Castres
| Castres | |
|---|---|
Jardin et Palais de l'Evêché de Castres. Berges de l'Agoût. |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Midi-Pyrénées |
| Département | Tarn (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Castres (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 4 cantons |
| Code commune | 81065 |
| Code postal | 81100 |
| Maire Mandat en cours |
Pascal Bugis (UMP) 2008- 2014 |
| Intercommunalité | communauté d'agglomération de Castres - Mazamet |
| Démographie | |
| Population | 42 701 hab. (2009) |
| Densité | 435 hab./km2 |
| Aire urbaine | 62 523 hab. () |
| Gentilé | Castrais, Castraises |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 151 m — maxi. 367 m |
| Superficie | 98,17 km2 |
Castres (occitan : Castras) est une commune française, située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées. Les habitants de Castres sont appelés les Castrais. Castres est généralement connu comme le lieu de naissance de Jean Jaurès, célèbre responsable socialiste du tournant des XIXe et XXe siècles. La ville l'est aussi pour son musée consacré au peintre et sculpteur Francisco Goya. Castres est traversé du nord au sud par l'Agout. Cette rivière est habillée par de vieilles maisons colorées dont le lourd passé historique se projette au-dessus de ses eaux.
L'église de Saint-Benoît, qui fut la cathédrale de Castres, est aujourd'hui la plus importante des églises de Castres, elle date seulement des XVIIe et XVIIIe siècles et est classée monument historique depuis 1953.
L'hôtel de ville occupe l'ancien palais épiscopal, conçu au XVIIe siècle par le célèbre architecte Jules Hardouin-Mansart (l'architecte de Versailles), et terminé par le Jardin de l'Évêché conçus par Le Nôtre (concepteur des jardins de Versailles). Près du palais, la tour Saint-Benoît d'architecture romane est le seul vestige de la vieille abbaye bénédictine.
La ville possède quelques vieux manoirs du XVIe et XVIIe siècles, dont l'hôtel de Nayrac, datant de la Renaissance.
La ville est célèbre pour son équipe de rugby le Castres Olympique, les Laboratoires Pierre Fabre, le 8e RPIMA...
[modifier] Géographie
La ville de Castres est située dans le sud du Tarn
[modifier] Situation
[modifier] Localisation
Castres est située à proximité des Monts du Sidobre (site granitique exceptionnel) et de la Montagne Noire, à une altitude de 172 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 42 kilomètres au sud-sud-est d'Albi (préfecture du Tarn), à 15 kilomètres de Mazamet (avec qui elle forme une communauté d'agglomération) et à 72 kilomètres à l'est de Toulouse. Castres est parcourue du nord au sud par l'Agout, un affluent du Tarn qui conflue dans la ville avec la Durenque.
[modifier] Climat
Le climat castrais est très particulier. On parle en climatologie pour le Tarn de climat de l'aquitaine orientale mais il présente ici une différence notable avec le climat aquitain grâce aux deux influences méditerranéenne et montagnarde. Du climat aquitain il faut relever des températures moyennes annuelles plutôt douces et un régime pluviométrique marqué par des pluies hivernales et printanières avec un maximum en mai. La région de Castres enregistre environ 850 mm d'eau annuel. mais l'influence du climat méditérranéen devient forte de la mi-juin à la la mi-octobre avec des épisodes de sécheresse marquée et des températures estivales d'autant plus élevées que l'influence de la mer y est absente. Ainsi le nombre de jours à plus de 30 dg y est de l'ordre de 30 jours par an en moyenne et à plus de 35 dg autour de 5 jours.
En hiver, au contraire, c'est la proximité de la montagne, tant à l'Est (avec le massif granitique du Sidobre qui culmine à 700m d'altitude) qu'au Sud avec la Montagne Noire (1210m au Pic de Nore) qui crée les conditions de phénomènes hivernaux plus fréquents qu'à une altitude comparable dans le reste de la région. Ce "micro-climat" est marqué par le phénomène du vent d'Autan. Plus encore que ses voisines de Revel ou de Villefranche de Lauragais, Castres peut être considérée comme la "capitale du vent d'Autan"; ce vent de Sud-Est qui touche la majeure partie de la région Midi-Pyrénées (sauf la bordure pyrénéenne et l'Ouest du Gers) est provoqué par le resserrement géographique entre le massif central et la chaine des Pyrénées.La présence d'un gradient de pression positif entre l'Est et l'Ouest de la région suffit à le provoquer. Vent très turbulent, marqué par de violentes rafales il souffle à plus de 60 km/h environ 70 jours par an et à plus de 100 km/h de 3 à 5 jours par an. On parle d'Autan blanc lorsque les conditions anticycloniques dominent sur la France, le ciel est alors à Castres peu nuageux tandis qu'une bande nuageuse surmonte la montagne Noire au Sud-Est de Castres (et il n'est pas rare qu'il bruine sur l'Aude ou sur l'hérault sous des nuages bas portés depuis la mer).
Lorsque la dépression se forme sur le golfe de Gascogne ou sur l'Aragon (Espagne) on va alors avoir un ciel beaucoup plus nuageux et le vent se déchaine de jour comme de nuit jusqu'à ce qu'avec l'arrivée de la pluie (et de la dépression associée) le gradient s'inverse et c'est le vent d'Ouest ou de Nord-Ouest qui prend le relais. La rose des vents de Castres présente une quasi symétrie entre vent d'Ouest et vent de Sud-Est et on peut y noter une absence complète de vents venant des directions Nord-Est ou Sud-Ouest. Le vent de Nord-est y est le plus fréquent mais le vent d'Autan le plus fort. Fortement lié à un effet de foehn au versant Nord-Ouest de la montagne Noire, le vent d'Autan est extrêmement turbulent. Cette turbulence correspond à de micros-variations de pression qui sont fortement ressenties par les personnes sujettes à migraine. Vent chaud en hiver on dit du vent d'Autan qu'il est le "charbon du pauvre".
Avec un peu plus de 2000 heures d'ensoleillement annuel la ville de Castres est dans la moyenne d'ensoleillement de villes comme Albi, Montauban ou Toulouse mais loin des voisines méditerranéennes que sont Béziers ou Narbonne (plus de 2500 heures). Une caractéristique notable de climat castrais c'est la très faible occurrence de brouillard malgré la présence des nombreux cours d'eau.
[modifier] Voies de communication et transports
Le réseau urbain de Castres est gratuit pour tous depuis 2008. Ce réseau est constitué de huit lignes, dont une qui dessert le centre ville en passant par l'hôpital du Causse. Dès le début des années 90, l’État, responsable des grandes liaisons d’aménagement du territoire, étudia la mise à 2x2 voies de la liaison Castres - Toulouse via la route nationale 126 et sa connexion à l’autoroute A 68. L’aménagement de l’itinéraire entre le sud du Tarn et l’agglomération toulousaine en route à 2x2 voies avec échangeurs dénivelés fut ainsi l’objet d’une décision ministérielle le 8 mars 1994 publiée au Journal Officiel du 17 août 1996.
Cette décision fut confirmée à plusieurs reprises, notamment lors du Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 18 décembre 2003, qui classa la liaison Castres – Toulouse via l’A 68 parmi les grandes liaisons d’aménagement du territoire, puis lors du Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité du territoire (CIACT) d’octobre 2005. De plus, l’autoroute Castres- Toulouse est actuellement inscrite à l’avant-projet consolidé du schéma national des infrastructures de transport. La mise à 2x2 voies s’est engagée progressivement depuis la décision ministérielle de 1994. En 1996, les Autoroutes du Sud de la France ont construit la bretelle autoroutière A 680, ainsi que la bifurcation autoroutière entre l’A 68 et l’A 680 et le demi-échangeur de Gragnague. Plusieurs sections à 2x2 voies ont été réalisées ou font l'objet d'une déclaration d'utilité publique. Après consultation et accord des collectivités concernées, le ministre en charge des transports a décidé en janvier 2007 d’accélérer la réalisation de la liaison autoroutière Castres-Toulouse par mise en concession. Une première concertation avec les élus et le public a été conduite en 2007 et 2008, à la suite de laquelle, le ministre en charge des transports a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) le 23 décembre 2008.
Le 4 février 2009, la CNDP a décidé que le projet d’achèvement de la mise à 2x2 voies de la liaison Castres – Toulouse par mise en concession autoroutière en solution alternative à la mise à 2x2 voies progressive devait faire l’objet d’un débat public. A la suite du débat public qui s’est déroulé d’octobre 2009 à janvier 2010, le ministre en charge des transports a décidé, le 25 juin 2010, de retenir le principe de l’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la liaison entre Castres et Toulouse selon l’itinéraire RN 126, par mise en concession autoroutière ; il a demandé de poursuivre les études préalables à la déclaration d’utilité publique.Dès le début des années 90, l’État, responsable des grandes liaisons d’aménagement du territoire, étudia la mise à 2x2 voies de la liaison Castres - Toulouse via la route nationale 126 et sa connexion à l’autoroute A 68. L’aménagement de l’itinéraire entre le sud du Tarn et l’agglomération toulousaine en route à 2x2 voies avec échangeurs dénivelés fut ainsi l’objet d’une décision ministérielle le 8 mars 1994 publiée au Journal Officiel du 17 août 1996. Cette décision fut confirmée à plusieurs reprises, notamment lors du Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 18 décembre 2003, qui classa la liaison Castres – Toulouse via l’A 68 parmi les grandes liaisons d’aménagement du territoire, puis lors du Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité du territoire (CIACT) d’octobre 2005. De plus, l’autoroute Castres- Toulouse est actuellement inscrite à l’avant-projet consolidé du schéma national des infrastructures de transport. La mise à 2x2 voies s’est engagée progressivement depuis la décision ministérielle de 1994. En 1996, les Autoroutes du Sud de la France ont construit la bretelle autoroutière A 680, ainsi que la bifurcation autoroutière entre l’A 68 et l’A 680 et le demi-échangeur de Gragnague. Plusieurs sections à 2x2 voies ont été réalisées ou font l'objet d'une déclaration d'utilité publique. Après consultation et accord des collectivités concernées, le ministre en charge des transports a décidé en janvier 2007 d’accélérer la réalisation de la liaison autoroutière Castres-Toulouse par mise en concession. Une première concertation avec les élus et le public a été conduite en 2007 et 2008, à la suite de laquelle, le ministre en charge des transports a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) le 23 décembre 2008. Le 4 février 2009, la CNDP a décidé que le projet d’achèvement de la mise à 2x2 voies de la liaison Castres – Toulouse par mise en concession autoroutière en solution alternative à la mise à 2x2 voies progressive devait faire l’objet d’un débat public. A la suite du débat public qui s’est déroulé d’octobre 2009 à janvier 2010, le ministre en charge des transports a décidé, le 25 juin 2010, de retenir le principe de l’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la liaison entre Castres et Toulouse selon l’itinéraire RN 126, par mise en concession autoroutière ; il a demandé de poursuivre les études préalables à la déclaration d’utilité publique.
[modifier] Urbanisme
[modifier] Morphologie urbaine
- Labruguière (9 km)
- Mazamet/Aussillon (18 km)
- Albi (40 km)
- Lavaur (Tarn) (38 km)
- Graulhet (30 km)
- Gaillac (50 km)
- Toulouse (72 km)
- Narbonne (103 km)
- Carcassonne (68 km)
[modifier] Projets d'aménagements
Les places Jean Jaurès et de la République furent rénovés dans les années 2000. Du granit du Sidobre constitue le revêtement de ces deux places. A été ajouté des arbres, des fontaines et du nouveau mobilier urbain. L'accès au piéton, cycliste a été privilégier par la municipalité. Le Théâtre Municipal, situé face au Jardin de l'Évêché, a été aussi rénové tant les façades que l'intérieur du théâtre.
Depuis janvier 2012, c'est la place de l'Albinque qui va être entièrement modernisé. Le maire Pascal Bugis vient de finir sa concertation à propos de la rénovation complète de la place de l'Albinque. Il a consulté les commerçants, les riverains les plus proches et la population a pu s'exprimer à travers Internet et le magazine municipal. « On voit bien les grandes lignes se profiler. Les grandes demandes de la population concernent surtout le maintien de la capacité de stationnement, la conservation des arbres et le respect de l'esprit du quartier. » Beaucoup de choses vont changer grâce à cet énorme chantier (6 millions d'€) qui doit débuter dans un an environ pour 2 ans de travaux. La circulation d'abord. Le flux provenant du boulevard Sicard va passer à l'arrière de la halle, sur deux voies, nécessitant le démontage de l'extension du marché couvert où se tient le marché bio et du gras en hiver. Le trafic se déversera donc sur les boulevards par un feu tricolore en face la rue du Gazel. Le foirail sera démonté et reconstruit et l'espace situé entre la halle et les commerces aménagé par des espaces verts, aires de jeu… etc. Les 300 places actuelles de parking seront maintenues. Entre la halle et la pharmacie de l'Albinque enfin, un bel espace de détente et de repos est prévu par l'aménageur. Une fontaine sera disposée ainsi qu'une aire mixte, pouvant soit permettre la circulation vers les commerces, soit devenir un espace fermé à l'occasion de manifestations. « L'espace total représente 2,5 hectares au sol, indique le maire. Nous allons continuer à présenter ce projet à la population, notamment pendant la foire économique. En fin d'année, nous lancerons les appels d'offres pour un début des travaux au printemps prochain. » Les grandes lignes de la rénovation de l'Albinque sont maintenant connues. Le flux de circulation passera derrière la halle et un grand espace sera aménagé devant les cafés et commerces. Début des travaux dans un an environ.
Les travaux de réfection de l'église de la Plâté, fermée depuis plus de 10 ans, ont été annoncés et programmés lors du conseil municipal de mardi. Ce lieu de culte, que le maire aimerait voir aussi servir de lieu culturel pour notamment accueillir de concerts, doit subir d'importants travaux de rénovation et de consolidation pour un montant de près d'1, 8 millions d'€. Une partie, environ 40%, pourrait être financé par la direction régionales des affaires culturelles (Drac) puisque cette bâtisse communal est classé monument historique depuis 1987. Les opérations, consistant à la reprise des contreforts et l'assainissement des façades supérieures, la tenue de la charpente et les couvertures des bas-côtés et la consolidation de la coupole, ont demandé de nombreuses expertises et du temps. Sans parler des recherches de financements. mais ça y est le calendrier a donc été arrêtés et le chantier se fera en plusieurs tranches à partir de l'an prochain et jusqu'en 2013. Mais on peut espérer une ouverture avant la dernière tranche, d'ici 2012 donc. En attendant, les amateurs de vieilles pierres peuvent se consoler en admirant la façade extérieure dont une partie avaient déjà été rénovés à la fin des années 90, tout comme son horloge, récemment restaurée, ou encore écouter son célèbre carillon que l'on peut régulièrement entendre.
[modifier] Histoire
Blog sur l'histoire des Famille Fabre de Labruguière et du Pays Castrais :
http://famillefabredelabruguiere.blogspot.com/
[modifier] Héraldique
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La commune de Castres porte:
Devise : "Debout". Cimier : une chausse-trappe. |
la partie basse du blason représente les armes de la famille de Montfort (on retrouve les mêmes dans le blason de la ville de Beziers) la partie supérieure indique le rattachement au royaume de France.
[modifier] Toponymie
Le nom de la ville vient du mot roman Castras qui à l’époque carolingienne signifiait "place fortifiée". Dès le IXe c’est ainsi que l’on désignait l’agglomération qui se développait à proximité du monastère bénédictin de Bellecelle.
Des auteurs des XVIe et XVIIe siècles ont avancé des origines bien plus prestigieuses. Pour Guillaume de Nautonier, Castres viendrait du latin Castra, le camp romain, d’où la légende tenace d’un poste militaire établi par Jules César sur les hauteurs du plateau Saint-Jean. Pour Pierre Sabatier, l’abbaye de Castres aurait été fondée en 647 par trois nobles qui plantèrent leur camp (Castra) sur les bords de l’Agout. Mais ces fables, reprises et amplifiées par les historiens locaux du XIXe siècle, ne reposent sur aucune donnée archéologique, ni sur aucun document d’archives : elles doivent être abandonnées et leur simple répétition ne doit pas être considérée comme une preuve[2].
[modifier] Faits historiques
[modifier] Fondation
Suite à la venue des premiers missionnaires chrétiens vers le IIIe siècle, Castres a aussi une origine autour de l'abbaye bénédictine de Saint Benoît, qui est censée avoir été fondée vers l'an 647 sur la rive droite de l'Agout par des seigneurs de la cour de Sigisbert III. Robert, Ancelin et Daniel qui vinrent se fixer la et y vivre en ermites.
Leur renommée fut telle qu'ils battirent un monastère, selon une légende.
Ces deux sites s'agrandissant (la place forte et la place religieuse ), se rapprochant, donnèrent naissance à la ville de Castres.
Qui devient un arrêt important sur les itinéraires internationaux du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (à travers la Via Tolosane) en Espagne parce que son abbaye-église, construite au IXe siècle, garde les reliques de Saint Vincent, le martyr renommé de l'Espagne.
En 1074, on sait que l'abbaye relève de l'autorité de l'abbaye Saint-Victor de Marseille : ce qui révèle une sorte de déclin. Rangée comme deuxième ville de l'albigeois derrière Albi dès le XII, c'est un endroit d'importance, et la fameuse famille Trencavel du vicomte d'Albi accorde à Castres une charte libérale qui lui permet de gérer ses affaires de façon indépendante à travers un conseil de consuls.
[modifier] Castres fut érigé en évêché en 1317
Castres est une ancienne abbaye de l'ordre de St. Benoit, située au diocèse d'Albi, dépendante de Saint-Victor de Marseille, à laquelle le corps de St. Vincent avait été apporté en 955.
Bertrand en était moine et abbé en 1317, lorsque le pape Jean XII l'érigea en évêché par bulle du 9 juin de cette année.
Bertrand y forma opposition, en donna ses causes aux présidents des parlements de Toulouse et de Paris assemblés. II y dit en substance : Je suis allé me présenter au pape suivant ses ordres; mais je n'ai osé résister à sa volonté, et j'ai donné mon consentement par écrit à l'érection de mon abbaye en évêché; ce que j'ai fait par crainte dont un homme courageux est susceptible; car plusieurs serviteurs du pape me disaient tout bas que si je résistais, je serais mis en prison perpétuelle. Or, je soutiens que, selon l'usage et les lois du royaume de France, une telle érection ne peut se faire sans le consentement du roi, autorisé de ses lettres- patentes, et celui des seigneurs de fief du lieu où l'église est bâtie.
De plus, le pape n'a pas droit de donner à des villes de France le titre et le privilège de cités : le roi seul a ce privilège dans son royaume. Enfin, il parait que le pape Jean, suivant les traces de ses prédécesseurs, travaille à joindre par toute la terre la w puissance temporelle à la spirituelle; et, pour y réussir plus facilement, il veut multiplier les évêques afin d'avoir plus de complices de cette usurpation. Ainsi parlait l'abbé de Castres, et peut-être les autres abbés n'en auraient pas moins dit si le pape ne les eut pourvus eux - mêmes de nouveaux évêchés. Au reste, Théodat I, évêque de Castres, termina ce différend par une transaction, portant que Bertrand garderait le nom d'abbé, avec 1300 livres de revenu fur les biens de l'abbaye de Castres. Le pape lui-même désirait, pour ces érections d'évêchés, le consentement du roi, comme on voit par deux lettres qu'il écrivit sur ce sujet à Philippe lebel.
La première ne regarde que Toulouse, et le pape y rapporte les causes de la division du diocèse, les mêmes et en mêmes termes que dans la bulle d'érection, puis il ajoute : Nous avons aussi considéré qu'il pourrait être dangereux pour vous et pour, la tranquillité de votre royaume d'avoir en ces quartiers-là un prélat presque semblable à un roi par sa puissance et ses richesses. Et ensuite : c'est pourquoi nous vous prions de ne pas écouter ceux qui voudraient tourner en mauvaise part ce que nous avons fait à si bonne intention, mais de rejeter vigoureusement leurs mauvais conseils. La lettre est du 7 juillet 1317. La seconde, datée du 9 du même mois, est pour donner part au roi de l'érection des évêchés de Rieux, de Saint-Papoul, de Lombez, de Montauban, de Castres, et Saint-Flour, et le pape nomme ainsi les évêques qu'il y a mis; à Rieux, Guillaume de la Broie, doyen de Bourges, et votre conseiller, dont vous connaissez la naissance et le mérite; à Saint - Papoul, l'abbé du lieu, homme d'une profonde science et d'une fidélité éprouvée; à Lombez, l'abbé du lieu, fils du comte de Comminges; à Montauban, l'abbé du lieu, notre chapelain et auditeur des causes d'appel de notre palais; à Castres, l'abbé de Lagni, docteur en théologie; à Saint-Flour, l'abbé de Saint Tiberi, docteur en décret etc. notre chapelain, tous originaires de votre royaume et zélés pour vos intérêts. L'on fait que toutes ces abbayes étaient de Tordre de St. Benoit.
[modifier] Territoire du Consulat de Castres
Du Consulat de Castres, de ses confronts et limites, et de ses Parroisses.
Les frontières du Consulat de Castres sont:
De la rivière de Canebras, ainsi comme est la carriere du devez de Burlats, tirant droit à Monfa, jusqu'à la Croix d'en Pessin sous la Ville, et de ladite Croix jusqu'à Prat Andrieu, et jusqu'à l'Église de Campairaigues, et sous la Ville, et de la dite Église jusqu'au mas dels Puecheimars.
Ainsi que le ruisseau Deybets sous la Ville jusqu'à Agout, et les tenues outre Agout sont comme appert le bois des paissieres sous bas la Ville, et la moitié de la Malsaignée, dessous, ainsi comme la carriere de Castelnau s'en monte jusqu'à la vigne qui fut d'Arnaud de Sire, dessous bas la Ville, et ainsi comme le pré de Caudiere s'en va dessous bas la Ville, et ainsi comme va Costepelade jusques au bois de Sainct Vincent, et la Bouscause des Pesats jusqu'au ruisseau, de Teillere jusqu'à la tenance de Bertrand Cat, et tout le masage de Doulegne, ainsi que va jusques à las Latieires, et la Bouscarel, et ainsi comme le ruisseau passe, jusques au pas de Vaque rouge, et comme va la carriere et monte droict à la vena, et aussi comme Valaserre jusques au Garric Boussat, et jusques à la tenance des Peiroles, jusques au pas de la Badeta, et outre Durenque ainsi que passe le ruisseau de Aigua esparssa jusqu'à l'Estang, et dudit lieu retourne jusques à ladite Ville.
Ceci est tiré mot à mot d'un vieil acte qui fut fait l'an 1553 à la maison de Ville.
Deux Paroisses dépendent du Consulat de Castres dans la Ville et douze à l'extérieur.
Les deux à l'intérieur sont :
La Platé, ou Notre Dame, dont l'Église a été bâtie là où était le clocher de la Platé.
Saint Jacques, dont l'Église était joignant le clocher de Saint Jacques, et aussi plutard le Temple de Ville-goudou.
Celles de l'extérieurs sont les suivantes :
Saint Avit, La Fosse, Saint Etienne de Cahusac, Notre Dame de Farges, Campans, Saint Martin, Saint Hypolite, La Case, Saint Marsal de Camarens, Saint Julien de Gais, Saint Laurens d'Auterive, Sainte Foy, aux fauxbourgs de Castres.
[modifier] Ordonnance d'une barque pour le passage de l'Agout à Saix
5 septembre 1365
[modifier] Les moulins et ports sur l'Agout
15 avril 1741 Bail à Jean Sendrail du Pujol du port de Saix (Archives de Castres ) Paroisse de Cayrol: Moulin de Villegoudou réédifié en 1604 Moulin à drap sur la Durenque
[modifier] Comté
Pendant la Croisade des Albigeois, une délégation de Castres s'est rendu et à prêté allégeance au croisé Simon de Montfort. Montfort fit brûler, dans l'été 1209, de son propre chef, les deux premiers hérétiques : un Parfait et son disciple. Seul le disciple, qui prit de peur, se rétracta et eut la vie sauve (avec quelques brûlures aux mains).
La mort de Trencavel,le 10 novembre 1209 à Carcassonne,donne le signal du soulèvement général. Il part de Castres ou le peuple envahit le château et s'empare des Français.
En 1210 Simon de Monfort revient avec des renforts à Castres. Les bourgeois lui ouvrent les portes, et il remplace par des Français les prêtres de la ville et des alentours.
En 1222 les moines de Castres reprennent possessions de leurs paroisses.
Castres est entrée dans le royaume de France en 1271 suite au Traité de Paris, faute de successeurs au comté de Toulouse. En 1317, le pape Jean XXII établit Castres comme évêché; il le restera jusqu’à la Révolution. En 1356, la seigneurie de Castres a été promue comté par le Roi Jean II de France. Cependant, la ville a considérablement souffert de la peste noire entre 1347 et 1348, puis du Prince Noir d'Angleterre et des compagnies libres (bandes de mercenaires anarchiques) qui ont écumé le pays pendant la Guerre de Cent Ans. En conséquence, le XIVe siècle fut pour Castres une période de profond déclin.
En 1375, il ne restait seulement que 4 000 habitants sur la rive gauche de la ville, soit la moitié de la population du siècle précédent. Après la confiscation des possessions de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, auquel appartenait le comté de Castres, le comté fut accordé en 1476 par le Roi Louis XI à Boffille de Juge (Boffillo del Giudice), noble italien et aventurier qui servait le Roi en tant que diplomate. Mais suite à un désaccord de famille entre la fille de Boffille de Juge et son beau-frère, le comté revint dans le giron de la couronne du Roi de France François Ier en 1519.
[modifier] Réforme et conversion de Castres au protestantisme
Dans les années 1530-1560, une part importante de la population de Castres se convertit au protestantisme[3]. Elle est prise par les protestants lors de la (cinquième guerre de religion) en 1575[4]. Dans les guerres qui suivent, les habitants commercent avec les protestants, la ville s'enrichit et s’établit en république indépendante. Castres est alors une des plus grandes places protestantes en France méridionale.
- 31 septembre 1567 : Castres devient Protestant
Henri de Navarre, qui plus tard deviendra roi de France sous le nom d'Henri IV, séjourne à Castres en 1585 chez Antoine de Thomas (1er consul de Castres). Cependant, en 1629 les protestants de Castres sont expulsés aux limites de la ville par ordre de Louis XIII, et Richelieu lui-même vient pour voir les fortifications démantelées. Néanmoins, après ces guerres religieuses, la paix retrouvée favorise une période d'expansion rapide. Les affaires et les activités commerciales traditionnelles sont rétablies, en particulier concernant la fourrure, le cuir et surtout les laines. La culture s'épanouit à nouveau, avec la fondation de l'Académie de Castres en 1648. Castres bénéficie de la Contre-Réforme de l'église catholique, avec la construction de plusieurs couvents en ville, et celle d’un nouveau palais épiscopal par Michel de Tubœuf, évêque de Castres. Une nouvelle cathédrale est également construite, après les destructions des guerres religieuses. Peut-être bien plus important encore, Castres est le siège de la Chambre de l'Édit du Parlement de Toulouse, une Cour de Justice spécialisée dans les affaires impliquant les protestants du Languedoc (une mesure de protection accordée par l'Édit de Nantes). Cette cour attire un bon nombre d'affaires à Castres. En 1665, Castres compte 7 000 habitants : 4 000 catholiques, et 3 000 protestants.
[modifier] Affaire Sirven
Cependant en 1670, la Chambre de l'Édit est transférée à Castelnaudary, au grand mécontentement des habitants (même catholiques), qui perdent une source importante de leurs affaires avec le départ des avocats et des plaignants. La révocation de l'Édit de Nantes suit bientôt, et Castres souffre beaucoup quand un grand nombre de protestants choisissent d'entrer en exil. Alors viennent la peste de 1720 à 1721 et le feu de 1724. Enfin, Castres perd sa charte libérale en 1758. Vers 1760, quelques années après la célèbre Affaire Calas à Toulouse, Castres se fait connaître dans tout le pays par l'Affaire Sirven : Pierre-Paul Sirven et son épouse, tous deux protestants, sont injustement accusés d'avoir assassiné leur fille afin de l'empêcher de se convertir au catholicisme. Après s'être enfuis, ils sont jugés et condamnés à mort par contumace le 29 mars 1764. Mais ils sont défendus et innocentés par Voltaire en 1771.
[modifier] Révolution et Terreur sous la Première République (1789-1804)
La Révolution française a été généralement bien accueillie à Castres, en particulier parmi les négociants et les entrepreneurs protestants locaux, mais la majorité de la population est demeurée modérée pendant toute la période.
En 1793 par exemple, le pasteur Alba Lasource, le représentant de Castres à la Convention nationale à Paris, s'est opposé à la déportation des prêtres catholiques « non-juré » en Guyane française (voir la Constitution civile du clergé). Les prêtres « non-juré » étaient de loin la majorité dans la région de Castres. Alba Lasource fut accusé d'être trop modéré et fut guillotiné en octobre 1793. Suspecté d'être « tiède » envers la Révolution, Castres fut durement punie.
Pendant les évènements de la Terreur, les exécutions par la guillotine avaient lieu sur l'actuelle Place de l'Albinque.
En 1794, pendant la Terreur, qui suivit la révolution française, c'est sur la place de l'Albinque que se trouvait l'échafaud, à l'emplacement de l'actuelle halle aux grains. On y conduisit à la mort des prêtres réfractaires (c'est-à-dire qui refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1791 et voulurent rester fidèle à l'Église catholique), dont Jean-Pierre Alengrin (1749-1795). Une monographie lui a été consacrée par Paul de Cassagnac, aux éditions Périé, Lacaune (Jean-Pierre Alengrin, évangélisateur et martyr). Une croix élevée près du parvis de l'église Saint Jean-Saint Louis rappelle ces évènements dramatiques.
L'évêché qui avait été établi par le pape Jean XXII en 1317 fut supprimé, Castres fut placé sous la tutelle de l'évêché d'Albi. De préfecture du département du Tarn en 1790, la ville fut reclassifiée en sous-préfecture en 1797 au bénéfice d'Albi qui fut établie préfecture du département.
[modifier] Grande croissance au XIXe siècle et essor du bassin sud-tarnais grâce au textile
En dépit de ces reculs, au XIXe siècle l'économie de Castres s'est développée considérablement, et la ville s'est étendue en dehors de son vieux centre médiéval. Dès 1815, le premier moulin mécanisé à laines a été installé en ville. À l'origine spécialisé dans le tissu de luxe, l'industrie textile de Castres se tourne alors vers des types plus ordinaires de tissu, (les marchés étaient considérablement plus grands). Autour de 1860, il y avait 50 moulins à laines en ville, employant 3 000 personnes. Vers 1820 est fondé la Faïencerie de Castres. À la fin du XIXe siècle, les industries de construction mécanique sont apparues en plus de l'industrie textile et faïencière. Cela a permis à Castres de devenir un arsenal militaire important pendant la Première Guerre mondiale. Castres fut relié au réseau ferroviaire français en 1865. À la fin du XIXe siècle, Castres était la plus grande ville du département du Tarn, avec 5 000 habitants de plus qu'Albi.
[modifier] Castres pendant les guerres 1914-1918 et 1939-1945
Lors de la Première Guerre Mondiale, la ville subit beaucoup de pertes humaines. Par exemple, l'équipe de rugby du Castres Olympique fut décimée au cours de conflit.
Comme beaucoup de villes occupées du Sud-Ouest, la sous-préfecture du Tarn connaît les vicissitudes de la présence des troupes allemandes. En 1942, les Nazis occupèrent Castres. Ils prirent deux canons allemands de 14-18 car ces deux pièces d'artillerie furent récupérer par l'armée française à la fin de la Grande Guerre constituant un trophée de guerre. Ces deux canons étaient exposés, pendant l'entre-deux-guerres, sur l'actuelle place où est érigé le Monument en hommage au soldats morts pour la France. Des résistants furent exécutés par les SS dans la région de Castres et de la Montagne Noire. Castres fut libéré par les Alliés en 1944.
[modifier] Patrimoine et culture
[modifier] Musées et centres culturels de la ville de Castres
[modifier] Musée d'Art Hispanique Francisco Goya
Castres a ouvert en 1840, le musée Goya, contenant la plus grande collection de peintures espagnoles en France, après le musée du Louvre. Considérablement enrichi par les legs de la famille du peintre Marcel Briguiboul, on y découvre des œuvres des primitifs du XIVe - XVIe siècle, comme Pacheco (le maître de Velasquez), et des chefs d'œuvre des grands maîtres du siècle d'or, Velasquez, Murillo, Ribera, Valdés Leal, Alonso Cano, ainsi que trois Goya, et de multiple série de gravures du maître espagnol. Le musée Goya est installé dans une partie de l'ancien évêché de Castres dont les plans ont été dessinés par Jules Hardouin-Mansart, l'un des architectes de Versailles.
Si le musée existe depuis 1840, c'est le legs Briguiboul de 1894 à la Ville qui détermine sa vocation hispanique. Peintre et collectionneur, ébloui par les grands maîtres espagnols, il acquiert de nombreuses œuvres de qualité dont celles de Goya : "L'Autoportrait aux lunettes", "Le Portrait de Francisco del Mazo", une série de gravures : "Les Caprices" et "L'Assemblée des Philippines". En 1949, une série de dépôts prestigieux du Louvre vient confirmer cette spécialisation : "Le Portrait de Philippe IV" de Velázquez, "La Vierge au chapelet" de Murillo. Depuis, le musée de Castres n'a cessé de s'enrichir et, plus particulièrement, ces vingt dernières années faisant de ce lieu, unique en son genre, une référence pour apprécier la création en Espagne, de l'Antiquité au XXe siècle.
Le Musée possède également des œuvres d'artistes français ayant copié ou interprété des peintres espagnols du Siècle d'Or. Citons, notamment l'œuvre de Fantin-Latour "Le jeune mendiant d'après Murillo", une collection de monnaies hispaniques qui s'étend de la période celtibère (IIe-IIIe siècle av. J.‑C.) jusqu'au règne de Charles IV (1788-1808), d'admirables sculptures : des statues ibériques en bronze du VIe siècle av. J.‑C. aux sculptures baroques en bois polychrome et enfin une collection d'armes, la salle René Gayral, composée de 400 pièces d'armement léger.
[modifier] Centre National et Musée Jean Jaurès
Le musée de Jaurès a été également ouvert en 1959 à l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Jaurès à Castres, le musée est devenu centre national en 1988. Implanté au cœur de la ville, le Centre national et Musée Jean Jaurès a pour vocation de présenter la vie et l’œuvre du tribun. Grâce à un parcours muséographique et des expositions, il présente les idées et thèmes fondamentaux de la pensée politique des XIXe et XXe siècles. Riche d’un fonds constitué de nombreux documents manuscrits, imprimés, ouvrages, le Centre national et Musée Jean Jaurès possède également d’importantes collections de caricatures, lithographies, dessins, articles de presse, œuvres d’art et objets divers de la IIIe République et de la vie politique en général (œuvres de Léandre, Steinlen, Eloy-Vincent, Noël Dorville, Jean Veber…), accessible aux chercheurs, étudiants, historiens et à toutes personnes intéressées.
Le CNMJJ propose en outre à la location une salle de conférences sonorisée et équipée pour la projection. Né à Castres le 3 septembre 1859, brillant élève, normalien d’exception, Jean Jaurès débute sa carrière comme professeur de philosophie. Ecrivain et journaliste, il se lance très tôt dans la politique pour devenir, à vingt-six ans, le plus jeune député de France ! Préoccupé par les questions économiques et sociales de son temps, Jean Jaurès intervient en 1892 lors de la grande grève des mineurs de Carmaux dont il prend la défense. Dès lors, il devient le porte-parole de la classe ouvrière tout entière en mettant son éloquence et sa plume au service des avancées sociales (liberté syndicale, création des caisses de retraite…). A la suite de la publication du fameux J'accuse de Zola en 1898, Jaurès prend la défense du capitaine Dreyfus, considérant qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire individuelle, mais de la souffrance d’un homme accusé à tort et de ses conséquences politiques. En 1904, il fonde le quotidien L’Humanité, ce qui lui permet d’écrire en toute liberté. En 1905, à l’issue de longs débats, il parvient à unifier les divers courants socialistes sous la bannière de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière). Partisan convaincu de la séparation de l’Église et de l’État, Jaurès est également l’un des premiers à mettre en cause la politique coloniale de la France. Pacifiste par conviction, il s’attache jusqu’à sa fin tragique à sensibiliser l’opinion sur les conséquences de la guerre imminente. Le 31 juillet 1914, il est assassiné à Paris au Café du Croissant et devient pour beaucoup le premier mort de la Grande Guerre.
[modifier] Centre d'Art Contemporain
Le centre d'art contemporain de Castres[5] propose de découvrir la création artistique de notre temps dans un hôtel particulier du XVIIe siècle.
[modifier] Théâtre Municipal au cœur de l'Évêché
Le théâtre de la ville dans un style rococo date de 1904. Agencé sur le modèle de l'Opéra Comique de Paris (par Joseph Galinier élève de l'architecte Charles Garnier), la coupole intérieure est signée Jean-Paul Laurens. Inauguré le 17 avril 1904, ce théâtre de style rococo italien a été construit sur des plans de Joseph Galinier, architecte de Toulouse et élève de Garnier. L'agencement intérieur reprend celui de l'Opéra Comique de Paris et le style architectural extérieur présente un mélange original d'emprunt aux siècles passés et de références au langage décoratif de son temps. Le tableau qui orne le splendide foyer et la coupole surplombant la salle sont signés Jean-Paul Laurens, décorateur de l'Hôtel de ville de Paris, du Panthéon et du Capitole de Toulouse.
Le tableau, monumentale composition représentant l'exécution de la 9e symphonie de Beethoven, est intitulé La Musique et est daté de 1902. Dans la coupole, un trompe-l’œil représentant un vélum déchiré montre des scènes de la tragédie classique : Œdipe et sa fille Antigone, Hamlet et les fossoyeurs, Le songe d'Athalie et Prométhée enchaîné sur le rocher. Le théâtre de Castres dispose de l'unique coupole peinte par Jean-Paul Laurens puisque celle du Théâtre de l'Odéon à Paris a été déposée lors de sa restauration. Dès 1904, le programme du théâtre était constitué d'une saison lyrique, d'une saison théâtrale et de soirée de variétés. En 1931, le théâtre s'ouvrit au cinéma parlant et après la seconde guerre mondiale cessa ses activités de scène. En 1982, la municipalité le fait restaurer et le rend à sa fonction première. Il est aujourd'hui un lieu de création et de diffusion artistique, doté d'un excellent équipement technique son et lumière. Sa remarquable acoustique en fait le lieu idéal d'une saison de spectacle. Des expositions photographiques temporaires sont en outre organisées tout au long de l'année dans ses promenoirs. Les visiteurs peuvent à tout moment voir l'intérieur du théâtre en demandant à l'accueil, point d'information culturelle et point de location des spectacles. Des visites sont organisées pour les scolaires sur simple demande auprès du service culturel. Afin d’améliorer l’accueil et le confort des artistes et des spectateurs, des travaux ont été effectués, à l'intérieur du théâtre et aussi à l'extérieur, entre 2009 et 2012.
[modifier] Multiples lieux touristiques
[modifier] Anciennes Maisons sur l'Agoût
La rivière était autrefois le centre vital de la ville de Castres. Ces maisons ont été dès le Moyen Âge le lieu d'activité principale des castrais. Ces maisons d'artisans abritaient différents corps de métiers tels que tanneurs, teinturiers, parcheminiers, papetiers et tisserands. Toutes ces maisons ont des bases médiévales dont les ouvertures sont en berceau ou en ogive. Les caves appelées «caoussino» en occitan (littéralement cela signifie usine à chaux) ouvrent sur la rivière et possédaient des lavoirs. Après avoir nettoyé et rincé les peaux dans l'Agout, on les déposait dans les cuves emplies de chaux. Au rez-de-chaussée étaient situés les appartements des ouvriers puis ceux des maîtres. Cependant, il n'était pas systématique de trouver sous le même toit l'habitat et l'activité professionnelle de l'artisan. Dès l'époque de Louis XIV, les documents cadastraux indiquent fréquemment des propriétaires différents pour les «caoussino» et les étages supérieurs
Aux deux derniers étages, se trouvaient les séchoirs, l'un plus haut que les pièces d'habitation elles-mêmes afin que les cuirs ne traînent pas par terre. Ces pièces sont pourvues de petites ouvertures qu'il devait être aisé de fermer avec des volets de bois pour, en été, défendre les cuirs des ardeurs du soleil et en hiver de la force de la gelée. Sous les toits, le deuxième séchoir portait le nom de « soleiller », largement ouvert pour laisser pénétrer la lumière et l'air. Ces maisons, appelées aussi «la petite Venise» ont conservé leur encorbellement de bois et leurs balcons. Depuis les années 1980, ces maisons ont été restaurées et sont entrées dans la catégorie HLM, dans le cadre d'une réhabilitation du centre ville.
[modifier] Tourisme fluvial : le coche d'eau " Le Miredames " reliant le centre-ville et le parc de Gourjade
Le Miredames est un bateau en bois construit en 1990 sur le modèle des anciennes diligences fluviales qui ont parcouru les rivières et canaux jusqu'à la fin du XIXe siècle. Sa longueur est de 14,35 m et sa largeur 4,36 m pour un tirant d'eau d'à peine 39 cm et un poids de 6,8 tonnes qui lui permet de naviguer sur l'Agout. Il peut embarquer jusqu'à 60 passagers. Au départ de l'embarcadère du centre-ville, après être passé sous le Pont Miredames, le bateau remonte doucement les boucles verdoyantes de l'Agout pour atteindre, vingt minutes plus tard, le parc de Gourjade.
[modifier] Hôtels de particuliers et de la bourgeoisie locale au XVIIe siècle
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[modifier] Hôtel Jean Oulès dit de Nayrac
Sous Henri IV, l'installation du Tribunal de la Chambre de l'Édit et l'arrivée de nombreux magistrats ainsi que le développement économique de cette époque permirent la construction de quelques-uns des édifices majeurs de la ville. C'est le sieur Oulès, déjà propriétaire d'une très belle maison à l'angle des rues Sabaterie et Camille-Rabaud, qui décida d'acquérir trois lots mitoyens de maisons qui s'élevaient sur la rue droite (Frédéric-Thomas) vers 1635.
Le dessin, les proportions et l'emplacement des baies à croisillons de la porte d'honneur et la tourelle à encorbellement rythment harmonieusement la façade des trois ailes. Les percements sont encadrés de pierre et de tableaux en brique apparente. L'oculus du portail est utilisé comme point de fuite. L'aile des appartements se situe dans la partie sud qui se trouvait sur une rue étroite. Une cour intérieure avec un petit puits privé à réussi à s'y loger. L'hôtel, dit aujourd'hui de Nayrac, nom de ses propriétaires du siècle suivant, est donc traité suivant un style très dépouillé, plus issu de l'influence de l'architecture Louis XIII, dans l'esprit de l'architecture toulousaine (ou albigeoise) en alliant très largement brique et pierre.
La partie sud constituait l’aile des appartements avec une cour intérieure et un puits alors que dans la partie nord se trouvait la boutique. Les grandes arcades, aujourd'hui aveugles sur la rue, évoquent sans doute la volonté de l'établissement de boutiques en relation avec les activités marchandes du commanditaire de l'hôtel dont les prétentions nobiliaires s'affichent dans la haute tour à galerie. Ainsi les boutiques du sieur Oulès trouvèrent leur emplacement dans la partie nord face à la rue Borrel. Afin de souligner l'importance accordée par son propriétaire à l'enseigne des deux arcades qui s'ouvrent sur l'échoppe, une avancée du corps de bâtiment en encorbellement sur la rue au-dessus est prétexte à une belle élévation richement décorée.
[modifier] Hôtel de Viviès
L'hôtel de Viviès a été construit par Monseigneur de Rozel, avocat à la chambre de l'Édit. La construction classique de l'hôtel s'ordonne autour de la cour d'entrée ouverte sur la rue par un grand portail. Ce premier élément affiche le rang du propriétaire. Il est surmonté par un panneau sculpté qui portait les armes de la famille. En entrant, le visiteur était accueilli par une croisée centrale (la fenêtre d'accueil) ouvrant sur un balcon à balustre. La porte d'entrée de l'hôtel, décalée dans l'angle à gauche, est précédée par un perron : la cour se devait de ménager la plus grande disponibilité aux cavaliers et véhicules hippomobiles.
Un très bel escalier droit dessert tous les étages et se retrouve au centre de l'édifice. Chaque porte est finement soulignée par des moulures discrètes. Cette cage d'escalier est une véritable tour carrée sur laquelle viennent se harper perpendiculairement les ailes. Ce principe a permis qu'une loggia soit aménagée dans le dernier étage ; elle fut remaniée ultérieurement mais a gardé sa précieuse balustrade à galerie ouverte. Un escalier aménagé dans un angle conduit dans le dernier niveau où se trouve une petite salle des gardes qui rappelle que l'édifice doit être défendu en cas de troubles publics. Une tourelle à encorbellement, traitée en briques dans le style de la Renaissance dit Toulousaine, protège le petit escalier et donne à la façade du midi une allure particulière. Les façades sont ajourées de baies à croisillons dont les pilastres latéraux sont terminés par un chapiteau
[modifier] Hôtel de Poncet
Bâti au XVIIe siècle, cet hôtel a appartenu au grand-père maternel du Maréchal Jean-Louis de Ligonnier. Né à Castres en 1680, ce dernier s'expatrie en 1697 à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Il mène toute sa carrière dans l'armée anglaise et termine Feld-maréchal. Il meurt en 1770, comblé d'honneurs, aux côtés des rois et hommes célèbres d'Angleterre.
La façade n'est qu'une partie de l'hôtel originel : on retrouve certains éléments décoratifs tels que génoise et œil-de-bœuf ainsi qu'un bel encadrement de porte du même style sur le bâtiment voisin. Une cariatide (statue servant à supporter une corniche) à chaque extrémité porte une loggia Renaissance, ornementée de quatre colonnes de style ionique. A l'intersection des deux façades se trouve une gargouille marquée par le temps.
A l'intérieur, un escalier doté d'une rampe en fer forgé conduit à l'étage où l'on distingue des médaillons de marbre qui contenaient, autrefois, les portraits de famille. L'escalier et la loggia sont supportés par une coquille en trompe.
Cette façade ouverte se compose de quatre colonnes de style ionique surmontant une balustrade. Des cariatides supportent verticalement une terrasse à balustrade.
[modifier] Hôtel Jean Leroy
Lorsque Castres devint le siège de la Chambre de l'Édit en 1595, elle attira de nombreuses personnalités nommées par le Roi ou représentant tel parti. Leur autorité se devait d'être incontestée et leur demeure devait être représentative de ce pouvoir. Édifié au début du XVIIe siècle, cet hôtel frappe par sa tourelle d'angle en encorbellement et à cul-de-lampe fait en briques, et dont les fenêtres à meneaux ont un encadrement en pierre.
Cet appareillage de briques et pierres montre à la fois l'inspiration de l'architecture toulousaine et du XVIIe siècle. L'hôtel conserve sur la rue une porte à fronton à rouleaux encadrant une devise caractéristique de cette période. Cette inscription latine, au-dessus de la porte d'entrée de l'hôtel Jean Leroy, a deux traductions possibles. L'une édifiante : «Le ciel et non la terre». L'autre, plus libertine, au sens du XVIIe siècle « Pas seulement le ciel ».
[modifier] Jardins et Parcs aménagés en centre-ville
[modifier] Jardin à la française de l'Évêché
Ce jardin "à la française" a été dessiné par André Le Nôtre dans la pure tradition du classicisme français du 17e siècle. Véritable vitrine de la ville, il est un passage incontournable pour tout visiteur. Ce havre de verdure, cadeau précieux de l'histoire, est un lieu de vie très apprécié des Castrais. Son emprise, sa composition d'ensemble et le dessin de ses broderies ont traversé trois siècles sans avoir été fondamentalement modifiés. Les parterres de broderies tirent leur nom de leurs motifs inspirés des travaux des dames de la cour du 17e siècle. Ce dessin est inchangé depuis la création du jardin.
Il représente de manière très stylisée la fleur de lys surmontée d'un chapeau d'évêque, réunis par une croix occitane. Ces symboles peuvent évoquer l'association du pouvoir royal et du pouvoir épiscopal en pays occitan, notamment à Castres. Ces broderies sont ceinturées par un massif fleuri ponctué de topiaires d'ifs vénérables taillés en des formes très diverses.
Il s'agit de parterres comportant une pièce de gazon au centre ceinturée de massifs fleuris. Ces massifs sont actuellement plantés de vivaces et de petits arbustes. Une collection de sauges complète ces massifs à la belle saison. La richesse de ce jardin vient aussi de ses jeux de perspectives multiples. Son plan est trapézoïdal, légèrement décalé vers l'ouest pour prolonger l'axe nord-sud. Ce décalage de l'axe principal est compensé par les deux alignements de tilleuls recadrant la vue latéralement à l'est et à l'ouest du jardin. Le bassin se situe plus près de l'extrémité du jardin que de la façade du palais épiscopal.
Les parterres sont de largeurs inégales, plus étroits de près de 2 m aux abords du palais qu'en bout des parterres à l'anglaise. Cette disproportion provoque un effet visuel de "perspective ralentie" depuis le perron. Le spectacteur a alors l'illusion que le bassin est au centre du jardin. Le regard est subtilement dirigé par l'agencement des massifs : l'œil est d'abord attiré par les broderies puis vers le bassin. De ce point, le regard glisse vers le bosquet de marronniers puis rebondit vers la Montagne Noire et l'horizon.
[modifier] Jardin du Mail
Le jardin est disposé en triangle, bordé par la gare routière et la place de l'Obélisque. Il vient remplacer, en 1893, le tapis du jeu de Mail. Le Mail est l'ancêtre du croquet et du golf. Presque toutes les villes possédaient un terrain. Ce jeu consiste à chasser une boule en buis en lui faisant toucher divers buts, en un minimum de coups. Le Mail sera transposé en jeu d'intérieur par la création du billard. Le Mail désignera ensuite « L'allée plantée où l'on joue au Mail », puis « Une promenade publique bordée d'arbres ».
Malgré quelques modifications, la trame originelle du parc de la fin du XIXe siècle est toujours lisible : un jeu de bassins, une île artificielle et une fontaine placés au centre d'allées de circulation bordées de bancs publics. Les arbres les plus anciens du jardin, en particulier, quelques chênes et un des orangers des osages sont vraisemblablement contemporains de la fin du XIXe siècle. On compte dans le jardin plus de 50 essences différentes dont plusieurs sujets d'espèces assez rares.
Dès le milieu du XVIIIe siècle, dans une Angleterre en pleine pré-industrialisation, le jardin irrégulier devient une réaction assumée à la rigidité des usines. Le jardin de style anglais, avec ses formes irrégulières, est souvent opposé au « jardin à la française », dont il prend le contre-pied. Loin du système géométrique des jardins classiques, conçus par des architectes, il met en valeur à travers les points de vue un élément naturel remarquable : arbre rare au feuillage coloré, tronc torturé, pelouse, ruisseau, étang, prairie ou même éboulis et précipice. La composition répond aux règles du tableau. On recherche l'équilibre des volumes, la variété et l'accord des coloris et des matières végétales. L'organisation du jardin de style anglais, en une succession de points de vue, pousse les concepteurs à exploiter plutôt qu'à corriger les accidents du site. Les reliefs deviennent ainsi des belvédères, les effondrements des grottes.
[modifier] Jardin Frascaty
En 1715, Monsieur Gauthier DE BOISSET, receveur de grenier à sel, fait construire l'hôtel Frascaty. Après 1760, l'hôtel Beaudecourt est érigé non loin. Les fossés des fortifications sont comblés et, sur leur emplacement, on trace l'actuel boulevard des Lices. Dans un triangle formé par le front de l'hôtel Frayscat, la ligne du jardin de l'hôtel Beaudecourt et la portion du boulevard située entre la Tolosane et la Porte Neuve, on plante un bosquet d'une centaine d'ormeaux. Ce lieu est d'abord nommé : «Les Ormeaux de la Porte Neuve». En 1865, un projet de jardin public est destiné à le remplacer. Diverses essences d'arbres sont plantées, la pièce d'eau est construite puis le jardin est entouré d'une grille, aujourd'hui disparue. Ce square prend le nom de Frascaty, car inspiré des jardins de cette ville située dans les environs de Rome.
Du nom d'une très vieille famille de banquiers et marchands castrais, l'hôtel fut construit après 1760. Vendu en 1804, plusieurs propriétaires se succédèrent avant qu'il ne devienne, pour un temps, le siège de la sous-préfecture. Le Ministère de la Guerre l'acquiert en 1874 pour abriter les bureaux de l'école d'artillerie de Castres et la demeure du Général. De 1942 à 1944, l'hôtel est occupé par les Allemands. Il sert aujourd'hui de cercle et mess de garnison. Les alentours ont été dégagés avec la suppression du mur et de la voie du petit train (qui a fonctionné de 1905 à 1962), devenue une rue pour automobiles séparant ainsi davantage les jardins de Beaudecourt et Frascaty.
[modifier] Places et principaux marchés de Castres
[modifier] Place Jean Jaurès
La Place Jean Jaurès a été construite de 1830 à 1872 sur l'emplacement d'un ancien couvent, le couvent des Jacobins. Elle est entourée de façades classiques taillés dans le grès des carrières voisines de Navès. A ses extrémités : la statue de Jean Jaurès et une fontaine, reproduction à échelle réduite d'une de celles de la place de la Concorde. "L’idée de créer une grande place de commerce à Castres est apparue à la suite du grand incendie qui avait ravagé les abords de la halle au blé en 1724, mais ce n’est qu’en 1827 qu’une ordonnance royale approuve le plan nal. Le chantier s’achève le 25 septembre 1833.
Baptisée place Royale, elle constitue un bel exemple d’architecture néo-classique. La partie ouest ne sera réalisée que sous le Second Empire, en même temps qu’est édiée la fontaine monumentale. Des ormeaux sont plantés, pour satisfaire à la mode romantique de l’époque. La place s’appelle alors place Impériale. Les premiers grands cafés s’y implantent et en font un lieu de promenade. En 1869 l’ancienne halle, devenue inutile, est surélevée. Des commerces s’installent au rez-de-chaussée. A la chute du Second Empire, la place devient place Nationale. La statue de Jean Jaurès est érigée en 1926. Entre 1926 et 1946, la place est de nouveau sans arbre. Les tilleuls, supprimés en 2005 à l’occasion de la réfection de la place, ont été plantés en 1946."
En 1925, la place prend le nom de Place Jean Jaurès. Elle a conservé ce nom jusqu'à nos jours. La Place Jean Jaurès "est devenue entièrement piétonne depuis juin 2005. Elle est constituée en partie en granit du Sidobre, plantée de magnolias, agrémentée de bancs, de fontaines et de jets d'eau. Elle accueille le marché de plein air les matins du mardi, jeudi, vendredi et samedi ainsi que des fêtes et manifestations pendant la saison estivale comme le festival « Les Extravadanses » mais aussi le plus grand marché de Noël de Midi-Pyrénées avec ses 4 300 m2"
[modifier] Statue du socialiste castrais : Jean Jaurès
La statue de Jean Jaurès, œuvre du sculpteur Gabriel Pech (1854-1930), né à Albi, fut inaugurée en 1925, en présence du Président du Conseil, le radical Edouard Herriot. Elle a été réalisée en 1924. Gabriel-Edouard-Baptiste Pech fut l'élève de Jouffroy, Falguière (sculpteur toulousain) et Mercié (peintre et sculpteur toulousain).
[modifier] Place du Ier Mai
Cette place jouxte la Cathédrale Saint-Benoit. Et elle est composée de maison en colombages et d'un édifice constitué de colonnes formant le prolongement du Palais Épiscopal.
[modifier] Place de l'Albinque
Nous trouvons l'origine du mot Albinque dans les Antiquités de Castres, de Pierre Borel, "la porte de l'Albinque, dite ainsi parce qu'elle est du costé d'Alby ; elle est dite autrement la porte royale", 1227 : fondation du Couvent des Cordeliers, c'est-à-dire des franciscains, ou frères mineurs, à Castres (aujourd'hui à l'emplacement du Collège Jean Jaurès. Le clocher et une chapelle encore intégrés dans le collège sont les seuls vestiges visibles de ce couvent.).
On trouvera une étude très intéressante sur les fouilles archéologiques réalisées en l'an 2000 lors de la construction de la maison Emploi-Formation. En voici un court extrait : "En l’absence d’un fonds d’archives anciennes, l’histoire du couvent des Franciscains de Castres est connue par un récit de 1587 du père Gonzagues, repris et complété par le frère A. Doumayron. Lors de sa fondation en 1227, le couvent des Frères Mineurs est installé hors les murs à l’angle nord-ouest du rempart. Il a déjà acquis une certaine importance en 1251, puisque la sœur de saint Louis y fait construire un tombeau pour Armoise de Lautrec. En 1315-1319, ce couvent se rallie au mouvement mené par Bernard Délicieux. Les raids de la guerre de Cent ans qui touchent le Castrais de 1360 à 1387 provoquent la construction d’une nouvelle enceinte entre 1373 et 1380. Son tracé, longeant la place de la 32e DI, englobe désormais le couvent des Cordeliers. Bernard Avella date de cette époque les vestiges architecturaux du clocher. En 1389, le Duc de Berry et le Comte de Foix se rencontrent dans une salle du couvent construite à cheval sur la muraille. Au XVIe siècle, le castrais devient une des principales régions acquises à la religion réformée. Les protestants prennent la ville en 1562. Le couvent des Franciscains devient une fonderie de canons avant d’être rasé en 1574. Les matériaux servent à la reconstruction du rempart, du portal Nau et du bastion d’Ardennes situés à proximité. Malgré une tentative de rétablissement entre 1597 et 1621, le couvent ne sera reconstruit qu’à partir de 1634. Il est alors de dimensions bien plus modestes que le précédent, jusqu’à sa mise en vente en 1791. Sur le plan de 1674, le site apparaît occupé par les jardins du couvent. Au XVIIIe siècle, il est en partie utilisé comme caserne pour la maréchaussée."
Le 14 mars 1485, c'est par cette porte fortifiée que "le futur Henri IV, alors roi de Navarre, fait son entrée à Castres aux côtés du Duc de Sully, du Prince de Condé, du vicomte de Turenne et de six cents cavaliers. (...) Juges, consuls, bourgeois, marchands sont tous allés à cheval, sous la pluie, le chercher près de Saïx. Arrivés à la porte de l'Albinque, les consuls lui ont présentés les clés de la ville." (in Castres 2000 ans d'histoire, de J.P. Gaubert) En 1666, les Consuls achetèrent au Couvent des Trinitaires des terres pour agrandir la place alors trop exiguë. En voici le récit tiré de Chroniques et Antiquités castraises, par Magloire Raynal , tome IV, 1837 : "La belle promenade, qui rend aujourd'hui le quartier de l'Albinque si agréable, n'existait pas alors. Resserrée entre les murailles de la ville et des terres labourables appartenant, en grande partie, aux Trinitaires, une petite esplanade, où se tenait plusieurs foires, et où les Consuls allaient présider aux réjouissances publiques, pouvait à peine contenir les nombreux habitants qui s'y rendaient à des époques indiquées ; aussi l'on avait souvent à déplorer des accidents funestes. Cet inconvénient était si bien senti que le 7 mai 1666, à la suite d'une délibération du Conseil municipal, les Consuls allèrent prier le Supérieur des Trinitaires de vendre à la Ville les terres qu'ils possédaient de ce côté. Le Supérieur, appréciant les considérations qui avaient motivé la démarche des Consuls, fit part de leurs demandes à la Communauté, et il contribua beaucoup à ce qu'elles fussent accueillies favorablement : c'est depuis cette époque que l'Albinque est devenue, quant à son étendue, à peu près ce qu'elle est aujourd'hui."
De 1820 à 1936, on trouve derrière la place une faïencerie, la manufacture de céramique de l'Albinque "La Faïencerie a fermé en 1936 mais sa vaisselle est encore très réputée et recherchée par les brocanteurs et autres collectionneurs. C'est vers 1820, que la manufacture de poteries et de faïences stannifères est créée à Castres dans le quartier de l'Albinque. Fabricant à l'origine des produits de basse qualité, l'établissement n'acquiert de l'importance que dans la seconde moitié du XIXe siècle sous l'impulsion de ses nouveaux propriétaires, les Ducros. Spécialisée dans la céramique culinaire et la vaisselle de table, la manufacture est surtout reconnue pour ses faïences jaunes alors qu'elle produit aussi des terrines tigrées, des poteries à feu ainsi que des suspensions et des cache-pots artistiques. À la Belle Époque, la manufacture connaît une importante réforme structurelle par l'adoption de la fabrication de demi-porcelaines opaques et imprimées. Bien qu'ayant connu un début de mécanisation, la production reste encore largement artisanale, les décors sont encore effectués au pinceau par des artistes. Dans les années 1910, par l'adoption d'un matériel et des procédés modernes de production, la manufacture devient réellement usine. La politique commerciale se fait plus agressive. Mais la constitution majoritairement familiale du capital de la société la rend fragile face aux grandes sociétés anonymes de faïencerie qui profiteront de la dépression des années 1930 pour acheter puis fermer l'usine de l'Albinque en 1936."
[modifier] Place Soult
Cette grande place à l'entrée de Castres est entourée de nombreux commerces, restaurants. A proximité se trouve le Jardin Frascaty, la Gare Routière et l'Hôtel de Police. Chaque décembre, le marché s'installe sur la place Place Soult car le Marché de Noël occupe la Place Jean Jaurès. Les voitures de courses du rallye de la Montagne Noire se rassemblent chaque année.
[modifier] Monuments religieux
[modifier] Cathédrale Saint-Benoit
Cette Cathédrale est la plus grande de Castres. Elle a été bâtie à l’emplacement de l’abbatiale fondée au IXe siècle par les bénédictins dont il reste le clocher seul vestige d’architecture romane qui a conservé sur ses faces des bandes lombardes du même type qu’à Saint-Salvy d’Albi ainsi que des modillons modulés [1]. Le dernier niveau de la tour a été très largement modifié au XVIIe siècle, classée monument historique depuis septembre 1987. Après que les guerres de religion eurent détruit les deux premiers édifices, la construction fut confiée à l’architecte Caillau en 1677 puis Eustache Lagon reprit les travaux en 1710. Elle fut consacrée en 1718. Pour des raisons financières, elle n' pas été terminée. L'entrée a été réalisée sur le côté. On distingue le style gothique de cette édifice situé derrière les jardins et le palais de l'évêché.
Classée monument historique en juin 1953 la cathédrale Saint-Benoît de style baroque, à la nef resserrée, est impressionnante par ses vastes proportions. Le chœur est entouré de quatre statues de marbre de la fin du XVIIe siècle provenant de la chartreuse de Saïx. Seule œuvre destinée à la cathédrale, la Résurrection du Christ, toile du retable du maître-autel commandé par Mgr Barral à Gabriel Briard.
[modifier] Église Saint-Jean Saint-Louis de l'Albinque
C’est dans la première partie du XIXe siècle, face à l’extension de la ville de Castres, que la nécessité d’une nouvelle église se fit pressante, d’autant plus que la nouvelle population qui était constituée d’ouvriers se différenciait de la société bourgeoise du centre ville. L'Église Saint-Jean Saint-Louis fut construit à la fin du XIXe siècle. Cet édifice religieux se trouve aux limites du centre-ville historique de Castres. En 1867, débuta la construction de l'église Saint Jean-Saint Louis, qui fut inaugurée en 1873. "La naissance de l’église fut rendue possible grâce à un legs et un appel à souscription. Ainsi la construction débuta en 1867 et se termina six ans plus tard sous le regard de l’architecte de la ville M. Barthe". Son clocher est visible depuis les hauteurs de la Capélanié...
La naissance de l’église fut rendue possible grâce à un legs et un appel à souscription. Ainsi la construction débuta en 1867 et se termina six ans plus tard sous le regard de l’architecte de la ville M. Barthe.
[modifier] Église Saint-Jacques de Villegoudou
Cette Église constitua un lieu de passage pour les pèlerins se dirigeant vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. Elle doit son nom à l’hôpital qui accueillait les pèlerins de Compostelle, avant l’entrée de la ville, rive gauche. L’église ogivale de Saint-Jacques fût construite à la fin du XIVe siècle. Détruite en 1567, il n’en reste aujourd’hui que le clocher, tour carrée et massive de style gothique méridional. Relevée, elle est à nouveau détruite en 1574, relevée encore en 1603, elle deviendra carrière pour les remparts de la cité que prépare le duc de Rohan en 1621. La flèche fût rajoutée en 1754 et en 1843 fut acquis le terrain qui permet l’accès par le boulevard extérieur. À cette entrée une statue montre Jacques le Mineur tenant le marteau foulon, objet de son supplice. À la clef de voûte du porche on peut voir les armoiries de Castres portant un B et un corbeau, emblème de saint Benoît. À l’intérieur on peut voir un Saint Bruno peint par Le Sueur.
L’église Saint-Jacques coté nord, ainsi que son clocher sont inscrits sur l’inventaire des monuments historiques depuis le 12 août 1955.
[modifier] Église de Notre-Dame de la Platé
Cette Église fut détruite au XVIe siècle, reconstruite en 1607 puis en 1741 par l'architecte du Roi Laroque, qui s'inspire du Gésu de Rome. En 1755, début de la construction du presbytère ; l'autel est surmonté d'un retable comprenant une statue de Saint-Michel attribuée au menuisier Battandier. En 1756, les sculpteurs toscans Baratta exécutent le bas-relief de l'Assomption de la Vierge, ainsi que le baptême du Christ des fonds baptismaux. L'orgue, dû au sculpteur Chabbert, est ajouté en 1764. Le clocher est construit en 1771. L'ensemble des décors peints date de la seconde moitié du 19e siècle.
De style baroque jésuite, l’église de Notre-Dame de la Platé est la plus ancienne de Castres. Partiellement détruite lors de la guerre des religions, l’église est bâtie selon un plan basical, avec une nef et un transept surmonté d’un coupole. La façade extérieure, plus large que le reste de l’édifice, comporte deux étages : dorique et corinthien. Les deux statues entourant la porte, antérieures au bâtiment, représenteraient les apôtres Pierre et Paul. La Visitation et l’Annonciation, toiles de Despax, ornent les chapelles de part et d’autres du chœur qui abrite un superbe baldaquin : les 6 colones en marbre griotte de Caunes Minervois sont surmontées de quatre accolades de bois doré et d’une statue de saint Michel dues au menuisier Battandier. Pour le bas-relief de la Vierge de l’Assomption en marbre blanc de Carrare, on fit appel à Isidore Baratta et à Jean son fils qui est aussi l’auteur, dans la chapelle des fonts baptismaux, du Baptême du Christ. Les grandes orgues, d’une sonorité exceptionnelle, datent de 1764, on été restaurés dans les années 80 par le célèbre maître facteur strasbourgeois Kern. Le buffet fut sculpté et décoré par le Castrais Chabbert. Elle a été classée monument historique le 11 août 1987.
[modifier] Le Carillon de Notre-Dame de la Platé
Le clocher de l'église Notre-Dame de la Platé possède possède également un des plus important et des plus anciens carillons du midi de la France. Il comporte 33 cloches (presque 3 octaves chromatiques), la plus grosse pesant 600 kg et datant de 1650. Il fut installé en 1847 et restauré en 1976, on peut l'entendre et le visiter du lundi au samedi de 11h45 à midi (de Mai à Octobre) et tous les premiers dimanches du mois et les jours de grandes fêtes religieuses (Noël, Pâques ...), de 11h à midi.
Le Nadalet (très ancienne coutume du pays de Langue d'Oc qui consiste à sonner les cloches durant les jours précédant Noël) est encore pratiqué au carillon de ND de la Platé, du 17 au 23 Décembre, de 18h30 à 19h30.
Le carillon actuel est composé de 33 cloches, dont une cloche du fondeur toulousain Louison, et une autre (la plus grosse) vraisemblablement offerte par le roi de l'époque et provenant de l'ancien temple protestant de Castres. Les autres, datant de la réfection du carillon des années 70/80 proviennent de la fonderie Paccard. L'association "Vie du Carillon en Pays Tarnais s'occupe de l'entretien et de l'animation de l'instrument. Il est important de préciser que la sonnerie de Notre-Dame de la Platé est entièrement non-électrifiée, le carillon est entièrement manuel ainsi que les volées.
L'accès au clocher est libre lorsque le carillon chante, et permet également de découvrir l'horloge mécanique encore en service se trouvant au dessus de la voûte.
[modifier] Couvent des Cordeliers constuit au XIVe siècle
Cet ancien couvent fut détruit sous l'Ancien Régime. Il ne reste que la chapelle et l'ancienne Tour et est actuellement englobée dans les bâtiments du Lycée Jean Jaurès.
[modifier] Patrimoine naturel
[modifier] Parc de Gourjade
La ville possède le Parc de Gourjade où se trouve un golf, camping, des milliers d'hectares de bois, sentiers... Près de Gourjade se trouve un Centre Équestre, une patinoire et un campus universitaire. Acquis par la ville en 1977 auprès de la famille DE BOISSEZON, ce parc de 53 hectares se situe sur un site occupé depuis l'époque néolithique. Le domaine, ayant été exploité pour l'agriculture et l'élevage, comprend une maison de maître datant en grande partie du XIXe siècle et des bâtiments agricoles. Les bâtiments de la métairie et le moulin datent du XVIIIe siècle. Une chapelle, un lavoir, une grotte en pierres meulières, une fontaine et un bassin ornent le parc environnant.
La maison de maître est caractéristique de l'architecture bourgeoise rurale du XIXe siècle. Accrochée à la façade de la maison, l'échauguette est un témoin architectural de la bâtisse originale. En 1834, un moulin est venu utiliser le dénivelé de l'Agout par un canal souterrain. Une pompe alimentait des canaux pour irriguer les prairies. La force motrice de la chute servait à battre le blé et moudre le grain. Vers 1890, l'ensablement de l'Agout a rendu inutilisable cette installation. D'aspect «néo-gothique», des chapiteaux et des colonnes ornent le moulin. Ils proviennent de la maison des templiers datée du XIIe siècle. Certains qualifient le style de « troubadour » en observant notamment les menuiseries, les ferronneries et la pierre, finement travaillées.
[modifier] Patrimoine culturel : festivals « À portée de rue » et « Extravadanses », concerts « À tue-tête »...
C'est surtout le festival « À portée de rue », création municipale qui signe l'originalité des animations estivales. Il s'agit d'offrir des concerts de musique classique au public, gratuitement, en divers lieux ouverts (places et rues). Les spectateurs de plus en plus nombreux chaque année ont ainsi un accès totalement libre aux œuvres classique. Ce temps est précédé de dix jours consacrés à la danse dans tous ses états dans le cadre du festival extravadanses, lui aussi entièrement gratuit pour le public.
[modifier] Aujourd'hui
Castres connait un dynamisme économique grâce à l'essor des Laboratoires Pierre Fabre, les secteurs industriels du Mélou et du Siala ont connu un développement important (création de commerce et enseignes nationales, ex : Tati, FNAC...) De plus, le campus universitaire (1 500 étudiants environ, l'IUT Isis permet d'améliorer la recherche dans des secteurs tels que la chimie, la santé, la mécanique... La ville possède une patinoire, un centre équestre, un golf, un camping, une équipe de rugby (évoluant en Top14 et HCup)... Le tourisme s'accroit et les Musées Goya et Jaurès ont connu un pic d'affluence en 2011 (environ 3 000 visiteurs).
Castres est dotée d'un aéroport reliant en avion Castres à Paris, à Lyon et certaines destinations à l'étranger. La ville va être relié à Toulouse grâce à la construction de l'autoroute qui s'achèvera en 2012.
[modifier] Politique et administration
[modifier] Tendances politiques
Entre 1790 et 1797, Castres est la préfecture du Tarn. Depuis 1797, elle en est la sous-préfecture. Entre 1790 et 1800, Castres est chef-lieu du district de Castres.
Castres est chef-lieu de quatre cantons :
- Le canton de Castres-Est est formé d'une partie de Castres (13 527 habitants);
- Le canton de Castres-Nord est formé d'une partie de Castres et de la commune de Laboulbène (10 853 habitants);
- Le canton de Castres-Ouest est formé d'une partie de Castres et des communes de Navès et Saïx (11 444 habitants);
- Le canton de Castres-Sud est formé d'une partie de Castres (11 786 habitants).
Castres est située dans la 3e circonscription du Tarn.
Depuis 2001, le maire élu de Castres est Pascal Bugis (droite, membre de l'UMP), qui a défait le maire socialiste Arnaud Mandement. Pascal Bugis a été réélu en 2008 au cours d'une triangulaire entre Philippe Guerineau et Philippe Folliot[6].
Castres est associée avec la ville voisine de Mazamet (à 18 km au sud-est de Castres) ainsi que des banlieues et villages indépendants dans la Communauté d'Agglomération Castres-Mazamet créée en janvier 2000. Cette communauté regroupe 16 communes indépendantes (Castres y compris et Mazamet), avec une population totale de 79 988 habitants (recensement 1999), 54% de ces derniers vivant dans la commune de Castres proprement dite, 13% dans la commune de Mazamet, et le reste dans les communes périphériques.
En 2010, la commune de Castres a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[7].
[modifier] Administration municipale
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| majorité | |||||
| opposition | |||||
| opposition |
[modifier] Liste des maires
Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :
| Période | Identité | Parti | |
|---|---|---|---|
| mars 2008 | Pascal Bugis | UMP | |
| mars 2001 - mars 2008 | Pascal Bugis | UMP | |
| juillet 1995 - mars 2001 | Arnaud Mandement | PS | |
| mars 1989 - juillet 1995 | Jacques Limouzy | RPR | |
| mai 1985 - mars 1989 | Philippe Deyveaux | PS | |
| mars 1977 - mai 1985 | Jean Pierre Gabarrou | PS | |
| mars 1971 - mars 1977 | Jacques Limouzy | UDR | |
| 1954 - mars 1971 | Lucien Coudert | Radical | |
| 1953 - 1954 | Robert Sizaire | SFIO | |
| Les données antérieures ne sont pas encore connues. | |||
[modifier] Instances judiciaires et administratives
- Chambre de Commerce et d'Industrie du Tarn
- Conseil de Prud'hommes
- Protection Judiciaire de la Jeunesse
- Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation
- Tribunal de Grande Instance de Castres
- Tribunal d'Instance de Castres
- Tribunal des Mineurs
- Tribunal de Commerce
- Brigade de Gendarmerie
- Commissariat de Police
- Police municipale
- Sous-Préfecture du Tarn
- Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (O.N.E.M.A)
- Office National des Forêts (Agence interdépartementale de Castres)
- Bailleurs sociaux : office public H L M de Castres, SAHLM maison Claire
- Inspection du Travail, Section de Castres
- Trésor Public
- Recette des Finances (Hôtel des Impôts)
- Agence Tarnaise de Développement
- A.P.A.J.H, Foyer La Planésié
Castres est le siège du 8e Régiment Parachutiste d'Infanterie Marine (8 RPIMA) Le 8e RPIMA compte 1200 hommes et femmes articulés en 8 compagnies[8]. Ce régiment sillustra en Afghanistan, Côte d'Ivoire...
[modifier] Politique environnementale
[modifier] Jumelage
Castres est jumelée avec :
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
La population en 1831 était de 12 032 habitants, Castres était alors la plus grande ville du Tarn. Elle était une des rares villes industrielles dans la région d'Albigeois (le vieux nom du Tarn). Elle s'est développée rapidement : la population de la commune proprement dite était de 19 483 habitants en 1901, et de 34 126 en 1954 (44 161 habitants dans la zone métropolitaine).
Cependant, avec le déclin de ses industries, la croissance de population a diminué. Albi a dépassé Castres comme zone métropolitaine la plus peuplée du Tarn. La population de Castres stagne dès lors. Après une petite croissance dans les années 1970 et 80, elle a enregistré une croissance nulle lors des années 1990. Au recensement 1999, la population dans la commune proprement dite était de 43 496 habitants, tandis que la population de la zone métropolitaine de Castres était de 61 760 habitants.
La ville de Castres était, au 1er janvier 2007, selon les chiffres donnés par l'Insee en 2009, la 150e ville française en termes de population, hors agglomération. Elle est, à quelques dizaines d'habitants près, derrière Boulogne-sur-mer et Saint-Herblain, et précède Bastia et Sète.
[modifier] Enseignement
- L'École d'ingénieurs ISIS rattachée au Centre universitaire Jean-François-Champollion
- Ingénieur diplômé du CUFR Jean-François Champollion (ISIS), spécialité informatique et systèmes d'information pour la santé
- Master pro. e-administration et solidarité numérique
- IUT rattaché à l'université Paul Sabatier Toulouse 3
- DUT en Chimie, sérécom, génie de l'emballage, tech de co
- Licence pro. chimie, analyse et qualité
- Licence pro. génie de la formulation
- Licence pro. conception et intégration de services et produits multimédia (licence CISPM)
- IFSI (Institut de formation en soins infirmiers)
- Lycée général et technologique de la borde basse (public)
- Licence pro. contrôle des installations et ingénierie de maintenance (licence CIIM)
- CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Écoles) MPSI/MP (Mathématiques Physique et Sciences de l'Ingénieur)
- BTS qualité dans les industries alimentaires et les bio-industries
- BTS management des unités commerciales (MUC)
- BTS maintenance industrielle (MI)
- college Jean Money
- Lycée professionnel Anne Veaute (public)
- BTS opticien-lunetier
- BTS opticien-lunetier
- BTS prothésiste-orthésiste
- BTS prothésiste-orthésiste
- Lycée professionnel du Sidobre (public)
- Lycée professionnel Notre Dame (privé)
- BTS assistant de gestion de PME-PMI à référentiel commun européen
- BTS assistant de manager
- BTS management des unités commerciales (MUC)
- Lycée général Barral (privé)
- Lycée technologique et professionnel De la Salle (privé)
[modifier] Santé
[modifier] Castres : une cité sportive
[modifier] Castres olympique
Le Castres olympique (ou simplement CO) est un club de rugby à XV français situé à Castres dans le sud-ouest de la France, dans le département du Tarn en région Midi-Pyrénées. L'équipe olympienne participe, depuis 1989, au Championnat de France de Rugby à XV Top 14 Orange
Triple Champion de France de Rugby de 1re division (1949, 1950, 1993), vainqueur de la Coupe de France en 1948 et de la Coupe de la Ligue en 2004 ainsi que Champion d'Europe après avoir remporté le Bouclier Européen en 2003 soulevé au Madejski Stadium de Londres (équivalent de la 2e division de rugby européen).
Le CO est le seul club de rugby du Tarn à avoir participé régulièrement à la Coupe d'Europe, soit 10 fois entre 1996 et 2012, à être en 1re division de 1989 à nos jours, depuis que Pierre Fabre (mécène castrais et fondateur de la multinationale pharmaceutique), devint propriétaire du Castres Olympique. Sous sa direction le CO fut Champion de France de Pro D2 en 1989 et a été Champion de France 1re Division 1993. Dans le Tarn, le CO a remporté le plus grand nombre de Bouclier de Brennus, c'est-à-dire 3. Seul l'US Carmaux (Fédéral 3 Amateur) remporta le Brennus en 1951. Après le Stade Toulousain en 2011, le Castres Olympique est le dernier club de Midi-Pyrénées à avoir soulevé Bouclier de Brennus en 1993.
Le club occupe le stade Jean Pierre-Antoine situé dans le centre-ville de Castres depuis quasiment le début du XXe siècle. En 1996 puis de nouveau en 2011, la direction du club et le président Michel Dhomps envisagent de rénover le stade afin de l'adapté aux exigences du professionnalisme et ainsi renforcer l'attractivité du club dans un championnat Top14 de très haut niveau (réception des partenaires, grand écran, regroupement de la boutique et des locaux de l'administration...)
Et puis, le CO fut demi-finaliste en Coupe d'Europe Heineken Cup contre le Munster en 2002.
Le stade municipal est occupé par le Castres olympique est se nomme "Stade Pierre-Antoine" car le capitaine Jean Pierre-Antoine double Champion de France de 1re division 1949 et 1950 avec le CO décéda après un match à l'âge de 31 ans. Le stade à une capacité d'environ 11 500 places, avec 4 tribunes de part et d'autres du terrain, qui en font un stade "à l'anglaise" où les spectateurs sont très proches du terrain. Le Castres olympique a également compté dans ses rangs de fameux joueurs comme Gérard Cholley, Francis Rui, Laurent Labit, Thomas Castaignède, Ugo Mola, Raphaël Ibañez, Yann Delaigue, Pascal Papé et le capitaine de l'équipe de France Lionel Nallet. L'effectif Castrais a aussi une tradition de joueurs étrangers comme les All Black Gary Whetton, Franck Bunce, Norman Berryman et aujourd'hui Carl Hoeft, Cameron McIntyre, Chris Masoe. D'autres joueurs venus du monde entier ont joué ou jouent au C.O comme Jeremy Davidson, Mauricio Reggiardo, Ignacio Fernandez-Lobbe, Mario Ledesma, Gregor Townsend, Paul Volley, Ismaella Lassissi et bien d'autres... L'autre club de rugby de la ville est l'Aviron Castrais, un grand club qui a vu éclore de nombreux talents comme Alexandre Albouy.
[modifier] Castres Football Club
Castres, c'est aussi le football avec le Castres Football Club (C.F.C). En 1965, l’Étoile Sportive Castraise devient champion de Division Honneur du Midi devant Toulouse Fontaines Club. Le club accède ainsi au Championnat de France Amateur (CFA) dans le groupe Sud-Ouest. En 1967, l’Étoile Sportive Castraise termine à la première place du groupe Sud-Ouest du Championnat de France Amateur (CFA). Mais ne peut accéder à la montée en Division 2 car ils terminent à la troisième et dernière place du groupe A de la phase finale derrière l’US Quevilly et le Gazélec Ajaccio. En 1973, l’Étoile Sportive Castraise est reléguée en Division Honneur. Le club ne reviendra plus jamais au niveau national. En juin 1998, l’Étoile Sportive Castraise s’associe avec l’AS Puech-Auriol pour former le Castres Football Club.
[modifier] Autres formations sportives sud-tarnaises
Il y a également le basket-ball (Castres Basket Club - C.B.C), ou encore la toute jeune et récente équipe de football américain, les Wolves de Castres. 1
Les sports de glace sont également représentés au sein de la ville tout comme différents arts martiaux (Judo - Eï Do Kan avec plusieurs titres nationaux par exemple) ou encore des sports de combat ainsi qu'un club d'athlétisme aux grandes ambitions bénéficiant d'une excellente structure en la présence du stade du Travet qui accueille de nombreux meetings dont une épreuve du championnat de France. Enfin, le dynamique et historique club de gymnastique du Stade Castrais regroupe toute sortes de disciplines (GAF, GAM, Trampoline, Tumbling, Rock Acrobatique) et représente la ville au plus haut niveau. Castres possède aussi un club de Tennis de Table, le CTTT (Castres Tarn-sud Tennis de Table) dirigé par Jean-Michel Balance, qui a fait partie des cent meilleurs joueurs français .
Ville étape de la Route du Sud voir son palmarès et statistiques Ces diverses activités expliquent le titre de Ville la plus sportive de France décroché en 1995.
[modifier] Installations et infrastructures sportives
[modifier] Stade Jean-Pierre Antoine
Le stade Pierre-Antoine est un stade de rugby situé à Castres (Tarn) et qui accueille les matchs du club du Castres olympique dans le Top 14. Situé en plein cœur du quartier de Bisséous, le stade Pierre-Antoine a été depuis l'après-guerre propriété du Castres olympique. En 1989, il est racheté par la Ville qui l'aménage, le rénove. En 1993, année du titre de champion de France du Castres olympique, une tribune de 1 400 places est construite, En 1999, une tribune de 1532 places est ajoutée. Depuis, la capacité d'accueil est passée de 4000 à 7000 places. En août 2005, la tribune de 1532 places est déplacée au nord et remplacée à partir du mois d'octobre par une tribune de 2000 places. Une nouvelle tribune Sud a été achevée en 2008. La capacité globale d'accueil est désormais de 11 500 places. En 1999, le stade a accueilli un test-match de l'équipe de France, gagné 62-8 contre la Roumanie.
[modifier] Stade du Travet
Ce stade possède une piste synthétique d'athlétisme pù se joue chaque année un meeting international.
[modifier] Patinoire et Piscine de l'Archipel
La ville possède une patinoire près de l'IUT Isis et du campus universitaire de La Borde Basse.
[modifier] Le 8e RPIMA et la vie militaire : corps d'élite de l'armée française
Unité militaire en garnison à Castres:
- 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) : Quartier Fayolle, avenue Desplats.
[modifier] Médias
La ville a vu l'implantation d'une station de radio étudiante (RADIOM) en 2007[11][12].
[modifier] Personnalités célèbres liées à Castres
Hommes et femmes politiques :
- Antoine II de Martin (1505-1568), consul de Castres,seigneur de Rocquecourbe et les Avalatz.
- Antoine III de Martin (1538-1581), consul de Castres, chef catholique du comté, seigneur de Viviers-les-Montagnes et des Avalatz.
- Marc David Lasource (1763-1793), pasteur à Castres qui devint président de l'Assemblée législative du 18 avril au 2 mai 1793
- Pierre de Fermat (1601-1665 décédé à Castres), juriste et mathématicien français
- Jean Jaurès (1859-1914) né à Castres, homme politique français, député du Tarn, assassiné à Paris en 1914. Il repose au Panthéon à Paris. Une statue a été érigée sur la principale place de la vile de Castres en l'honneur de cet illustre socialiste castrais
- Jacques Limouzy (1927), homme politique, ministre et secrétaire d'état sous la Présidence de François Mitterrand, maire de Castres dans les années 1990
- Richard Amalvy (1964), ancien responsable politique, dirigeant d'organisations non gouvernementales internationales.
Hommes d'affaires :
- Pierre Fabre (1926), pharmacien et homme d'affaires.
Militaires :
- Étienne Pierre Sylvestre Ricard (1771-1843), général d'Empire né à Castres
- Joséphine Pujol (1840-1923), née à Castres, cette femme fut cantinière, entre 1862 et 1871, au 30e régiment d'infanterie. Elle participa à la guerre franco-prussienne 1870-1871. Elle reçut la Légion d'honneur et s'eteignit en 1923 à Saint-Mandé. Lors de la Grande Guerre, elle soigna les soldats français blessés. Aux Archives nationales et à la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur, dans la base Base Léonore se trouve son dossier contenant ses états de services, décorations, photographies et chansons exaltant son dévouement pour la nation.
Personnalités civiles :
- Pierre Borel (vers 1620-1671), médecin, botaniste et érudit français
- André Dacier (1651-1722), philologue, né à Castres
- Paul Rapin-Thoyras (1661-1725), historien français
- Camille Rabaud (1827 - 1921), pasteur
Artistes :
- Charles Blanc (1813-1882), né à Castres, historien, critique d'art et graveur, frère de Louis Blanc
- Jean Jules Cambos (1828 - 1917), sculpteur
- Marcel Briguiboul (1837-1892), artiste peintre
- Arthur Batut (1846 - 1918), photographe
- Pierre Rivemale (1910-1945), artiste peintre
- Frédérick Tristan (1931), écrivain, Prix Goncourt 1983, études secondaires à Castres
- Dani (1944), née Danièle Graule à Castres, artiste, chanteuse, comédienne.
- Jean René Cadars (1951),auteur,compositeur,interprète,guitariste,producteur période de 1985 à 1989,1 titre classé 3e au concours Golden stagg sur 42 pays dont États-Unis,(genre eurovision hors pays européens,concours stoppé en 1995).collaboration avec de nombreux artistes et labels dont CCPM production,E Barclay,hachette filipacchi,,Ici Paris,studios condorcet .Hardy TF1
- Christian d'Espic de Ginestet (1901-1978), chirugien, artiste peintre-graveur
- Roger Peyrefitte (1907-2000), homme de lettres, auteur des Amitiés particulières
Sportifs :
- Claude Puel (1961), joueur et entraineur de football; en tant que joueur : double champion de France de Ligue 1 avec l'AS Monaco; entraîneur de l'AS Monaco, du LOSC (Lille) puis de l'Olympique lyonnais, avec lequel il atteint les demi-finales de la Ligue des champions en 2010.
- Maryline Salvetat (1974), cycliste française championne du Monde de cyclo-cross 2007 et championne de France de cyclo-cross 2002.
- Jacques Esclassan (1948), cycliste français, maillot vert au tour de France 1977
- Nathalie Péchalat (1983), patineuse française, double championne d'Europe 2011 et 2012 et de patinage artistique et double championne de France de patinage artistique 2009 et 2011. Inscrite au Club Castres SG.
- Fabian Bourzat (1980), patineur français, double champion d'Europe 2011 et 2012 et double champion de France de patinage artistique 2009 et 2011. Inscrit au Club Castres SG.
- Alain Gaillard (1949), entraîneur du CO et Champion de France de 1re division en 1993, demi-finaliste en 1992 et 1993 et finaliste de la Coupe de France en 1993
- Alexandre Albouy (1979), rugbyman français, évoluant au poste de demi de mêlée et champion de France de 1re division en 2007, il joue actuellement au Castres Olympique.
- Yannick Caballero (1983), rugbyman français, évoluant au poste de troisième ligne aile, il joue actuellement au Castres Olympique.
- Clément Poitrenaud (1982), rugbyman français, évoluant aux postes d'arrière ou de trois-quart centre, il joue actuellement au Stade Toulousain.
- Yannick Jauzion (1978), rugbyman français, évoluant au poste de trois-quart centre, il joue actuellement au Stade Toulousain.
[modifier] Économie
Avec une population de 61 760 habitants dans la zone métropolitaine en 1999, Castres est le troisième grand noyau industriel de Midi-Pyrénées derrière Toulouse et Tarbes, et le plus grand moyeu industriel dans la partie du Languedoc entre Toulouse et Montpellier.
Castres est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Castres-Mazamet. Elle gère l'aéroport.
[modifier] Revenus de la population et fiscalité
[modifier] Emploi
[modifier] Entreprises de l'agglomération
L'industrie textile reste importante dans la bassin d'emploi de Castres-Mazamet. À côté de cela, les principaux acteurs économiques sont :
- Les Laboratoires Pierre Fabre (Pharmaceutique & Cosmétologie)
- Comau Systèmes France (Fabrication de machines et équipements)
- Sepiprod - Groupe Air liquide (Chimie)
- Groupe Bigard (Abattoir)
- Janoplast - Groupe Polypipe (Industrie plastique)
- Devoteam Outsourcing (Informatique)
- La Jeune chambre économique de Castres-Mazamet
- EADS avec sa filiale GET Electronique
- BENNE SA (Fabrication de bandes transporteuses et courroies)
La communauté d'agglomération a depuis 2001 développé une vaste zone d'activité (ZAC du causse) à proximité de l'aéroport. Elle est principalement dédiée aux nouvelles technologies et aux industries de la chimie fine (dans le cadre du pôle de compétitivité biocancer). Cette zone qui représente l'avenir du bassin d'emploi, s'est vu attribuer le label Technopole en début d'année 2006.
Aux portes de Castres, 200 entreprises extraient annuellement 150 000 tonnes de granit brut de la zone du Sidobre couvrant 12 000 hectares.
[modifier] Industries et commerces
[modifier] Laboratoires Pierre Fabre : une multinationale de la pharmaceutique dont le siège social est à Castres
Un groupe pharmaceutique français, les Laboratoires Pierre Fabre ont été créés en 1961 par Pierre Fabre, un pharmacien castrais. Les Laboratoires Pierre Fabre ont développé un savoir-faire particulier dans le domaine du médical, de la santé, du bien-être et au travers de leur participation à des actions de prévention, de santé publique et d'éducation. Particulièrement présent dans les domaines de la santé à la beauté, le groupe a bâti son expertise sur son expérience de la pharmacie d’officine. Le groupe compte 10000 collaborateurs dont plus de 4000 dans le sud-ouest de la France (2600 dans le Tarn). Il est présent dans 130 pays et réalise 49% de son chiffre d’affaires à l’international. En 2008, il a réalisé un chiffre d’affaires de 1,75 milliard d’euros qui se répartit de la façon suivante : 47% en dermo-cosmétique, 32% dans le médicament et 20% en santé familiale (le reste correspondant à des activités périphériques). Le 29 août 2008, Pierre Fabre a annoncé avoir fait don de 65 % des parts de son entreprise à la Fondation Pierre Fabre, 6 % revenant aux salariés, et a nommé Jean-Pierre Garnier, ancien Président de GlaxoSmithKline 2e groupe pharmaceutique mondial, à la direction générale et la présidence du directoire de Pierre Fabre SA. Pierre Fabre assure la Présidence du conseil de surveillance de Pierre Fabre SA. Le 1er septembre 2010, Olivier Bohuon remplace Jean-Pierre Garnier avant d'être remplacé 2 mois plus tard pas Jacques Fabre. Les Laboratoires Pierre Fabre sont signataires du Pacte PME.
[modifier] Sources
[modifier] Notes et références
- Armes de Castres, sur newgaso.fr
- Ernest Nègre, « De Bellecelle à Castres », dans Revue du Tarn, no 61, 1971, p. 39-46
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p 245
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p 309
- centre d'art contemporain de Castres
- (fr) avec plus de 50% des suffrages exprimés.Résultats des élections municipales de 2008 à Castres sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
- http://www.defense.gouv.fr/terre/presentation/organisation-des-forces/troupes-de-marine/8e-regiment-de-parachutistes-d-infanterie-de-marine
- http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- La radio étudiante RADIOM
- source la dépêche du midi,magazine ici Paris
[modifier] Bibliographie
Principal contributeur de la Page Wikipédia de Castres : Roudière Patrick.
[modifier] Annexes
[modifier] Articles connexes
- Liste des communes du Tarn
- Aéroport de Castres Mazamet
- Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
- Liste des évêques de Castres
- Castrais, région naturelle
