Limoux

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Limoux
Place de la République de Limoux
Place de la République de Limoux
Blason de Limoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude (sous-préfecture)
Arrondissement Limoux (sous-préfecture)
Canton Limoux (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin et du Saint-Hilairois
Maire
Mandat
Jean-Paul Dupré
2014-2020
Code postal 11300
Code commune 11206
Démographie
Gentilé Limouxins
Population
municipale
10 155 hab. (2011)
Densité 313 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 28″ N 2° 13′ 09″ E / 43.0577777778, 2.2191666666743° 03′ 28″ Nord 2° 13′ 09″ Est / 43.0577777778, 2.21916666667  
Altitude Min. 156 m – Max. 740 m
Superficie 32,41 km2
Localisation

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Limoux

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Limoux
Liens
Site web Site officiel

Limoux est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Limouxins et Limouxines.

Située dans la vallée de l'Aude en plein cœur du Razès, la ville est connue pour la production d'un vin fabriqué selon la méthode ancestrale depuis le XVIe siècle, la blanquette de Limoux. La ville est aussi le lieu d'un carnaval qui dure plusieurs mois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune, située à vingt kilomètres au sud de la ville de Carcassonne, à l'entrée de la haute vallée en plein cœur du Razès, est traversée par le fleuve de l'Aude.

Les communes limitrophes sont Gaja-et-Villedieu, Malras, la Digne-d'Aval à l'ouest, Magrie, Cournanel, Alet-les-Bains au sud, Véraza, Saint-Polycarpe, Villar-Saint-Anselme à l'est, Pieusse, Cépie et Saint-Martin-de-Villereglan au nord.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Limoux est de type méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux et peu pluvieux. La neige n'est pas rare, le brouillard occasionnel, les jours de vent ne sont pas rares. Les températures descendent peu en dessous de 0 °C en hiver. Les automnes et les printemps sont doux. La pluviométrie est assez faible toute l'année. Limoux ne possède pas de station météorologique, cependant, son climat est très proche de celui de Carcassonne.

Relevé météorologique de Carcassonne
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,1 3,5 5,6 7,7 11,4 14,8 17,2 17 14 11,2 6,6 3,8 9,7
Température moyenne (°C) 6,4 7,3 10 12,3 16,2 20,1 22,9 22,6 19,2 15,2 10 7 14,2
Température maximale moyenne (°C) 9,7 11,1 14,4 17 21 25,4 28,6 28,3 24,5 19,3 13,5 10,2 18,6
Record de froid (°C)
date du record
−12,5
16/01/1985
−15,2
04/02/1963
−7,5
01/03/2005
−1,6
08/04/1956
0,9
04/05/2010
6
01/06/1949
8,4
04/07/1948
8,2
30/08/1986
2,9
27/09/1972
−2
29/10/1949
−6,8
22/11/1998
−12
28/12/1962
−15,2
04/02/1963
Record de chaleur (°C)
date du record
21,1
15/01/1955
23,6
15/02/1998
27,3
21/03/1990
31
13/04/1949
35,2
30/05/2001
39,8
21/06/2003
40,2
06/07/1982
41,9
13/08/2003
36,4
07/09/1988
31
10/10/1967
26,2
13/11/1948
22,4
18/12/1989
41,9
13/08/2003
Nombre de jours avec gel 7,6 5,1 2,7 0,1 0 0 0 0 0 0 2,5 6,5 24,5
Ensoleillement (h) 97 120 173 188 215 240 275 260 213 145 102 92 2 120
Record de vent (km/h)
date du record
122
14/01/2004
130
08/02/1996
104
07/03/1988
112
07/04/1994
94
28/05/1999
86
13/06/1982
108
28/07/1990
119
16/08/1983
97
26/09/1992
97
11/10/2006
101
07/11/1982
140
27/12/1999
140
27/12/1999
Précipitations (mm) 67,3 67,7 64,8 71,5 62,3 43 29,1 43,2 46,1 74 56,7 69,4 695,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
77,2
29/01/2006
86,4
12/02/1990
60,6
04/03/1969
81,6
27/04/1993
74,3
18/05/1977
67,6
05/06/1963
90,4
28/07/1990
107,4
26/08/1990
79,9
13/09/1963
151,3
11/10/1970
168,6
12/11/1999
113,6
03/12/2003
168,6
12/11/1999
Nombre de jours avec précipitations 10 9,4 9,6 9,7 8,5 5,9 4,5 5,4 5,6 7,5 8,5 9,3 93,9
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,3 4,5 4,1 4,4 3,9 2,7 1,8 2,4 2,6 3,3 3 4,2 41,2
Humidité relative (%) 82 79 74 74 72 69 64 68 73 80 82 84 75,08
Nombre de jours avec neige 2,1 2,1 0,9 0,3 0 0 0 0 0 0 0,6 1,4 7,4
Nombre de jours d'orage 0,3 0,3 0,8 1,5 2,2 2,9 3,8 3,8 2,1 1,1 0,1 0,2 19,1
Nombre de jours avec brouillard 2,8 1,6 0,9 0,5 0,4 0,2 0,3 0,3 0,9 1,9 2,1 2,2 14,1
Source : Infoclimat, Météo-France et Lameteo.org
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,7
3,1
67,3
 
 
 
11,1
3,5
67,7
 
 
 
14,4
5,6
64,8
 
 
 
17
7,7
71,5
 
 
 
21
11,4
62,3
 
 
 
25,4
14,8
43
 
 
 
28,6
17,2
29,1
 
 
 
28,3
17
43,2
 
 
 
24,5
14
46,1
 
 
 
19,3
11,2
74
 
 
 
13,5
6,6
56,7
 
 
 
10,2
3,8
69,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Gare ferroviaire de Limoux

Limoux est située sur la route départementale 118 reliant Mazamet à Quillan en passant par Carcassonne et orientée nord-sud, puis se transformant en départementale 117 jusqu'à Perpignan. Cette route a été déclassée en départementale dans les années 1970 après avoir été nommée route nationale 118. Elle reliait Albi à Mont-Louis via Castres, Mazamet, Carcassonne, Limoux et Quillan. La départementale est désormais en cours d'aménagement en double voie comme à Cépie au nord de Limoux, car c'est un axe majeur qui permet de desservir la haute vallée de l'Aude. Au nord-est, la départementale 623 permet de rejoindre Castelnaudary. Enfin, la départementale 620, un axe moins important, rejoint à l'est Chalabre qui ensuite permet de se rendre à Foix.

Limoux est desservie par le train : gare de Limoux et halte de Limoux-Flassian avec la ligne SNCF ligne Carcassonne - Rivesaltes. Cette ligne rejoignait autrefois Lapradelle-Puilaurens mais a été fermée à la circulation en 1939 à partir de Quillan. La partie Carcassonne-Quillan a souvent aussi été menacée de fermeture dans les années 1970 pour cause de rentabilité[1]. Cependant, son état s'est amélioré grâce à la mise en circulation d'un TER de dernière génération. En 2007, six aller-retours quotidiens entre Carcassonne et Limoux étaient proposés au public[2]. La gare de Limoux est située à l'est de la ville.

Une liaison quotidienne d'autocar entre Carcassonne et Limoux complète la ligne de chemin de fer. Aucun aéroport n'existe à Limoux, l'aéroport de Carcassonne en Pays Cathare de Carcassonne est le plus proche.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Vue de Landsat 7 de Limoux avec l'Aude qui traverse du sud au nord

Le site est traversé par le fleuve de l'Aude et est constitué d'une zone plate le long de l'Aude et de collines et de coteaux environnants formant une cuvette où se trouve l'essentiel de la partie urbaine de la commune. Cette cuvette est ouverte au nord et au sud au passage de l'Aude formant un vallon. À l'ouest, une rivière (le Cougaing) forme un vallon entre les collines jusqu'à la Digne-d'Aval. Au sud, la vallée se resserre sur l'Aude jusqu'à Alet-les-Bains. Au contraire, au nord, le paysage s'élargit et offre une plus grande surface pour les habitations.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les deux rives du fleuve sont fortement urbanisées. Le noyau initial se situe entre le Pont-Vieux et l'église Saint-Martin[3] sur la rive gauche. Puis les deux rives s'urbanisent au-delà des remparts initiaux, surtout entre 1260 et 1270 avec la construction du Pont-neuf et de la place du marché.

Aujourd'hui, les rives du fleuve sont fortement urbanisées et les habitations sont construites sur les collines au milieu de la garrigue et des vignes. Au nord et au sud, à la sortie de la ville, des zones d'activités commerciales regroupent des centres commerciaux et quelques entreprises comme la zone industrielle des Pyrénées, la zone d'activité du Razès et Occitanie au nord et la zone industrielle de la route d'Alet et la zone d'activité de la plaine au sud.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le logement[modifier | modifier le code]

Limoux comptait 3 934 logements en 1999 pour 9 411 habitants soit environ 2,4 personnes par habitation. Les constructions neuves sont peu présentes et le parc immobilier est assez ancien puisque 75 % des résidences principales ont été construites avant 1974. Les constructions antérieures à 1949 représentent même 37 % du parc.

88,9 % des logements sont des résidences principales, réparties à 73,2 % en maisons individuelles et à 26,8 % en appartements (respectivement 59,1 % et 40,9 % dans la région). 54,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 41,7 % qui ne sont que locataires (respectivement 56,8 % et 37,6 % dans la région)[4],[5].

À noter qu’avec 233 logements HLM, soit 5,9 % du parc en 1999 (9,6 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 8,3 % du parc contre seulement 7,7 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (70,3 %), ou 3 pièces (18,4 %), puis 2 pièces (8,4 %). Les petits logements restent très peu nombreux (studios : 2,9 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la faible demande en petits logements[6],[7]. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 81,7 % ont le chauffage central et 62,7 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 76,5 % et 61,7 % pour la région).

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Une station d'épuration est en cours de construction au nord de Limoux pour un coût de 10 millions d'euros. Elle permettra de traiter les eaux usées de quelque 28 000 habitants[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La ville de Limoux est occupée depuis le néolithique. Le menhir de « la Pierre Droite » est un vestige qui atteste de cette occupation précoce.
Primitivement fondée sur la colline de Flassian, la ville migra jusqu'en bordure de l'Aude. C'est d'ailleurs la réunion de ces deux habitats, Flacianum et Limosus, qui, selon toute vraisemblance, est à l'origine de la fondation au VIIIe siècle de la ville de Limoux. L'agglomération se développa autour de son église.

En 844, une charte de Charles le Chauve attribue la ville à l'abbaye de Saint-Hilaire. Au IXe siècle, Limoux est mentionné pour la première fois dans la charte de Charles le Chauve, roi de France, en faveur de l'abbaye de Saint-Hilaire. Limoux appartient alors à l'archevêque de Narbonne. Puis, au Xe siècle, la ville dépend du Comte du Razès qui y exerce les droits régaliens. Elle devient même le chef-lieu de la vicomté du Razès. Elle prospère rapidement grâce au commerce des draps et du cuir et surtout grâce à la protection des vicomtes de Carcassonne[9].

Époque féodale et catharisme[modifier | modifier le code]

Mais Limoux et ses environs se situent alors en plein cœur du catharisme et la place est prise sans aucune résistance au XIIIe siècle par Simon IV de Montfort lors de la croisade contre les Albigeois. Les fortifications sont dès lors détruites. La ville est donnée en fief à son lieutenant Lambert de Turry qui devient ainsi Lambert de Limoux. La ville ne lui est pas fidèle et en 1221, elle se laisse prendre par le comte de Foix Raimond-Roger. Les fortifications sont remises en place et les Cathares reprennent les lieux redevenus tranquilles. En 1225, le village de Pieusse tout proche accueille un concile cathare dont le but est de réorganiser la communauté cathare du Razès. Benoît de Termes devient leur chef spirituel. En 1226 commence la "guerre de Limoux" qui marque la résistance de la ville soutenue par Raimond II Trencavel et Roger-Bernard II de Foix face aux troupes de Louis VIII. Capitale des faydits révoltés en 1240 sous les ordres du dernier des Trencavel, elle vit sa forteresse rasée. Puis, la seigneurie est acquise par le roi de France et Limoux est annexée par la couronne de France entre 1296 et 1376.

Jusqu'au XIVe siècle, le catharisme est toujours présent dans Limoux et représente environ 15 % de la population[10]. En 1249, plusieurs centaines d'habitants sont pendus, condamnés pour hérésie.

Du XIVe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini de Limoux vers 1780

Au XIVe siècle, La ville devient prospère grâce aux institutions municipales qui prônent le « profit et l'utilité de la chose publique » et grâce à l'industrie drapière. La rive droite de l'Aude est un quartier de tanneurs de peau appelé « Blanquerie »[11].

Cependant, en 1348, la peste noire venue d'Italie sévit à Limoux. En 1355, le Prince de Galles dit le Prince Noir pille la ville. Il revendiquait la France en héritage. Limoux est le chef-lieu d'une viguerie depuis 1319 et des fortifications sont dès lors mises en place.

Au XVIe siècle, les catholiques et les calvinistes s'opposent, entraînant 30 ans de guerre civile qui anéantissent à nouveau l'industrie. La ville est assiégée et dévastée par les catholiques de Jean de Lévis en 1562.

Au XVIIe siècle, Limoux est de nouveau touchée par la peste qui fait plus de 3 000 victimes. En 1642, grâce à la fidélité de ses habitants, Louis XIII établit un sénéchal et un siège présidial. La ville jouit alors d'une institution, source principale de son aisance.

Au XVIIIe siècle, les institutions municipales évoluent pour servir de base au système municipal avec l'Édit de 1771. L'industrie devient à nouveau florissante et le commerce avec l'Espagne se développe. Durant la Révolution française, aucune scène violente ne vient troubler l'établissement des lois nouvelles qui mènent Limoux vers un plus haut degré de prospérité.

Du XIXe siècle à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Place de la République

Au XIXe siècle, l'industrie drapière décline peu à peu, mais elle est remplacée en importance par l'industrie de la chaussure et les activités liées à la vigne.

Le 3 mars 1840, l'entrepôt de poudres et de munitions explose et fait sauter la porte de la Trinité. Le 23 avril 1848, le suffrage universel est instauré. En 1854, le choléra décime la population de Limoux et provoque la mort de cent cinquante et une personnes. Le 11 novembre 1860, la compagnie des sapeurs pompiers de Limoux est créée. En 1891, une crue historique cause la mort de sept personnes et de nombreux blessés. Le niveau catastrophique des eaux atteint 7 mètres 20 à Limoux.

En 1907, les viticulteurs limouxins participent à la révolte des vignerons à Carcassonne puis à Montpellier. Le 19 août 1944, la ville est libérée des troupes d'occupation allemandes qui occupaient la ville depuis le 28 novembre 1942. Le 26 février 1960, le général de Gaulle, chef de l'État, vient à Limoux faire proclamer sa politique algérienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Limoux

Les armes de Limoux se blasonnent ainsi : D'azur, à un Saint-Martin, coupant avec son badelaire son manteau pour en couvrir un pauvre boiteux, un chien précède le cheval, le tout d'argent posé sur une terrasse cousue de sinople. [12]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maison de la communauté de communes du Limouxin et du Saint-Hilairois située à Limoux
Carte des arrondissements de l'Aude avec celui de Limoux au centre

Limoux est une sous-préfecture de l'Aude. Elle possède une gendarmerie. Limoux fait partie de la communauté de communes du Limouxin et du Saint-Hilairois.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 25,41 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 19,12 %, puis de Jacques Chirac avec 15,16 % et enfin Jean-Pierre Chevènement avec 5,23 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 80,36 % pour Jacques Chirac contre 19,64 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 19,14 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant deux points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen[13].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Limouxins ont largement voté contre la Constitution Européenne, avec 63,27 % de Non contre 36,73 % de Oui, pour un taux d’abstention de 30,01 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont assez conformes à la tendance départementale de l'Aude (Non à 64,62 % ; Oui à 35,38 %) démontrant le caractère peu privilégié des habitants qui sont ruraux, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation que la moyenne des Français[14][réf. nécessaire].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 34,13 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 26,61 %, François Bayrou avec 13,37 %, Jean-Marie Le Pen avec 11,19 %, puis Olivier Besancenot avec 4,37 %, et enfin Marie-George Buffet avec 2,15 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 53,87 % (résultat national : 46,94 %) contre 46,13 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53,06 %)[15].


À l’élection présidentielle de 2012, le premier tour a vu se démarquer François Hollande avec 33,67 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 22,20 %, Marine Le Pen avec 19,97 % et Jean-Luc Mélenchon avec 12,30 %.

Les maires de Limoux[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Jean-Paul Dupré PS Député
mars 1971 mars 1989 Robert Badoc PS Conseiller général de l'Aude, conseiller régional du Languedoc-Roussillon
juillet 1952 mars 1971 François Clamens UDR Député de l'Aude (1962-1967)
mai 1952 juillet 1952 Aristide Constans    
octobre 1947 mai 1952 Pierre Marius Célestin François Pailhès Radical  
novembre 1945 octobre 1947 Casimir Lacroux SFIO  
août 1944 novembre 1945 Ernest Thebaut SFIO  
octobre 1943 août 1944 Louis Henri Antoine Eugène Blain   Président de la délégation spéciale
février 1919 juillet 1943 Pierre Léon Edouard Constans Radical-Socialiste Député de l'Aude
novembre 1914 février 1919 Gustave Riu   1° adjoint au maire, remplace le maire Pierre Constans mobilisé
mai 1912 novembre 1914 Pierre Léon Édouard Constans Radical Avoué
mai 1896 mai 1912 Pierre Constans-Pouzols    
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Les quatre taxes de 2006 furent votées par le conseil municipal de Limoux pour des taux de  : 12,84 % pour la taxe d'habitation, 33,17 % pour la taxe foncière bâti, 88,74 % pour la taxe foncière non bâti, et 19,98 % pour la taxe professionnelle[16].

Cette fiscalité est très supérieure à la moyenne départementale mais équivalente à celle des communes de population équivalente. Ces taux sont à titre de comparaison et respectivement de 9,43 %, 21,17 %, 54,93 % et 14,68 % pour le département ; 15,23 %, 39,82 %, 107,99 % et 21,33 % pour Carcassonne la préfecture de l'Aude ; 12,61 %, 33,66 %, 93,24 % et 17,53 % pour Castelnaudary.

La taux de la fiscalité directe locale est de 12,84 % en 2006 ce qui est là aussi supérieur au taux départemental qui est de 9,43 %[17].

Le taux de la taxe d’habitation de 12,84 % en 2003 et 12,84 % 2006 n'a pas bougé depuis plusieurs années, ce qui traduit une volonté municipale de maintenir la fiscalité telle quelle[16]. Contrairement à Castelnaudary qui a réussi à baisser ces taux entre 2003 et 2006, notamment avec 18,48 % en 2003 et 12,46 % en 2006 pour la taxe d'habitation.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Jacques-Ruffié de Limoux sur l'esplanade François-Mitterrand

L'enseignement primaire de Limoux est constitué de 7 écoles maternelles et primaires publiques[18] et une école primaire privée[19]. Pour l'enseignement secondaire, la ville possède un collège public (collège Joseph-Delteil) et un collège privé tres réputé dans la région (Institut Saint-Joseph de Cluny) ainsi qu'un lycée polyvalent public (lycée Jacques-Ruffié)[20]. Limoux ne possède aucun établissement d'enseignement supérieur, mais le lycée Jacques-Ruffié propose depuis 1997 une section d'enseignement supérieur avec un BTS assistant de gestion des PME et PMI.

Santé[modifier | modifier le code]

Les infrastructures médicales et sociales sont au nombre de quatre avec l'ASM (Association audoise sociale et médicale), un centre L. Cassan, deux hôpitaux (hôpital local Limoux-Quillan et hôpital de jour de Limoux), une clinique (clinique des Tilleuls), une maison de santé médicale et la polyclinique Aragou[21]. Carcassonne reste le pôle de santé le plus important du département. Limoux ne possède plus de maternité. Le secteur médico-social est représenté par l'AFDAIM - UDAPEI qui accompagne les personnes handicapées avec la présence à Limoux pour le secteur enfant d'un institut médico-éducatif (IME les hirondelles) et pour le secteur adulte un ESAT (ESAT l'Envol) et un foyer pour adultes avec quelques places de SAJ (Foyer les hirondelles).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 155 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 100 5 142 5 723 5 915 6 247 7 105 7 417 7 444 7 776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 835 6 937 6 770 5 897 6 661 6 283 6 810 6 371 6 684
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 084 7 223 7 010 6 640 7 639 7 797 8 193 7 587 8 334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
9 603 10 824 11 101 10 206 9 665 9 411 9 680 9 709 10 155
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

La ville de Limoux comptait 10 130 habitants au dernier recensement de l'Insee en 2010 ce qui la place au 904e rang national. Limoux est la quatrième ville la plus peuplée de l'Aude après Narbonne, Carcassonne,Castelnaudary et Lézignan-Corbières. La densité de la commune est de 290 hab/km². C'est une commune peu densément peuplée par rapport à Carcassonne (675 hab/km²) ou Trèbes (336 hab/km²). Mais cette densité est largement inférieure à celle de villes comme Toulouse (3 299 hab/km²), Montpellier (3 965 hab/km²) ou Perpignan (1 544 hab./km²). C'est la quatrième aire urbaine du département avec 15 160 habitants couvrant 20 communes après Carcassonne (82 577 hab), Narbonne (70 750 hab.) et Castelnaudary (19 079 hab)[24].

La ville suit exactement les mêmes tendances que la région Languedoc-Roussillon. Les parts des 30-44 ans et des 45-59 ans sont les plus représentées avec 19,8 % et 19,3 % en 1999 (respectivement : 20,9 et 19,1 % pour la région). Les personnes âgées sont peu représentées avec 10,5 % en 1999 comme dans le reste de la région (7,5 %)[25],[26].

Économie[modifier | modifier le code]

Limoux possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary.

En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Limoux est de 4 305[27], se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit :

Répartition de l'emploi[27]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Limoux 77,2 % 17,6 % 3,3 % 1,8 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Le taux de chômage était de 16,9 % en 1999[28]. Un chiffre largement supérieur à la moyenne nationale (8,6 %).

Les principales entreprises de Limoux sont du secteur Agroaliementaire. On note principalement, Limoux Distribution avec 32 M € de chiffre d'affaires, la cave coopérative des vignerons du Sieur d'Arques avec près de 32 M € de CA et la Cave Coopérative Anne de Joyeuses avec plus de 20 M € de chiffre d'affaires[29].

Le vignoble de Limoux[modifier | modifier le code]

Bouteilles de blanquette de Limoux dans un magasin de vente de Limoux

Le vignoble de Limoux est l'économie principale de la ville et de la région limouxine. 95 % de la production du vignoble est élaborée en blanquette de Limoux qui est AOP depuis 1938 et en crémant qui est AOP depuis 1990[30] et deux AOP Limoux Rouge et Limoux Blanc depuis 2004.

La blanquette de Limoux est un vin effervescent du Languedoc, c'est un vin d'appellation d'origine protégée (A.O.P.). La blanquette de Limoux est le premier vin effervescent du monde (contrairement à ceux qui pensent que c'est le Champagne). En effet, la propriété effervescente de ce vin a été découverte en 1531 par accident. Et c'est le célèbre dom Pérignon qui, de retour d'Espagne et de passage par Limoux, ramena dans ses bagages la pétillante idée. Certaines sources avancent une apparition dès le XIVe siècle.

Plusieurs caves de Limoux produisent la blanquette et le crémant de Limoux, mais la plus importante est la cave des Vignerons du Sieur d’Arques. C'est une vieille cave coopérative créée en 1946 qui regroupe 330 vignerons adhérents sur 6 000 hectares (dont 2400 en AOC)[31].

Les Limoux Rouge et Limoux Blanc sont des vins tranquilles d'appellation d'origine protégée (A.O.P..

L' AOP Limoux Blanc est élaboré avec du chardonnay, du mauzac ou du chenin, le mauzac devant représenter au minimum 15 % de l'encépagement. Les différents cépages se vinifient séparément.

L'AOP Limoux Rouge est élaboré avec 50 % minimum de merlot ; 30 % minimum de côt, syrah, grenache et 10 % maximum de carignan comme cépages principaux et 0 à 20 % de cabernet-franc et cabernet-sauvignon.

La cave Anne de Joyeuse créée en 1929 est le principal producteur. Cette structure coopérative la plus ancienne du Limouxin, regroupe aujourd'hui plus de 300 vignerons adhérents sur un vignoble de 3 000 hectares. Elle se distingue par sa démarche de viticulture raisonnée mobilisant les vignerons autour de sa marque Protect Planet (1re cave française certifiée Agriconfiance par BVQI)

Le vignoble limouxin est également célèbre de sa production de pinot noir sur les terres rouges de la Haute Vallée de l'Aude. Ces vins d'un grande qualité sont de plus en plus prisés des amateurs et œnophiles chevronnés.

Culture[modifier | modifier le code]

Le Carnaval de Limoux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Carnaval de Limoux.
Fécos au carnaval de Limoux

Chaque hiver, Limoux fête las fécos durant près de 3 mois. Les festivités commencent environ 12 semaines avant la fête religieuse catholique des Rameaux. Le dimanche précédent cette fête, les carnavaliers brûlent Monsieur Carnaval. Au son de la musique de compositions locales, les bandes sortent à tour de rôle durant le carnaval de Limoux. Il s'agit du carnaval le plus long du monde. Chaque week-end, le samedi et le dimanche, une ou plusieurs bandes défilent sur la place principale au son d'une musique particulière. La journée est divisée en 3 temps : 11 h, 16 h 30 et 21 h 30. Chaque bande est habillée d'un costume traditionnel (souvent un dérivé du Pierrot de la comedia del arte) qui lui est propre. La matinée est réservée à un thème pris par exemple dans l'actualité ou les derniers événements locaux. Les membres des bandes développent ce thème en se déguisant. Le carnaval de Limoux est l'un des plus connus dans le monde, comme celui de Venise ou de Rio de Janeiro.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Peu de vestiges préhistoriques et antiques sont encore visibles sur la commune de Limoux. Seul le menhir « la Pierre Droite » sur la commune de la Peyrolles entre Arques et Rennes-les-Bains[32] est une preuve de l'occupation préhistorique dans la région. Une villa gallo-romaine dans un quartier de Limoux à Flassian[33] a permis de dater l'occupation romaine à Limoux. Cependant, quelques noms de rues caractéristiques méritent d'être soulignés, elles sont l'œuvre des corporations qui les ont baptisées : Bladerie (entrepôts de blé) ; Fusterie (charpentes) ; Carrasserie (qui amenait au port sur l'Aude ou amarrait les radeaux carrasses) ; Flassaderie (lieu où l'on fabriquait les couvertures de laine) ; Goutine (rue qui conduisait au grand fossé) ; Grammatique (grammatica, où on devenait lettré - écoles) ; Malcousinat (mal cuisiné, rue des restaurants, auberges) ; Mauconseil (mauvais conseil, rue d'hommes d'affaires) ; Oules (rue des potiers, olas) ; Blanquerie (blanchisserie, de draps, de tannerie, mégisserie) ; Toulzane (Tolosana, qui prend le chemin de Toulouse) ; sans oublier quelques noms de quartiers :l'Aragou (les habitants du Pech, alliés du roi d'Aragon pendant la croisade contre les Albigeois sont descendus dans le quartier de la Blanquerie devenu aragon, qu'on prononce Aragou en occitan) ; ou encore le Paradou (parador, moulin à foulon), etc.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Pont-Neuf de Limoux

La ville présente un ensemble architectural assez bien conservé. On y retrouve de beaux hôtels particuliers XVe, des vieilles maisons dont certaines datent de la Renaissance et des vieilles ruelles. On peut aussi voir un arc du portail sur rue et des façades et arceaux de la cour au 57 rue de la Blanquerie[34], des éléments de maisons, escalier et intérieur au 2 rue Saint-Victor[35] et une façade sur rue et rampe d'escalier au 7 rue de la Trinité[36]. Une maison du XVIIIe à pans de bois rue Jean-Jaurès est caractéristique de la ville. L'hôtel de Brasse possède un escalier intérieur, un salon avec gypseries et des papiers peints datant de la fin du XVIIIe siècle[37].

L'Aude est traversé par trois ponts. Le Pont-Neuf est un pont fortifié placé sur l'Aude en 1327. C'est un pont à becs angulaires avec six arches. Le Pont-Vieux a été reconstruit au XIXe siècle[38].

L'hôtel de ville est un bâtiment remarquable avec sa façade, ses balcons en fer forgé et sa rampe d'escalier[39]. En centre-ville, la Place de la République est une place carrée couverte où se déroule le tour de fécos durant le Carnaval de Limoux. Elle date des XVe et XVIIIe siècles. Cette place est très pittoresque car elle est couverte avec des arcades sur trois côtés. Elle possède un vieux marché et des fontaines dont une contient les armes de Limoux.

Fontaine, place de la République à Limoux

Çà et là dans la ville se trouvent les restes des fortifications de la ville : porte de la Trinité, porte de la Toulzane, tour Lapasset du XIVe siècle. Un autre endroit pittoresque est le Tivoli ou promenade des Platanes qui est une large allée plantée de platanes. Enfin, la ville possède un monument commémoratif de la guerre de 1870-1871.

Musées[modifier | modifier le code]

Quelques musées tentent de conserver l'art et la mémoire de la région. Ainsi, le musée Petiet fondé en 1880 regroupe des salons décorés dans le style de la Belle Époque, et des peintures de 1900. Il est dédié à une peintre limouxine : Marie-Louise Petiet. Le musée du piano est un musée unique en France et regroupe une collection de pianos du XIXe siècle à nos jours. Enfin, le Jardin aux Plantes parfumées de la Bouichère est un musée vivant, regroupant des plantes oubliées du temps des Cathares et de l'Antiquité, probablement le seul endroit où l'on peut voir le pommier 'Gosmaringer', dont les fruits étaient servis à la table de Charlemagne. C'est un jardin privé de 2 ha avec une partie médiévale, une roseraie, exotique, à l'anglaise et un verger.

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin

Limoux possède deux églises. L'église Saint-Martin[40] du XIIe siècle, citée dans un document dès 1120[41], a été remaniée au XIVe siècle et au XVe siècle. Elle est constituée d'une triple nef à 7 travées égales dont les 5 premières sont romanes, de chapiteaux romans sculptés et d'un clocher gothique sur bases anciennes. Elle a été restaurée au XIXe siècle (flèche du clocher, arcs et voûtes de la nef, clochetons). Elle contient une statue reliquaire de saint Martin en argent et vermeil du XVe siècle. L'église appartint à l'abbaye bénédictine de Saint-Hilaire (toute proche), puis passa après un long conflit aux dominicains de Prouille. Elle faillit être élevée au rang de cathédrale en 1317. La flèche fut reconstruite en 1777 après sa destruction par la foudre.

La basilique Notre-Dame de Marceille, citée dès 1137, dont l'édifice actuel remonte au XIVe siècle, est de type gothique languedocien et est le centre d'un pèlerinage ancien et très populaire dans la région. Elle contient une Vierge noire du XIe siècle. Elle était le siège d'un prieuré uni au collège de Narbonne, à Paris.

La croix de Limoux est une croix de chemin, sur le chemin de Lapeyre, classée monument historique[42].

Gastronomie limouxine[modifier | modifier le code]

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Plusieurs spécialités sont propres à Limoux :

  • Le pebradó est un gâteau apéritif, à pâte torsadée agrémentée de poivre.
  • L'artichaut au foie salé est une spécialité confectionnée avec des artichauts adjoints au foie de porc, sec et salé qui a été flambé et préalablement mis à mariner dans de l'huile.
  • Le canard à la limouxine est un canard préparé dans une sauce accommodée de safran et de grains d'ail entiers.
  • La fricassée de Limoux est un plat à base de porc, servie avec sa garniture de haricots blancs et de couenne.
  • Le limos est une couronne briochée des rois.
  • Les pescalhos qui sont des crêpes et les oreillettes qui sont une ganse plate de couleur dorée, cuite dans une friture d'huile.
  • Le nougat de Limoux est constitué d'amande et de miel. C'est un nougat mou.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Limoux possède trois fleurs en tant que ville fleurie par le Conseil national des villes et villages fleuris de France[43].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Limoux entre au guide des Plus beaux détours de France dans son édition 2009, guide touristique très prisé par les visiteurs d'Outre-Manche, c'est la première commune du département de l'Aude à y figurer[44].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Limoux est jumelée avec Sant Joan de Vilatorrada (Espagne/Catalogne) ville de 10 661 hab.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vivre à Limoux[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La principale manifestation de Limoux est le carnaval de Limoux qui se déroule de janvier à mars.
  • Une autre manifestation, pour la promotion du vignoble de Limoux, est Toques et clochers dont la plus récente édition a eu lieu en 2011 à Limoux. Les années précédentes, cette manifestation se déroulait dans les villages autour de Limoux, point de départ des bus faisant la navette vers la manifestation.
  • Depuis 2009, le festival "Cuivrée Spéciale" anime pendant six jours la ville. C'est le premier événement musical dans le calendrier du Sud de la France[46].
  • En 2011, Limoux accueille le Tour de France. En effet, l'étape du 17 juillet a comme ville départ Limoux avant que les coureurs ne se dirigent vers Montpellier à travers les vignobles Audois.
  • En 2012, Limoux accueille à nouveau le Tour de France. Il s'agit de la première étape des Pyrénées. Elle relie donc Limoux à Foix le 15 juillet par les routes sinueuses et inédites de l'Ariège.

Sports[modifier | modifier le code]

La pratique du sport est importante à Limoux et de nombreuses associations permettent de pratiquer plusieurs disciplines. Limoux possède plusieurs structures : gymnases, terrains de plein air, salles de sport, dojo, piste d'athlétisme, mini-golf, boulodromes et piscine, sans oublier le football de rue avec le FC Limoux-Aude qui fait partie d'un des meilleurs clubs de foot de rue de France.

Sur la piste du stade de l'Aiguille, eurent lieu, en 1964, les exploits et les foulées victorieuses des coureurs Michel Jazy et Jocelyn Delecour venus participer à des épreuves nationales d'athlétisme (plaque commémorative).

La nature de la région permet aussi de pratiquer des sports comme la randonnée pédestre, les sports équestres et le VTT. Le fleuve de l'Aude qui traverse la haute vallée de l'Aude permet de pratiquer des sports d'eau comme le canoë, le kayak et le rafting.

Enfin, Limoux est fortement impliqué en rugby avec une équipe de rugby à XIII, le XIII Limouxin qui évolue en élite et une équipe de rugby à XV, le RCLR XV, qui évolue en Honneur (pour la saison 2008/2009)[47].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux L'Indépendant, le Midi libre et La Dépêche du Midi et par un journal local, le Limouxin[48]. En plus des stations de radio nationales couvrant la ville (France Inter, France Info, France Culture, France Musique, Europe 1 et Skyrock), la ville est couverte par de nombreuses stations locales ou régionales dont 'Cent Pour Cent', 'RCF Aude', 'RTL2 Languedoc-Roussillon', 'Contact FM', 'Radio Ballade' et 'Sud Radio'. De plus la ville dispose de son propre relai TV (TDF Colline de Taich) qui diffuse l'ensemble des programmes TNT (dont 'France 3 Languedoc-Roussillon' et 'France 3 Albi Midi-Pyrénées').

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Burg, Bernard Dartevel et Bernard Bonnery, On en parlait sous les arcades : Limoux pendant la Révolution, Limoux, Comité limouxin du bicentenaire de la Révolution française,‎ 1989, 14 p.
  • Jean-Loup Abbé, Histoire de Limoux, Toulouse, Éditions Privat,‎ 11 juin 2009, 270 p. (ISBN 978-2-7089-8343-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carcassonne - Rivesaltes : Le chemin de fer du pays cathare », Portail ferroviaire de Guillaume Bertrand (consulté le 29/07/2007)
  2. [PDF] Horaires lignes TER Carcassonne-Quillan
  3. [PDF] Paysage urbain et rural à Limoux d'après une source méconnue : le terrier royal de 1316
  4. Insee - Logements à Limoux : les occupants
  5. Insee - Logements en Languedoc-Roussillon : les occupants
  6. Insee - Logements à Carcassonne : le parc
  7. Insee - Logements en Languedoc-Roussillon : le parc
  8. « Limoux. Les travaux de la station d'épuration sont lancés », La dépêche du Midi (consulté le 23/02/2008)
  9. Jean-Philippe Vidal, Les 36 cités et citadelles du pays cathares, édition pélican, page 125. (ISBN 2-7191-0751-4)
  10. Jean-Philippe Vidal, Les 36 cités et citadelles du pays cathares, édition pélican, page 128. (ISBN 2-7191-0751-4)
  11. [PDF] Paysage urbain et rural à Limoux d'après une source méconnue : le terrier royal de 1316 page 3
  12. Armorial des États de Languedoc par Gastelier de la Tour
  13. « Scrutin présidentiel de 2002 - Limoux », Ministère de l'intérieur (consulté le 30/07/2007)
  14. « Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution européenne - Limoux », ministère de l'Intérieur (consulté le 30/07/2007)
  15. « Scrutin présidentiel de 2007 - Limoux », ministère de l'Intérieur (consulté le 30/07/2007)
  16. a et b [xls] Site officiel de la direction générale des Impôts - Données communales
  17. [xls] Site officiel de la direction générale des Impôts - Données communales
  18. « établissements primaires publics de l'Aude », Inspection académique de l'Aude (consulté le 08/08/2007)
  19. « établissements primaires privés de l'Aude », Inspection académique de l'Aude (consulté le 08/08/2007)
  20. « établissements secondaires de l'Aude », Inspection académique de l'Aude (consulté le 08/08/2007)
  21. « La liste des hôpitaux et cliniques de « AUDE (11) » », Annuaire sanitaire et social (consulté le 08/08/2007)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  24. « Agglomérations et villes de l'Aude », SPLAF (consulté le 07/07/2007)
  25. Insee : pyramide des âges 1999 - Limoux
  26. Insee : pyramide des âges 1999 - Région Languedoc-Roussillon
  27. a et b Recensement Insee - emplois à Limoux
  28. Chômage en 1999 L'Internaute (source Insee)
  29. « Blanquette de Limoux », Site de l'Insee (consulté le 13/10/2007)
  30. « Limoux », http://www.vins-languedoc-roussillon.fr (consulté le 14/10/2007)
  31. « Les guides parlent de Sieur d'Arques », Sieur d'Arques (consulté le 13/10/2007)
  32. « La peyro dreito de Peyrolles », RHEDAE MAGAZINE (consulté le 18/08/2007)
  33. Guy Rancoule, Villa gallo-romaine de Flassian à Limoux (Aude), Article Documentaire, Bulletin de la Société d' Études Scientifiques de l'Aude 1988, édition "Société d'Études Scientifiques de l'Aude", 1988, 135 p
  34. « Notice no PA00102750 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Notice no PA00102751 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Notice no PA00102752 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Notice no PA11000017 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Notice no PA00102753 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Notice no PA00102749 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Robert Denat - Saint-Martin de Limoux - p. 317-330, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société française d'archéologie - Paris - 1973
  41. Les 36 cités et citadelles du pays cathares, de Jean-Philippe Vidal, édition pélican, page 128, (ISBN 2-7191-0751-4)
  42. « Croix (socle), à Limoux », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. « Dans l'Aude », Villes et villages fleuris (consulté le 08/08/2007)
  44. Article de La Dépêche du 22/01/2009
  45. Votez Védrines, Noël Vaquié Escrits dal mieu Païs
  46. Festival de cuivre www.festivalcuivre.fr
  47. « Accueil du Rugby Club Limoux Razès XV », Rugby Club Limoux Razès XV (consulté le 13/10/2007)
  48. Le limouxin