Rochegude (Gard)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rochegude.
Rochegude
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Barjac
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Sylviane Chante-Bois
2014-2020
Code postal 30430
Code commune 30218
Démographie
Gentilé Rochegudois, Rochegudoises
Population
municipale
217 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 23″ N 4° 17′ 48″ E / 44.2397, 4.296744° 14′ 23″ Nord 4° 17′ 48″ Est / 44.2397, 4.2967  
Altitude Min. 101 m – Max. 365 m
Superficie 11,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Rochegude

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Rochegude

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rochegude

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rochegude

Rochegude est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Rochegude actuel est formé de trois anciens territoires : ceux des Aubagnans, de Saint-André de Speranzano et de Rochegude. Ce texte est orienté sur le dernier qui nous intéresse le plus. Du nom latin rupes acuta qui fait référence au rocher non encore aplani pour porter le château et l’église. La beauté du site et les avantages y ont attirés les premiers habitants avant l’époque romaine, des haches de pierre en attestent. Des monnaies romaines ont été retrouvées également. Un cippe de belle taille trouvé à la Garenne (gravé au nom de Cassius Severianus) ainsi que huit petits tombeaux en pierre blanche disparus aujourd’hui sont des témoins de cette période. Un fragment de statue en marbre blanc, d’un Bacchus debout est aujourd’hui au musée de Saint-Germain en Laye. Le document le plus ancien parlant de Rochegude est une bulle papale d’Innocent III, qui confirme à Guillaume, évêque d’Orange, ses possessions, à savoir l’église de St Jullien (1137). Un siècle plus tard, les documents sont plus abondants sur Rochegude. En 1299, une sentence d’arbitrage est rendue par Guillaume Sabran pour mettre fin aux querelles d’intérêt entre les trois co-seigneurs de Rochegude (Dragonet de Rochegude, Guillaume de Mondragon et Hugues de Caderousse) et les seigneurs des Aubagnans et les habitants de Suze d’autre part, au sujet de la propriété de la seigneurie des Aubagnans. La division de Rochegude en trois co-seigneuries est très ancienne et explique le fait que l’on ne rencontre pas de famille portant le nom de Rochegude comme patronyme exclusif. Deux tiers de ces domaines deviendront domaine du pape et le troisième du dauphin. En 1343, le haut domaine de Rochegude faillit passer en entier au pape mais suite à arrangement entre Humbert II et le pape, rien ne changea pour Rochegude : un tiers au nord (Aubagnans) au Dauphiné et les deux autres au Pape. Cette situation politique était ainsi définitivement réglée jusqu’à la Révolution. 1343 est l’année où finit l’histoire ancienne de Rochegude. Mais heureusement, celle-ci ne s’arrête pas là car un document de grande valeur, daté de 1352, la charte des franchises, immunités et libertés de Rochegude, nous fait état de détails de la vie municipale et des rapports des habitants avec leurs co-seigneurs. Ce parchemin, daté par Mr de Font-Réaulx ne fait pas état de document plus ancien relatif au village.

De très nombreux patronymes y sont mentionnés (Malecorne, Grillon, Juge…) qui fixèrent avec les seigneurs les statuts du village en 17 articles relatifs à la coupe des arbres au bois de vingtain, aux cannes, à la chasse dans les vignes, aux bergers, aux arbres fruitiers, aux fruits volés, au foin… En fait cela n’était ni plus ni moins qu’un règlement de police ou de garde-champêtres.

On apprend qu’il y avait en 1302 des cerfs, chevreuils, sangliers et en 1376 des loups dans les bois de Rochegude !

On doit au seigneur un jour de travail par an pour le bois de chauffage. Les relations avec les seigneurs n’étaient pas toujours de toute quiétude… Des lieudits sont nommés au XIVe siècle : La Clastre, Saint-Julien, Trascol, la vigne de Garnier, la Coste, la Genoine, les Guiots, Roveria, la terre de la Malautiera (maladrerie), les Sabadières,

Fabregas, quartier de Galaubert, le Plan, les Fourches, Ribagnan, le Rieu l’Envers, près du four chemin de l’hopital, les prés d’en haut, le plan d’en haut, le Lauron, Granouillet, Maupas, le bois des Lombardes, l’Estagnet, les Fabrègues, les Manègues ?

En fait de nombreux actes sont écrits pour faire valoir des reconnaissances de propriétés dans ces différents lieudits. Une chapelle de Sainte-Catherine est mentionnée en 1348 sur le territoire de Rochegude. Puis, l’histoire de Rochegude à travers ses rapports avec l’histoire de la France et du Comtat mériterait quelques pages également. Ce travail basé sur une étude des archives de la commune, peut-être commencé par certains habitants soucieux de faits anciens, serait fort apprécié s’il était présenté au grand jour …. De ce passé subsistent le château et l’église, et de nombreux pans de murs. E. MALBOIS (historien)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rochegude Blason D'argent au pal losangé d'or et d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1977 Henri Chante    
1977 2001 Pierre Gilles DVD  
2001   Pierre Chante PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
426 433 440 484 559 580 561 526 544
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
583 550 542 536 457 374 387 412 369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368 357 346 282 278 282 279 249 247
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
209 197 218 215 176 177 209 217 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :