Castres

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Castres
Maisons sur la berge de l'Agoût.
Maisons sur la berge de l'Agoût.
Blason de Castres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
(sous-préfecture)
Arrondissement Castres
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
canton de Castres-Est
canton de Castres-Nord
canton de Castres-Ouest
canton de Castres-Sud.
Intercommunalité communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
Maire
Mandat
Pascal Bugis
2014-2020
Code postal 81100
Code commune 81065
Démographie
Gentilé Castrais, Castraises
Population
municipale
42 222 hab. (2011)
Densité 430 hab./km2
Population
aire urbaine
67 464 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 19″ N 2° 14′ 27″ E / 43.6053, 2.2409 ()43° 36′ 19″ Nord 2° 14′ 27″ Est / 43.6053, 2.2409 ()  
Altitude Min. 147 m – Max. 367 m
Superficie 98,17 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-castres.fr

Castres (occitan : Castras) est une commune française, située dans le département du Tarn en région Midi-Pyrénées. Les habitants de Castres sont appelés les Castrais. Castres est généralement connu comme le lieu de naissance de Jean Jaurès, célèbre responsable socialiste du tournant des XIXe et XXe siècles. La ville l'est aussi pour son musée consacré au sculpteur et peintre Francisco Goya.

La cathédrale Saint-Benoît , siège épiscopal de l'ancien diocèse de Castres, est aujourd'hui la plus importante des églises de Castres, elle date seulement des XVIIe et XVIIIe siècles et est classée monument historique depuis 1953.

L'hôtel de ville occupe l'ancien palais épiscopal, conçu au XVIIe siècle par le célèbre architecte Jules Hardouin-Mansart (l'architecte de Versailles), et terminé par le Jardin de l'Évêché conçus par Le Nôtre (concepteur des jardins de Versailles). Près du palais, la tour Saint-Benoît, d'architecture romane, est le seul vestige de la vieille abbaye bénédictine.
La ville possède quelques hôtels particuliers du XVIe et XVIIe siècles, dont l'hôtel de Nayrac, datant de la Renaissance.
La ville est aussi connue pour son équipe de rugby, le Castres olympique (le « CO »), évoluant en Championnat de France, et surtout pour les laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre (sponsor historique du club de rugby).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Castres est située dans le sud du Tarn.

Castres se trouve près de la Montagne Noire :limites géographie (en rouge) et géologique (en magenta)
Palais épiscopal et les berges de l'Agout
Coche d'eau le Miredames reliant le centre-ville au parc de Gourjade en empruntant la rivière de l'Agout

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Castres est située à proximité du Sidobre (site granitique exceptionnel) et de la Montagne Noire, à une altitude de 172 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 42 kilomètres au sud-sud-est d'Albi (préfecture du Tarn), à 15 kilomètres de Mazamet (avec qui elle forme une communauté d'agglomération) et à 72 kilomètres à l'est de Toulouse. Castres est parcourue du nord au sud par l'Agout, un affluent du Tarn qui conflue dans la ville avec la Durenque.

Célèbre tour de l'ancienne abbaye attenante à l'Évêché
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Place Jean-Jaurès où se trouvent les Arcades, le marché de producteurs locaux. Le sol est constitué de granit extrait des carrières du Sidobre de Castres

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat castrais est très particulier. On parle en climatologie pour le Tarn de climat de l'Aquitaine orientale mais il présente ici une différence notable avec le climat aquitain grâce aux deux influences méditerranéenne et montagnarde. Du climat aquitain il faut relever des températures moyennes annuelles plutôt douces et un régime pluviométrique marqué par des pluies hivernales et printanières avec un maximum en mai. La région de Castres enregistre environ 850 mm d'eau annuellement. Mais l'influence du climat méditerranéen devient forte de la mi-juin à la mi-octobre avec des épisodes de sécheresse marquée et des températures estivales d'autant plus élevées que l'influence de la mer y est absente. Ainsi le nombre de jours à plus de 30 °C y est de l'ordre de 30 jours par an en moyenne et à plus de 35 °C autour de 5 jours.

En hiver, au contraire, c'est la proximité de la montagne, tant à l'Est (avec le massif granitique du Sidobre qui culmine à 700 m d'altitude) qu'au Sud avec la montagne Noire (1 210 m au pic de Nore) qui crée les conditions de phénomènes hivernaux plus fréquents qu'à une altitude comparable dans le reste de la région. Ce « micro-climat » est marqué par le phénomène du vent d'Autan. Plus encore que ses voisines de Revel ou de Villefranche de Lauragais, Castres peut être considérée comme la « capitale du vent d'Autan » ; ce vent de Sud-Est qui touche la majeure partie de la région Midi-Pyrénées (sauf la bordure pyrénéenne et l'Ouest du Gers) est provoqué par le resserrement géographique entre le massif central et la chaîne des Pyrénées.La présence d'un gradient de pression positif entre l'Est et l'Ouest de la région suffit à le provoquer. Vent très turbulent, marqué par de violentes rafales, il souffle à plus de 60 km/h environ 70 jours par an et à plus de 100 km/h de 3 à 5 jours par an. On parle d'Autan blanc lorsque les conditions anticycloniques dominent sur la France, le ciel est alors à Castres peu nuageux tandis qu'une bande nuageuse surmonte la montagne Noire au Sud-Est de Castres (et il n'est pas rare qu'il bruine sur l'Aude ou sur l'Hérault sous des nuages bas portés depuis la mer).

Lorsque la dépression se forme sur le golfe de Gascogne ou sur l'Aragon (Espagne), on va alors avoir un ciel beaucoup plus nuageux et le vent se déchaîne de jour comme de nuit jusqu'à ce qu'avec l'arrivée de la pluie (et de la dépression associée) le gradient s'inverse et c'est le vent d'Ouest ou de Nord-Ouest qui prend le relais. La rose des vents de Castres présente une quasi symétrie entre vent d'Ouest et vent de Sud-Est et on peut y noter une absence complète de vents venant des directions Nord-Est ou Sud-Ouest. Le vent de Nord-Ouest y est le plus fréquent mais le vent d'Autan le plus fort. Fortement lié à un effet de fœhn au versant Nord-Ouest de la montagne Noire, le vent d'Autan est extrêmement turbulent. Cette turbulence correspond à des micro-variations de pression qui sont fortement ressenties par les personnes sujettes à migraine. Vent chaud en hiver on dit du vent d'Autan qu'il est le « charbon du pauvre », aussi appelé le vent des fous.

Avec un peu plus de 2000 heures d'ensoleillement annuel la ville de Castres est dans la moyenne d'ensoleillement de villes comme Albi, Montauban ou Toulouse mais loin des voisines méditerranéennes que sont Béziers ou Narbonne (plus de 2500 heures). Une caractéristique notable du climat castrais, c'est la très faible occurrence de brouillard malgré la présence des nombreux cours d'eau.

Entre 1958 et 2011, le record de précipitations à Castres en 24 heures s'élève à 136,5 mm, relevé effectué au centre de secours principal le 5 juin 2003[1], lors d'un orage violent ayant provoqué de forts débordements des ruisseaux du Travet, du Rosé et de la Badayre notamment[2].

Le record de vent relevé sur l'aéroport de Castres-Mazamet s'élève quant à lui à 133 km/h enregistré les 7 et 8 février 1996.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La Régie municipale des transports urbains de Castres (RMTU), créée en 1988, a été renommée en 2001 Libellus[3], constituant un réseau commun dans l'agglomération de Castres et de Mazamet. Le réseau urbain de Castres, gratuit pour tous depuis 2008, est constitué de sept lignes, dont une qui dessert le centre ville en passant par l'Hôpital du Pays d'Autan[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Fontaine située près de l'église Saint Jacques de Villegoudou
Les Arcades et les quais sur l'Agout au cœur du centre-ville historique de Castres

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Les places Jean-Jaurès et de la République furent rénovées dans les années 2000. Du granit du Sidobre constitue le revêtement de ces deux places. Ont été ajoutés des arbres, des fontaines et du nouveau mobilier urbain. L'accès aux piétons, cyclistes a été privilégié par la municipalité. Les façades et l'intérieur du théâtre municipal, situé face au jardin de l'Évêché, ont également été rénovés. Actuellement la place de l'Albinque fait l'objet de travaux de réamménagement. Positionnée au nord ouest du centre historique de la ville (écusson) le quartier accueille en son coeur le marché couvert (halle de type pavillon Baltar). Pour ce quartier dynamique (présence d'écoles, collège,nombreux commerçants...) la réhabilitation de la place permettra de conforter l'esprit de village qui lui est propre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Castres

La commune de Castres porte:

Parti émanché d'argent et de gueules de quatre pièces mouvant d'un flanc à l'autre, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.[5].

Devise : « Debout ». Cimier : une chausse-trappe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville vient du mot roman Castras qui signifie "place fortifiée". Dès le IXe c’est ainsi que l’on désignait l’agglomération qui se développait à proximité du monastère bénédictin de Bellecelle.

Des auteurs des XVIe et XVIIe siècles ont avancé des origines bien plus prestigieuses. Pour Guillaume de Nautonier, Castres viendrait du latin Castra, le camp romain, d’où la légende tenace d’un poste militaire établi par Jules César sur les hauteurs du plateau Saint-Jean. Pour Pierre Sabatier, l’abbaye de Castres aurait été fondée en 647 par trois nobles qui plantèrent leur camp (Castra) sur les bords de l’Agout. Mais ces fables, reprises et amplifiées par les historiens locaux du XIXe siècle, ne reposent sur aucune donnée archéologique, ni sur aucun document d’archives  : elles doivent être abandonnées et leur simple répétition ne doit pas être considérée comme une preuve[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Fondation sur les berges de l'Agout[modifier | modifier le code]

À la suite de la venue des premiers missionnaires chrétiens vers le IIIe siècle, Castres a aussi une origine autour de l'abbaye bénédictine de Saint Benoît, qui est censée avoir été fondée vers l'an 647 sur la rive droite de l'Agout par des seigneurs de la cour de Sigisbert III. Robert, Ancelin et Daniel qui vinrent se fixer là et y vivre en ermites.
Leur renommée fut telle qu'ils bâtirent un monastère, selon une légende.
Ces deux sites s'agrandissant (la place forte et la place religieuse ), se rapprochant, donnèrent naissance à la ville de Castres.
Qui devient un arrêt important sur les itinéraires internationaux du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (à travers la Via Tolosane) en Espagne parce que son abbaye-église, construite au IXe siècle, garde les reliques de Saint Vincent, le martyr renommé de l'Espagne.

En 1074, on sait que l'abbaye relève de l'autorité de l'abbaye Saint-Victor de Marseille : ce qui révèle une sorte de déclin. Rangée comme deuxième ville de l'albigeois derrière Albi dès le XIIe, c'est un endroit d'importance, et la fameuse famille Trencavel du vicomte d'Albi accorde à Castres une charte libérale qui lui permet de gérer ses affaires de façon indépendante à travers un conseil de consuls.

Castres fut érigé en évêché en 1317[modifier | modifier le code]

Castres est une ancienne abbaye de l'ordre de Saint Benoit, située au diocèse d'Albi, dépendante de Saint-Victor de Marseille, à laquelle le corps de saint Vincent avait été apporté en 955.
Bertrand en était moine et abbé en 1317, lorsque le pape Jean XXII originaire de Cahors l'érigea en évêché par bulle du 9 juin de cette année.

Bertrand y forma opposition, en donna ses causes aux présidents des parlements de Toulouse et de Paris assemblés. II y dit en substance : Je suis allé me présenter au pape suivant ses ordres ; mais je n'ai osé résister à sa volonté, et j'ai donné mon consentement par écrit à l'érection de mon abbaye en évêché ; ce que j'ai fait par crainte dont un homme courageux est susceptible ; car plusieurs serviteurs du pape me disaient tout bas que si je résistais, je serais mis en prison perpétuelle. Or, je soutiens que, selon l'usage et les lois du royaume de France, une telle érection ne peut se faire sans le consentement du roi, autorisé de ses lettres-patentes, et celui des seigneurs de fief du lieu où l'église est bâtie.

Place de la République. Palais et jardin à la française de l'évêché et, en arrière-plan, la cathédrale Saint Benoît

De plus, le pape n'a pas droit de donner à des villes de France le titre et le privilège de cités : le roi seul a ce privilège dans son royaume. Enfin, il parait que le pape Jean, suivant les traces de ses prédécesseurs, travaille à joindre par toute la terre la w puissance temporelle à la spirituelle ; et, pour y réussir plus facilement, il veut multiplier les évêques afin d'avoir plus de complices de cette usurpation. Ainsi parlait l'abbé de Castres, et peut-être les autres abbés n'en auraient pas moins dit si le pape ne les eut pourvus eux-mêmes de nouveaux évêchés.

Au reste, Théodat I, évêque de Castres, termina ce différend par une transaction, portant que Bertrand garderait le nom d'abbé, avec 1300 livres de revenu sur les biens de l'abbaye de Castres. Le pape lui-même désirait, pour ces érections d'évêchés, le consentement du roi, comme on voit par deux lettres qu'il écrivit sur ce sujet à Philippe Lebel.

La première ne regarde que Toulouse, et le pape y rapporte les causes de la division du diocèse, les mêmes et en mêmes termes que dans la bulle d'érection, puis il ajoute : Nous avons aussi considéré qu'il pourrait être dangereux pour vous et pour, la tranquillité de votre royaume d'avoir en ces quartiers-là un prélat presque semblable à un roi par sa puissance et ses richesses.

Et ensuite : c'est pourquoi nous vous prions de ne pas écouter ceux qui voudraient tourner en mauvaise part ce que nous avons fait à si bonne intention, mais de rejeter vigoureusement leurs mauvais conseils. La lettre est du 7 juillet 1317. La seconde, datée du 9 du même mois, est pour donner part au roi de l'érection des évêchés de Rieux, de Saint-Papoul, de Lombez, de Montauban, de Castres, et Saint-Flour, et le pape nomme ainsi les évêques qu'il y a mis; à Rieux, Guillaume de la Broie, doyen de Bourges, et votre conseiller, dont vous connaissez la naissance et le mérite; à Saint - Papoul, l'abbé du lieu, homme d'une profonde science et d'une fidélité éprouvée ; à Lombez, l'abbé du lieu, fils du comte de Comminges ; à Montauban, l'abbé du lieu, notre chapelain et auditeur des causes d'appel de notre palais ; à Castres, l'abbé de Lagni, docteur en théologie ; à Saint-Flour, l'abbé de Saint Tiberi, docteur en décret etc. notre chapelain, tous originaires de votre royaume et zélés pour vos intérêts. L'on fait que toutes ces abbayes étaient de l'ordre de St. Benoit.


La peste et les fortifications de Pierre Borel : Castres juin 1629 :LA HALLE[modifier | modifier le code]

C’était à la fin du mois de juin de l'année 1629.

Au Centre de la ville de Castres, autour de ces douze piliers massifs, disgracieux, enfumés, sans caractère d'architecture, qui soutenaient un comble grossièrement élevé; dans cet espace sans air et sans lumière, rétréci par des avenues tout à fait insuffisantes, même à cette époque ; par une journée de vent d'antan, pesamment chargé de poussière, une foule pressée, tumultueuse, haletante, affamée, attendait l'ouverture du marché de la semaine.

On lui avait promis pour ce jour-là, un approvisionnement convenable. Dans cette intention, l'autorité s'était adressée aux principaux métayers des environs : ceux-ci devait amener ce qui leur restait des grains de la mauvaise récolte de l'année précédente. Les consuls répondaient de tout : à leur tête, en l'absence de messire Jean de Bouffard, le premier d'entre eux, se faisait distinguer par son activité accoutumée, Barthélémy Galiber fait noble lors des événements de 1627.

Cependant le blé n'arrivait pas, et dix heures avaient sonné depuis quelque temps à l'horloge du Temple, situé près de l'ancienne place de Las Pialettes en effet, là se trouvaient les mesures publiques du blé, avant que, par l'ordre du vicomte de Paulin, gouverneur de Castres, elles eussent été transportées vis-à-vis le couvent des Frères prêcheurs.

-Du pain s'écriait un enfant du peuple. À ce mot, répété par tous ses voisins, une femme ajoutait : il nous en faut : nous en voulons, nous en aurons. -C'était bien la peine, murmurait à voix basse, un homme grand, sec, mutité, et que tel gestes fortement saccadés Faisaient reconnaître pour un soldat des guerres civiles de 1613 et de 1621,… - C'était bien la peine de se battre vingt ans pour conquérir le droit de mourir aujourd’hui de faim .C’était bien la peine, pour monseigneur du Linas, de venir ici se soumettre au roi, qui l'a nommé gouverneur de la ville, s'il ne doit pas nous assurer le moyen d'y nourrir nos femmes et nos enfants.

- Va dire cela au consul Galiber qui passe ; n'en a t il pas assez de son titre de noble, et du coq qu'il porte maintenant dans ses images, répondit un jeune homme, entièrement habillé de noir, d'un costume plus que modeste, et qui semblait animer tous les groupes de sa pétulance et de sa loquacité.

- Le consul Galiber ! Peste, dit une femme, quel brave homme pour nous, gens du peuple Pourvu qu'il puisse nous répéter vingt fois en un quart d'heure je suis noble, le roi m'a fait noble, il croit avoir réponse à tout fier comme un coq! …

- Dites comme un coq vert, ajouta le jeune homme en passant. Les armoiries données au consul offraient, en effet, sur l'écusson d'un coq de cette couleur. Les assistants se prirent à rire aux éclats de cette mauvaise plaisanterie.

- Et du Jean de Bouffard, qu'en pensez-vous, s'empressa de demander celui qui venait d'exciter la gaieté générale ? - Oh ! de celui-là, pas de mal à en dire, interrompit brusquement le vieux soldat car, après tout ce que nous devons à sa famille ; après les services de son grand-père mort de la peste en soignant nos anciens; si bien que, malgré le danger la ville entière, hommes et femmes, grands et petits, huguenots et catholiques, suivirent son enterrement au cimetière de Saint Roch; après la manière dont monseigneur de Lagarrigue, son oncle et monseigneur de Lagrange, son père, ont soigné nos affaires dans les temps les plus difficiles ; après ce que fait en ce moment ce dernier à Alais, où Castres l'a envoyé pour traiter de la paix, nous le défendrions, s'il le fallait, jusqu'à la dernière goutte de notre sang.

Le jeune agitateur comprit qu'il était allé un peu trop loin. - En attendant, s'empressait de dire, en s'adressant toujours à la même femme, mais cherchant que ses paroles portassent sur la foule, en attendant le blé ne parait pas… À la maison pas le moindre brin de farine; chez le boulanger point de pain… Allons ! Encore quelques jours et ils n'auront nullement besoin des arquebusiers de la porte de la Guittarde pour mettre le holà dans la ville… La police s'y fera toute seule… Ce sera comme au cimetière : rien n'y remue, parce qui n'y a que des morts.

- Maitre Jean Lapierre a raison, répliqua l’Interlocutrice, en s'animant de plus, en plus… Ce que c'est pourtant que d'avoir étudié chez monsieur Borel, qui lui a enseigné le latin, au lieu d'être resté domestique comme son père, chez quelqu’un de ces messieurs de la chambre de l’Edit, ou bien d'avoir suivi certain beau gentilhomme à l'armée à l'exemple d'Antoine son frère Oui, il a raison et, e nous n'y prenons garde, on nous tiendra tranquilles par de belles promesses, jusqu'à ce nous n'ayons plus la force de remuer,.

- Est ce que les fermiers du Roi, reprit Jean Lapierre, ne savent pas trouver du grain pour nourrir ses troupes ?… Est ce qu'ils n'ont pas ici même leurs provisions de plusieurs jours, Et si nous cherchions bien autour des deux postes de la Guittarde ou de Fusiés.,

- Tiens, s'écrie la foule d'une voix unanime c'est vrai du blé, il y en a la … il doit y en avoir, il suffit de l'y aller chercher, et si le soldat se fâche, on lui répondra: Part à deux!

Et voilà la masse qui s'ébranle, vocifère, s'excite à grands cris, et se dirige vers les points indiqués. Au levant de la ville de Castres existait alors, en effet, deux postes militaires fixés à chacune des portes principales de ce côté : la porte Narbonnaise ou de la Guittarde, et celle de Fusiés, ainsi nommée par corruption du mot fusiliers. La première était la plus importante, parce qu'elle s'ouvrait sur l'avenue du bas Languedoc, et qu'elle protégeait de ses fortifications, à la fois le pont de la Durenque, l'espace libre appelé le Jeu du Mail, et la tète d'un chemin contourné, par où arrivaient les habitants de la montagne de Vabre et de Brassac.

En avant du corps de garde, du pont-levis très étroit, aboutissait à un ouvrage avancé, surmonté de canons ou de couleuvrines, dont les bouches se montraient entre deux rangées de créneaux, et derrière lesquels une assez large plateforme permettait aux sentinelles de découvrir le pays à plusieurs lieues à l'entour. Du côté du nord, se trouvaient de vastes magasins où les fermiers du roi renfermaient des approvisionnements souvent considérables. La face extérieure des bâtiments touchait au chemin de ronde qui reliait les deux .portes de la Guittarde et de Fusiés

Tel était le but que Jean Lapierre avait indiqué à l'insurrection.

Territoire du Consulat de Castres[modifier | modifier le code]

Du Consulat de Castres, de ses confronts et limites, et de ses Parroisses.
Les frontières du Consulat de Castres sont :
De la rivière de Canebras, ainsi comme est la carrière du devez de Burlats, tirant droit à Monfa, jusqu'à la Croix d'en Pessin sous la Ville, et de ladite Croix jusqu'à Prat Andrieu, et jusqu'à l'église de Campairaigues, et sous la Ville, et de la dite Église jusqu'au mas dels Puecheimars.

Ainsi que le ruisseau Deybets sous la Ville jusqu'à Agout, et les tenues outre Agout sont comme apert le bois des paissieres sous bas la Ville, et la moitié de la Malsaignée, dessous, ainsi comme la carrière de Castelnau s'en monte jusqu'à la vigne qui fut d'Arnaud de Sire, dessous bas la Ville, et ainsi comme le pré de Caudiere s'en va dessous bas la Ville, et ainsi comme va Costepelade jusques au bois de Sainct Vincent, et la Bouscause des Pesats jusqu'au ruisseau, de Teillere jusqu'à la tenance de Bertrand Cat, et tout le masage de Doulegne, ainsi que va jusques à las Latieires, et la Bouscarel, et ainsi comme le ruisseau passe, jusques au pas de Vaque rouge, et comme va la carrière et monte droict à la vena, et aussi comme Valaserre jusques au Garric Boussat, et jusques à la tenance des Peiroles, jusques au pas de la Badeta, et outre Durenque ainsi que passe le ruisseau de Aigua esparssa jusqu'à l'Estang, et dudit lieu retourne jusques à ladite Ville.
Ceci est tiré mot à mot d'un vieil acte qui fut fait l'an 1553 à la maison de Ville.
Deux Paroisses dépendent du Consulat de Castres dans la Ville et douze à l'extérieur.
Les deux à l'intérieur sont :
La Platé, ou Notre-Dame, dont l'église a été bâtie là où était le clocher de la Platé.
Saint Jacques, dont l'église était joignant le clocher de Saint Jacques, et aussi plutard le Temple de Ville-goudou.
Celles de l'extérieurs sont les suivantes :
Saint Avit, La Fosse, Saint Étienne de Cahusac, Notre Dame de Farges, Campans, Saint Martin, Saint Hypolite, La Case, Saint Marsal de Camarens, Saint Julien de Gais, Saint Laurens d'Auterive, Sainte Foy, aux fauxbourgs de Castres.

Centre-ville de Castres et quartier de Lameilhé vus depuis les hauteurs de la Capélanié

Ordonnance d'une barque pour le passage de l'Agout à Saix[modifier | modifier le code]

5 septembre 1365

Les moulins et ports sur l'Agout[modifier | modifier le code]

15 avril 1741 Bail à Jean Sendrail du Pujol du port de Saix (Archives de Castres) Paroisse de Cayrol : Moulin de Villegoudou réédifié en 1604 Moulin à drap sur la Durenque

Comté[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des comtes de Castres.

Pendant la Croisade des Albigeois, une délégation de Castres s'est rendu et à prêté allégeance au croisé Simon de Montfort. Montfort fit brûler, dans l'été 1209, de son propre chef, les deux premiers hérétiques : un Parfait et son disciple. Seul le disciple, qui prit de peur, se rétracta et eut la vie sauve (avec quelques brûlures aux mains).
La mort de Trencavel, le 10 novembre 1209 à Carcassonne, donne le signal du soulèvement général. Il part de Castres où le peuple envahit le château et s'empare des Français.
En 1212, Simon de Monfort vient à Castres. Les bourgeois lui ouvrent les portes et il remplace par des Français les prêtres de la ville et des alentours.
Castres est entrée dans le royaume de France en 1271 avec le traité de Paris, faute de successeurs au comté de Toulouse.
En 1317, le pape Jean XXII établit Castres comme évêché ; il le restera jusqu’à la Révolution Francaise.
En 1356, la seigneurie de Castres a été promue comté par le Roi Jean II de France.
La ville a considérablement souffert de la peste noire entre 1347 et 1348, puis du Prince Noir d'Angleterre qui ont écumé le pays pendant la Guerre de Cent Ans. En conséquence, le XIVe siècle fut pour Castres une période de profond déclin.

En 1375, il ne restait seulement que 4 000 habitants sur la rive gauche de la ville, soit la moitié de la population du siècle précédent.

Après la confiscation des possessions de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, auquel appartenait le comté de Castres, le comté fut accordé en 1476 par le Roi Louis XI à Boffille de Juge (Boffillo del Giudice), noble italien et aventurier qui servait le Roi en tant que diplomate. Mais à la suite d'un désaccord de famille entre la fille de Boffille de Juge et son beau-frère, le comté entre dans le giron de la couronne du Roi de France François Ier en 1519.

Réforme et conversion de Castres au protestantisme[modifier | modifier le code]

le roi de France Henri IV, a séjourné à Castres en 1585

Dans les années 1530-1560, une part importante de la population de Castres se convertit au protestantisme[7]. Elle est prise par les protestants lors de la (cinquième guerre de religion) en 1575[8]. La ville s'enrichit et s’établit en république indépendante. Castres est alors une des plus grandes places protestantes en France méridionale.

Henri de Navarre, qui plus tard deviendra roi de France sous le nom d'Henri IV, séjourne à Castres en 1585 chez Antoine de Thomas (1er consul de Castres). Cependant, en 1629 les protestants de Castres sont expulsés aux limites de la ville par ordre de Louis XIII, et Richelieu lui-même vient pour voir les fortifications démantelées. Néanmoins, après ces guerres religieuses, la paix retrouvée favorise une période d'expansion rapide. Les affaires et les activités commerciales traditionnelles sont rétablies, en particulier concernant la fourrure, le cuir et surtout les laines. La culture s'épanouit à nouveau, avec la fondation de l'Académie de Castres en 1648. Castres bénéficie de la Contre-Réforme de l'Église catholique, avec la construction de plusieurs couvents en ville, et celle d’un nouveau palais épiscopal par Michel de Tubœuf, évêque de Castres. Une nouvelle cathédrale est également construite, après les destructions des guerres religieuses. Peut-être bien plus important encore, Castres est le siège de la Chambre de l'Édit du Parlement de Toulouse, une Cour de Justice spécialisée dans les affaires impliquant les protestants du Languedoc (une mesure de protection accordée par l'Édit de Nantes)[9]. Cette cour attire un bon nombre d'affaires à Castres. En 1665, Castres compte 7 000 habitants : 4 000 catholiques, et 3 000 protestants.

Affaire Sirven[modifier | modifier le code]

Les époux Sirven furent défendus et innocentés par Voltaire en 1771

Cependant en 1670, la Chambre de l'Édit est transférée à Castelnaudary, au grand mécontentement des habitants (même catholiques), qui perdent une source importante de leurs affaires avec le départ des avocats et des plaignants. La révocation de l'Édit de Nantes suit bientôt, et Castres souffre beaucoup quand un grand nombre de protestants choisissent d'entrer en exil. Alors viennent la peste de 1720 à 1721 et le feu de 1724. Enfin, Castres perd sa charte libérale en 1758. Vers 1760, quelques années après la célèbre Affaire Calas à Toulouse, Castres se fait connaître dans tout le pays par l'Affaire Sirven : Pierre-Paul Sirven et son épouse, tous deux protestants, sont injustement accusés d'avoir assassiné leur fille afin de l'empêcher de se convertir au catholicisme. Après s'être enfuis, ils sont jugés et condamnés à mort par contumace le 29 mars 1764. Mais ils sont défendus par Voltaire et innocentés en 1771.

Révolution et Terreur sous la Première République (1789-1804)[modifier | modifier le code]

Les prêtres réfractaires
Depuis le 12 juillet 1790, tous les ecclésiastiques de France ont dû prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Le clergé se divise entre clergé insoumis (réfractaires : ceux qui demeurent fidèles à la papauté) et le clergé jureur (constitutionnel).
En 1792, les réfractaires sont tous bannis de France. Ceux qui seront pris sur le territoire national seront punis de mort sur simple constatation de leur identité.
Le pasteur Alba Lasource, le représentant de Castres à la Convention nationale à Paris, s'est opposé à la déportation des prêtres catholiques « non-jurés » en Guyane française (voir la Constitution civile du clergé). Les prêtres « non-jurés » étaient de loin la majorité dans la région de Castres. Alba Lasource fut accusé d'être trop modéré et fut guillotiné en octobre 1793. Suspecté d'être « tiède » envers la Révolution, Castres perdit son statut de préfecture.

Les exécutions par la guillotine avaient lieu sur l'actuelle place de l'Albinque. En 1794, c'est sur la place de l'Albinque que se trouvait l'échafaud, à l'emplacement de l'actuelle halle aux grains. Un seul prêtre réfractaire y fut conduit : Jean-Pierre Alengrin (1749-1795). Une croix élevée près du parvis de l'église Saint-Jean-Saint-Louis rappelle ces évènements.

L'évêché qui avait été établi par le pape Jean XXII en 1317 fut supprimé, et le siège de Castres fut adjoint à l'évêché d'Albi. De préfecture du département du Tarn en 1790, la ville fut reclassifiée en sous-préfecture en 1797 au bénéfice d'Albi qui fut établie préfecture du département.

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Grande croissance au XIXe siècle et essor du bassin sud-tarnais grâce au textile[modifier | modifier le code]

En dépit de ces reculs, l'économie de Castres s'est développée considérablement au XIXe siècle, et la ville s'est étendue en dehors de son vieux centre médiéval. Dès 1815, le premier moulin mécanisé à laines a été installé en ville.

À l'origine spécialisé dans le tissu de luxe, l'industrie textile de Castres se tourne alors vers des types plus ordinaires de tissu (les marchés étaient considérablement plus grands). Autour de 1860, il y avait 50 moulins à laines en ville, employant 3 000 personnes. Vers 1820 est fondée la Faïencerie de Castres.

À la fin du XIXe siècle, les industries de construction mécanique sont apparues en plus de l'industrie textile et faïencière. Cela a permis à Castres de devenir un arsenal militaire important pendant la Première Guerre mondiale.

Castres fut relié au réseau ferroviaire français en 1865. À la fin du XIXe siècle, Castres était la plus grande ville du département du Tarn, avec 5 000 habitants de plus qu'Albi.

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Castres pendant les guerres 1914-1918 et 1939-1945[modifier | modifier le code]

Monument aux morts en hommage pour tous les soldats tués pour la France

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville subit beaucoup de pertes humaines. Par exemple, l'équipe de rugby du Castres olympique fut décimée au cours du conflit.

Comme beaucoup de villes occupées du Sud-Ouest, la sous-préfecture du Tarn connaît les vicissitudes de la présence des troupes allemandes. En 1942, les Nazis occupèrent Castres. Ils prirent deux canons allemands de 14-18 car ces deux pièces d'artillerie furent récupérées par l'armée française à la fin de la Grande Guerre constituant un trophée de guerre. Ces deux canons étaient exposés, pendant l'entre-deux-guerres, sur l'actuelle place où est érigé le monument en hommage au soldats morts pour la France. Des résistants furent exécutés par les SS dans la région de Castres et de la Montagne Noire. Castres fut libéré par les résistants en 1944.

Castres aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Castres connait un dynamisme économique grâce à l'essor des Laboratoires Pierre Fabre, du secteur industriel du Mélou notamment le constructeur de Machine Outils Cornac devenue Renault Automation et par la suite Comau France (groupe FIAT) et diverses entreprises comme Somalu et établissement Pierre Benne.

De plus, le campus (1 500 étudiants environ, l'IUT Paul-Sabatier Toulouse III et l'école d'ingénieurs ISIS permettent d'améliorer la recherche dans des secteurs tels que la chimie, la santé, l'informatique, la mécanique…).

La ville possède une patinoire, un centre équestre, un golf, un camping, un stade d'athlétisme, une équipe de rugby (championne de France en 2013 après une victoire 19-14 face à Toulon)… Le tourisme s’accroît et les musées Goya et Jaurès ont connu un pic d'affluence en 2011 (environ 75 000 visiteurs).

Castres est dotée d'un aéroport reliant en avion Castres à Paris, à Lyon et Ajaccio.

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Places et principaux marchés de Castres[modifier | modifier le code]

Place Jean-Jaurès[modifier | modifier le code]

Autrefois appelée place Royale sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), puis place Impériale sous le Second Empire (1852-1870), et place Nationale sous la IIIe République (1871-1920). Après l'assassinat de Jean Jaurès en 1914 à Paris, la place fut rebaptisée place Jean-Jaurès en 1920.

Statue de Jean Jaurès : célèbre tribun socialiste natif de Castres en 1859

Le célèbre mathématicien Pierre de Fermat a été enseveli non loin du palais épiscopal au centre de ce qui devint la place Royale aménagée dans les années 1830. La cantinière Joséphine Pujol qui servit dans les armées de Napoléon III puis soigna les soldats lors de la Grande Guerre naquit dans un appartement de cette place en 1836.

Elle accueille le marché les mardis, jeudis, vendredis et samedis matin, des évènements culturels, politiques. Cette place devint piétonne en 2005, et elle a été rénovée. Elle est revêtue avec du granit du Sidobre.

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Statue du socialiste castrais : Jean Jaurès[modifier | modifier le code]

Jean Jaurès est né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859 et assassiné à Paris le 31 juillet 1914. Orateur et parlementaire socialiste, il s'est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale. La statue de Jean Jaurès est placée entre les Arcades et la place en hommage à l'homme politique castrais. Une plaque rappelle que cet homme naquit à Castres.

Place de l'Albinque[modifier | modifier le code]

Albinque vient du mot Porta Albinca, c'est-à-dire la "Porte d'Albi". Elle se compose d'un marché couvert construit en 1862, selon le modèle des pavillons parisiens, sous le Second Empire de Napoléon III. Puis, l'église Saint-Jean Saint-Louis fut érigée en 1872 en face du marché couvert.

Le foirail et la gare ferroviaire ont été détruites. Depuis 2012, la place de l'Albinque est entièrement rénovée afin de retrouver son agencement d'origine. Depuis 2014 cette place a été rebatisée place Pierre FABRE.

Place Soult[modifier | modifier le code]

Cette grande place à l'entrée de Castres est entourée de nombreux commerces, restaurants. À proximité se trouve le jardin du Mail, la Gare routière et l'Hôtel de police. Chaque décembre, le marché s'installe sur la place Soult car le Marché de Noël occupe la place Jean-Jaurès. Les voitures de courses du rallye de la Montagne noire se rassemblent chaque année.

Place du 1er Mai[modifier | modifier le code]

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La place du Ier Mai se trouve derrière la cathédrale Saint-Benoit et l'évêché de Castres. Elle est entourée d'anciennes maisons en colombages et d'arcades prolongeant le palais episcopal de Jules-Hardouin Mansart.

Le 8e RPIMA et la vie militaire : corps d'élite de l'armée française[modifier | modifier le code]

Unité militaire en garnison à Castres : 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) : quartier Fayolle, avenue Lieutenant-Jacques-Desplats.

Entrée du 8e RPIMa

Médias[modifier | modifier le code]

Castres dispose d'une agence de La Dépêche du Midi située quai Miredames gérant l'édition locale et sud-tarnaise du quotidien.

L'hebdomadaire Le Journal d'ici édité par Tarn Médias a son siège rue Mahuziès à Castres.

La ville a vu l'implantation d'une station de radio étudiante (RADIOM) en 2007[10],[11].

Patrimoine, culture et tourisme[modifier | modifier le code]

Maisons sur l'Agout[modifier | modifier le code]

La rivière était autrefois le centre vital de la ville de Castres. Ces maisons ont été dès le Moyen Âge le lieu d'activité principal des castrais. Ces maisons d'artisans abritaient différents corps de métiers tels que tanneurs, teinturiers, parcheminiers, papetiers et tisserands. Toutes ces maisons ont des bases médiévales dont les ouvertures sont en berceau ou en ogive. Les caves appelées «caoussino» en occitan (littéralement cela signifie usine à chaux) ouvrent sur la rivière et possédaient des lavoirs.

Après avoir nettoyé et rincé les peaux dans l'Agout, on les déposait dans les cuves emplies de chaux. Au rez-de-chaussée étaient situés les appartements des ouvriers puis ceux des maîtres. Cependant, il n'était pas systématique de trouver sous le même toit l'habitat et l'activité professionnelle de l'artisan. Dès l'époque de Louis XIV, les documents cadastraux indiquent fréquemment des propriétaires différents pour les «caoussino» et les étages supérieurs.

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Aux deux derniers étages, se trouvaient les séchoirs, l'un plus haut que les pièces d'habitation elles-mêmes afin que les cuirs ne traînent pas par terre. Ces pièces sont pourvues de petites ouvertures qu'il devait être aisé de fermer avec des volets de bois pour, en été, défendre les cuirs des ardeurs du soleil et en hiver de la force de la gelée. Sous les toits, le deuxième séchoir portait le nom de « soleiller », largement ouvert pour laisser pénétrer la lumière et l'air.

Ces maisons, appelées aussi «la petite Venise» ont conservé leurs encorbellements de bois et leurs balcons. Depuis les années 1980, ces maisons ont été restaurées et sont entrées dans la catégorie HLM, dans le cadre d'une réhabilitation du centre ville.

Trois ponts relie les deux berges de l'Agout et le centre historique de la ville de Castres dont les Maisons sur l'Agout constitue le centre névralgiques.

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Musées et centres culturels[modifier | modifier le code]

Musée Goya et d'Art hispanique[modifier | modifier le code]

Castres a ouvert en 1840 le musée Goya, contenant la plus grande collection de peintures espagnoles en France, après le musée du Louvre. Le musée Goya est installé dans une partie de l'ancien évêché de Castres dont les plans ont été dessinés par Jules Hardouin-Mansart, l'un des architectes de Versailles. Si le musée existe depuis 1840, c'est le legs Briguiboul de 1894 à la Ville qui détermine sa vocation hispanique. Peintre et collectionneur, ébloui par les grands maîtres espagnols, il acquiert de nombreuses œuvres de qualité dont celles de Goya : L'Autoportrait aux lunettes, Le Portrait de Francisco del Mazo, L'Assemblée des Philippines et une série de gravures entre autres Les Caprices.

En 1949, une série de dépôts prestigieux du Louvre vient confirmer cette spécialisation : Le Portrait de Philippe IV de Velázquez, La Vierge au chapelet de Murillo. Depuis, le musée de Castres n'a cessé de s'enrichir et, plus particulièrement, ces vingt dernières années faisant de ce lieu, unique en son genre, une référence pour apprécier la création en Espagne, de l'Antiquité au XXe siècle.

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Centre national et musée Jean Jaurès[modifier | modifier le code]

Créé en 1959 par Gaston POULAIN, conservateur du Musée Goya, à l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Jaurès à Castres, le musée est devenu centre national en 1988. Implanté au cœur de la ville, le Centre national et musée Jean Jaurès a pour vocation de présenter la vie et l’œuvre du tribun. Grâce à un parcours muséographique et des expositions, il présente les idées et thèmes fondamentaux de la pensée politique des XIXe et XXe siècles.

Riche d’un fonds constitué de nombreux documents manuscrits, imprimés, ouvrages, le Centre national et musée Jean Jaurès possède également d’importantes collections de caricatures, lithographies, dessins, articles de presse, œuvres d’art et objets divers de la IIIe République et de la vie politique en général (œuvres de Léandre, Steinlen, Eloy-Vincent, Noël Dorville, Jean Veber…), accessible aux chercheurs, étudiants, historiens et à toutes personnes intéressées.

Né à Castres le 3 septembre 1859, brillant élève, normalien d’exception, Jean Jaurès débute sa carrière comme professeur de philosophie. Écrivain et journaliste, il se lance très tôt dans la politique pour devenir, à vingt-six ans, le plus jeune député de France. Préoccupé par les questions économiques et sociales de son temps, Jean Jaurès intervient en 1892 lors de la grande grève des mineurs de Carmaux dont il prend la défense. Dès lors, il devient le porte-parole de la classe ouvrière toute entière en mettant son éloquence et sa plume au service des avancées sociales (liberté syndicale, création des caisses de retraite…).

À la suite de la publication du fameux « J'accuse » de Zola en 1898, Jaurès prend la défense du capitaine Dreyfus, considérant qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire individuelle, mais de la souffrance d’un homme accusé à tort et de ses conséquences politiques. En 1904, il fonde le quotidien L’Humanité, ce qui lui permet d’écrire en toute liberté. En 1905, à l’issue de longs débats, il parvient à unifier les divers courants socialistes sous la bannière de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière).

Partisan convaincu de la séparation de l’Église et de l’État, Jaurès est également l’un des premiers à mettre en cause la politique coloniale de la France. Pacifiste par conviction, il s’attache jusqu’à sa fin tragique à sensibiliser l’opinion sur les conséquences de la guerre imminente. Le 31 juillet 1914 il est assassiné à Paris au Café du Croissant et devient pour beaucoup le premier mort de la Grande Guerre.

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Centre d'Études et de Recherches Archéologiques du Castrais - Archéopôle[modifier | modifier le code]

Le Centre d'Études et de Recherches Archéologiques du Castrais - Archéopôle, présente une exposition permanente consacrée aux découvertes dans le pays castrais (paléolithique, néolithique, chalcolithique ou âge du cuivre, âge du bronze, âge du fer, antiquité, médiéval, moderne et contemporain). L'exposition est fréquemment actualisée par les découvertes de sondages archéologiques et de fouilles archéologiques de sauvetages(anciennes) et de suivis de travaux et de prospections pédestres diachroniques(anciens et en cours).

Au C.É.R.A.C - Archéopôle, se trouve une salle d'exposition et une bibliothèque où les lecteurs peuvent consulter des revues scientifiques, des livres sur l'histoire locale, les recherches archéologiques et historiques. L'entrée est gratuite et ouverte au public.

On peut voir des vestiges de l'occupation humaine sur les bords de l'Agoût sous le paléolithique, néolithique, chalcolithique ou âge du cuivre, âge du bronze, âge du fer, antiquité (ossuaires, pots, gobelets, meulières, villa antique, hypocauste, amphores…), médiéval, moderne et contemporain. La salle est composée de cartes géographiques, maquettes, panneaux, objets découverts par les archéologues et des érudits depuis le XIXe siècle.

Théâtre Municipal[modifier | modifier le code]

Inauguré le 17 avril 1904, ce théâtre de style rococo italien a été construit sur des plans de Joseph Galinier, architecte de Toulouse et élève de Garnier. L'agencement intérieur reprend celui de l'Opéra Comique de Paris et le style architectural extérieur présente un mélange original d'emprunt aux siècles passés et de références au langage décoratif de son temps. Le tableau qui orne le foyer et la coupole surplombant la salle sont signés Jean-Paul Laurens, décorateur de l'hôtel de ville de Paris, du Panthéon et du Capitole de Toulouse. Le tableau, représentant l'exécution de la 9e symphonie de Beethoven, est intitulé « La Musique » et est daté de 1902. Dans la coupole, un trompe-l’œil représentant un vélum déchiré montre des scènes de la tragédie classique : Œdipe et sa fille Antigone, Hamlet et les fossoyeurs, Le songe d'Athalie et Prométhée enchaîné sur le rocher.

Théâtre municipal face au jardin de l'Évêché de Castres

Le théâtre de Castres dispose de l'unique coupole peinte par Jean-Paul Laurens puisque celle du théâtre de l'Odéon à Paris a été déposée lors de sa restauration. Dès 1904, le programme du théâtre était constitué d'une saison lyrique, d'une saison théâtrale et de soirée de variétés. En 1931, le théâtre s'ouvrit au cinéma parlant et après la seconde guerre mondiale cessa ses activités de scène. En 1982, la municipalité le fait restaurer et le rend à sa fonction première.

Il est aujourd'hui un lieu de création et de diffusion artistique, doté d'un excellent équipement technique son et lumière. Il a connu une importante phase de rénovation sur les façades extérieures et à l'intérieur. Il a une capacité de 600 places. Des pièces de théâtre y sont jouées (vaudevilles…), des opéras, des spectacles organisés par des écoles. Des artistes y présentent des collections de peintures…

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Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint Benoit[modifier | modifier le code]

Entrée principale de la Cathédrale Saint Benoit de Castres

Cette Cathédrale est la plus grande de Castres. Elle a été bâtie à l’emplacement de l’abbatiale fondée au IXe siècle par les bénédictins dont il reste le clocher seul vestige d’architecture romane qui a conservé sur ses faces des bandes lombardes du même type qu’à Saint-Salvy d’Albi ainsi que des modillons modulés [1]. Le dernier niveau de la tour a été très largement modifié au XVIIe siècle, classée monument historique depuis septembre 1987. Après que les guerres de religion eurent détruit les deux premiers édifices, la construction fut confiée à l’architecte Caillau en 1677 puis Eustache Lagon reprit les travaux en 1710. Elle fut consacrée en 1718. Pour des raisons financières, elle n' pas été terminée. L'entrée a été réalisée sur le côté. On distingue le style gothique de cette édifice situé derrière les jardins et le palais de l'évêché.

Magnifique cathédrale Saint Benoit derrière l'évêché de Castres

Classée monument historique en juin 1953 la cathédrale Saint Benoît de style baroque, à la nef resserrée, est impressionnante par ses vastes proportions. Le chœur est entouré de quatre statues de marbre de la fin du XVIIe siècle provenant de la chartreuse de Saïx. Seule œuvre destinée à la cathédrale, la Résurrection du Christ, toile du retable du maître-autel commandé par Mgr Barral à Gabriel Briard.

Église Saint Jean Saint Louis de l'Albinque[modifier | modifier le code]

L'Église Saint Jean Saint Louis fut construit à la fin du XIXe siècle. Cet édifice religieux se trouve aux limites du centre-ville historique de Castres. En 1867, débuta la construction de l'église Saint Jean Saint Louis, qui fut inaugurée en 1873.

La naissance de l’église fut rendue possible grâce à un legs et un appel à souscription. Ainsi la construction débuta en 1867 et se termina six ans plus tard sous le regard de l’architecte de la ville M. Barthe". Son clocher est visible depuis les hauteurs de la Capélanié…

Église Saint Jean Saint Louis de l'Albinque construite sous la IIIe République
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Église Saint Jacques de Villegoudou[modifier | modifier le code]

Cette église constitua un lieu de passage pour les pèlerins se dirigeant vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. Elle doit son nom à l’hôpital qui accueillait les pèlerins de Compostelle, avant l’entrée de la ville, rive gauche. L’église ogivale de Saint Jacques fut construite à la fin du XIVe siècle. Détruite en 1567, il n’en reste aujourd’hui que le clocher, tour carrée et massive de style gothique méridional. Relevée, elle est à nouveau détruite en 1574, relevée encore en 1603, elle deviendra carrière pour les remparts de la cité que prépare le duc de Rohan en 1621. La flèche fût rajoutée en 1754 et en 1843 fut acquis le terrain qui permet l’accès par le boulevard extérieur. À cette entrée une statue montre Jacques le Mineur tenant le marteau foulon, objet de son supplice. À la clef de voûte du porche on peut voir les armoiries de Castres portant un B et un corbeau, emblème de saint Benoît. À l’intérieur on peut voir un Saint Bruno peint par Le Sueur.

L’église Saint Jacques côté nord, ainsi que son clocher sont inscrits sur l’inventaire des monuments historiques depuis le 12 août 1955.

Église Saint Jacques de Villegoudou dans le Vieux Castres

Église Notre Dame de la Platé[modifier | modifier le code]

Cette église apparaît pour la première fois dans un texte de la fin du IXe siècle. Elle sera démolie puis reconstruite plusieurs fois avant de prendre sa forme actuelle. L'église d'aujourd'hui qui date de 1755, est la 5e construite sur l'emplacement de la chapelle du IXe siècle, détruite par les calvinistes pour renforcer les murailles de ses pierres. La façade de cette église baroque se compose de deux étages (l'un dorique, l'autre ionique) couronnés d'un fronton triangulaire. L'autel est surmonté d'un retable comprenant une statue de Saint Michel attribuée au menuisier Battandier. En 1756, les sculpteurs toscans Baratta exécutent le bas-relief de l'assomption de la Vierge,en marbre de Carrare, ainsi que le baptême du Christ des fonts baptismaux. L'orgue est ajouté en 1764. Le clocher est construit en 1771. L'ensemble des décors peints date de la seconde moitié du XIXe siècle. Le buffet de l'orgue a été restauré en 1982 par le sculpteur Chabbert.

Le carillon de Notre Dame de la Platé[modifier | modifier le code]

Castres a le rare privilège de posséder un carillon qui n'a jamais cessé de chanter depuis son installation en 1847. Il fait partie de l'église Notre Dame de la Platé. De cette époque ne subsiste que la plus grosse cloche, Louise, qui provient de l'ancien temple protestant détruit en 1685.

Le clocher de l'église Notre Dame de la Platé possède possède également un des plus importants et des plus anciens carillons du midi de la France. Il comporte 33 cloches (presque 3 octaves chromatiques), la plus grosse pesant 600 kg et datant de 1650. Il fut installé en 1847 et restauré en 1976, on peut l'entendre et le visiter du lundi au samedi de 11h45 à midi (de mai à octobre) et tous les premiers dimanches du mois et les jours de grandes fêtes religieuses (Noël, Pâques…), de 11h à midi.

Le Nadalet (très ancienne coutume du pays de Langue d'Oc qui consiste à sonner les cloches durant les jours précédant Noël) est encore pratiqué au carillon de ND de la Platé, du 17 au 23 décembre, de 18h30 à 19h30.

Le carillon actuel est composé de 33 cloches, dont une cloche du fondeur toulousain Louison, et une autre (la plus grosse) vraisemblablement offerte par le roi de l'époque et provenant de l'ancien temple protestant de Castres. Les autres, datant de la réfection du carillon des années 1970/80 proviennent de la fonderie Paccard. L'association "Vie du Carillon en Pays tarnais s'occupe de l'entretien et de l'animation de l'instrument. Il est important de préciser que la sonnerie de Notre-Dame de la Platé est entièrement non-électrifiée, le carillon est entièrement manuel ainsi que les volées.

L'accès au clocher est libre lorsque le carillon chante, et permet également de découvrir l'horloge mécanique encore en service se trouvant au-dessus de la voûte.

Couvent des Cordeliers construit au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Cet ancien couvent fut détruit sous l'Ancien Régime. Il ne reste que la chapelle et l'ancienne Tour actuellement englobée dans les bâtiments du collège Jean Jaurès.

Tour du couvent des cordeliers s'élevant près de la place de l'Albinque

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Hôtel Jean Oulès dit de Nayrac[modifier | modifier le code]

Sous Henri IV, l'installation du Tribunal de la Chambre de l'Édit et l'arrivée de nombreux magistrats ainsi que le développement économique de cette époque permirent la construction de quelques-uns des édifices majeurs de la ville.

L'hôtel Oulès C'est le sieur Oulès, déjà propriétaire d'une très belle maison à l'angle des rues Sabaterie et Camille-Rabaud, qui décida d'acquérir trois lots mitoyens de maisons qui s'élevaient sur la rue droite (Frédéric-Thomas) vers 1635.

Le dessin, les proportions et l'emplacement des baies à croisillons de la porte d'honneur et la tourelle à encorbellement rythment harmonieusement la façade des trois ailes. Les percements sont encadrés de pierre et de tableaux en brique apparente. L'oculus du portail est utilisé comme point de fuite. L'hôtel, dit aujourd'hui de Nayrac, nom de ses propriétaires du siècle suivant, est donc traité suivant un style très dépouillé, plus issu de l'influence de l'architecture Louis XIII, dans l'esprit de l'architecture toulousaine (ou albigeoise) en alliant très largement brique et pierre. La partie sud constituait l’aile des appartements avec une cour intérieure et un puits alors que dans la partie nord se trouvait la boutique. Une activité marchande

Les grandes arcades, aujourd'hui aveugles sur la rue, évoquent sans doute l'établissement de boutiques en relation avec les activités marchandes du commanditaire de l'hôtel dont les prétentions nobiliaires s'affichent dans la haute tour à galerie. Ainsi les boutiques du sieur Oulès trouvèrent leur emplacement dans la partie nord face à la rue Borrel. Afin de souligner l'importance accordée par son propriétaire à l'enseigne des deux arcades qui s'ouvrent sur l'échoppe, une avancée du corps de bâtiment en encorbellement sur la rue au-dessus est prétexte à une belle élévation richement décorée.

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Hôtel de Viviès[modifier | modifier le code]

Le plus bel hôtel particulier de Castres au XVIe siècle L'hôtel de Viviès a été construit par Monseigneur de Rozel, avocat à la chambre de l'Édit. La construction classique de l'hôtel s'ordonne autour de la cour d'entrée ouverte sur la rue par un grand portail. Ce premier élément affiche le rang du propriétaire. Il est surmonté par un panneau sculpté qui portait les armes de la famille. En entrant, le visiteur était accueilli par une croisée centrale (la fenêtre d'accueil) ouvrant sur un balcon à balustre. La porte d'entrée de l'hôtel, décalée dans l'angle à gauche, est précédée par un perron : la cour se devait de ménager la plus grande disponibilité aux cavaliers et véhicules hippomobiles. L'escalier, noyau de l'édifice.

Un très bel escalier droit dessert tous les étages et se retrouve au centre de l'édifice. Chaque porte est finement soulignée par des moulures discrètes. Cette cage d'escalier est une véritable tour carrée sur laquelle viennent se harper perpendiculairement les ailes.

Ce principe a permis qu'une loggia soit aménagée dans le dernier étage ; elle fut remaniée ultérieurement mais a gardé sa précieuse balustrade à galerie ouverte. Un escalier aménagé dans un angle conduit dans le dernier niveau où se trouve une petite salle des gardes qui rappelle que l'édifice doit être défendu en cas de troubles publics. Une tourelle à encorbellement, traitée en briques dans le style de la Renaissance dit Toulousaine, protège le petit escalier et donne à la façade du midi une allure particulière. Les façades sont ajourées de baies à croisillons dont les pilastres latéraux sont terminés par un chapiteau.

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Hôtel de Poncet[modifier | modifier le code]

Bâti au XVIIe siècle, cet hôtel a appartenu au grand-père maternel du maréchal Jean-Louis de Ligonnier. Né à Castres en 1680, ce dernier s'expatrie en 1697 à la suite de la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Il mène toute sa carrière dans l'armée anglaise et termine feld-maréchal. Il meurt en 1770, comblé d'honneurs, aux côtés des rois et hommes célèbres d'Angleterre.

Un hôtel Renaissance La façade n'est qu'une partie de l'hôtel originel : on retrouve certains éléments décoratifs tels que génoise et œil-de-bœuf ainsi qu'un bel encadrement de porte du même style sur le bâtiment voisin. Une cariatide (statue servant à supporter une corniche) à chaque extrémité porte une loggia Renaissance, ornementée de quatre colonnes de style ionique. À l'intersection des deux façades se trouve une gargouille marquée par le temps. À l'intérieur, un escalier doté d'une rampe en fer forgé conduit à l'étage où l'on distingue des médaillons en trompe-l'œil imitant le marbre qui contenaient, autrefois, les portraits de famille. L'escalier et la loggia sont supportés par une coquille en trompe.

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Hôtel Jean Leroy[modifier | modifier le code]

L'emblème du pouvoir Lorsque Castres devint le siège de la Chambre de l'Édit en 1595, elle attira de nombreuses personnalités nommées par le Roi ou représentant tel parti. Leur autorité se devait d'être incontestée et leur demeure devait être représentative de ce pouvoir. Édifié au début du XVIIe siècle, cet hôtel frappe par sa tourelle d'angle en encorbellement et à cul-de-lampe fait en briques, et dont les fenêtres à meneaux ont un encadrement en pierre. Cet appareillage de briques et pierres montre à la fois l'inspiration de l'architecture toulousaine et du XVIIe siècle. Une devise à double sens L'hôtel conserve sur la rue une porte à fronton à rouleaux encadrant une devise caractéristique de cette période. Cette inscription latine, au-dessus de la porte d'entrée de l'hôtel Jean Leroy, a deux traductions possibles. L'une édifiante : «Le ciel et non la terre». L'autre, plus libertine, au sens du XVIIe siècle «Pas seulement le ciel».

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Château du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Ce château fut construit au XIXe siècle et appartient à une famille castraise. Cette demeure domine les hauteurs de Castres.

Château composé de tourelles se trouvant sur les hauteurs de Castres

Nature, Parcs et Jardins[modifier | modifier le code]

Des jardins dans la ville Le «patrimoine vert» prend de l'importance depuis la fin du XXe siècle. L'omniprésence de l'automobile dans la seconde partie du siècle a bouleversé l'organisation de la ville. Une politique active de transports en commun et d'amélioration du cadre de vie tente de renverser la tendance, notamment, en revalorisant les espaces verts dans les villes. De nombreux aménagements sont effectués afin que les parcs et jardins deviennent des espaces publics à vocation ludique, sportive et culturelle.

Jardin de l'Évêché[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin de l'Évêché de Castres.

Ce jardin « à la française » a été dessiné par André Le Nôtre dans la pure tradition du classicisme français du XVIIe siècle. Véritable vitrine de la ville, il est un passage incontournable pour tout visiteur. Ce havre de verdure, cadeau précieux de l'histoire, est un lieu de vie très apprécié des Castrais. Son emprise, sa composition d'ensemble et le dessin de ses broderies ont traversé trois siècles sans avoir été fondamentalement modifiés. Classé depuis 1995 Monument Historique et Jardin Remarquable en 2004.

Les parterres de broderies Les parterres de broderies tirent leur nom de leurs motifs inspirés des travaux des dames de la cour du XVIIe siècle. Ce dessin est inchangé depuis la création du jardin. Il représente de manière très stylisée la fleur de lys surmontée d'un chapeau d'évêque, réunis par une croix occitane. Ces symboles peuvent évoquer l'association du pouvoir royal et du pouvoir épiscopal en pays occitan, notamment à Castres. Ces broderies sont ceinturées par un massif fleuri ponctué de topiaires d'ifs vénérables taillés en des formes très diverses.

Les parterres à l'anglaise Il s'agit de parterres comportant une pièce de gazon au centre ceinturée de massifs fleuris. Ces massifs sont actuellement plantés de vivaces et de petits arbustes. Une collection de sauges complète ces massifs à la belle saison.

Un jardin de perspectives La richesse de ce jardin vient aussi de ses jeux de perspectives multiples. Son plan est trapézoïdal, légèrement décalé vers l'ouest pour prolonger l'axe nord-sud. Ce décalage de l'axe principal est compensé par les deux alignements de tilleuls recadrant la vue latéralement à l'est et à l'ouest du jardin. Le bassin se situe plus près de l'extrémité du jardin que de la façade du palais épiscopal. Les parterres sont de largeurs inégales, plus étroits de près de 2 m aux abords du palais qu'en bout des parterres à l'anglaise. Cette disproportion provoque un effet visuel de « perspective ralentie » depuis le perron. Le spectateur a alors l'illusion que le bassin est au centre du jardin. Le regard est subtilement dirigé par l'agencement des massifs : l'œil est d'abord attiré par les broderies puis vers le bassin. De ce point, le regard glisse vers le bosquet de marronniers puis rebondit vers la Montagne Noire et l'horizon.

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Jardin du Mail[modifier | modifier le code]

Le jeu du mail Le jardin est disposé en triangle, bordé par la gare routière et la place de l'Obélisque. Il vient remplacer, en 1893, le tapis du jeu de Mail. Le Mail est l'ancêtre du croquet et du golf. Presque toutes les villes possédaient un terrain. Ce jeu consiste à chasser une boule en buis en lui faisant toucher divers buts, en un minimum de coups. Le Mail sera transposé en jeu d'intérieur par la création du billard. Le Mail désignera ensuite « L'allée plantée où l'on joue au Mail », puis « Une promenade publique bordée d'arbres ». Malgré quelques modifications, la trame originelle du parc de la fin du XIXe siècle est toujours lisible : un jeu de bassins, une île artificielle et une fontaine placés au centre d'allées de circulation bordées de bancs publics. Les arbres les plus anciens du jardin, en particulier, quelques chênes et un des orangers des osages sont vraisemblablement contemporains de la fin du XIXe siècle. On compte dans le jardin plus de 50 essences différentes dont plusieurs sujets d'espèces assez rares. Le périmètre du jardin a été considérablement modifié lors de la réalisation de la gare routière. Jusqu'au début des années 1960, les autocars stationnaient sur la Place du Maréchal Soult. La gare proprement dite a été édifiée à l'emplacement actuel par amputation de la partie la plus large du jardin. En contrepartie, il a été agrandi en son extrémité est par l'inclusion d'une partie de l'Esplanade du Mail.

Jardin à l'anglaise du Mail où les promeneurs peuvent traverser un pont enjambant une mare où nagent des canards.
Dans le jardin du Mail, beaucoup d'arbres sont des espèces originaires d'Asie, d'Europe centrale…

Jardin Frascaty[modifier | modifier le code]

Historique du Jardin En 1715, monsieur Gauthier DE BOISSET, receveur de grenier à sel, fait construire l'hôtel Frascaty. Après 1760, l'hôtel Beaudecourt est érigé non loin. Les fossés des fortifications sont comblés et, sur leur emplacement, on trace l'actuel boulevard des Lices. Dans un triangle formé par le front de l'hôtel Frascaty, la ligne du jardin de l'hôtel Beaudecourt et la portion du boulevard située entre la Tolosane et la porte Neuve, on plante un bosquet d'une centaine d'ormeaux. Ce lieu est d'abord nommé : «Les Ormeaux de la Porte Neuve». En 1865, un projet de jardin public est destiné à le remplacer. Diverses essences d'arbres sont plantées, la pièce d'eau est construite puis le jardin est entouré d'une grille, aujourd'hui disparue. Ce square prend le nom de Frascaty, car inspiré des jardins de cette ville située dans les environs de Rome.

L'hôtel de Beaudecourt Du nom d'une très vieille famille de banquiers et marchands castrais, l'hôtel fut construit après 1760. Vendu en 1804, plusieurs propriétaires se succédèrent avant qu'il ne devienne, pour un temps, le siège de la sous-préfecture. Le Ministère de la Guerre l'acquiert en 1874 pour abriter les bureaux de l'école d'artillerie de Castres et la demeure du Général. De 1942 à 1944, l'hôtel est occupé par les Allemands. Il sert aujourd'hui de cercle et mess de garnison. Les alentours ont été dégagés avec la suppression du mur et de la voie du petit train (qui a fonctionné de 1905 à 1962), devenue une rue pour automobiles séparant ainsi davantage les jardins de Beaudecourt et Frascaty.

Fontaine du jardin Frascaty

Parc Briguiboul[modifier | modifier le code]

Un jardin d'agrément Le parc Briguiboul est un jardin d'agrément (enclos attenant à une demeure de particuliers) aux allées irrégulières. Apanage des classes aisées du XIXe siècle, le jardin d'agrément se cultive pour le plaisir et la recherche esthétique. Des ambiances sont créées à partir d'un choix de végétation, matériaux, mobiliers, à l'image de celui d'Albert Kahn à Boulogne-Billancourt. Le parc Briguiboul s'organise autour d'un bosquet de deux cèdres majestueux situé devant l'escalier. Les cèdres font partie de l'inventaire des « Arbres Remarquables des paysages tarnais », et dateraient des campagnes napoléoniennes.

Parc de Gourjade[modifier | modifier le code]

Un domaine agricole Acquis par la ville en 1977 auprès de la famille DE BOISSEZON, ce parc de 53 hectares se situe sur un site occupé depuis l'époque néolithique. Le domaine, ayant été exploité pour l'agriculture et l'élevage, comprend une maison de maître datant en grande partie du XIXe siècle et des bâtiments agricoles. Les bâtiments de la métairie et le moulin datent du XVIIIe siècle. Une chapelle, un lavoir, une grotte en pierres meulières, une fontaine et un bassin ornent le parc environnant. La maison de maître est caractéristique de l'architecture bourgeoise rurale du XIXe siècle. Accrochée à la façade de la maison, l'échauguette est un témoin architectural de la bâtisse originale. En 1834, un moulin est venu utiliser le dénivelé de l'Agout par un canal souterrain. Une pompe alimentait des canaux pour irriguer les prairies. La force motrice de la chute servait à battre le blé et moudre le grain. Vers 1890, l'ensablement de l'Agout a rendu inutilisable cette installation. D'aspect «néo-gothique», des chapiteaux et des colonnes ornent le moulin. Ils proviennent de la maison des templiers datée du XIIe siècle. Certains qualifient le style de « troubadour » en observant notamment les menuiseries, les ferronneries et la pierre, finement travaillées.

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Site du Sidobre[modifier | modifier le code]

À l'ouest de Castres, se trouve le site du Sidobre où se trouvent d'immenses roches aux formes étranges et des carrières de granit. Le granit est vendu à différentes communes françaises et étrangères et il recouvre le sol de leurs rues, places ou avenues (ex : Castres, Toulouse…)

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Coche d'eau le Miredames : un bateau reliant le centre-ville au parc de Gourjade[modifier | modifier le code]

Le Miredames est un bateau en bois construit en 1990 sur le modèle des anciennes diligences fluviales qui ont parcouru les rivières et canaux jusqu'à la fin du XIXe siècle. Sa longueur est de 14,35 m et sa largeur 4,36 m pour un tirant d'eau d'à peine 39 cm et un poids de 6,8 tonnes qui lui permet de naviguer sur l'Agout. Il peut embarquer jusqu'à 60 passagers.

Le Miredames part des quais du centre-ville pour rejoindre le Parc de Gourjade, situé à 2,5 km du centre-ville. Ce bateau se compose essentiellement de bois et a été rénové en 2011. Il offre une vue originale et magnifique sur les anciennes maisons sur l'Agout.

Le célèbre Coche d'eau, construit en 1990 sur le modèle des diligences fluviales du XIXe siècle, fabriqué avec du bois

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

De nombreuses manifestations sont organisées tout au long de l'année. L'été à Castres est une période riche en événements. Les Extravadanses, en juillet, misent sur de nombreux spectacles, animations, stages et autres expositions pour célébrer la danse dans tous ses états. Avec A portée de rue, en juillet, Castres montre à quel point la musique classique est accessible à tous et source d'émotions fortes. En août, le festival Couleurs du Monde et ses ballets folkloriques des quatre coins de la planète avec ses spectacles gratuits en plein air. Plus de 2000 personnes en moyenne y assistent chaque soir. Le concert de rentrée clôture la saison estivale. Un grand spectacle gratuit qui réunit chaque année entre 8 000 et 10 000 personnes. En hiver, le Marché de Noël est le rendez-vous incontournable. Installé sur 5 000 m2, il est l'un des plus beaux de la région Midi-Pyrénées, très souvent recommandé. Il attire chaque année de nombreux touristes. Entre sa forêt enchantée, son village artisanal, sa patinoire et ses nombreuses animations

Les colonnes Morris implantées à Castres en 2011 donnent un certain « air » parisien à la sous-préfecture tarnaise

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine tarnaise.

Castres est au cœur d'une région aux riches traditions culinaires où le « bien-manger » et le « manger-sain » sont de rigueur. Ici, d'un bout à l'autre d'un repas, les spécialités locales sont à l'honneur, comme la nougatine castraise : un bonbon en nougat aux amandes, enrobé d'un appareil à base de sucre glace et blancs d'œufs appelé glace royale.

En entrée bien sûr, toute une gamme charcutière très spécifique comme le melsat ou la bougnette. En plat de résistance, à côté du gibier, du canard et du cassoulet, on retrouve le cochon avec le fresinat, morceaux d'échine et de collier frais coupés en dés et cuisinés avec des pommes de terre. Pour accompagner tout cela, il y a toujours les champignons des forêts, cueillis du jour ou bien séchés, qui dégagent encore plus de parfum en relevant les sauces. En dessert, c'est le poumpet qui fait généralement l'unanimité…

Pour trouver ces produits, des marchés alimentaires sont organisés :

  • Place Jean-Jaurès, les mardis, jeudis, vendredis et samedis, le matin

(lors des manifestations organisées en juillet et décembre, le marché est transféré place Soult).

  • Halle de l'Albinque les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et samedis de 7 h à 13 h. Facultativement les dimanches et jours fériés de 8 h à 12 h 30 en été et de 9 h à 12 h 30 en hiver ainsi que les vendredis de septembre à juin de 16 h à 19 h[6].
  • Centre commercial de Lameilhé, le mercredi matin.

La place Soult accueille le marché bio le jeudi de 16 h à 20 h.

Le marché au gras se tient quai Tourcaudière, de mi-novembre au 2e week-end d'avril, le samedi matin.

La place de l'Albinque accueille :

  • un marché le mardi, vendredi et samedi matin ;
  • le marché à la brocante le samedi matin, bazar, friperie, vêtements et divers.

Sports[modifier | modifier le code]

Castres olympique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Castres olympique.

Le Castres olympique est un club de rugby à XV français. L'équipe participe depuis la saison 1989 au Championnat de France.

Champion de France de rugby de 1ère division (1949, 1950, 1993 et 2013), le CO a inscrit la ville de Castres à quatre reprises sur le Bouclier de Brennus.

Castres Football Club[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Castres Football Club.

Castres, c'est aussi le football avec le Castres Football.

Autres formations sportives[modifier | modifier le code]

Il y a également le basket-ball avec le Castres Basket Club, ou encore l'équipe de football américain, les Wolves de Castres. Les sports de glace sont également représentés au sein de la ville tout comme différents arts martiaux (Judo - Eï Do Kan avec plusieurs titres nationaux par exemple) ou encore des sports de combat ainsi qu'un club d'athlétisme aux grandes ambitions bénéficiant d'une excellente structure en la présence du stade du Travet qui accueille de nombreux meetings dont une épreuve du championnat de France. Enfin, le dynamique et historique club de gymnastique du Stade Castrais regroupe toute sortes de disciplines (GAF, GAM, Trampoline, Tumbling, Rock Acrobatique) et représente la ville au plus haut niveau. La ville possède aussi un club de Tennis de Table, le CTTT (Castres Tarn-sud Tennis de Table) dirigé par Jean-Michel Balance. Ville étape de la Route du Sud voir son palmarès et statistiques Ces diverses activités expliquent le titre de Ville la plus sportive de France décroché en 1995.

Installations et infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

Stade Jean Pierre-Antoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Pierre-Antoine.

Le stade Pierre-Antoine est un stade de rugby qui accueille les matchs du club du Castres olympique.

Stade du Travet[modifier | modifier le code]

Ce stade possède une piste synthétique d'athlétisme où se joue chaque année un meeting international.

Patinoire et piscine de l'Archipel[modifier | modifier le code]

La ville possède un complexe sportif et ludique comprenant des piscines intérieures et extérieures, et une patinoire près de l'IUT Paul Sabatier et du campus universitaire de La Borde Basse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Département du Tarn

Entre 1790 et 1797, Castres est la préfecture du Tarn. Depuis 1797, elle en est la sous-préfecture. Entre 1790 et 1800, Castres est chef-lieu du district de Castres.

Castres est chef-lieu de quatre cantons :

Castres est située dans la 3e circonscription du Tarn.

Depuis 2001, le maire élu de Castres est Pascal Bugis (droite, membre de l'UMP), qui a défait le maire socialiste Arnaud Mandement. Pascal Bugis a été réélu en 2008 au cours d'une triangulaire entre Philippe Guerineau et Philippe Folliot[12]. En 2014, il a été élu pour un troisième mandat avec près de 57% au 2e tour dans une triangulaire face au conseiller Général PS, Christophe Testas (30,5% ) et le candidat du Front National Jean-Paul Piloz avec 12,6%. [1]

Castres est associée avec la ville voisine de Mazamet18 km au sud-est de Castres) ainsi que des banlieues et villages indépendants dans la communauté d'agglomération Castres-Mazamet créée en janvier 2000 par Bernard Raynaud. Cette communauté regroupe 16 communes indépendantes (Castres y compris et Mazamet), avec une population totale de 79 988 habitants (recensement 1999), 54 % de ces derniers vivant dans la commune de Castres proprement dite, 13 % dans la commune de Mazamet, et le reste dans les communes périphériques.

En 2010, la commune de Castres a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Parti
mars 2014 Pascal Bugis DVD
mars 2008 - mars 2014 Pascal Bugis UMP
mars 2001 - mars 2008 Pascal Bugis UMP
juillet 1995 - mars 2001 Arnaud Mandement PS
mars 1989 - juillet 1995 Jacques Limouzy RPR
mai 1985 - mars 1989 Philippe Deyveaux PS
mars 1977 - mai 1985 Jean-Pierre Gabarrou PS
mars 1971 - mars 1977 Jacques Limouzy UDR
1954 - mars 1971 Lucien Coudert Radical
1953 - 1954 Robert Sizaire SFIO
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Sous-préfecture du Tarn
  • Chambre de commerce et d'industrie du Tarn
Bureaux de la Chambre de commerce et d'industrie basé à Castres
Locaux de la CCI
  • Conseil de prud'hommes
  • Protection judiciaire de la jeunesse
  • Service pénitentiaire d'insertion et de probation
  • Tribunal de grande instance de Castres
  • Tribunal d'instance de Castres
  • Tribunal des mineurs
  • Tribunal de commerce
Tribunal de grande instance de Castres
  • Brigade de gendarmerie
  • Commissariat de police
  • Police municipale
  • Sous-préfecture du Tarn
  • Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA)
  • Office National des Forêts (Agence interdépartementale de Castres)
  • Bailleurs sociaux : office public HLM de Castres, SAHLM maison Claire
  • Inspection du Travail, Section de Castres
  • Trésor public
  • Recette des Finances (hôtel des Impôts)
  • Agence tarnaise de développement
  • APAJH, foyer La Planésié

Castres est le siège du 8e régiment parachutiste d'infanterie marine (8 RPIMA) Le 8e RPIMA compte 1 200 hommes et femmes articulés en 8 compagnies[14]. Ce régiment s'illustra en Afghanistan, Côte d'Ivoire…

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Castres est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 42 222 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1831 1836 1841 1846 1851 1856
12 327 15 171 13 717 16 418 17 602 19 225 20 651 20 815 22 062
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
21 538 21 357 23 461 25 856 27 408 27 427 27 509 28 204 27 308
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
28 272 27 830 25 943 27 028 28 084 29 133 30 781 34 126 36 978
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
40 457 45 978 45 578 44 812 43 496 43 141 42 222 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population en 1831 était de 12 032 habitants, Castres était alors la plus grande ville du Tarn. Elle était une des rares villes industrielles dans la région d'Albigeois (le vieux nom du Tarn). Elle s'est développée rapidement : la population de la commune proprement dite était de 19 483 habitants en 1901, et de 34 126 en 1954 (44 161 habitants dans la zone métropolitaine).

Cependant, avec le déclin de ses industries, la croissance de population a diminué. Albi a dépassé Castres comme zone métropolitaine la plus peuplée du Tarn. La population de Castres stagne dès lors. Après une petite croissance dans les années 1970 et 80, elle a enregistré une croissance nulle lors des années 1990. Au recensement 1999, la population dans la commune proprement dite était de 43 496 habitants, tandis que la population de la zone métropolitaine de Castres était de 61 760 habitants.

En 2010, l'aire urbaine de Castres comptait 67 464 habitants[17], et compte 26 communes[18].

Son pôle urbain ou l'unité urbaine de Castres (couramment : agglomération) de Castres est formée de 8 communes en 2010.

La ville de Castres était, au 1er janvier 2007, selon les chiffres donnés par l'Insee en 2009, la 150e ville française en termes de population, hors agglomération. Elle était, à quelques dizaines d'habitants près, derrière Boulogne-sur-Mer et Saint-Herblain, et précèdait Bastia et Sète.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • L'École d'ingénieurs ISIS rattachée au Centre universitaire Jean-François-Champollion
  • Ingénieur diplômé du CUFR Jean-François-Champollion (ISIS), spécialité informatique et systèmes d'information pour la santé
  • Master pro. e-administration et solidarité numérique
  • IUT rattaché à l'université Paul-Sabatier Toulouse 3
  • DUT Chimie
  • DUT Génie du Conditionnement et de l'Emballage
  • DUT Métiers du Multimédia et de l'Internet (Anciennement Services et Réseaux de Communication)
  • DUT Techniques de Commercialisation
  • Licence pro. chimie, analyse, qualité
  • Licence pro. génie de la formulation
  • Licence pro. conception et intégration de services et produits multimédia (licence CISPM)
Entrée bibliothèque et Archives municipales
  • IFSI (Institut de formation en soins infirmiers)
  • Lycée général et technologique de la borde basse
  • Licence pro. contrôle des installations et ingénierie de maintenance (licence CIIM)
  • CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Écoles) MPSI/MP (Mathématiques Physique et Sciences de l'Ingénieur)
  • BTS qualité dans les industries alimentaires et les bio-industries
  • BTS management des unités commerciales (MUC)
  • BTS maintenance industrielle (MI)
  • Collège Jean Monnet
  • Lycée professionnel Anne Veaute
  • BTS opticien-lunetier
  • BTS prothésiste-orthésiste
  • Lycée professionnel du Sidobre
  • Lycée professionnel Notre-Dame
  • BTS assistant de gestion de PME-PMI à référentiel commun européen
  • BTS assistant de manager
  • BTS management des unités commerciales (MUC)
  • Lycée général Barral
  • Lycée technologique et professionnel De la Salle

Économie[modifier | modifier le code]

Avec une population de 61 760 habitants dans la zone métropolitaine en 1999, Castres est le troisième grand noyau industriel de Midi-Pyrénées derrière Toulouse et Tarbes, et le plus grand moyeu industriel dans la partie du Languedoc entre Toulouse et Montpellier.

Castres est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Castres-Mazamet. Elle gère l'aéroport.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

L'industrie textile reste importante dans la bassin d'emploi de Castres-Mazamet. À côté de cela, les principaux acteurs économiques sont :

  • Les Laboratoires Pierre Fabre (pharmaceutique et cosmétologie)
  • Comau France (groupe FIAT) (Fabrication de centres d'usinage, de machines d'équilibrage pour le secteur automobile mondial)
  • Sepiprod - Groupe Air liquide (chimie)
  • Groupe Bigard (Abattoir)
  • Janoplast - Groupe Polypipe (industrie plastique)
  • Devoteam Outsourcing (informatique)
  • La Jeune chambre économique de Castres-Mazamet
  • EADS avec sa filiale GET électronique
  • BENNE SA (fabrication de bandes transporteuses et courroies et de système de convoyage)

La communauté d'agglomération a depuis 2001 développé une vaste zone d'activité (ZAC du Causse) à proximité de l'aéroport. Elle est principalement consacrée aux nouvelles technologies et aux industries de la chimie fine (dans le cadre du pôle de compétitivité biocancer). Cette zone qui représente l'avenir du bassin d'emploi, s'est vu attribuer le label Technopole en début d'année 2006.

Aux portes de Castres, 200 entreprises extraient annuellement 150 000 tonnes de granit brut de la zone du Sidobre couvrant 12 000 hectares.

Personnalités célèbres liées à Castres[modifier | modifier le code]

Hommes et femmes politiques[modifier | modifier le code]

  • Marc David Lasource (1763-1793), pasteur à Castres qui devint président de l'Assemblée législative du 18 avril au 2 mai 1793.
  • Pierre de Fermat, juriste et mathématicien français, décédé à Castres en 1665.
  • Jean Jaurès (1859-1914) né à Castres, homme politique français, député du Tarn, assassiné à Paris en 1914. Il repose au Panthéon à Paris. Une statue a été érigée sur la principale place de la ville de Castres en l'honneur de cet illustre socialiste castrais.
  • Jacques Limouzy (1926), homme politique, secrétaire d'État auprès du ministre des relations avec le parlement de 1969 à 1972 ; secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale de 1973 à 1974 ; Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale en 1974 ; secrétaire d'État auprès du premier ministre, chargé des relations avec le parlement de 1978 à 1981. Il succède à Lucien Coudert comme maire de Castres en 1971-1977 et à nouveau entre 1989 et 1995.
  • Richard Amalvy (1964), ancien responsable politique, dirigeant d'organisations non gouvernementales internationales.
  • Kader Arif, ministre délégué aux anciens combattants sous le gouvernement socialiste de François Hollande, il passa sa jeunesse à Castres.

Hommes d'affaires[modifier | modifier le code]

  • Pierre Fabre (1926-2013), pharmacien et homme d'affaires. Décoré de la Légion d'honneur en 2007 et propriétaire du Castres Olympique depuis 1989.

Militaires et Hauts-Gradés[modifier | modifier le code]

  • Étienne Pierre Sylvestre Ricard (1771-1843), né à Castres, Général dans la Grande Armée de Napoléon Ier sous le Premier Empire
  • Joséphine Pujol (1840-1923), née à Castres, cantinière entre 1862 et 1871, dans les armées de Napoléon III. Elle participa à la guerre franco-prussienne 1870-1871.

Personnalités civiles et religieuses[modifier | modifier le code]

Artistes : écrivains, peintres, photographes…[modifier | modifier le code]

Sportifs nés ou actifs à Castres[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

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