicaux, et les instituts qui se sont montés sur les plages accueillent surtout des populations indigentes. Mais pouvoirs publics et habitants ont compris que leur richesse se trouvait là, sur ces plages de sable fin, entre mer et soleil. En 1855 une œuvre d'hygiène infantile est fondée « dans le but de faciliter aux personnes pauvres ou peu aisés, l'usage des bains de mer. Elle fut reconnue d'utilité publique en 1869 »[5].

En 1909, le prolongement de la ligne de chemin de fer de Nîmes Aigues-Mortes est une véritable bouffée d’oxygène : les baigneurs arrivent nombreux et les productions locales, comme le poisson et le raisin blanc, sont enfin expédiées vers les marchés nationaux. Après des années d’efforts, de travaux et de règlements sanitaires, le 26 avril 1924, un décret du Président de la République classe enfin Le Grau-du-Roi station climatique et balnéaire. La première guerre mondiale a relativement épargné le village.

En septembre 1939, la Seconde Guerre mondiale marque beaucoup plus profondément la population. Après le défaite de 1940, le Grau est situé en zone non occupée. Cependant, à partir de novembre 1942, les troupes ennemies sont physiquement présentes et les conflits touchent directement les civils. Le Grau-du-Roi doit subir l’occupation, avec ce que cela implique de restrictions, de sacrifices et de compromissions. Le conseil municipal est rapidement révoqué pour être remplacé par une délégation spéciale. Cette même année, la vie du village passe par une nouvelle phase : les troupes allemandes s’installent sur tout le littoral. Une partie de la population est contrainte à l’exode. La côte gardoise représente juste une vingtaine de kilomètres, mais du fait des risques de débarquement, les ouvrages et les installations militaires sont particulièrement nombreux sur ces lieux. Ainsi, les plages de la commune sont hérissées de toutes sortes de systèmes antichars et de pyramides en béton, de blockhaus… 800 hectares de vignes et 200 hectares d’herbages sont transformés en champ de mines. Dans le village, les allemands font également construire des casemates abritant des canons et des mitrailleuses. L’entrée du canal est fermée par un filet anti sous-marin et une rampe lance-flammes. Les portes et les volets des maisons servent à fabriquer des plates-formes et des encuvements en bois. En 1944, les derniers mois d’occupation se révèlent les plus pénibles, car les troupes d’occupation, gagnées par la défaite, renforcent les brimades et les réquisitions. Le Grau-du-Roi est libéré au mois d’août.

Ce n'est qu'à partir des années 1960 que Le Grau-du-Roi surmonte véritablement les dégâts causés par la guerre. La station amorce alors un réel développement touristique et économique. Afin de rationaliser l’aménagement du littoral, l’État met alors en place le plan Racine. L’architecte Jean Balladur est chargé du dossier. Il doit imaginer des structures capables de satisfaire l’afflux touristique tout en respectant la qualité de vie des autochtones et en préservant l’environnement. C’est dans le cadre de ce programme que le grand chantier de Port Camargue est lancé en 1968.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.
Article détaillé : Liste des maires du Grau-du-Roi.

De 1789 à 1799, les agents municipaux, les maires, sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail. De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans. Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants. De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Depuis 1871, les maires sont élus par le Conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1879 1884 Amédée Rédarès    
1884 1892 Jacques Mézy    
1892 1896 Ange Delorenzi    
1896 1896 Léon Pommier    
1896 1897 Joseph Dumas    
1897 1897 Jacques Mézy   Président de la délégation spéciale
1897 1905 Jean Gourdon    
1905 1919 Louis Ponsole    
1919 1925 Auguste Vincent    
1925 1940 Antonin Revest   Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes
1941 1944 Jean Tourette   Président de la délégation spéciale
1944 1945 Antonin Revest   Président du comité de Libération
1945 1965 Belsamond Ramain PSU  
1965 1983 Jean Bastide PSU Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes (1945-1961 et 1967-1973)
Député de la deuxième circonscription du Gard (1973-1978)
1983 2014 Étienne Mourrut RPR puis UMP Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes (1985-2002)
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon (1986-1992)
Député de la deuxième circonscription du Gard (2002-2012)
2014 en cours Robert Crauste DVG Conseiller régional du Languedoc-Roussillon depuis mars 2010
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal graulen comprend 29 membres.

Depuis les dernières élections municipales, sa composition est la suivante :

Composition du conseil municipal
Groupe Président Effectif Statut
« Hisser haut le Grau-du-Roi »[6]
SE
Robert Crauste 21 majorité
« le Grau-du-Roi naturellement »
UMP / UDI
Léopold Rosso 6 opposition
« Rassemblement de la droite, Le Grau-du-Roi 2014 »
DVD
Patricia Hecker 1 opposition
« Le Grau-du-Roi fait front »
FN
Yvette Flaugère 1 opposition

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Dossenheim (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 8 498 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 044 1 060 1 187 1 260 1 279 1 291 1 275 1 304 1 348
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 462 1 733 1 681 1 977 2 363 3 354 3 963 4 152 5 253
1999 2006 2007 2012 - - - - -
5 875 7 892 8 173 8 498 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les Arènes du Grau-du-Roi, inaugurées en 1960, sont les arènes de la commune. Elles peuvent contenir 3 000 personnes[8]. Elles sont entièrement dédiées à la course camarguaise, mais lors de la fête votive du Grau-du-Roi on assiste aussi à des abrivados et des bandidos.

Sports[modifier | modifier le code]

Course camarguaise aux arènes.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sable-de-camargue.

Le sable-de-camargue, appelé auparavant vin de pays des sables du Golfe du Lion, depuis le décret du , est un vin français d'indication géographique protégée. Le décret de l'INAO créant ce nouveau label a été publié en date du .

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

C'est le second port de pêche français en Méditerranée.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Entrée du port du Grau-du-Roi.

Dotée de l'un des plus grands ports de plaisance d'Europe[réf. nécessaire] : Port Camargue, le Grau du Roi - Port Camargue est devenu un pôle touristique majeur du littoral languedocien.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

L'ancien phare.
Maison du Dauphin.
Article détaillé : Vieux phare du Grau-du-Roi.

Le centre-ville, construit autour du canal reliant les étangs (et Aigues-Mortes) à la mer (Grau) conserve encore aujourd'hui son cachet traditionnel. Au-delà du cœur historique, les maisons et immeubles de vacances, s'étalent au rythme des décennies : à l'ouest, se trouve le quartier du Boucanet qui s'étend du centre ville jusqu'au bois du Ponant (dit aussi pinède du Boucanet) et à l'est, au-delà du centre ville, se trouve le quartier du palais de la mer puis port Camargue.

  • L'ancien phare couvert d'un lanternon en cuivre (1828).
  • La maison dite du dauphin, face à l'église, typique de l'architecture 1900.
  • La villa Parris, Belle Époque, à côté du phare, abritant un centre culturel. Balcon-terrasse supporté par des colonnes en fonte ouvragées.
  • La villa Rédarès, bel exemple d'architecture balnéaire Art déco des années 1920, dernier vestige de ce style sur la commune, elle vient d'être, hélas, démolie en mai 2011… À sa place a été édifié le nouvel hôtel de ville (2013).
  • Le Château Leenhardt (faussement désigné parfois comme Château Leenhar), un monument devenu emblématique du Grau (Plage Rive droite), construit vers 1875 par le négociant Victor-Henry Leenhardt (1822-1904)[10], a été démoli dans les années 1970, après un siècle d'existence. Sa construction avait été l'occasion d'un test original d'utilisation de briques de sable qui lui donnaient une couleur grise particulière. De nombreuses cartes postales le montre lorsqu'il est devenu pension de famille protestante. Nombre de baigneurs se faisaient prendre en photo sur la plage qui bordait l'édifice.
  • Les quais et les façades préservés en grande partie le long du chenal du port de pêche au sein desquels la redoute du XVIIIe siècle pourrait avoir été englobée au XIXe siècle (découverte récente rive gauche).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, reconstruite dans les années 1960.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'Espiguette.
Articles détaillés : Pointe de l'Espiguette et phare de l'Espiguette.
  • Le site naturel de l'Espiguette et son phare édifié en 1869.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Grau-du-Roi Blason Parti : au premier d'or aux deux thons de gueules posés en pal et rangés en fasce en pointe, surmontés d'une grappe de raisin du même feuillée de sinople, au second d'azur au lion d'or lampassé de gueules ; aux deux bisses d'argent entrelacées brochant en pal sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Maudet (préf. Jean-Robert Pitte), Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velázquez, coll. « Bibliothèque de la Casa de Velázquez »,‎ , 1e éd., 512 p. (ISBN 8-496-82037-8 et 978-8-496-82037-1), Annexe CD-Rom 112 pages
  • Jean-Baptiste Maudet, Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velasquez,‎ , 512 p. (ISBN 8-496-82037-8 et 978-8-496-82037-1)
  • Frédéric Saumade, Des sauvages en occident, les cultures tauromachiques en Camargue et en Andalousie, Paris, Mission du patrimoine ethnologique,‎ 1994 et 1995, 275 p. (ISBN 2-735-10587-3)
  • Frédéric Simien, Le Grau-du-Roi, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton,‎ (ISBN 978-2-849-10672-3)
  • Frédéric Simien, La Camargue fille du Rhône et de la mer, Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), A. Sutton, coll. « Passé Simple »,‎ , 192 p. (ISBN 978-2-849-10767-6).
  • Albaric Alain, Le Grau-du-roi, éditions du Vent Large, 1995.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « données climatiques », sur Météo Camargue.sup (consulté le 11 avril 2014)
  2. a et b (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 86-87, t. 2
  3. Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 102
  4. a et b « Notice communale du Grau-du-Roi », sur cassini.ehess.fr (consulté le 7 avril 2015)
  5. « Histoire du Grau du Roi 1855 », sur www.nemausensis.com (consulté le 7 avril 2015)
  6. « Hisser haut le Grau-du-Roi, blog officiel », sur www.hisserhaut.org (consulté le 7 avril 2015)
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  8. Maudet 2010, p. 85
  9. « premier rassemblement de bouvino en mars », sur legrauduroiportcamargue-blog.com (consulté le 7 avril 2015)
  10. Bulletin des lois de la République française - 1884/01/01-1884/12/31 : Gard : au sieur Victor-Henry Leenhardt, d'un terrain à conquérir sur la mer, situé au Grau du Roi