Jean Lefebvre

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Jean Lefebvre est un comédien français, né le 3 octobre 1919[1] à Valenciennes[2] et mort le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d'une crise cardiaque dans sa résidence du restaurant La Bohème.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Lefebvre s'était engagé dans l'Armée et avait demandé à rentrer dans les Spahis Marocains et a été envoyé au camp de Satory, près de Versailles, puis il a été envoyé dans un camp de prisonniers à Voves dans l'Eure-et-Loir. Dans la nuit du 5 au 6 mai 1944, malgré la pleine lune, il s’en évade avec quarante-deux prisonniers par un tunnel de cent quarante-huit mètres de long, creusé à partir de la baraque des douches et qui descend à deux mètres de profondeur pour passer sous la clôture du camp. Jean Lefebvre a tenté de passer en zone libre, après avoir gagné la ligne de démarcation en train, mais un membre de son groupe a tué un Allemand qui patrouillait.[réf. nécessaire] Il s'est ensuite enfui et a trouvé refuge dans la maison des parents de Simone (qui voudra se marier avec lui quelque temps plus tard), il sera en effet chassé de la maison après avoir eu une aventure avec elle[réf. souhaitée]. Puis à la fin de la guerre il est rentré chez lui, dans sa maison de Valenciennes, où il a travaillé quelque temps pour son père, puis est entré au Conservatoire à Paris en 1948.

Avec un deuxième prix d'opéra-comique au Conservatoire de Paris, il devait faire carrière en tant que chanteur d'opéra, mais, repéré par René Simon, célèbre professeur d'art dramatique, il commence à jouer au cabaret au début des années 1950 au sein de la troupe Les Branquignols. Après de petites apparitions au cinéma dans les années 1950, Jean Lefebvre devient l'un des acteurs les plus célèbres de sa génération dans les années 1960 et 70 tant à l'écran qu'au théâtre, en incarnant souvent le personnage du « franchouillard » gentil et un peu hébété, au « regard triste de cocker » (qualifié ainsi par Lino Ventura). Toujours dans un registre burlesque, il enchaîne ainsi les seconds rôles dans des comédies faisant de lui un acteur populaire reconnu.

Parmi ses apparitions notables, citons : son rôle de Paul Volfoni dans Les Tontons flingueurs, de Charly, garçon d'écurie donnant des tuyaux à Jean Gabin dans Le Gentleman d'Epsom, de Goubi dans Un idiot à Paris, d'Armand, compère de Bernard Blier dans Quand passent les faisans, de Léonard Michalon, petite frappe victimisée par Lino Ventura dans Ne nous fâchons pas, de Fougasse dans la série du Gendarme de Saint-Tropez et de Pitivier dans la Septième compagnie. Il reste dans les mémoires pour son comique de l'auto-dérision, dont il fit la trame de sa carrière.

Le tournage de la série des gendarmes n'aura pas toujours été du goût de Lefebvre, Le gendarme de Saint-Tropez se fait sans mal, mais à partir du deuxième film Le gendarme à New-York, une embrouille entre Lefebvre et Jean Girault apparait, le cinéaste l'écartera quelque temps de l'aventure, d'où sa faible présence dans le deuxième film. Lors du troisième film, Le gendarme se marie, des scènes entre Lefebvre et Geneviève Grad sont tournées mais n'apparaissent pas dans le montage final du film. Lefebvre reprochera à tort à Louis de Funès de lui voler toutes ses scènes et son temps dans le film. "Tu es connu pour faire ce genre de choses, lui reproche-t-il. Lorsque tu as tourné Le Corniaud, tu es arrivé un matin sur le plateau et tu as refusé de tourner parce que ton rôle ne prévoyait pas assez d'effets comiques... c'est exactement pareil !" Lefebvre acceptera néanmoins de faire partie de l'aventure du 4e film Le gendarme en balade mais ne sera pas présent ni dans Le gendarme et les extra-terrestres ni dans Le gendarme et les gendarmettes pour cause d'exigences autant artistiques que financières. "Je ne vais pas continuer à servir la soupe à monsieur Louis de Funès conclut-il. "Il avait dit du mal sur Louis et le producteur n'en voulait plus. C'est le producteur qui l'a viré, il a fait courir le bruit que c'était Louis mais c'est le producteur." avouera Michel Modo.

À la suite de leur collaboration dans Les Tontons flingueurs, Jean Lefebvre et Bernard Blier se retrouvent souvent dans des comédies sans prétention où leur association rappelle celle des frères Volfoni : Quand passent les faisans en 1965, Du mou dans la gâchette en 1966, C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule en 1974, ou encore Un idiot à Paris ou Le Fou du labo IV. Il tourne avec les plus grands comédiens, comme Jean Gabin, Louis de Funès, Orson Welles, Lino Ventura, Bourvil, Paul Meurisse, Jean-Paul Belmondo ou encore Bernard Blier et Michel Serrault avec lesquels il collabore souvent, ainsi qu'avec les plus grands cinéastes : Georges Lautner, Philippe de Broca, Roger Vadim, Gilles Grangier, Jean Girault, Costa-Gavras, Yves Robert, Édouard Molinaro, Yves Allégret ou encore Julien Duvivier.

Gros flambeur, son appétit pour les jeux d'argent oriente sa carrière vers une suite moins glorieuse. En effet, le succès le fuit à partir des années 1980 ; il accepte de jouer dans des films pour rembourser ses nombreuses dettes de jeu et non pas pour la qualité de leur scénario. Il déclare ainsi : « J'ai tourné tellement de navets que ma carrière ressemble à un potager. » Il s'était distingué au théâtre en jouant le double-rôle principal de la pièce Les Jumeaux.

Il décède le 9 juillet 2004 à Marrakech. Incinéré, ses cendres furent répandues sur le Mont-Blanc.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Georges Marcel Lefebvre et de Zélia Louise Mathilde Masquelier.

Il se marie 4 fois (dont deux fois avec la même femme). Il épouse en premières noces à Paris (XVIe) le 22 novembre 1950, Micheline Reine Grasser (divorce prononcé le 24 janvier 1962) ; en deuxièmes noces à Neuilly-sur-Seine le 20 mai 1967, Catherine Chassin-Briault, dite Yori Bertin (divorce prononcé le 7 mars 1973) ; en troisièmes noces à Paris (XVIe) le 13 décembre 1974, il se remarie avec sa deuxième épouse dont il divorce le 8 juillet 1977. Enfin, il épouse à Las Vegas le 17 juillet 1994, Brigitte Jacqueline Françoise Lerebours. Il est le père de 5 enfants : Bernard, Catherine, Marie-Christine, Carole et Pascal et grand-père de Thomas, Clément et Constance Batut (enfants de Catherine) et Charlotte Alesandri (enfant de Marie-Christine) et Laurent et Sandra (enfants de Bernard) qu'il a énormément aimés. Une arrière petite fille Lea fille de Laurent et Géraldine . Il est un gros joueur, habitué des casinos et des jeux d'argent entre amis (avec Francis Blanche, Darry Cowl... ) ; on a prétendu longtemps qu'il avait gagné au Loto, chose qu'il réfuta sur l'antenne de RTL à l'époque.[réf. nécessaire]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Avant 1947[modifier | modifier le code]

1947 - 1959[modifier | modifier le code]

1960 - 1969[modifier | modifier le code]

1970 - 1979[modifier | modifier le code]

1980 - 2001[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-lefebvre/
  2. 3 octobre 1919, 10 mars 1919, 10 mars 1920 ou à Barlin ou à Valenciennes, selon les sources

Lien externe[modifier | modifier le code]