Depeche Mode

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Depeche Mode

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Depeche Mode en concert à Bilbao, en 2009.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical New wave, synthpop, pop rock
Années actives Depuis 1980
Labels Mute Records (1981–2012),
Sony Music Entertainment (depuis 2012)
Site officiel depechemode.com
Composition du groupe
Membres Martin L. Gore
Dave Gahan
Andrew Fletcher
Anciens membres Vince Clarke
Alan Wilder
Logo

Depeche Mode est un groupe de musique britannique, originaire de Basildon, en Angleterre, formé en 1979. Toujours présent sur la scène internationale, il s'agit d'un groupe influent et populaire apparu au cours de l'ère new wave au sein du courant synthpop. Son nom provient d'un magazine français. Après avoir été lancés par le manager de Soft Cell, ils sont repérés par Daniel Miller, qui les fait signer sur son label Mute Records en 1981. Depeche Mode connaît son premier succès en Europe à partir du mois de septembre de cette même année avec Just Can't Get Enough et aux États-Unis en 1984/1985 avec le single People Are People.

Le succès de leur synthpop au style très empreint de musique industrielle est constant jusqu'en 1990 avec l'album Violator incluant les titres Personal Jesus, Policy of Truth, et surtout Enjoy the Silence. Les années 1990 sont marquées par l'addiction à la drogue, l'overdose et la tentative de suicide du chanteur principal, Dave Gahan, qui ne sera désintoxiqué qu'en 1996, mais aussi par le départ d'Alan Wilder en 1995. Le groupe, qui ne comporte plus que trois membres, continue à sortir des albums (Ultra en 1997, Exciter en 2001, Playing the Angel en 2005, Sounds of the Universe en 2009 et Delta Machine en 2013).

La quasi-totalité des chansons du groupe est composée par Martin L. Gore, sauf celles du premier album (Speak and Spell) qui étaient majoritairement l'œuvre de Vince Clarke, rapidement parti fonder Yazoo puis Erasure. Depuis 2005, le chanteur Dave Gahan participe à l'écriture de certains morceaux. Martin L. Gore œuvre beaucoup pour que Depeche Mode ne soit pas uniquement considéré comme un groupe « de synthés », en utilisant notamment la guitare. Depeche Mode se classe cinquante fois dans le UK Singles Chart, et plusieurs albums classés numéro un au Royaume-Uni, aux États-Unis et dans d'autres pays européens[1]. Selon Mute Records, le groupe compte un total de 75 millions d'albums vendus dans le monde en 2008[2], et plus de 100 millions de disques en incluant les singles[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Genèse (1977–1980)[modifier | modifier le code]

C’est à Basildon en 1977 (dans l'Essex), que Vince Clarke et Andrew Fletcher, alors adolescents, décident de créer un groupe et centrer leur créativité sur un nouvel instrument, le synthétiseur, peu utilisé à l'époque à l’heure où le Royaume-Uni résonne au son du punk rock. Ils sont rejoints dès 1978 par un ami de lycée, Martin L. Gore et fondent Composition of Sound. Le groupe trouve en Dave Gahan, repéré lors d'une audition alors que ni Gore ni Clarke ne se voient comme chanteur principal, la voix que le trio recherchait. Ce dernier est d’ailleurs à l’origine du nouveau nom du groupe inspiré par une revue française : Dépêche Mode[4]. Les Anglais, désireux d'en comprendre la signification s'amusent à traduire ce nom par « Fast Fashion » ou bien encore « Hurry up fashion », commettant ainsi une erreur de sens car ils confondent alors le terme « dépêche » (dispatch en anglais, mot d'ailleurs issu de l'ancien français despeche) avec le verbe « se dépêcher » (« to hurry up » en anglais).

Leurs premières compositions se voient refusées par des maisons de disques qui n’apprécient guère la surcharge de synthétiseurs utilisés (instruments de prédilection du groupe à ses débuts).

Construction Time Again (1981–1983)[modifier | modifier le code]

Stevo Pearce, manager du groupe Soft Cell et fondateur du label Some Bizzare Records, les repère et fait paraître leur titre Photographic sur une compilation intitulée Some Bizzare Album (1981) où ils côtoient alors d'autres futures formations des années 1980 telles The The et Soft Cell. Puis c’est lors d’un concert dans un club londonien que Daniel Miller repère le groupe et décide de le signer sous son nouveau label : Mute Records. En 1981, Depeche Mode sort son premier single Dreaming of Me, qui se classe dans le Top 75 anglais, suivi peu après du titre New Life qui devient le premier vrai succès du groupe en Angleterre ; en fin d'année paraît le troisième single qui devient un tube au Royaume-Uni comme au niveau international : Just Can't Get Enough. Ces premiers titres sont extraits de l’album Speak and Spell dont les compositions sont principalement de Vince Clarke (Martin L. Gore n’y est l’auteur que de deux chansons). Les synthétiseurs y tiennent une place privilégiée sur fond de boîtes à rythme. Mais aussitôt le succès acquis, Clarke quitte le groupe et part fonder le duo à succès Yazoo avec Alison Moyet (une copine du lycée de Basildon), puis l'éphémère The Assembly, se stabilisant finalement en 1985 en créant son groupe Erasure qui, depuis lors, publie régulièrement des albums.

Depeche Mode devient alors un trio sans parolier, et son avenir paraît compromis. Les trois acolytes décident néanmoins de poursuivre l'aventure : Martin L. Gore est désormais l'auteur/compositeur du groupe qui recrute finalement Alan Wilder en 1982 sur petite annonce parue dans le Melody Maker[5]. Celle-ci demande un homme de moins de 21 ans et un véritable musicien. Wilder, qui triche sur son âge, est un pianiste expérimenté. Il est avant tout engagé pour assurer les lives, c'est la raison pour laquelle il ne participe pas à l'élaboration de A Broken Frame, deuxième album du groupe qui paraît fin 1982 et est marqué par le single See You. Ce titre, sorti plus tôt dans l'année, devient alors le plus grand succès de DM dans son pays d'origine, atteignant la 6e place dans le Top 40. Début 1983, paraît le single Get the Balance Right! (absent de tout album studio), celui-ci propose un son plus mûr que les précédentes compositions de Gore, augurant un changement de direction musicale pour Depeche Mode.

L'apport artistique d'Alan Wilder est perceptible dans l'album Construction Time Again (1983) où il signe intégralement deux titres (The Landscape is Changing et Two Minutes Warning). Dans ce troisième opus du groupe, apparaissent les premiers samples nourris de la musique industrielle allemande et les sons deviennent plus travaillés, confirmant donc l'évolution musicale de la formation anglaise. Quant aux paroles, elles prennent des tournures plus politiques : le premier extrait de cet album et tube Everything Counts traite par exemple, sur un mode ironique, des dérives du capitalisme notamment via les grandes majors du disque. Construction Time Again connaîtra un vrai succès au Royaume-Uni (y étant certifié disque d'or fin 1983) et se classera dans plusieurs pays européens, confirmant l'impact grandissant de Depeche Mode au niveau international à cette époque-là ; notamment en Allemagne.

Some Great Reward et succès international (1984)[modifier | modifier le code]

L'amour, la religion, la sexualité, l’ennui deviennent les thèmes de prédilection des compositions de Martin L. Gore, dans un contexte musical qui confirme ses goûts pour la musique industrielle allemande (notamment Kraftwerk) qui nourrit dès lors les samples du groupe : bruits lourds, métalliques et percussions froides martèlent les titres de la formation anglaise. Et c'est dans ce cadre que paraît au printemps 1984 le single qui donnera définitivement à Depeche Mode son envergure internationale : People Are People. Ce titre permet au groupe de connaître un grand succès un peu partout sur la planète (notamment aux États-Unis) et annonce le prochain album, Some Great Reward, qui paraîtra finalement à l'automne de la même année. À noter que ce single constitue aussi pour la formation de Basildon son tout premier titre à se classer no 1. Par ailleurs, fort du succès rencontré par People Are People en Amérique du Nord, un album baptisé du même nom, incluant ce morceau et d'autres singles (Get the Balance Right! et Everything Counts) est publié exclusivement aux États-Unis et au Canada durant l'été 1984, afin de mieux faire connaître la genèse musicale du groupe au public nord-américain, qui le découvre alors. Quant à l'album Some Great Reward, il rencontre un grand succès grâce à des singles à l'impact international certain ; ainsi après People Are People, c'est le titre Master and Servant, paru à la fin de l'été 84, qui connaît à son tour les honneurs des hit-parades. Depeche Mode s'engage alors dans une tournée de plusieurs mois, de l'automne 84 à l'été 85, qui mènera le groupe jusqu'au Japon.

Ce succès est renforcé par la parution mondiale, fin 1985, d'une première compilation officielle regroupant les singles édités depuis les débuts de Depeche Mode, elle contient notamment le tube Shake the Disease, sorti plus tôt dans l'année et classé au Top 20 dans de nombreux pays[6],[7]. En Europe, de la Scandinavie à l'Italie, le groupe acquiert une grande popularité - comme notamment en France et en Allemagne - devenant l'une des formations new-wave anglophones les plus plébiscitées du moment avec, entre autres, Tears for Fears, Duran Duran, Eurythmics, Simple Minds, Talk Talk ou encore The Cure. Il est également à noter que durant cette période, le groupe, de par son succès, avait été contacté afin de participer au Live Aid, en juillet 1985. Cependant, il refusa de s'y produire, Martin Gore estimant notamment que les artistes participant à ce type de concert étaient plus là pour se faire valoir que pour s'investir réellement au niveau caritatif, et que Depeche Mode n'avait donc finalement pas sa place lors d'un tel événement.

D'ailleurs, durant ce même été 1985, le groupe participe à Rock in Athens, un festival exceptionnel organisé notamment à l'initiative des Ministères grec et français de la culture et composé d'une série de concerts regroupant principalement des formations tendance new wave (en dépit du nom du festival) célèbres à ce moment-là. On y retrouve donc Depeche Mode mais aussi, entre autres, Talk Talk, The Cure, The Stranglers, Culture Club et également le groupe français Téléphone. Il est, cependant, à noter que c'est aussi durant cette période que le groupe, qui connaît désormais un engouement international, voit paradoxalement son succès s'affaiblir dans son pays d'origine, où plus aucun de ses singles n'atteint le Top 10, et ce, durant plusieurs années.

Black Celebration et nouvelle identité visuelle (1986)[modifier | modifier le code]

Au printemps 1986, paraît le nouvel album, Black Celebration, dont le premier extrait, Stripped, confirme l'orientation vers une musique composée sur la base d'échantillonnages divers. Cet album assoit la réputation de la formation anglaise au Royaume-Uni (même si aucun des singles extraits n'y atteint les premières places) et lui donne le statut de groupe culte en Amérique du Nord, où il est considéré comme une formation underground ; alors qu'elle est parfois perçue comme commerciale en Europe (ses singles sont édités en une multitude de remixes, pouvant accroître leurs ventes). Cela dit, l'approche électronique et expérimentale du groupe permet de développer de nombreuses variations de ses titres. Depeche Mode collabore avec de nombreux arrangeurs/producteurs et disc jockeys et offrent à ses fans une multitude de reflets sonore.

Le groupe sort un album par an et sa popularité s’accroît de manière importante. Cependant, le désir de s’affranchir de l'image de garçons coiffeurs à synthés, que certains critiques attribuent à ses membres, se fait sentir. C’est notamment pour cette raison qu'ils sollicitent le photographe hollandais Anton Corbijn pour refaçonner leur image. À partir de 1986, l'intervention de Corbijn sur les clips et les photographies devient déterminante pour l'imaginaire visuel de la formation anglaise « Corbijn joue la carte d'une esthétique glacée à la manière d'un Wim Wenders ou d'un Werner Herzog. Systématiquement tournés en noir et blanc, les clips du Hollandais renvoient du groupe une image sans doute encore un peu figée mais débarrassée de tout contenu racoleur »[8].

La première vidéo réalisée par le photographe hollandais illustre le troisième titre extrait de Black Celebration, A Question of Time qui paraît à l'été 1986 et devient rapidement un tube.

Music for the Masses (1987–1988)[modifier | modifier le code]

1987 marque une étape de plus dans la carrière de Depeche Mode. Le groupe édite en début d'année le single Strangelove, qui rencontre un réel succès international et annonce le nouvel album à venir, qui sortira à l'automne. Celui-ci sera l'unique disque de DM enregistré en France au studio Guillaume Tell de Suresnes sous la houlette de David Bascombe – Daniel Miller et Gareth Jones préférant s'éclipser. La nouvelle approche musicale donne finalement naissance à Music for the Masses, lequel s'ouvre sur Never Let Me Down Again, un rock synthétique virant à l'onirisme noir, qui deviendra avec le temps l'hymne des concerts de Depeche Mode à travers le monde. Il donne le ton d'un album abouti qui entre pour la première fois de l'histoire du groupe dans le Top 40 américain, et deviendra disque de platine. « De machine à tubes, Depeche Mode est définitivement passé au statut de groupe culte »[9]. L'album et ses singles, toujours mis en image par Corbijn (Strangelove, Never Let Me Down Again et Behind the Wheel) connaissent au niveau mondial, des scores de ventes très importants, faisant de Depeche Mode l'un des groupes anglophones les plus en vue du moment (avec U2, The Cure ou encore INXS). Cependant, l'accueil au Royaume-Uni y est toujours plus mitigé.

Ce succès international autorise une grande tournée qui passe notamment par les États-Unis et que le cinéaste américain D.A. Pennebaker immortalise dans le documentaire 101, filmé le 18 juin 1988 au stade Rose Bowl de Pasadena devant 70 000 spectateurs[10]. Depeche Mode est devenu « le premier groupe de pop électronique à pouvoir remplir un stade »[11]. Le titre 101 (suggéré par Alan Wilder[12]) fait allusion aux 101 concerts donnés pendant cette tournée. Le documentaire de Pennebaker suit en parallèle huit fans transportés pendant dix jours à travers les États-Unis dans un autobus fourni par la production, ainsi que le groupe lors de ces mêmes déplacements, des interviews, et lors de ses concerts. Un disque, live également, intitulé 101 paraît en mars 1989 et devient « disque d'or en France en vingt-quatre heures [...] [et] offre au groupe son meilleur score de ventes en Angleterre depuis trois ans »[13].

Violator et consécration mondiale (1989–1992)[modifier | modifier le code]

Depeche Mode connaît désormais un grand succès commercial, tout en finissant de convaincre une presse jusqu'alors plutôt réservée. Sitôt leur tournée 101 achevée, Martin L. Gore soumet ses nouvelles compositions de ce qui sera leur album le plus célèbre à ce jour. En 1989, les quatre musiciens rentrent en studio à Milan pour travailler sur les maquettes très épurées de Martin L. Gore. David Bascombe n'étant pas disponible, le groupe fait alors appel au producteur Flood afin d'enregistrer ce nouvel album, où l’on retrouve les titres Personal Jesus, Policy of Truth, World in My Eyes, Halo, Waiting For The Night et surtout le single qui reste l'un des plus célèbres du répertoire de DM, et son plus gros hit à ce jour : Enjoy the Silence. Initialement composé comme une ballade (la démo minimaliste de Martin L. Gore était composée sur un harmonium), Flood et Alan Wilder y ont tout de suite décelé un fort potentiel : ils ont alors demandé à Gore de composer une ritournelle mélodique supplémentaire à la guitare (qui sera déclinée à différents octaves et jouée également aux claviers), le rythme fut accéléré et un soin tout particulier fut apporté à la production de la chanson (pour preuve, le titre est le seul qui fut mixé par Daniel Miller et Flood et non par le disc jockey français François Kevorkian qui mixa le reste de l'album). En tant qu'auteur, Gore déclara durant cette période que ses dix thèmes favoris étaient : « les rapports humains, la domination, le désir, l'amour, le bien, le mal, l'inceste, le péché, la religion, l'immortalité »[14].

Le premier extrait de l'album Personal Jesus paraît sur les ondes dès août 1989, et détone. Avec une chanson rock construite autour d'un riff de guitare blues (façon John Lee Hooker), Depeche Mode est là où on ne l'attendait pas. Cet inattendu mélange au rythme lourd, à la mélodie simple et marqué d'un slogan – davantage qu'un refrain – « Reach out and touch faith » donne le ton. Ne perdant pas de vue le champ d'expérimentation électronique, Personal Jesus se conclut par une phrase instrumentale où les programmations semblent livrées à elles-mêmes, percutées par un rythme lourd. Ce titre est une idée de Gore qui, en lisant une biographie d'Elvis, a appris que Priscilla Presley appelait son mari « mon Jésus personnel ». Par ailleurs les couplets, évoquant une conversation téléphonique « lift up the receiver I'll make you a believer », font en fait écho à l'existence aux États-Unis d'une ligne téléphonique où l'on pouvait joindre un prêtre pour se confesser. Mute n'espérait pas un tel engouement pour Personal Jesus, qui connaît un grand succès international (notamment en Europe et aux États-Unis), misant davantage sur la sortie d'Enjoy the Silence, prévue stratégiquement au moment de la parution de l'album, début 1990 ; baptisé Violator, celui-ci paraît finalement au mois de mars de cette année-là et, propulsé par des ventes records de ses singles (notamment Enjoy the Silence, premier titre de DM à se classer au Top 10 américain et single du retour du groupe dans le Top 10 anglais), devient l'album le plus connu de Depeche Mode, écoulé à près de 15 millions d'exemplaires à ce jour, dont plus de 4 millions pour les seuls États-Unis.

Un événement particulier illustre cette immense popularité acquise, notamment sur le sol américain. Le 20 mars 1990, lors d'une journée de promotion à Beverly Hills, 20 000 fans se pressent pour obtenir un autographe, mais cela tourne vite à l'incident public. Rapidement, les vitres du disquaire où se trouve le groupe - qui sera promptement évacué - cèdent sous la pression de la cohue en proie à une hystérie collective, et les autorités, craignant une émeute (qui sera évitée de peu), « envoient sur place plusieurs hélicoptères [et] quatre divisions de police » afin de disperser la foule[15] ; plusieurs personnes seront blessées lors de cet incident inédit qui sera largement relayé par les médias, locaux comme nationaux[16],[17],[18].

Afin de promouvoir l'album, Depeche Mode s'embarque pour plusieurs mois dans le World Violation Tour, qui démontre, une fois de plus, la grande renommée acquise par la formation anglaise. Celle-ci joue par exemple dans plusieurs stades aux États-Unis : ainsi 42 000 tickets sont vendus en l'espace de quelques heures pour un concert au Giants Stadium (dans le New Jersey) et 48000 tickets sont écoulés en seulement une demi-heure pour un show au Dodger Stadium (à Los Angeles). En 1991, Depeche Mode contribue, avec le titre The Death's Door, à la bande originale du film Jusqu'au bout du monde, de Wim Wenders. À ce moment-là de sa carrière, le groupe est au faîte de sa gloire, autant plébiscité par le public que par la critique ; les années qui suivent se révèlent cependant plus chaotiques.

De la lumière aux ténèbres (1993–1996)[modifier | modifier le code]

Après l’immense succès de Violator, DM revient en 1993 avec l'album Songs of Faith and Devotion. Les titres I Feel You, Walking in My Shoes, Condemnation et In Your Room sont des morceaux encore plus rock, plus bruts, le tout produit de nouveau par Flood et Wilder. Choristes de gospels et sections de cordes interviennent sur un album que le groupe sait très attendu. Et le succès est à nouveau au rendez-vous, le disque se classe dès sa sortie no 1 des ventes en Angleterre, dans de nombreux pays d'Europe ainsi qu'aux États-Unis, cependant il est mitigé. Le premier extrait I Feel You ne marche pas autant aux États-Unis que sur le continent européen où il devient d'ailleurs l'un des singles les mieux classés de l'histoire du groupe, Depeche Mode décide alors de promouvoir la face B du maxi-single, One Caress, sans grand résultat. C'est surtout en Europe que l'album connaîtra ses meilleures ventes, en s'écoulant tout de même à des millions d'exemplaires à travers le monde (dont plus d'un million et demi aux USA). La tournée qui suit, Devotional Tour puis Exotic Tour, qui dure quatorze mois se révèle très éprouvante[19] : énièmes tensions au sein du groupe, prises excessives de drogues et d'alcool, et Fletcher, victime d’une dépression, est remplacé pour quelques dates[20].

Le bilan au milieu des années 1990 n'est guère réjouissant malgré leur immense popularité : Gahan est devenu un véritable junkie vivant presque avec ses dealers, Gore s'isole, et Fletcher essaie de maintenir la cohésion d'un groupe qui voit l'un de ses membres quitter l'aventure. En effet, estimant que son travail n’est pas reconnu à sa juste valeur et éprouvé par les tensions qu’il ressent au sein du groupe, Alan Wilder décide de le quitter en 1995[21]. Il décide de se consacrer à plein temps à son projet solo Recoil. Le groupe perd son pilier technique et créatif. La même année, Dave Gahan est hospitalisé à la suite d'une tentative de suicide[22]. Rétabli, il retrouve les deux membres restants début 1996 pour enregistrer un nouvel album mais, victime d’une overdose peu de temps après et condamné par la justice californienne à un an de mise à l'épreuve, il entreprend une nouvelle cure de désintoxication[23].

Renouveau (1997–2002)[modifier | modifier le code]

Depeche Mode interprétant Black Celebration en 2001.

En 1997, Depeche Mode réapparaît avec le single Barrel of a Gun, qui annonce la sortie d'Ultra, un album du « retour sur certains acquis, un pont solide entre les recettes du passé et les opportunités du présent »[24]. Le producteur Tim Simenon est aux commandes et assure la continuité. Pour mener à bien la production, il fait appel à toute son équipe studio (ses acolytes de Bomb The Bass) pour pallier l'absence d'Alan Wilder qui occupait une place essentielle lors des précédents enregistrements studio. Les ventes d'Ultra sont bonnes, il se classe no 1 dans plusieurs pays dont l'Allemagne et l'Angleterre, et dans le Top 5 aux États-Unis. En 1998, le groupe sort une compilation The Singles 86-98, assortie d'un single inédit (Only When I Lose Myself), ainsi qu'une réédition de The Singles 81-85. « Le disque réaffirme (si besoin est) l'importance « historique » acquise par le groupe au cours de la dernière décennie tout en lui offrant la légitimité d'un retour sur scène »[25]. Une tournée de soixante-cinq dates, baptisée Singles Tour, est organisée, et le public est au rendez-vous[26].

En 2001, Depeche Mode revient avec l'album Exciter, qui se classe très rapidement en tête des ventes dans différents pays[27] et hormis « quelques commentaires sévères, la majorité des critiques rock saluent la sortie d'Exciter avec le respect traditionnellement alloué aux intouchables de la pop »[28]. Une tournée de quatre-vingt dates, baptisée « Exciter Tour », est organisée[29].

Nouvel élan (2003–2010)[modifier | modifier le code]

Depeche Mode avec ses musiciens additionnels Peter Gordeno, et Christian Eigner en 2006.

En 2003, Martin L. Gore et Dave Gahan sortent respectivement leurs propres albums solos (Counterfeit² et Paper Monsters, ce dernier faisant son petit effet dans les charts internationaux) avant de se retrouver en janvier 2005 pour enregistrer Playing the Angel, qui constitue pour le groupe une nouvelle étape dans sa carrière, et un album salué par la critique pour lequel Dave Gahan, enhardi par son récent succès en solo, signe ses premières chansons (dont les musiques sont cocomposées avec Christian Eigner et Andrew Philpott). En sollicitant Ben Hillier à la production (qui avait collaboré avec Blur), DM persiste à se forger un son drainant des guitares saturées et des synthétiseurs hors d'âge. Quelques mois après la sortie de l'album, Depeche Mode se lance dans une nouvelle tournée mondiale, la plus grande de leur carrière : « Touring the Angel ». La tournée comporte 123 concerts dans 33 pays différents.

En 2006 sort une compilation intitulée Best Of : volume 1 (sur laquelle figure l'inédit Martyr, issu des chutes de Playing the Angel) puis en 2007 un nouvel album solo de Gahan, Hourglass, qui n'est pas suivi d'une tournée. En mai 2008[30], Depeche Mode entre en studio pour enregistrer un douzième album, intitulé Sounds of the Universe qui sort le 20 avril 2009. Leur douzième album dissimule derrière son titre pompeux des sonorités audacieuses mettant en valeur les mélodies de Gore, mais aussi celles de Dave Gahan (toujours aidé par Eigner et Philpott pour la musique), obtenant ainsi définitivement sa légitimité d'auteur (qu'il avait entamé sur le précédent album ainsi que sur son album solo Hourglass). Ben Hillier (qui était déjà aux manettes du précédent album) en a assuré la production. Le premier extrait, Wrong, est un single martial aux sonorités synthétiques massives, sans réel refrain (il se rapproche en cela de I Feel You) où Gahan scande le portrait d'un anti-héros à qui rien n'a jamais souri dans son existence. Le deuxième single, Peace, est une ballade électronique sirupeuse qui divise les amateurs du groupe, qui semble se chercher un nouvel hymne pour ses concerts. Une tournée, baptisée Tour of the Universe 2009 débute par un warm-up le 6 mai 2009 à la Rockhal d'Esch-sur-Alzette (Luxembourg) et inclut un concert au Stade de France le 27 juin 2009, un autre au Zénith de Nancy le 28 juin 2009, à Carcassonne le 6 juillet, à Lyon et à Liévin. Pour la Belgique, Depeche Mode est la tête d'affiche de l'édition 2009 du festival TW Classic Werchter se déroulant le 20 juin. Pour la Suisse, trois concerts sont prévus, deux à Zurich et l'autre à Genève le 10 novembre 2009. La conférence annonçant cette tournée a lieu le lundi 6 octobre 2008 au Stade olympique de Berlin où le groupe joue le 10 juin 2009 devant 68 000 personnes.

Depeche Mode à Stockholm en 2010.

Le début de cette tournée est marqué par l'annulation de plusieurs dates en raison de l'hospitalisation du chanteur Dave Gahan. En effet, quelques minutes avant de monter sur scène à Athènes (le 12/05/09, 2e véritable concert de la tournée), il est pris d'une violente gastro-entérite. Plus tard, les médecins vont déceler une tumeur bénigne à la vessie, et le groupe ne reprendra la route que début juin, annonçant des reprogrammations de certaines dates annulées et d'autres dates additionnelles pour l'hiver 2009 et début 2010, notamment au POPB (palais omnisports de Paris-Bercy) les 19 et 20 janvier 2010. Les concerts de Porto et Séville (11 et 12 juillet) font également l'objet d'annulation en raison d'une blessure à la jambe de Dave Gahan. Mais le véritable événement de cette tournée survient le 17 février 2010 lors d'un concert de charité organisé au Royal Albert Hall à Londres quand Alan Wilder rejoint le groupe sur scène le temps d'un titre. Wilder n'était plus apparu sur scène avec le groupe depuis 1994, l'année précédant son départ de DM. Selon Alan « Dave m'a contacté il y a quelques semaines et m'a demandé si je serais prêt à les rejoindre sur scène. Il m'a assuré que les autres étaient d'accord. J'ai été très heureux d'accepter, en particulier car tout cela se faisait dans de bonnes conditions et nous envisagions depuis longtemps une réunion de ce genre. C'était génial de revoir tout le monde et de revenir un peu en arrière, et c'était aussi la première fois que je voyais Depeche Mode en tant que spectateur ! ». Le DVD de la tournée nommé Tour of the Universe : Barcelona 20/21.11.09 sort le 8 novembre.

Période récente et nouvel album studio (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Des rumeurs indiquent ensuite la sortie d'un album remix pour le début de l'année 2011. Ces rumeurs sont avérées puisque le 23 mars 2011, le groupe confirme sur son site officiel la sortie d'un album de remixes pour le 6 juin de la même année[31]. Cinq jours après cette annonce, une version de Personal Jesus remixée par Alex Metric est alors dévoilée. En mars 2012, Martin Gore confirme lors d'une interview que le groupe doit entrer en studio et espère terminer un nouvel album avant la fin de l'année. Gore ajoute que les retrouvailles avec Vince Clarke pour l'album de VCMG, Ssss, ont renforcé sa créativité : « c'était un break sympa pour moi... je suis retourné à l'écriture pour le groupe avec beaucoup plus d'entrain après cette expérience »[32].

Un nouvel album ainsi qu'une nouvelle tournée mondiale sont officiellement annoncés le 23 octobre 2012 à Paris[33], lors d'une conférence de presse du groupe (un compteur a d'ailleurs fait son apparition sur le site officiel de DM). L'album, intitulé Delta Machine, sort finalement le 26 mars 2013[34]. Celui-ci reçoit des critiques en majorité positives[35]. Peu après, débute la tournée mondiale de promotion de l'album, nommée Delta Machine Tour[36], qui commence en France, à Nice, le 4 mai et s'achève en mars 2014 à Moscou, avec la possibilité d'ajouts de dates supplémentaires en Amérique du Sud ainsi qu'en Asie, durant l'été de cette même année[37].

Hommages et apparitions[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Pour le jeu Les Sims 2, Electronic Arts et Depeche Mode se sont entendus afin d'inclure Suffer Well, l'un des morceaux de l'album Playing the Angel. La version proposée est cependant un peu différente de celle du CD : les paroles ont été traduites en simlish (le langage incompréhensible parlé par Les Sims). Dans le jeu vidéo Grand Theft Auto : San Andreas, la chanson Personal Jesus peut être entendue sur une des stations de radio virtuelles du jeu, Radio X, alors que dans Grand Theft Auto : Vice City Stories, c'est la chanson Everything Counts que l'on peut entendre sur une autre radio fictive du jeu, Wave 103. Hideo Kojima reprend Wrong en 2012 pour la bande d'annonce du dernier Metal Gear (série) qui s'intitule Metal Gear Rising: Revengeance sorti en février 2013. Dans le jeu vidéo Left 4 Dead 2 développé par le studio Valve, on peut voir un des survivants (Rochelle) porter un tee-shirt à l'effigie de Depeche Mode.

Musiques[modifier | modifier le code]

Dans la chanson Figli di Pitagora d'Eiffel 65, et dans le remix du disc jockey Gabry Ponte, le groupe Depeche Mode est souvent évoqué lors des refrains. Johnny Cash reprend Personal Jesus dans l'album American IV: The Man Comes Around en 2002, accompagné par le guitariste des Red Hot Chili Peppers, John Frusciante.

Une seconde version de Viva la Vida met en scène le chanteur de Coldplay en tenue royale, à l'image de Dave Gahan dans Enjoy The Silence ; cette vidéo est tournée par Anton Corbijn en hommage à Depeche Mode. Kruder & Dorfmeister ont remixé la chanson Useless dans l'album K&D Session en 1998. Le morceau est plus rapide mais reste très fidèle à l'original.

Marilyn Manson fait une reprise musclée du hit Personal Jesus. Tori Amos a réinterprété à sa manière Enjoy the Silence sur son album de reprises Strange Little Girls. Lacuna Coil, un groupe de métal gothique, a fait une reprise du célèbre titre Enjoy the Silence, dans leur album Karmacode, en 2006. Rammstein reprend en 1998 Stripped sur l'album For The Masses : A Tribute to Depeche Mode (avec d'autres artistes comme The Cure, Smashing Pumpkins, Gus Gusetc.) et réalisent un clip du single en utilisant des extraits du film de propagande de la cinéaste Leni Riefenstahl Les Dieux du Stade (Olympia) pour les jeux Olympiques de Berlin en 1936[38].

A-ha reprend A Question of Lust au cours d'une émission radio de la BBC2 avec Dermot O'Leary diffusée le 25 juillet 2009 dans le cadre de la promotion de leur album Foot of the Mountain en Grande-Bretagne. In Flames, groupe de death metal mélodique suédois reprend Everything Counts, dans leur album Whoracle sorti en 1997. Sylvain Chauveau, compositeur et pianiste français rend hommage à Depeche Mode avec l'album Down To The Bone - An Acoustic Tribute To Depeche Mode (2005).

Placebo fait une reprise de I Feel You en 2004. Nouvelle Vague reprend en version bossa nova Just Can't Get Enough et Master and Servant respectivement sur les albums Nouvelle Vague et 3. Real Life reprend Everything Counts dans l'album Send Me an Angel : 80s Synth Essentials. Michael Gregorio reprend Enjoy the Silence dans son spectacle Michael Gregorio pirate les chanteurs, et Personal Jesus dans son spectacle Michael Gregorio en concert(s). Le groupe Indochine reprend Personal Jesus dans l'émission de variétés Taratata.Nina Hagen reprend Personal Jesus en 2010.

Le groupe Nada Surf reprend Enjoy the silence en 2010 dans son album If I Had a Hi-fi. Kim Wilde en fait de même (en live) dans le mini-album Baby Obey Me sorti en 2007 en Allemagne. Susan Boyle reprend également Enjoy the Silence en 2011 dans son album Someone to Watch Over Me.

John Lord Fonda reprend Personal Jesus en 2005 dans son album DeBaSer[39]. A Perfect Circle reprend People Are People en 2004 dans son album eMOTIVe.

Delpech Mode est un improbable groupe mashup humoristique qui en 2006 a chanté des paroles de Michel Delpech sur des musiques de Depeche Mode (enjoy the loir et cher, just can't j'étais chanteur, Personal Michel, etc.)[40]

Formation[modifier | modifier le code]

Depeche Mode en concert à Brême en juin 2006.

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

Musiciens additionnels (live)[modifier | modifier le code]

  • Christian Eignerbatterie ; le batteur autrichien collabore avec le groupe depuis la tournée suivant la sortie de la compilation The Singles 86-98. Il collabore également avec Dave Gahan à la composition de six chansons sur Playing the Angel et Sounds of the Universe.
  • Peter Gordeno — synthétiseur, guitare et guitare basse ; musicien de studio et pianiste virtuose, Gordeno assure les parties les plus complexes au clavier lors des derniers lives du groupe (depuis 1998).
  • Samantha Smith et Hildia Campbell — chœurs, sur les tournées Devotional Tour, Exotic Tour, et Summer Tour, en 1993 et 1994.
  • Jordan Bailey et Janet Cooke — chœurs, sur la tournée The Singles Tour en 1998.
  • Jordan Bailey et Georgia Lewis — chœurs, sur la tournée Exciter Tour en 2001.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Depeche Mode.

Albums et compilations[modifier | modifier le code]

Depeche Mode à Barcelone en 2006.

Éditions originales[modifier | modifier le code]

Rééditions remasterisées[modifier | modifier le code]

Albums-hommage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joanna Horowitz, « At 29, Depeche Mode is now post-post-punk », The Seattle Times,‎ 6 août 2009 (lire en ligne).
  2. « Depeche Mode signs worldwide exclusive deal with EMI Music - to include the US for the first time », Communiqué de presse d'EMI, 7 octobre 2008.
  3. « Depeche Mode prepares for Tour of the Universe », Reuters, 21 mars 2009.
  4. « En fouillant une pile de revues dans son collège de Southend, Gahan tombe sur le magazine de mode français et le quatuor de se débaptiser dans la foulée [de son nom de Composition of Sound] » dans Sébastien Michaud, Depeche Mode : éthique synthétique, Camion Blanc, Malzéville, 2001, p. 12.
  5. Sébastien Michaud, op. cit., p. 34-35.
  6. [1]
  7. [2]
  8. Sébastien Michaud, op. cit., p. 115.
  9. Sébastien Michaud, op. cit., p. 111.
  10. Sébastien Michaud, op. cit., p. 117.
  11. Sébastien Michaud, op. cit., p. 118.
  12. (en) "Editorials Singles 86–98: MUSIC FOR THE MASSES" Shunt. Consulté le 16 octobre 2010.
  13. Sébastien Michaud, op. cit., p. 124.
  14. Robert Dimery. "Depeche Mode Violator" par Bruno MacDonald. Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie. P640 ISBN2082015394
  15. Sébastien Michaud, op. cit., p. 138-139.
  16. Reportages de l'époque de plusieurs chaînes de télévision émettant dans l'agglomération de Los Angeles traitant de la venue du groupe, de son succès et de l'arrivée massive des fans
  17. Suite des reportages de l'époque de plusieurs chaînes de télévision émettant dans l'agglomération de Los Angeles traitant plus précisément de l'incident
  18. Evocation de cet incident dans le documentaire officiel publié par le groupe, et traitant de cette période : Depeche Mode: 1989-90 - If you wanna use guitars, use guitars... (sous-titré en français)
  19. Sébastien Michaud, op. cit., p. 177.
  20. Sébastien Michaud, op. cit., p. 175-176.
  21. Sébastien Michaud, op. cit., p. 180-181.
  22. Sébastien Michaud, op. cit., p. 182-183.
  23. Sébastien Michaud, op. cit., p. 187-190.
  24. Sébastien Michaud, op. cit., p. 195.
  25. Sébastien Michaud, op. cit., p. 205.
  26. Sébastien Michaud, op. cit., p. 206.
  27. Sébastien Michaud, op. cit., p. 230.
  28. Sébastien Michaud, op. cit., p. 235.
  29. Sébastien Michaud, op. cit., p. 237.
  30. « Depeche Mode are back in the studio! », 7 mai 2008.
  31. (en) depechemode.com News - Depeche Mode "Remixes 2: 81–11" Coming June 6th
  32. (en)« Dave Gahan Discusses Depeche Mode's Upcoming Album », sur Rolling Stone,‎ 2 mars 2012 (consulté le 24 janvier 2013).
  33. [3]
  34. (en)Carrie Battan, « Depeche Mode Detail New Album Delta Machine », sur Pitchfork Media,‎ 24 janvier 2013 (consulté le 24 janvier 2013)
  35. Delta Machine Reviews, sur Metacritic, consulté le 2 avril.
  36. [4]
  37. (en) [5]
  38. « Rammstein - Stripped - 1998 », article complet sur Rammstein World
  39. http://www.discogs.com/John-Lord-Fonda-DeBaSer/master/225753
  40. Delpech Mode, les Michel Delpech new wave, Nicolas Rauline, Metronews, 17 novembre 2006.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Steve Malins, Depeche Mode: A Biography, Cooper Square Press, 2001. (ISBN 978-0-8154-1142-0)
  • Sébastien Michaud, Depeche Mode : éthique synthétique, Camion blanc, Malzéville, 2001, (ISBN 978-2-910196-26-4). Réédition en novembre 2007 avec des modifications de chapitres (ajout de la période 2002-2007 entre autres).
  • Jonathan Miller, Stripped: The True Story of Depeche Mode, Omnibus Press, 2004. (ISBN 978-1-84449-415-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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