Céret
| Céret | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Languedoc-Roussillon | |||||
| Département | Pyrénées-Orientales (sous-préfecture) | |||||
| Arrondissement | Céret (Chef-lieu) | |||||
| Canton | Céret (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Vallespir | |||||
| Maire Mandat |
Alain Torrent 2008-2014 |
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| Code postal | 66400 | |||||
| Code commune | 66049 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Cérétans | |||||
| Population municipale |
7 629 hab. (2010) | |||||
| Densité | 202 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 107 m — Max. 1 440 m | |||||
| Superficie | 37,86 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.mairie-ceret.fr | |||||
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Céret est une commune française d'environ 7 500 habitants dans le Sud de la France. C'est une des sous-préfectures du département des Pyrénées-Orientales. Ses habitants sont appelés les Cérétans et les Cérétanes.
Connue pour son musée d'art moderne, ses cerises et sa tradition tauromachique, la ville dont les premières mentions remontent à 866 fut un lieu de négociation du traité des Pyrénées.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Céret est une commune française sous-préfecture du département des Pyrénées-Orientales appartenant à la communauté des communes du Vallespir. La ville est le chef-lieu du canton et de l'arrondissement de même nom.
La ville est située dans le Vallespir dans la vallée du Tech qui borde la ville. Elle s'appuie sur le versant nord des Pyrénées, est dominée au sud par le pic de Garces et Fontfrède et est frontalière de l'Espagne au sud. La Méditerranée est située à 24 km à l'est et le massif du Canigou à 20 km à l'ouest. Les principales villes environnantes sont Perpignan au nord-est, et Figueres au sud-est.
La commune est frontalière avec la commune espagnole de Maçanet de Cabrenys à laquelle il est possible d'accéder en voiture grâce à une piste de 8 kilomètres menant au Col du Puits de la Neige, vers les Salines. Celle-ci passe à côté du têton des Salines.
Géologie et relief [modifier]
La ville est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[1].
Hydrographie [modifier]
Si aujourd'hui le Tech traverse Céret, il est situé à près de 2 kilomètres du centre historique de la ville, à plus de 50 mètres en contrebas. Cette situation a empêché pendant longtemps tout pompage direct dans le fleuve. L'accès à l'eau se faisait par des forages et par la captation des nombreuses sources drainées par des canaux.
La construction d'un canal d'arrosage en 1866[2] permet d'irriguer largement les cultures. L'eau du Tech est détournée largement en amont de la ville et le canal suit les courbes de niveau. Ainsi, Céret se trouve à la fois en contrebas du point de captation et du canal et peut être irrigué.
Aujourd'hui, l'alimentation en eau potable se fait en pompant dans le Tech en amont de la ville, indépendamment du canal d'arrosage.
Climat [modifier]
Céret bénéficie d'un climat méditerranéen. Elle est connue pour ses étés chauds et secs, ses hivers doux et est modérément soumise à la tramontane.
Voies de communication et transports [modifier]
Céret se situe à l'entrée du Vallespir et de la haute-vallée du Tech. La ville est traversée par la route départementale 115, ancienne route nationale 115, qui relie Le Boulou à l'Espagne par le col d'Ares en suivant le cours du Tech jusqu'à Prats-de-Mollo. Depuis juin 2010 et la mise en service de la déviation ouest du Boulou sur la route départementale 900 (ancienne route nationale 9), l'accès à Céret depuis la plaine roussillonnaise et notamment depuis Perpignan a été grandement facilité. Le conseil général a pour projet de relier cette déviation à Céret par une route à deux fois deux voies, déviant ainsi Saint-Jean-Pla-de-Corts[3].
Céret était de plus desservie par la ligne de chemin de fer reliant Elne à Arles-sur-Tech, qui appartenait au réseau de la Compagnie des Chemins de fer du Midi. Suite aux inondations de 1940 ayant endommagé l'infrastructure, puis à une série de fermetures après-guerre, la ligne n'est plus desservie que par des trains de fret entre Elne et Le Boulou. Néanmoins, les rails sont toujours en place jusqu'en gare de Céret.
Toponymie [modifier]
Céret est une francisation du nom catalan de la ville : Ceret[4].
L'étymologie rattache le nom de Céret au peuple des Kerètes, Ibères ou pré-Ibères habitant la région, à l'instar d'autres noms de la région tels que Cerdagne, Puigcerdà ou Saint-Laurent-de-Cerdans[5]. Le mot kérète lui-même est construit sur le radical pré-indo-européen *Ker-Kar suivi du suffixe ibère -ete, le tout signifiant « habitants des montagnes ». Les Romains ont latinisé ce nom et créé le pagus des Ceretani dans ce qui est aujourd'hui le haut-Vallespir et la Cerdagne[6]. Les Romains ont pu donner ce nom pour deux raisons :
- soit Céret était déjà une cité des Kéretes ;
- soit du fait de sa situation dans le pagus Ceretani, même dans le cas d'un peuplement postérieur aux Ibères[6].
Les différentes mentions du nom donnent vicus Sirisidum en 814, vico Cereto en 866, villa Cerseto en 915, vigo Ceresido en 930, Cered et Ceriteto également au Xe siècle, Ceret, Cericeto aux XIe siècle et XIIe siècle, Cirset vers 1070, Cersed (une des formes les plus courantes) en 1130 et Cerset en 1138[7], puis du XIIIe siècle au XVe siècle Cereto, Ceret, Seret et Saret[6]. Ceret supplante les autres formes au XVIe siècle[6].
Ces différentes graphies, souvent liées à des scribes essayant de transcrire en latin un nom qu'ils ne comprenaient pas et donc probablement non utilisées dans le langage parlé[6] , se classent en deux familles :
- les noms issus du latin Ceresetum désignant un lieu planté de cerisiers : Sirisidum, Ceresido, Cereteto et Cericeto . Cela prouverait l'ancienneté de la culture de la cerise dans cette région ;
- les noms issus du latin Quercus suggérant plutôt des bois de chênes : Cerseto, Cersed[6].
Les formes du nom liées aussi bien au cerisier qu'au chêne disparaissent progressivement à partir du XIIe siècle, seules subsistant celles liées à l'antique kérète[6].
Les hypothèses se fondant sur *Ker (rocher) et celles sur le cerisier ne sont donc pas incompatibles, car le mot latin Cerasus (cerisier) provient lui-même du nom de la cité antique de Kerasos en Asie Mineure, à l'étymologie identique[6].
Histoire [modifier]
Préhistoire et Antiquité [modifier]
Les Romains construisent un pont sur le Tech pour relier la plaine à Arles-sur-Tech de l'autre côté du Tech. L'ouvrage à deux arches fut détruit en 522 par une crue du fleuve[8]. Les piles, des éléments de la route romaine, et d'un poste de garde ad Centurionem peuvent être observés à 150 m en amont des ponts actuels[9].
Royaumes de Majorque et d'Aragon [modifier]
L'histoire de Céret commence lors de la formation de l'Empire carolingien. Le Vallespir fait alors partie des marches d'Espagne. C'est un pagus dépendant du comté de Roussillon.
Les premières mentions de Céret apparaissent au IXe siècle. La ville apparaît d'abord comme un fief des comtes d’Empuries sous contrôle de Pons de Vernet. Le Castellas, ancien château seigneurial de la ville, date de cette époque[10].
En 1172, Alphonse II, comte de Barcelone et roi d'Aragon hérite du Roussillon et ses pagus dont le Vallespir. Jaume Ier d'Aragon partage en 1262 ses possessions entre ses fils. Jaume II de Majorque hérite du royaume de Majorque, du Roussillon et de Céret.
Cette époque voit la protection de la ville par des remparts et des douves[11] et la construction de l'abbaye bénédictine de Saint-Ferréol.
La rupture politique entre les héritiers de Jaume Ier entraîne la prise des possessions du royaume de Majorque par la couronne d'Aragon. Pierre IV d'Aragon envahit et annexe le Roussillon en 1344.
En 1268[12], Guillaume V, vicomte de Castelnou obtient Céret en dot lors de son mariage avec Ava. Sa fille en hérite en 1312. L'année suivante, en 1313, la fontaine des neuf jets est construite, sous le règne de Sanç Ier de Majorque [13].
Comme le veut la mode de l'époque et un certain calcul politique, une forme d'autonomie est offerte par le vicomte dans la gestion de la ville. Quatre consuls sont élus annuellement par la population. Vers 1321, la ville fait construire le pont du Diable. Les frais sont partagés entre Céret et les villages en amont du Tech qui en tirent parti.
Période espagnole [modifier]
À la suite du mariage d'Isabelle de Castille et de Ferdinand d'Aragon, et l'union des deux royaumes qui s'ensuivit, Céret dépend du royaume d'Espagne. À cette occasion, la fontaine des neuf Jets fut alors surmontée d'un lion, emblème de l'Espagne.
En 1640, les représentants de la Généralité de Catalogne signèrent dans la commune un pacte avec le représentant de Louis XIII, le cardinal de Richelieu.
En 1641, en pleine guerre franco-espagnole, la cité privilégiée reçut des droits spéciaux, à l'égal de Ille. Un second privilège lui fut accordé lors de la conférence de Céret lorsque les représentants des royaumes de France et d'Espagne négocièrent en 1660 la nouvelle frontière entre les deux pays[14], point laissé ouvert par le traité des Pyrénées (signé en 1659). L'annexion du Roussillon à la France mit fin aux droits spéciaux accordés à la ville[14]. À cette occasion, la tête du lion surmontant la fontaine des neuf jets, initialement tournée vers l'Espagne, est tournée vers la France, et la phrase suivante est gravée : «Venite Ceretens, leo factus est gallus» (« Venez Cérétans, le lion s'est fait coq »)[13]
Période française [modifier]
Le couvent des capucins est construit en 1581[14]. Un couvent des carmes est construit en 1648[14] sur le site occupé aujourd'hui par le musée, la mairie, et l'office du tourisme. La rivalité entre les capucins et les carmélites vire en un conflit[14], dont le point final n’est posé que par la destruction des deux édifices pendant la Révolution française[14].
Céret devient commune en 1790. L'abolition des privilèges proclamée par la Révolution française s'accompagne d'un partage des bois et près communaux, qui se fait dans une certaine anarchie. De nombreux riverains et propriétaires vont alors se servir anarchiquement dans ce qui reste des anciennes forêts. Certains massifs sont ainsi dévastés en quelques années, parfois brûlés pour en revendre la cendre comme engrais, quand on n’y prend pas également l’humus pour le mettre sur les champs, rapporte Antoine César Becquerel[15]. La jeune préfecture des Pyrénées-Orientales, dans une proclamation imprimée et affichée, tente de raisonner la population : « Les cailloux des monts, entraînés par les eaux, encombrent les lits des rivières et les font déborder. Nos superbes forêts de Céret et de Prades sont détruites. Il n'y aura bientôt plus de bois de chauffage ; les bois taillis ne peuvent suffire aux forges, et la rigueur des saisons a fait périr une quantité d'oliviers »[15].
La ville est occupée par l'Espagne de 1793 à 1794 durant la guerre des Pyrénées[14]. Les remparts fraîchement reconstruits au sortir de cette guerre sont démolis par Napoléon Ier [précision nécessaire]auxquels les Cérétans ferment les portes.
Devant l'inutilité de ce type d'ouvrage face aux canons, les remparts sont transformés en arcades.
Le Second Empire donne lieu à la construction du canal d'arrosage[14].
Céret absorbe la commune de Palol, située sur la rive nord du Tech, le 3 juillet 1823[16].
L'installation au début du XXe siècle de nombreux peintres cubistes[17] (Juan Gris, Pablo Picasso ...) vaut au village le surnom de Mecque du cubisme, même si ce n'est pas la seule école représentée à Céret (Chaïm Soutine, Marc Chagall…). Cette richesse permet à Pierre Brune, Franck Haviland, la construction d'un Musée d'art moderne en 1950[18].
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Magali de Séverac, par Manolo Hugué.
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Monument aux morts. Aristide Maillol. 1922.
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Sculpture aux toréadors du monde, d'après l'œuvre de Manolo Hugué.
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Monument au canal d'arrosage par Gustave Violet.
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Le pic de Garces depuis le pont Jean Serris. Vincent R.
En 1922, l'œuvre commandée en 1919 à Aristide Maillol pour le monument aux morts est installée[19].
La même année, des familles cérétanes réunies en société font construire des arènes[20]. Une statue Torero du Monde est érigée près des arènes. Cette œuvre est la copie d'une statue de Manolo Hugué sculptée alors qu'il est installé dans le village et exposée au musée. Pablo Picasso, fait à son tour don en 1953 de 35 coupelles sur le thème de la tauromachie au musée d'art moderne, créant une relation entre la vie artistique cérétane et le monde tauromachique.
Lors de la guerre d'Espagne et de la retirada, le village accueille un grand nombre de réfugiés[21]. Durant la Seconde Guerre mondiale, Céret est un point de passage de la Résistance de la France vers l'Espagne. En 1946, une stèle des évadés est érigée près du pic de Fontfrède qui domine le village, qui reçoit la Croix de guerre[22].
Politique et administration [modifier]
Administration municipale [modifier]
Liste des maires [modifier]
La liste des maires de la commune est connue à partir de 1826. Elle est disponible dans la boîte déroulante ci-dessous :
- 2 janvier 1826 : Antoine de Miro.
- 2 septembre 1830 : Joseph Vilar.
- 7 octobre 1830 : Jean Villanove.
- 10 avril 1831 : Bonaventure Nogues.
- 29 janvier 1832 : Taddei Ville.
- 2 janvier 1834 : Joseph Vilar.
- 1859 : Henri Latouche.
- septembre 1870 : Commission municipale présidée par M. Vignes.
- 27 septembre 1874 : Henri Latouche.
- 10 février 1878 : Michel Fourcade.
- 20 mai 1888 : Jacques Guitard-Gouëll.
- 19 juin 1889 : François Palau.
- 22 octobre 1893 : Pierre Catllar.
- 14 janvier 1894 : Barthélemy Calmon.
- 4 mars 1894 : Jacques Guitard-Gouëll.
- 9 août 1902 : Barthélémy Calmon.
- 10 janvier 1909 : Ferdinand Forne.
- 1er décembre 1919 : Onuphre Tarris.
- 16 novembre 1940 : Henri Rey.
- 6 décembre 1941 : Henri Mouchard.
- 22 février 1943 (à la Libération) : Jean Maler.
- 27 octobre 1944 : Jacques Souquet.
- 18 mai 1945 : Gaston Cardonne.
- 26 octobre 1947 : Henri Guitard .
- 13 décembre 1963 : Marcel Parayre.
- 20 avril 1964 : Michel Sageloly.
- 11 mars 1983 : Henri Sicre, Parti socialiste
- 25 juin 1995 : Michel Sageloly (fils), divers droite
- 28 juillet 1996 : Henri Sicre, Parti socialiste
- 19 mars 2001 : Alain Torrent, sans étiquette (réélu en 2008[23])
Jumelage [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie ancienne [modifier]
La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Démographie contemporaine [modifier]
En 2010, la commune comptait 7 629 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
La commune compte deux école maternelles (école Joan-Miro et école maternelle du Pont-de-Céret) et deux écoles élémentaires (école Pablo-Picasso et école Marc-Chagall). Céret compte aussi un collège (collège Jean-Amade), un lycée (lycée Déodat-de-Séverac) et un lycée professionnel et technologique (lycée Beau-Soleil).
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- Carnaval, à la mi-mars
- Céret est communément appelée « capitale de la cerise primeur » du fait de la culture de ce fruit. Une fête de la cerise est organisée chaque année, au début du mois de juin. C'est à cette occasion qu'a lieu un concours de cracher de noyaux.
Corrida [modifier]
Les arènes ont été inaugurées en 1922[20] mais la tradition taurine est présente dans le village depuis au moins 1577[20]. Chaque année depuis 1988[26], l'ADAC, Association des aficionados cérétans, organise dans ces arènes des corridas pendant la feria. Cette association est connue dans le monde taurin pour être torista, c'est-à-dire, qui fait du taureau l'élément central de la corrida. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.
Sardanes [modifier]
Une feria a lieu le week end le plus proche du 14 juillet, suivie par le festival international de la sardane,depuis 1958.
Ceret comme la ville de Banyoles en Catalogne sud sont considérées comme de hauts lieux « sardaniste ». Les deux villes coopèrent autour du concours de composition pour cobla « Ceret-Banyoles ».
Santé [modifier]
La commune possède une clinique privée (clinique du Vallespir) ouverte en 1971, et faisant partie d'un groupement de 11 cliniques du Languedoc-Roussillon.
On compte aussi trois officines de pharmacie.
Sports [modifier]
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 980 €[27].
Emploi [modifier]
Entreprises et commerces [modifier]
De la fin du XIXe siècle jusque dans les années 1980[14], Céret est un village agricole assez important. Dans les années 1960, le village de 5 000 personnes produit 3 000 tonnes de cerises primeurs. De nombreuses activités industrielles sont également implantées : espadrilles et souliers, bouchons, tonneaux, meubles, pipes, fouets, lacets[14], etc.
En 2009, la production de cerise a été divisée par 11[14], l'essentiel de la production industrielle a disparu et n'a pas été remplacée par de nouvelles activités. Le tourisme est la première ressource de la ville.
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales.
Culture et patrimoine [modifier]
Jusqu'au début du XXe siècle, le village est construit autour de l'église Saint-Pierre et d'un rempart circulaire. C'est un village construit en pente douce sur piémont pyrénéen. Les constructions sont caractéristiques de la région à base de pierres roulées en granite. On note la présence de marbre rose sur certains édifices (église, fontaines). Limité par les Pyrénées au sud, par des ravins à l'est et à l'ouest, la ville se développe au cours du XXe siècle vers le nord, jusqu'à atteindre le Tech en contrebas. Les fossés bordant les remparts sont comblés et transformés en boulevards ombragés par de hauts platanes. Après d’importants travaux de terrassement pour combler partiellement le ravin de Tins, la ville se développe au début du XXIe siècle à l'ouest.
Monuments religieux [modifier]
L'église de Céret est le résultat de la superposition et reconstructions de quatre édifices. Une église préromane signalée en 814[28], une deuxième église romane avec son clocher à bandes lombardes du XIe siècle, une troisième église de style gothique. Divers éléments de cet édifice subsistent. L'élément le plus important est un portail en marbre gris du mas Carol, où est inscrit « L'any del nostre senyor 1398 va ser fet aquesta porta » ainsi qu'un clocheton ouvert sur les points cardinaux appelé conjurador[28]. Enfin, l'église du XVIIIe siècle construite sur le modèle de la basilique Saint-Pierre de 1722 à 1779[28].
La ville possède deux autres édifices religieux notables. Le couvent des capucins fut fondé en 1581, sa fonction religieuse est abandonnée après les ravages qu'il subit lors de la révolution française, puis rétablie du 2 août 1871 au 29 octobre 1880. Le bâtiment accueillit la première école séraphique de la Province de Toulouse durant quelques mois en 1896[29] et le peintre Franck Haviland en fit l'acquisition pour y demeurer de 1913 à 1923. Le chœur de la chapelle du couvent, dédiée à Notre Dame des Anges, est orné d'une peinture marouflée de José Oromi, rappelant cette consécration méditée par St-François d'Assise et St-Vincent Ferrier. L'ermitage Saint-Ferreol est situé sur la rive opposé du Tech.
L'église Saint-Georges, église romane en ruines, se trouve à l'est de la ville, près du Tech.
Monuments laïques [modifier]
Au XXe siècle, la présence de nombreux peintres et de sculpteurs dans la ville favorise la diffusion d'œuvres d'arts dans les rues de Céret. On trouve ainsi la statue de la fille de Déodat de Séverac, Magalie de Severac, par Manolo Hugué ; le monument aux morts humaniste est une pleureuse œuvre d'Aristide Maillol.
La fontaine des neuf jets est la principale fontaine de la ville. Elle fut construite en 1313 sur la place de même nom et remodelée au gré des souverains. La première modification fut réalisée après l'Union des royaumes de Castille et d'Aragon en 1479 par Ferdinand II d'Aragon. Un lion regardant vers l'Espagne et surmontant la fontaine fut ajouté. Après le traité des Pyrénées en 1660, la France de Louis XIV procèda au retournement vers la France de la tête de ce lion et apposa l'inscription «Venite Ceretens, leo factus est gallus» (« Venez Cérétans, le lion s'est fait coq »). La tête du lion réparée à la suite d'un accident au XXIe siècle fut reposée vers son orientation initiale vers l'Espagne. L'ouvrage d'abord situé au centre d'une petite place, se trouva excentré lors de l'agrandissement de la Place des Neuf jets. Elle fut alors recentrée au XXe siècle. Au cours de ces travaux des éléments appartenant à une autre fontaine antérieure furent retrouvés sous la fontaine des neuf jets. Ceux-ci ont été assemblés en une autre fontaine située derrière l'église. Au cours de ces travaux de déplacement, la vasque principale circulaire étroite fut changée par une vasque en marbre plus large et octogonale, configuration curieuse pour une fontaine à neuf jets.
Un monument de 1937 édifié en hommage aux constructeurs du canal d'arrosage est l'œuvre de Gustave Violet[2].
Enfin, le monument le plus important est sans doute le pont du Diable. Son unique arche de pierre de 45,45 mètres d'ouverture résiste depuis le XIVe siècle aux crues du Tech[30]. Cet ouvrage haut de 22,30m et renforcé au XVIIIe siècle fait aujourd'hui partie d'un ensemble de 3 ouvrages d'art traversant le Tech. En 1883, l'ingénieur général Paul Séjourné[31] réalise le pont de chemin de fer. En 1939, le pont routier est mis en service[31].
Patrimoine culturel [modifier]
Le musée d'art moderne de Céret fondé par Pierre Brune et Franck Haviland, est situé au centre de la ville. Le bâtiment actuel, englobe les locaux de l'ancienne gendarmerie, de la bibliothèque ainsi que du musée d'origine, lui-même construit sur un ancien couvent carmélite. C'est un bâtiment résolument moderne, à l'image des œuvres qu'il abrite.
La médiathèque Ludovic Massé existe depuis 2007. Elle occupe 1 200 m2 de la maison Companyo.
La ville abrite également un musée archéologique, la Maison du Patrimoine Françoise-Claustre, ainsi qu'un Centre international de musique populaire.
Patrimoine naturel [modifier]
Le pic et le col de Fontfrède dominent la ville. Ce col fut un des hauts lieux de passages entre la France occupée et l'Espagne. Une stèle dite « des évadés » y est dressée.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Les personnes listées dans la boîte déroulante ci-dessous sont liées à Céret.
- Louis Companyo (1781-1871) : savant naturaliste né à Céret ;
- François Jaubert de Passa (1785-1856) : l'hydrologue né à Céret ;
- Esteve Caseponce (1850-1932) : écrivain de culture populaire né à Céret ;
- Déodat de Séverac (1872-1921) : compositeur mort à Céret (le lycée de la ville porte son nom) ;
- Pierre Camo (1877-1974), magistrat et poète français, né à Céret ;
- Jean Amade (1878-1949) : écrivain défenseur de la langue Catalane né à Céret (le collège porte son nom) ;
- Pierre Brune (1887-1956) : peintre mort à Céret ;
- Edmond Brazès (1893-1980) : écrivain né à Céret ;
- Joseph Parayre (1893-1940) : homme politique né et mort à Céret ;
- Ludovic Massé (1900-1982) : écrivain ayant vécu à Céret (la médiathèque porte son nom) ;
- Gaston Cardonne (1905-1971) : homme politique né et mort à Céret ;
- Maurice Porra (1906-1950) : joueur de rugby à XIII mort à Céret ;
- Paul Bonel dit Granito : raseteur et première Cocarde d'or en 1928, né à Céret ;
- Georges Badin (1927-) : peintre et poète vivant et travaillant à Céret ;
- Claire Maurier (1929-) : actrice née à Céret ;
- André Eulry (1930-1980) : peintre mort à Céret ;
- William Fenech (1946) : artiste peintre vivant et travaillant à Céret ;
- Pascal Comelade (1955-) : musicien vivant à Céret ;
- André Boureau (?-1999) : peintre sculpteur installé à Céret depuis 1983 ;
- Florent Roigt (1985-) : joueur de rugby à XV né à Céret ;
- Martin Fourcade (1988-) : biathlète français né à Céret.
Artistes [modifier]
La ville a attiré de nombreux peintres et sculpteurs. Manolo Hugué et Franck Burty Haviland arrivèrent en 1909, recevant dès l'hiver 1910 le musicien compositeur Déodat de Séverac[32]. Pablo Picasso les rejoignit en 1911[17]. Ce fut au tour du poète Max Jacob et du peintre Georges Braque de venir quelques années plus tard[17]. Braque travailla avec Picasso entre 1911 et 1914 à l'élaboration de plusieurs œuvres cubistes tandis que Franck Burty Haviland rachetait l'ancien couvent des capucins, en 1913. Pierre Brune acquit le Castellas (ruine de l'ancien château fort) en 1916, lui permettant d'accueillir en 1918 Pinchus Kremegne et Chaim Soutine[17], suivis en mars 1919 d'André Masson et Maurice Loutreuil, puis d'Auguste Herbin et de Juan Gris en 1920[32]. Le peintre André Eulry vécut à Céret de 1955 à 1980, tout comme Pinchus Kremegne dans les mêmes années, y faisant construire sa maison atelier en 1960 à proximité des Capucins. Le musée d'art moderne de Céret a dédié à tous ces peintres une exposition intitulée Céret, un siècle de paysages sublimés 1909-2009 en 2009.
Culture populaire [modifier]
Cinéma [modifier]
Films tournés en partie à Céret :
- 1959 : L'Eau à la bouche
- 1959 : Le Bossu
- 1971 : Où est passé Tom ?
- 1972 : L'Ingénu
- 2010 : J'ai oublié de te dire
- 2012 : L'Artiste et son modèle
Littérature [modifier]
- Gil Graff, Céret noir, Perpignan, Mare nostrum, coll. « Les polars catalans », 2011, 143 p. (ISBN 978-2-36391-001-1)
- Jacques Lavergne, Peinture au pistolet à Céret, Perpignan, Mare nostrum, coll. « Les polars catalans », 2009, 317 p. (ISBN 978-2-908476-79-8) (notice BnF no FRBNF42008396c)
Musique [modifier]
- 2006 : Album Céret de toros, par Pascal Comelade[33]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Plan séisme
- Office du tourisme, Canal d'arrosage
- Conseil général des Pyrénées-Orientales, « Les grands projets routiers », sur www.cg66.fr. Consulté le 1er août 2010
- (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, 2007 [lire en ligne]
- Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Les noms de lieux des Pyrénées-Orientales, Editions Sud-Ouest, 2009, 191 p. (ISBN 9782879019888)
- Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, 1990, 796 p.
- Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
- Paroisse du vallespir
- Reynes
- Office du tourisme de Céret, Castellas
- Office du tourisme de Céret, Porte de France
- Famille Castelnou
- Office du tourisme de Céret, place des 9 jets
- Source pour l'ensemble du paragraphe histoire : Céret
- Becquerel (Antoine César, M.), Mémoire sur les forêts et leur influence climatérique (exemplaire numérisé par Google) ; 1865 voire pages 43 et suivantes
- Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, 1986, 378 p. (ISBN 2222038219)
- Musée de Ceret, historique
- Musée de Ceret
- Office du tourisme de Céret, monument aux morts
- Panoramas de Céret
- Ressources Céret
- Office du Tourisme de Ceret, Fontfrede
- Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Association Des aficionados cérétans
- Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er février 2013.
- Église Saint Pierre
- Irénée d'Aulon et Gonzalve de Salviac, Nécrologie des Frères-Mineurs capucins de la province de Toulouse, publié par ordre du T R P Gonzalve de Saviac, p. 120.
- Pont du diable sur structuræ
- Ponts de Céret
- Yves Duchateau, La Mecque du cubisme 1900-1950 : Le demi-siècle qui a fait entrer Céret dans l'histoire de l'art, Alter Ego, 2011 (ISBN 291552825X)
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