Charleroi

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Charleroi
Place Charles II, Hôtel de Ville et beffroi
Place Charles II, Hôtel de Ville et beffroi
Blason de Charleroi
Héraldique
Drapeau de Charleroi
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Bourgmestre Paul Magnette (PS)
Majorité PS, MR et cdH
Sièges
PS
MR
cdH
Ecolo
FN-belge
PTB+
51
30
9
6
3
2
1
Section Code postal
Charleroi

Couillet
Dampremy
Gilly
Gosselies
Goutroux
Jumet
Lodelinsart
Marchienne-au-Pont
Marcinelle
Monceau-sur-Sambre
Mont-sur-Marchienne
Montignies-sur-Sambre
Ransart
Roux

6000

6010
6020
6060
6041
6030
6040
6042
6030
6001
6031
6032
6061
6043
6044

Code INS 52011
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Carolorégien(ne) ou Carolo[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
204 670 (1er janvier 2014)
48,62 %
51,38 %
2 005 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
21,29 %
61,88 %
16,83 %
Étrangers 14,21 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 26,22 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 10 832 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 24′ N 4° 26′ E / 50.4, 4.43350° 24′ Nord 4° 26′ Est / 50.4, 4.433  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
102,08 km2 (2005)
22,99 %
6,33 %
60,43 %
10,25 %
Localisation
Localisation de Charleroi dans l'arrondissement de Charleroi et la Province de Hainaut
Localisation de Charleroi dans l'arrondissement de Charleroi et la Province de Hainaut

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Charleroi

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Charleroi
Liens
Site officiel www.charleroi.be

Charleroi (en wallon Chålerwè ou Tchålerwè) est une ville francophone de Belgique, située en Région wallonne, province de Hainaut, sur la Sambre. C'est le chef-lieu de l'arrondissement administratif de Charleroi englobant 14 communes sur une superficie totale de 554,55 km2.

Grand nœud routier et ferroviaire, Charleroi compte environ 205 000 habitants (425 000 dans l'agglomération – la 5e de Belgique – qui s'étend de Thuin à Sambreville). Elle est ainsi la première commune wallonne, la deuxième agglomération wallonne après Liège en termes d'habitants et la troisième commune belge. Ses habitants s'appellent les Carolorégiens (par abréviation : Carolos).

Charleroi est un centre industriel : sidérurgie, verreries, produits chimiques, constructions électriques, constructions mécaniques. La ville est au centre d'un vaste bassin houiller, maintenant totalement abandonné, appelé jadis Pays noir.

Charleroi a une dimension culturelle importante grâce à ses nombreux musées et salles de spectacles. Elle a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs de bande dessinée sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle dont les statues des personnages ornent la ville. Charleroi est un important centre d'enseignement.

Charleroi est également présente sur le plan sportif. Riche en infrastructures et en clubs sportifs..

Charleroi est le siège des institutions sociales de la Région wallonne, comme le FOREM ou la SWCS.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map Charleroi.svg

Limites de la ville[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Charleroi sont :

Sections de la ville[modifier | modifier le code]

  • I. L’ancienne Ville de Charleroi

et les 14 communes avec lesquelles elle fut fusionnée en 1977 :

Topographie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Sambre canalisée et quai de Brabant

Le relief de Charleroi est influencé par la vallée de la rivière Sambre qui coule d'ouest en est avant de rejoindre la Meuse à Namur. Le ruisseau Piéton coule du nord au sud pour se jeter dans la Sambre à Dampremy. Dans la vallée de ce ruisseau est creusé le canal Bruxelles-Charleroi. L'Eau d'Heure vient du sud et se jette également dans la Sambre à Marchienne-au-Pont. Une vingtaine de ruisseaux parcourent le territoire de la commune[2].

L'altitude va de 100 mètres (vallée de la Sambre et du Piéton) pour culminer à plus de 220 mètres au Bois du Prince à Marcinelle. Le niveau est de 132 mètres sur la place Charles II. L'altitude des terrils dépasse souvent 200 mètres, le terril Saint-Charles du Bois du Cazier atteint 241 mètres[3].

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Les terrils du Pays de Charleroi constituent des réservoirs de biodiversité[4] qu'il convient de préserver[5],[6],[7].

À l'instar des pelouses calcaires, les terrils sont des habitats créés par l'activité humaine qui accueillent de nombreuses espèces animales et végétales très particulières et souvent menacées. La rareté de ces espèces est fonction de la rareté du milieu en lui-même (le biotope). Contrairement à une idée répandue, la forêt n'a pas l'apanage de la biodiversité ! Celle-ci est également présente dans d'autres milieux : dans une friche, un plan d'eau, une prairie… En termes de biodiversité, le maintien d'une mosaïque d'habitats est donc préférable… d'où l'intérêt de conserver différents types de milieux sur les terrils[8].

Le Site de grand intérêt biologique des Viviers, par exemple, est un ancien site de charbonnage s'étendant à l'est de Charleroi, sur l'ancienne commune de Gilly. Ce site présente un petit terril conique ainsi que de vastes zones ouvertes constituées principalement de pelouses pionnières et de friches. Il comprend aussi un petit plan d'eau ainsi que des mares temporaires, et quelques zones boisées sur les bordures ouest et nord. Ce biotope particulier présente un grand intérêt biologique et joue le rôle de refuge pour une faune diversifiée. La vaste roselière entourant la mare accueille la rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), passereau spécifique de ce type de végétation. On y observe plusieurs espèces d'amphibiens, dont une population de crapaud calamite (Bufo calamita), ainsi que certains insectes, comme le magnifique criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens)[9].

Article détaillé : Terril des Viviers.

Le site des terrils et de l'ancien triage/lavoir du Martinet, à la limite des sections de Monceau-sur-Sambre et Roux, est en voie de réhabilitation et de réaffectation. Comme le Terril des Viviers à Gilly, ce vaste site présente un grand intérêt biologique.

Article détaillé : Martinet (Charleroi).

Climat[modifier | modifier le code]

C'est un climat tempéré océanique[10] comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique, dû à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie thermique de ses eaux. Il est influencé soit par des masses d'air humide et doux en provenance de l'océan, soit par des masses d'air sec (chaud en été et froid en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Charleroi[11].

Nuvola apps kweather.png Climat de la région de Charleroi (Source IRM)
Mois J F M A M J J A S O N D Moyenne annuelle
Températures (°C) (sous abri, moyennes) 1,9 2,6 4,7 8,0 11,8 15,1 16,6 16,6 14,3 10,0 5,5 2,6 9,1
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 67 53 52 52 62 70 76 75 70 72 71 73 793

Histoire[modifier | modifier le code]

Du IXe au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Charnoy au début du XVIIe siècle.

Sur le site actuellement occupé par le centre de Charleroi habitait une petite communauté villageoise. La plus ancienne mention en est faite sous le nom de « Carnotus » en 863 dans un polyptyque de l'Abbaye de Lobbes. Le village sera ensuite nommé « Karnoit » (980) puis « Charnoy » (1188). Situé sur la rive gauche de l'ancien lit de la Sambre, il fait partie du Comté de Namur. La rive droite, territoire de l'actuelle Ville Basse, fait partie de Marcinelle qui dépend de la Principauté de Liège. La pierre délimitant ces différents territoires se trouvait d'ailleurs dans l'actuel « Bois du Prince », à la limite des communes de Marcinelle, Couillet et Loverval[réf. nécessaire].

Un dénombrement de 1602 indique que le territoire s'étend sur 276 bonniers (environ 350 hectares) et est habité par une cinquantaine de « chefs de famille », essentiellement des cloutiers et des houilleurs. Le site habité comprend trois parties, la plus importante se situant sur le bord de la Sambre[12].

La forteresse espagnole (1666)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forteresse de Charleroi.

Par le traité des Pyrénées de 1659, la frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols est modifiée. Plusieurs places-fortes deviennent françaises laissant entre Mons et Namur un large couloir sans défenses en direction de Bruxelles.

Le marquis Francisco de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas en 1664, veut renforcer les défenses militaires. Le village de Charnoy, le long de la Sambre, est un des rares endroits propices à l'installation d'une forteresse et appartenant au Comté de Namur (donc aux Pays-Bas).

Le roi d'Espagne passe donc une convention avec le seigneur des lieux, par laquelle il achète la seigneurie de Charnoy.

Le chronogramme latin "FVNDATVR CAROLOREGIVM" est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse[13].

Le Charnoy cède la place à Charleroy, nommé ainsi en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne et des Pays-Bas.

La construction de la nouvelle forteresse commence vers la mi-septembre. Dès le début de la construction, informé par des espions, Louis XIV décide de prendre Charleroy. Devant la menace, Castel Rodrigo envisage d'abandonner et même de démolir la forteresse qui a coûté 28 % de la recette moyenne pour les années 1665 à 1667. Les derniers soldats espagnols quittent les lieux le 27 mai 1667[14].

Du XVIIIe siècle à 1977[modifier | modifier le code]

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Le 31 mai, les Français, sous le commandement de Turenne, découvrent un paysage désolé. Le 2 juin, Louis XIV entre dans Charleroy et en ordonne la reconstruction. Les ouvrages d'art sont alors parfaits et agrandis par Thomas de Choisy, Vauban donnant quelques indications pour les demi-lunes au nord et à la ville basse. Par la paix d'Aix-la-Chapelle, Charleroi est attribuée à la France et Louis XIV accorde des privilèges aux habitants de la nouvelle ville (terrain offert gratuitement, primes à la construction, etc.) en vue de la développer.

Plan-relief (copie) de Charleroi fin du XVIIe siècle.

En 1673, la ville s'étend sur la rive droite de la Sambre, qui deviendra la "ville basse", par opposition à la forteresse existante placée sur les hauteurs, portant logiquement le nom de "ville haute".

La ville est assiégée à plusieurs reprises avant d'être concédée à l'Espagne par le traité de Nimègue de 1678. En 1692, la ville est bombardée par les armées françaises, puis l'année suivante, elle est prise par Vauban, sous le regard de Louis XIV qui en reprend le contrôle[15]. Ce dernier ne se résout en effet pas à perdre la place qui verrouille Sambre et Meuse et représente un poste avancé vers Bruxelles.

Un plan-relief de la ville de Charleroi a été établi en 1695. Il est conservé et exposé au sous-sol du Musée des Beaux-Arts de la ville de Lille. Il est composé de 4 tables en bois pour un total de 4 x 3 m à l'échelle 1/600°. Une copie se trouve dans l'Hôtel-de-Ville de Charleroi.

Prise et reprise, elle passe aux Espagnols au Traité de Ryswick (1697), retourne à la France, est occupée par les Hollandais puis cédée à l'Autriche par le traité de Bade. Elle est reprise par le prince de Conti en 1745. Finalement elle est rendue à l'Autriche en 1748, à la condition que les forteresses soient démantelées. La ville connait alors 45 ans de prospérité, sous Joseph II.

En décembre 1790 commence la révolution brabançonne et Charleroi connaît une nouvelle période de troubles : les Autrichiens occupent la ville le 25 décembre; ils cèdent la place aux vainqueurs français de Jemappes le 8 novembre 1792 (les Français l'occupent le 12 novembre 1792) avant de la reprendre le 28 mars 1793 (les Français l'ayant abandonnée le 25 mars 1793 après la défaite de Neerwinden)[16]. Charleroi, dès l'arrivée des Français, proclame sa sécession du Comté de Namur. Elle demande plus tard, alors qu'il est question de créer les États-Unis de Belgique, d'être plutôt rattachée directement à la France. En 1794, le général Charbonnier[17] met le siège devant la ville mais est repoussé. C'est Jourdan qui parvient à prendre la place après six jours d'un bombardement intensif. C'est pendant la prise de Charleroi et la bataille de Fleurus qu'on eut recours pour la première fois à l'observation aérienne, depuis Jumet (lieu-dit Belle-Vue), d'un champ de bataille depuis un aérostat.

Sous le régime français révolutionnaire, la ville changera de nom à plusieurs reprises: Char-sur-Sambre, Charles-sur-Sambre et encore Libre-sur-Sambre, entre les 25 juin 1794 et 8 mars 1800 [18].

Carte topographique réalisée vers 1900.

Peu avant la bataille de Waterloo de 1815, les Carolorégiens très "francophiles" accueillent avec enthousiasme les troupes françaises qui récupèrent la cité jusque là aux mains des « Hollandais ». Mais Napoléon essuie une défaite plus au nord, à la célèbre bataille de Waterloo, le 18 juin 1815. Quarante-huit heures plus tard, Charleroi recueille les débris de la Grande Armée ; le 19 juin à 5 heures, Napoléon lui-même est dans la ville avant de continuer vers Paris. Charleroi, après cette brève parenthèse française, passe au royaume des Pays-Bas. Pour se protéger de la France, la ville se verra dans l'obligation de construire de nouveaux murs qui la tiendront dans un étroit carcan pendant cinquante ans.

Démolition des remparts.
Atelier de réparation de chars Panzer, 1917.

La ville et les localités voisines tireront parti de très importants gisements de charbon à fleur de terre (d'où l'appellation de la ville : "Pays Noir"). Des verreries s'installeront à Lodelinsart, Roux, Dampremy,… des moulins, des houillères et des hauts-fourneaux à Charleroi, Monceau, Marchienne, Montignies, Couillet,… La sidérurgie, la métallurgie et la production de verre, liées à l'extraction du charbon sont les moteurs du développement industriel.

Après la révolution de 1830, à laquelle la population prend une part active, l'activité économique se développe grâce à l'essor des industries anciennes et à l'installation de nouvelles productions ainsi qu'au développement des voies et moyens de communication. La ville devenant trop étroite, la démolition des remparts est décidée en 1867 ; elle s'achèvera en 1871. L'activité économique de Charleroi est alors en plein essor. La ville de Charleroi et son agglomération, produisant le plus de richesses du pays, participe grandement à l'accession de la Belgique au rang de 2e puissance industrielle mondiale. Ce qui fournira à la Belgique les moyens de mener une politique colonialiste et d'entamer de vastes travaux de modernisation du pays. (Routes, rail pour tramways et trains, voies fluviales, éclairage, équipements des administrations, bâtiments tels qu'écoles et grands hôpitaux,…)

Mais la révolution industrielle s'essouffle, la découverte d'un combustible nouveau (le pétrole), plus performant et moins cher à produire, réduit progressivement l'importance économique de la houille et donc des villes minières de Belgique et du Nord de la France. Les mines ferment alors les unes après les autres, amorçant le lent déclin industriel des industries d'aval, vers la fin des années 1960. À l'abandon fin mars 2012 du dernier haut-fourneau, seule la sidérurgie électrique a été maintenue sur deux sites où sont produits des aciers spéciaux et inoxydables consommés par des laminoirs, tréfilerie, etc. mais elle éprouve de grandes difficultés à rester compétitive face à la concurrence des pays émergents, comme toute l'industrie lourde européenne.

Première Guerre mondiale : En 1914, Charleroi est synonyme de la retraite des armées françaises face à la II ème armée allemande (21, 22 et 23 août).

Seconde Guerre mondiale : En 1940, Charleroi sera encore largement convoitée par les protagonistes des deux camps, Alliés et Allemands, pour la possession des ponts sur la Sambre.

Durant la période 1930 - 1948, d'importants travaux de détournement et de canalisation de la Sambre ont été menés pour faciliter la navigation des péniches dans le centre de la ville, parallèlement à la modernisation du canal Charleroi-Bruxelles. Le boulevard Joseph Tirou, importante artère de Charleroi, occupe l'ancien lit (naturel) de la Sambre.

Depuis 1977[modifier | modifier le code]

L'histoire du Grand Charleroi commence le 1er janvier 1977, date de l'entrée en vigueur de la loi sur la fusion des communes. Charleroi devient alors la ville wallonne la plus peuplée.

Le premier bourgmestre de la nouvelle entité sera Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle.

Au début du XXIe siècle, la ville de Charleroi entreprend de grands travaux d'aménagement urbain en vue de renforcer son attractivité. La boucle centrale du métro, terminée par le tronçon « gare de Charleroi-Sud - station Parc », est inaugurée en 2012 et des projets de rénovation de la Ville-Basse (Phénix et Rive Gauche) sont lancés en 2011, projets qui prévoient notamment la construction d'un centre commercial sur l'actuelle place Albert Ier, un hôtel quatre étoiles, différents logements et bureaux…

Charleroi, une ville en transition (2009-)[modifier | modifier le code]

Charleroi est entrée depuis 2009 dans une phase de transition. Cette phase commence par le « Projet Phénix » avec l'aide de fonds européens[19], projet de lifting des principales artères et points clés du centre ville et dont les derniers chantiers se termineront à la fin 2014. Second chantier capital, celui de l'extension de la boucle du métro, débuté en 2008 et terminé en 2012. Enfin troisième projet clé, le projet « Rive Gauche » présenté en 2009 et dont les travaux devaient se terminer à la fin 2014 - début 2015. Ceux-ci n'ont finalement débuté qu'au mois de septembre 2013 lors du début des démolitions de magasins abandonnés dans la rue du Collège, à la rue Léopold et des anciens bâtiments du « Grand bazar de la bourse » et des contributions à la rue Puissant et à la place Albert 1er[20]. La démolition des colonnades sur la place Albert 1er est prévue pour début 2015[21].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Charleroi a porté successivement les armes des Isenghien de Gand (de sable au chef d'argent), celles du comté de Namur en 1697 (d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules et à la bande de gueules), les mêmes aux émaux inversés et le lion tenant un sabre, puis augmentées d'un chef à la fleur de lis au XIXe siècle. C'est ce dernier type qui lui fut confirmé par Arrêté royal le 28 août 1847 : De sable au lion d'or rampant, armé et lampassé tenant à dextre un sabre de même, au chef d'argent portant une fleur de lys de gueules. L'écu est sommé d'une couronne de sept perles. Pour support à senestre de l'écu un lion assis au naturel, armé à dextre d'un sabre d'argent garni d'or. Le tout reposant sur un tertre de synople[24].

Depuis les fusions de 1977, la ville a abandonné ses anciennes armoiries et en a adopté de nouvelles qui n'ont jusqu'ici pas été reconnues par une autorité supérieure :
Blasonnement : De sable à la silhouette d'une forteresse hexagonale d'argent, entourée de douze étoiles à cinq rais d'or rangées en cercle, le tout surmonté de quinze points d'échiquier alternativement de gueules et d'argent rangés en fasce huit et sept; au chef diminué d'argent à une fleur de lys de gueules.[25],[26]

« Elles symbolisent à la fois l'ancienne forteresse de Vauban, berceau de la ville, l'Europe (les étoiles), les quinze communes fusionnées dans l'entités actuelle (les carrés) et l'essor donné par la France à la forteresse initiale (la fleur de lys). Le coq qui domine cet écu exprime l'allégeance de Charleroi à la Communauté française. »[25],[27]

Les armoiries sont rarement présentées seules. Elles le sont habituellement comme sur le drapeau (avec le support).

Drapeau : Blanc chargé d'un coq rouge, la patte droite posée sur le bord supérieur de l'écu de la ville.[25]

Le 3 mai 1995, le conseil communal a adopté un sceau communal, décision approuvée par la Communauté française le 28 mars 1996, mais ce sceau n'a jamais été utilisé : De sable au coq hardi d'or, au chef d'argent chargé d'une fleur de lys de gueules[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'orthographe Charleroi au lieu de Charleroy sera définitive en août 1880 à la suite d'une communication du ministre de l'Intérieur au Conseil communal[28]. Avant cette date, les deux orthographes étaient en usage[29]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Charleroi compte environ 202 598 habitants au 1er janvier 2010, soit une densité de 1 985 habitants/km2.

Parmi les 262 communes de la Région wallonne, elle se situe à la 51e place par rapport à sa superficie, à la 1re place par rapport à son nombre d'habitants et à la 3e place par rapport à sa densité.

Parmi les 589 communes belges, elle se situe à la 64e place par rapport à sa superficie, à la 3e place par rapport à son nombre d'habitants et à la 28e place par rapport à sa densité.

La population étrangère est très importante à Charleroi qui, avec pas moins de 128 nationalités recensées, est plus cosmopolite que Bruxelles. Parmi les quelque 30 000 ressortissants étrangers inscrits sur les registres de population, les Italiens sont près de la moitié, 13 500 exactement. Suivent les Marocains (2 794), les Français (2 475) et les Turcs (2 416)[30].

Évolution de la population depuis 1831

Note : En 1977, on assista à la fusion des communes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Maternel et primaire[modifier | modifier le code]

Charleroi possède pas moins de 51 écoles maternelles et primaires, réparties dans l'ensemble des sections de l'entité.

Secondaire[modifier | modifier le code]

Charleroi possède de nombreuses écoles secondaires, aussi bien dans le centre que dans son agglomération.

Les écoles du centre ville :

Le réseau libre (catholique) :

  • Institut Saint-Joseph [1](ISJ)
  • Institut Saint-André [2] (ISA)
  • Institut Notre Dame (IND))
  • IET Notre-Dame (IETND)
  • Collège Jésuite du Sacré-Cœur
  • Collège Technique Aumôniers du Travail de Charleroi (ATC)

Le réseau officiel :

  • Athénée royal Vauban (anciennement "Lycée Vauban", réservé aux jeunes filles)
  • Athénée royal Ernest Solvay (anciennement "Athénée royal de Charleroi", c'est la première école secondaire fondée à Charleroi)

Le réseau privé :

  • École Tagnon (Esthétique)

Académies :

La ville abrite également quelques prestigieuses Hautes Écoles comme Charleroi-Europe, L'IESCA, la HEPH-Condorcet ou encore L'École de la Providence.

Charleroi accueille de nombreux étudiants français dans la catégorie paramédicale notamment dans les sections de Montignies-sur-Sambre et Marcinelle comme l'Institut Pédagogique et Social de Marcinelle devenu depuis peu la Haute École Provinciale de Hainaut-Condorcet, l'Institut Provincial de Kinésithérapie de Nursing et d'Ergothérapie (IPKNE) faisant tous deux partie de la Haute École Provinciale de Charleroi Université du Travail (HEPCUT), ainsi que L'IESCA de la Haute École de Charleroi Europe.

Sport[modifier | modifier le code]

Principales équipes[modifier | modifier le code]

La ville de Charleroi accueille plusieurs équipes sportives de renom, dont le Royal Charleroi Sporting Club (football) qui évolue en division 1, et le Spirou Basket Club qui évolue parmi les meilleurs du championnat national et dispute régulièrement les compétitions européennes. Le club de tennis de table du Royal Villette Charleroi, vainqueur à plusieurs reprises de la Ligue des champions, a compté dans ses rangs des joueurs d'exception comme Jean-Michel Saive, champion d'Europe, vice-champion du monde, et numéro 1 mondial.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Charleroi s'est porté candidat dans le cadre de la candidature belgo-néerlandaise à l'organisation de la coupe du monde de football de 2018[32].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La ville dispose :

  • de plusieurs centres sportifs et stades de grandes dimensions ;
  • d'une piscine de dimension olympique ainsi que de plusieurs petits bassins.

Économie[modifier | modifier le code]

Haut-fourneau de Duferco (Marcinelle)
Dimanche, jour de marché à la Ville-Haute (place Charles II)

Deuxième agglomération wallonne et première commune, Charleroi est un pôle économique important. Traditionnellement, trois secteurs constituaient l'essentiel de l'activité économique : le charbon, la sidérurgie et le verre. Si le charbon a définitivement disparu, les industries sidérurgique et verrière se sont restructurées et modernisées et occupent toujours une place importante. Ainsi, Industeel, filiale d'Arcelor est un leader mondial dans les aciers spéciaux et inoxydables, l'aciérie électrique de Thy-Marcinelle (groupe Riva) produit du fil d'acier, AGC Automotive, filiale de Asahi Glass, est active dans le secteur du vitrage automobile, et les Laminoirs du Ruau, filiale des Laminés Marchands Européens, produisent toujours des laminés marchands destinés majoritairement à l'export.

Plus récemment d'autres secteurs se sont développés, principalement l'aéronautique (SABCA, SONACA), la logistique, l'imprimerie et les biotechnologies. Ce dernier secteur a bénéficié de l'implantation d'un centre de recherche de l'Université libre de Bruxelles à Charleroi et de la création d'un parc scientifique et technologique à Gosselies, l'Aéropole. Plusieurs spin-off issues du centre de recherche de l'ULB sont en effet implantées sur ce site.
C'est également à Gosselies, que se trouve la plus importante usine du groupe Caterpillar, hors États-Unis.
À Marcinelle, les activités de ACEC, un des plus puissants groupes industriels européens actif dans les domaines des constructions électriques lourdes et de l'électronique industrielle et spatiale avant 1970, ont été absorbées et continuées par les groupes Alcatel, Alstom et Nexans.

Le commerce de centre ville souffre depuis les années 1990, comme dans beaucoup de grandes villes, d'une nette désaffection au profit de centres commerciaux en périphérie, plus faciles d'accès et offrant de nombreuses places de parking. Grâce à sa politique de bas prix et sa flexibilité, l'artisanat du bâtiment carolorégien trouve sa clientèle dans une aire très large (Mons, Bruxelles, Namur, Brabant Wallon).

De nombreux navetteurs quittent chaque matin la ville pour travailler à Bruxelles, le prix relativement abordable de l'immobilier les maintenant dans la région.

L'intercommunale Igretec est la structure publique spécialisée dans la promotion économique de la métropole et dans l'accueil des investisseurs. Elle joue aussi un rôle de soutien pour l'activité des PME, notamment en matière d'implantation et d'aides à l'investissement.

Distribution des revenus de 2003 (déclarés en 2004)[33]
Revenu Charleroi Belgique
<10 000 euros 26,3 % 18,2 %
>10 000 euros et <20 000 euros 43,3 % 35,7 %
>20 000 euros et <30 000 euros 16,7 % 20,9 %
>30 000 euros et <40 000 euros 6,8 % 10,2 %
>40 000 euros et <50 000 euros 3,3 % 6,1 %
>50 000 euros 3,6 % 8,9 %
Principales activités économiques en 2005[34],[33]
Secteur  % du total
Industrie manufacturière 38,9 %
Commerce de gros et de détail, réparations… 37,4 %
Production d'électricité, de gaz et d'eau 6,8 %
Construction 5,9 %
Immobilier, location et services aux entreprises 5,1 %
Transports, entreposage et communications 2,2 %
Hôtels et restaurants 1,2 %
Autres 2,3 %

Transports[modifier | modifier le code]

Carte des moyens de transports.
Le R3 qui entoure entièrement Charleroi et les faubourgs.
Tram traversant la Sambre sur le pont de la Résistance.

Au cœur d'un nœud autoroutier, ferroviaire et de voies hydrauliques très dense, Charleroi est idéalement desservie. La ville est ceinturée par deux périphériques (ring). Le R9, appelé aussi petite ceinture, dessert le centre urbain. Le R3, grande ceinture, dessert l'agglomération.

Elle est desservie par deux autoroutes : la A54 vers Bruxelles via Nivelles, la E42 (autoroute de Wallonie) vers Mons à l'ouest et vers Namur à l'est. La N5 Bruxelles-Couvin et la N90 Mons-Liège se croisent également à Charleroi.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Les transports urbains (bus et métro léger (MLC)) sont gérés par la société TEC Charleroi. Voir plan du réseau du métro léger ci-dessous.

Plan du MLC.
Article détaillé : Métro léger de Charleroi.

Réseau des chemins de fer[modifier | modifier le code]

Les chemins de fer sont gérés par la société SNCB (à l'échelle de la Belgique). La gare principale de la ville est Charleroi-Sud, à partir de laquelle sont desservies les grandes villes belges (Bruxelles, Anvers, Liège, Namur, Mons…) ainsi que la ville de Paris par un aller-retour quotidien du train à grande vitesse Thalys. Les autres gares et points d'arrêt moins importants de l'agglomération sont : Charleroi-Ouest et Lodelinsart sur la ligne 140 vers Ottignies, Marchienne-au-Pont sur les lignes 124/124 A vers Luttre et 112 vers La Louvière, les points d'arrêt de Roux sur les lignes 124/124 A vers Luttre, Marchienne-Zone sur la ligne 130 A vers Erquelinnes et Jeumont (France), Couillet sur la ligne 130 vers Namur.

Trafic des marchandises : le port Autonome de Charleroi (PAC), la plate-forme multimodale de Charleroi-Châtelet (MCC) et la gare de formation de Monceau (+ Marcinelle et Charleroi-Ouest).

Ateliers ferroviaires : atelier d'entretien et réparation des wagons à Monceau, atelier d'entretien et de réparation du matériel de traction à Charleroi-Sud-Quai.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La ville possède son propre aéroport, dénommé aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud, (en anglais Brussels South Charleroi Airport, en abrégé BSCA) ; il est le deuxième aéroport du pays pour le nombre de passagers transportés. Situé à Gosselies, il n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bruxelles ; en pleine croissance, il accueille depuis les années 2000 des compagnies à bas tarifs qui proposent une série de destinations vers l'Europe et l'Afrique du Nord.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Liste des bourgmestres[modifier | modifier le code]

Liste depuis la fusion des communes.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Les élections organisées en 1976 à la veille de la fusion des communes mettent en place une majorité absolue du Parti socialiste et Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle deviendra le premier bourgmestre de la nouvelle entité.

Cette majorité sera renforcée par deux fois, en 1982 et en 1988, quand Jean-Claude Van Cauwenberghe devient bourgmestre. La Ville sera sous gouvernance socialiste absolue pendant 30 ans.

En 2005, de nombreuses affaires judiciaires mettent en cause des élus communaux de Charleroi. Le retentissement et l'impact sont importants aux niveaux local, régional et même national. Elio Di Rupo, président du PS attribue même à celles-ci[38] la défaite de son parti lors des élections législatives du 10 juin 2007.

Au niveau local, le PS perd la majorité absolue lors des élections communales du 8 octobre 2006.

La tripartite PS, MR, CDH, mise en place le soir des élections[39] avec comme bourgmestre Léon Casaert, durera jusqu'au 28 mai 2007, date à laquelle les deux échevins MR, Olivier Chastel et Philippe Sonnet, décident de quitter la majorité[40] à la suite de ce qu'ils nomment un « manque de loyauté » du PS de Charleroi dans le problème du départ forcé de Jean-Pol Demacq, échevin PS inculpé de faux et usage de faux par fonctionnaire public[41]. Ce dernier présente également sa démission. Les trois démissions seront entérinées lors d'une réunion extraordinaire du Conseil communal le 1er juin 2007.

Le 11 juin 2007, au lendemain des élections législatives fédérales, Elio Di Rupo, président du PS, annonce la mise sous la tutelle de Paul Magnette, de l'Union socialiste communale de Charleroi. Il demande par ailleurs la démission du bourgmestre et de tous les échevins PS de Charleroi. Ce sera fait le lendemain, date à laquelle l'ensemble du collège, y compris l'échevin cdH Jean-Jacques Viseur, démissionne.

Un nouvel accord de majorité est signé et le nouveau collège installé le 9 juillet 2007[35]. Le PS obtient sept échevins dont le président du CPAS ; le MR, deux échevins ; le CDH, un échevin plus le poste de bourgmestre qui va à Jean-Jacques Viseur[42].

À la suite de la démission de Jean-Jacques Viseur pour des raisons médicales, Éric Massin devient bourgmestre le 16 février 2012. Un nouveau pacte de majorité est voté et le collège communal remanié[36].

Lors des élections d'octobre 2012, le PS, sous la conduite de Paul Magnette, retrouve la majorité absolue au conseil communal. Paul Magnette, élu bourgmestre, choisit cependant d'ouvrir la majorité et de reconduire la coalition PS, MR et cdH[37].

Collège 2012-2018[modifier | modifier le code]

Collège de Charleroi
Bourgmestre Paul Magnette (PS)
Échevins Françoise Daspremont (PS)
Cyprien Devilers (MR)
Véronique Salvi (cdH)
Philippe Van Cauwenberghe (PS)
Anthony Dufrane (PS)
Serge Beghin (PS)
Serdar Kilic (PS)
Ornella Cencig (MR)
Éric Goffart (cdH)
Président du CPAS Éric Massin (PS)

Résultats des élections[modifier | modifier le code]

Résultats des élections et répartitions des sièges au conseil communal depuis la fusion des communes (1977) et la création du « Grand Charleroi »[43]. Le conseil communal, y compris le bourgmestre et les échevins, est composé de 51 membres (commune de 200 000 à 249 999 habitants).

Résultats des élections de 1976
Parti Voix (128 127) Sièges
PS 62 929 (49,11 %) 27
RW 24 566 (19,17 %) 10
PSC 19 666 (15,35 %) 8
PRL 13 903 (10,85 %) 5
PCB 5 655 (4,41 %) 1
Résultats des élections de 1982
Parti Voix (116 883) Sièges
PS 62 343 (53,34 %) 32
PRL 18 687 (15,99 %) 9
PSC 13 191 (11,23 %) 6
Ecolo 7 047 (6,03 %) 2
WALLON 5 242 (4,48 %) 1
PCB 4 463 (3,82 %) 1
Résultats des élections de 1988
Parti Voix (119 471) Sièges
PS 71 304 (63,78 %) 37
PSC 13 838 (12,38 %) 6
PRL 13 094 (11,71 %) 5
Ecolo 8 500 (7,60 %) 3


Résultats des élections de 1994
Parti Voix (109 048) Sièges
PS 58 853 (53,97 %) 32
PSC 12 638 (11,59 %) 6
PRL 12 417 (11,39 %) 6
FN 11 445 (10,50 %) 5
Ecolo 6 833 (6,27 %) 2
Résultats des élections de 2000
Parti Voix (105 295) Sièges
PS 54 095 (51,37 %) 30
PRL-MCC 17 000 (16,15 %) 8
Ecolo 11 985 (11,38 %) 6
PSC 10 121 (9,61 %) 4
FN 7 261 (6,90 %) 3
Résultats des élections de 2006
Parti Voix (111 480) Sièges
PS 42 847 (38,43 %) 23
MR 27 467 (24,64 %) 14
cdH 12 711 (11,4 %) 6
Front-Nat 10 701 (9,51 %) 4
Ecolo 9 049 (8,12 %) 4


Résultats des élections de 2012[44]
Parti Voix (100 682) Sièges
PS 48 014 (47,69 %) 30
MR 16 389 (16,28 %) 9
Cdh 10 664 (10,59 %) 6
Ecolo 7 424 (7,37 %) 3
FN-belge 5 816 (5,78 %) 2
PTB+ 3 444 (3,42 %) 1


Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Ensemble du patrimoine classé à Charleroi (ville avant fusion).

L'Hôtel de Ville et le beffroi[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville, vu depuis la place Charles II.
Article détaillé : Hôtel de ville de Charleroi.

L'Hôtel de Ville de Charleroi, est un vaste bâtiment éclectique mêlant Classicisme et Art déco construit par les architectes Jules Cézar en collaboration avec Joseph André, inauguré en 1936. L'ensemble forme un vaste quadrilatère comprenant un beffroi d'une hauteur de 70 mètres.

L'église Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Christophe, vue depuis la place Charles II.

Chapelle de garnison à l'origine (1667), l'église sera plusieurs fois abîmée et restaurée avant d'être fortement transformée et agrandie en 1956.

Le Passage de la Bourse[modifier | modifier le code]

Passage de la Bourse.
Article détaillé : Passage de la Bourse.

Imaginée par l'architecte Le Graive et réalisée de 1890 à 1893, cette galerie courbe est l'ensemble de tradition classique le plus remarquable de Charleroi[45].

Art nouveau à Charleroi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art nouveau à Charleroi.

La maison dorée[modifier | modifier le code]

Charleroi, Maison Dorée, sgraffite "Soleil", par Gabriel van Dievoet, 1899.
Article détaillé : Maison dorée (Charleroi).

Remarquable pour les sgraffites dorés qui en ornent les façades (chardons stylisés et soleil), et qui lui ont donné son nom.
Elle fut édifiée en 1899 par l'architecte Alfred Frère et acquise en 1906 par les industriels verriers Chausteur. Propriété du docteur Léon Lempereur en 1952, elle deviendra ensuite un restaurant (1993) avant d'être achetée par la Ville de Charleroi (1999). Classée en 1993, elle sert actuellement de local à l'Association de la Presse.

La maison « La Fleur »[modifier | modifier le code]

Maison « La Fleur ».
Article détaillé : Maison "la Fleur".

La maison « La Fleur » est une habitation de style Sécession viennoise. Construite en 1908 par Joseph Charon, elle a été rénovée dans les années 1990 par Paul Warin et Luc Schuiten, qui lui ajoutent un second corps en retrait conçu dans le même esprit.

Université du Travail Paul Pastur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université du Travail Paul Pastur.

Autres monuments classés[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

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Musées[modifier | modifier le code]

B.P.S. 22 - Province de Hainaut
  • Le site le plus visité de Charleroi est le site minier du Bois du Cazier, à Marcinelle. Il abrite :
    • Un musée consacré à la catastrophe du 8 août 1956.
    • Un musée à la gloire du passé industriel de Charleroi
    • Le musée du Verre
    • Des ateliers de forgerons

Traditions et Folklore[modifier | modifier le code]

Danse[modifier | modifier le code]

Dans la mouvance de l'implantation à Charleroi en 1957 de ce qui deviendra plus tard le Ballet royal de Wallonie, la ville de Charleroi a connu depuis 1970 un très vif engouement pour la danse classique et contemporaine, avec la création de nombreuses écoles de danse privées et même de compagnies semi-professionnelles comme Carolo King Ballet.

Le Ballet royal de Wallonie a été dissous en 1990, à la mort de son directeur artistique Jorge Lefebre pour faire place à une entité intégralement contemporaine : Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

  • Le Palais des Beaux Arts, dispose de la plus grande scène de Wallonie
  • Le Rockerill, situé sur l'ancien site de La Providence, salle de concerts alternative, lieu d'expositions, performances
  • L'Eden
  • Le Coliseum, ville Basse
  • Le Vecteur Plateforme culturelle pluridisciplinaire, située dans l'ancien théâtre rénové du Vaudeville, rue de Marcinelle
  • Le Spiroudôme de temps à autre.
  • Le Centre Temps Choisi à Gilly
  • Plusieurs centres culturels : Mont sur Marchienne, Couillet, Gosselies

Médias[modifier | modifier le code]

Balades[modifier | modifier le code]

Le paysage carolorégien est animé par de nombreux terrils, souvenirs d'un long passé minier, et de nombreux parcs communaux de la métropole. Certains ont été réaménagés en espaces de détente et d'évasion, constituant parfois de superbes réserves naturelles NB : du haut de ces terrils, on peut découvrir un vaste panorama de la métropole. Ces terrils sont traversés par le Ravel. Idéal pour des balades à pieds, à cheval ou équipé d'un vélo.

Centre international d'édition de la bande dessinée (Éditions Dupuis), Charleroi qui a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle, a vu naître des personnages illustres du neuvième art tels que Spirou et Fantasio, le Marsupilami, Boule et Bill, et Lucky Luke, dont les statues polychromes ornent la ville.

Événements[modifier | modifier le code]

Fréquemment, des festivals ou concerts de musiques sont organisés dans les nombreux cafés de la ville, comme le Carolo Musique Rally. Chaque année, fin juin, se tient également une des plus grandes brocantes de Belgique, à savoir, la Brocante des quais qui dure 24 heures. En 2006, le 24 juin, la ville a accueilli la City Parade, grand rassemblement de musiques électroniques.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

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Jumelages[modifier | modifier le code]

Charleroi et ses sections sont jumelés avec :


Localisation des villes jumelées avec Charleroi.
Localisation de la ville
Charleroi

Ville sœur[modifier | modifier le code]

Charleroi, ville de Pennsylvanie près de Pittsburgh aux États-Unis, 5 000 habitants, a été nommée ainsi en l'honneur de sa grande sœur belge.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Charleroi.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Caroloregium valde concelebratur : 1666-1966 : Bilan de trois siècles d'histoire locale, publié par l'administration communale de Charleroi à l'occasion du tricentenaire de la fondation de la ville, Charleroi,‎ 1966, 548 p.
  • Charleroi, Ville de Wallonie : 1666-1966 - album souvenir, Charleroi, Les éditions du Bourdon,‎ 1966, 128 p.
  • Inauguration des grands travaux par L.L.M.M. le Roi et la Reine le dimanche 22 juin 1930 : Notices descriptives des travaux, Charleroi, Ville de Charleroi,‎ 1930, 56 p.
  • Libre-sur-Sambre : Charleroi sous les révolutions 1789-1799, Crédit Communal,‎ 1989, 136 p. (ISBN 2-87193-085-6)
    Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition « Libre-sur-Sambre, Charleroi sous les révolutions 1789-1799 », organisée par la Ville de Charleroi avec la collaboration du Crédit Communal. Exposition présentée au Musée du Verre, à Charleroi, du 23 septembre au 10 novembre 1989
  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur,‎ 1994, 602 p. (ISBN 2-87009-588-0)
  • Didier Albin, Charleroi, le séisme, Bruxelles, Éditions Luc Pire, coll. « Voix politiques »,‎ 2006, 160 p. (ISBN 2-87415-719-8)
  • Didier Albin, Charleroi, le séisme continue, Bruxelles, Éditions Luc Pire,‎ 2007, 176 p. (ISBN 978-2-87415-864-3)
  • Maurice-A. Arnould, Le plan relief de Charleroi, Bruxelles, Crédit Communal, coll. « Histoire in-4° »,‎ 1986, 68 p. (ISBN 2-87193-006-6)
  • Anne-Catherine Bioul, Alain Dauchot et Jean Alexandre Pouleur, Charleroi, ville d'architectures : Du Temps des Forteresses aux Années Folles 1666-1940, Bruxelles, Atelier Ledoux, Espace Environnement,‎ 1992, 104 p.
  • Anne-Catherine Bioul, Vivre aujourd'hui dans un intérieur d'autrefois, à Charleroi, Namur, Ministère de la Région wallonne, coll. « Études et documents / Monuments et sites »,‎ 2004, 245 p. (ISBN 2-87401-171-1)
  • Marcel Brasseur, Charleroy, Le siège de 1693, un Episode Méconnu, Société royale d'archéologie et de paléontologie de Charleroi,‎ 1980, 2e éd., 167 p.
  • Pierre Burssens et Bernard Parée (ill. Jacques Raes), Charleroi, une ville aux carrefours de l'histoire, Charleroi, Willy Seron, éditeur,‎ 1987, 64 p.
    Histoire de Charleroi en B.D. produite par le département de l'information de la Ville de Charleroi
  • Jean-Louis Delaet, Rina Margos et Chantal Lemal-Mengeot, Hôtels de Ville et Maisons communales de Charleroi, Ministère de la Région wallonne et Ville de Charleroi, coll. « Carnets du patrimoine » (no 11),‎ 1995, 64 p.
  • Christian Draguet, Le ballon de Fleurus : Itinéraire des aérostiers en juin 1794, Montigny-le-Tilleul, Éditions Scaillet,‎ 1994, 176 p.
  • Jean-Marie Duvosquel (dir.), Valenti Vermeersch (dir.), Chantal Lemal-Mengeot, Patrica Vanerck, Raymond Brulet, Jean-Louis Delaet et Georges Vercheval, Musées de Charleroi, Bruxelles, Crédit Communal, coll. « Musea Nostra » (no 17),‎ 1989, 128 p.
  • Jean Everard, Monographie des rues de Charleroi, Charleroi, Collins,‎ 1959, In-12, 223 p.
  • Jean Fichefet, Charleroi - Étude de Géographie urbaine, Charleroi, Librairie de la Bourse,‎ 1935, 218 p.
  • Hervé Hasquin, Une mutation, le « Pays de Charleroi » aux XVIIe et XVIIIe siècles. Aux origines de la Révolution industrielle en Belgique,‎ 1971 [détail de l’édition]
  • René-Pierre Hasquin, De Charnoy-village à Charleroi-Métropole, Bruxelles, Labor,‎ 1969, 394 p.
  • René-Pierre Hasquin, Charleroi, an 2000 : Des rires et des larmes, Montigny-le-Tilleul, Éditions Scaillet, coll. « Mémoire d'une métropole »,‎ 2000, 240 p.
  • Émile Lempereur (préf. Lucien Harmegnies), Charleroi à cœur ouvert, Paris-Gembloux, Duculot, coll. « Des villes & des hommes »,‎ 1977, 192 p. (ISBN 2-8011-0166-4)
  • Frédéric Mac Donough (préf. Émile Lempereur), Abécédaire des peintres du Pays de Charleroi : du XVIe au XXIe siècle, Loverval, Éditions Labor,‎ 2006, 240 p. (ISBN 2-8040-2380-x)
  • Philippe Mac Kay, Marianne Bruneau et Denis Gauvain, Charleroi d'hier et d'aujourd'hui : Rue par rue, Charleroi, coll. « Un dossier de La Nouvelle Gazette »,‎ octobre 1996
  • Isabelle Parmentier, Histoire de l'environnement en Pays de Charleroi (1730-1830) : pollution et nuisances dans un paysage en voie d'industrialisation, Bruxelles, Académie royale de Belgique, coll. « Mémoires de l'Académie royale de Belgique. Classe des lettres, des sciences et des beaux-arts »,‎ 2008, 410 p. (ISBN 978-2-80310-250-1)
  • Michel Poulain (dir.), Ville de Charleroi - Atlas géostatistique des quartiers, Charleroi,‎ 2001
  • Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum,‎ 1995, 466 p. (ISBN 2-930014-42-3)
  • L. Thibaut, « Quelques indications sur l'origine de la pompe à feu de Fresnes (1732) », Revue Belge d'histoire contemporaine, vol. 6, no 1-2,‎ 1975, p. 29-36 (lire en ligne)
  • Jean Derzelle, « Charleroi, ville jeune, fête ses 300 ans », Le Soir,‎ 16-17 janvier 1966
  • Alexandra Vanden Eynde, Cédric Swennen et Nicolas Rochet, Carnet des villes de Charleroi, Liège & Namur, Charleroi, Espace Environnement, coll. « Septentrion, de la ville forte à la ville durable »,‎ 2006, 67 p. (lire en ligne), p. 5-26
  • Philippe Vandermaelen, Dictionnaire géographique de la province de Hainaut, Bruxelles, Établissement géographique,‎ 1833 (lire en ligne), p. 98

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 31
  2. Contrat de rivière, Sambre & affluents
  3. Atlas topographique Belgique : 1:50 000, Bruxelles, Tielt, Institut géographique national, Lannoo, Touring,‎ 2002, 2e éd., 364 p. (ISBN 90-209-4853-9), p. 206-207
  4. « La biodiversité en Wallonie. »
  5. « Stratégie nationale de la Belgique pour la biodiversité 2006-2016 »
  6. « Planifier une nouvelle valorisation des terrils dans la ville et la région, dans une perspective de développement durable »
  7. « 21/06/2012 - Paul Magnette - Groene groei is not enough »
  8. « Les terrils dévoilent leur biodiversité à la Maison du Tourisme du Pays de Charleroi »
  9. « SGIB 2638 - Terril des Viviers »
  10. Site de l'Institut royal météorologique (IRM)
  11. Site de l'institut météorologique belge
  12. Jean Fichefet, Charleroi - Étude de Géographie eurbaine, Charleroi, Librairie de la Bourse,‎ 1935, p. 34-41
  13. Le texte latin complet dit : "Dis tertia septembris excellentissimus Franciscus de Moura Marchio de Castello Rodrigo fundatur Caroloregivm. tertiae septembris 1666." Soit, en français : "Le trois septembre 1666, son Excellence François de Moura, Marquis de Castello Rodrigo, a fondé Charleroi." (in René-P. Hasquin, De Charnoy-village à Charleroi-Métropole, Éditions Labor, Bruxelles, 1969, p. 156.)
  14. Anne Philippart, Charleroi était forteresse 1666-1871 : Notice historique, Charleroi, Société royale d'archéologie de Charleroi et Ville de Charleroi,‎ 1986, « La construction de la forteresse espagnole 1666-1667 », p. 13-16
  15. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 167
  16. Christian Draguet, Le ballon de Fleurus : Itinéraire des aérostiers en juin 1794, Montigny-le-Tilleul, Éditions Scaillet,‎ 1994, 176 p., p. 42-46
  17. biographie du général Charbonnier
  18. Jean Derzelle, « Charleroi, ville jeune, fête ses 300 ans », Le Soir,‎ 16-17 janvier 1966
  19. Phénix bénéficiera du financement européen
  20. http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130925_00365704
  21. http://www.lesoir.be/321809/article/economie/immo/2013-09-19/charleroi-ce-phenix-en-cendres-qui-prepare-sa-renaissance
  22. L.J.P.C.D.S, Quartiers généalogiques des familles nobles des Pays-Bas, vol. Tome I, Cologne, Chez les Héritiers de Pierre Marteau,‎ 1776, p. 201
  23. de la Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, vol. Tome VII, Paris, Antoine Boudet,‎ 1774, p. 77
  24. Extrait du texte de l'Arrêté royal cité par D.-A. Van Bastelaer, « Les armes et les sceaux de Charleroi : Recherches sur les vraies et légitimes armoiries de cette Ville et sur la blason apocryphe qui leur a été substitué au XIXe siècle », Documents et rapports de la Société paléontologique et archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi, Mons, Hector Manceaux, vol. 7,‎ 1875, p. 407-493 (lire en ligne)
  25. a, b, c et d Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 216
  26. Blason dessiné par Charles De Rouck (Trois semaines chez les Magritte, Vers l'Avenir, 19 décembre 2009).
  27. Vu sur le site officiel de la Ville de Charleroi, section Découvrir > Tourisme > Histoire :
    « Le coq, emblème de la partie francophone belge et de la France. Sa dextre est posée en chef, en signe d'allégeance. »
  28. Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum,‎ 1995 (ISBN 2-930014-42-3), p. 99
  29. Exemple : Philippe Vander Maelen, Dictionnaire géographique de la province de Hainaut, Bruxelles, A l'établissement géographique,‎ 1833 (lire en ligne), p. 114
  30. Charleroi plus cosmopolite que Bruxelles, L'Avenir, 12 octobre 2010
  31. Liste des écoles sur le site de la Ville de Charleroi
  32. Mondial 2018/2022: Charleroi parmi les 7 villes belges candidates, Vers l'Avenir, 9 novembre 2009
  33. a et b Source : http://statbel.fgov.be
  34. L'importance des secteurs d'activités est mesurée par le chiffre d'affaires déclaré en 2005 par les assujettis à la TVA.
  35. a et b Nouveau collège communal, La Libre Belgique, 10 juillet 2007
  36. a et b Charleroi: le collège a neuf mois pour concrétiser, L'Avenir, 17 février 2012
  37. a et b 52 serments devant 500 spectateurs , L'Avenir, 4 décembre 2012
  38. Charleroi coule le PS, la Flandre encense Leterme, La Libre Belgique, 10 juin 2007
  39. Charleroi : une tripartite PS-MR-cdH au pouvoir, La Libre Belgique, 9 octobre 2006
  40. Le MR quitte la majorité à Charleroi, La Dernière Heure, 28 mai 2007
  41. La majorité reste soudée à Charleroi, La Libre Belgique, 26 mai 2007
  42. Remariage de raison à Charleroi, Le Soir, 22 juin 2007
  43. Site officiel des résultats électoraux belges.
  44. Site de la Région wallonne
  45. Anne-Catherine Bioul, Alain Dauchot et Jean Alexandre Pouleur, Charleroi, ville d'architectures : Du Temps des Forteresses aux Années Folles 1666-1940, Bruxelles, Atelier Ledoux, Espace Environnement,‎ 1992, 104 p., p. 43
  46. Anne-Catherine Bioul, Alain Dauchot et Jean Alexandre Pouleur, Charleroi, ville d'architectures : Du Temps des Forteresses aux Années Folles 1666-1940, Bruxelles, Atelier Ledoux, Espace Environnement,‎ 1992, p. 18
  47. Anne-Catherine Bioul, Vivre aujourd'hui dans un intérieur d'autrefois, à Charleroi, Namur, Ministère de la Région wallonne, coll. « Études et documents / Monuments et sites »,‎ 2004, 245 p. (ISBN 2-87401-171-1), p. 177-184