Peyremale
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Peyremale et Pèiramala en occitan est une commune française, située dans le département du Gard et dans la région Languedoc-Roussillon.
| Peyremale | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Gard | |
| Arrondissement | Alès | |
| Canton | Bessèges | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Cévennes Actives | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Pouly 2008-2014 |
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| Code postal | 30160 | |
| Code commune | 30194 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Peyremalencs | |
| Population municipale |
284 hab. (2010) | |
| Densité | 33 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 162 m — Max. 619 m | |
| Superficie | 8,62 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Sommaire |
Géographie [modifier]
Village Cévenol étendu aux confins de la Lozère et de l'Ardèche, Peyremale est située dans le nord du département du Gard, entre Génolhac et Saint-Ambroix ; ses habitants sont les Peyremalencs et Peyremalencques[1].
Lieux et hameaux [modifier]
Le village est composé de plusieurs hameaux qui sont :
- le Claux
- le Mas Herm
- l'Elzière
- les Drouilhèdes
- le Chambonnet
- Clamoux
- le Puech
- Mercoire
Des mas isolés, souvent éloignés les uns des autres, s'élèvent sur tout le Peyremalès, entre Portes, Bordezac ou Sénéchas.
Ces lieux et hameaux sont situés entre 162 et 619 m d'altitude et sont disséminés soit en bordure des rivières de la Cèze et du Luech, soit en bordure de la montagne cévenole.
La mairie est située au Claux à 220 m d'altitude.
Communes limitrophes [modifier]
Entouré par les communes de Bordezac, Bessèges et Chambon, Peyremale est situé à 19 km au Nord-Ouest d'Alès la plus grande ville aux alentours.
Relief et Géologie [modifier]
La topographie n’est pas homogène sur l’ensemble des Cévennes où le relief s’étage entre 200 et 1 700 mètres d’altitude[2].
Le village de Peyremale est situé dans les vallées Cévenoles (basses Cévennes) où alternent crêtes étroites et vallées profondes et encaissées. Son territoire est surtout montagneux.
Peyremale, c’est surtout un pays de schiste. Les sentiers de schiste glissent à travers les forêts de châtaigniers, plongeant vers les rivières avant de rejoindre les sommets.
Son paysage fût entièrement redessiné par la main de l’homme qui y créa faïsses, terrasses aménagées pour la culture de la vigne, des mûriers et des céréales. Et ceci avec un habitat tantôt de schiste, tantôt de granit, couvert de lauzes.
Hydrographie [modifier]
Deux rivières traversent le village : la Cèze et le Luech.
Climat [modifier]
Description générale [modifier]
La commune dépend du centre météorologique de Nîmes.
Le climat de Peyremale correspond au climat des Cévennes qui est de type méditerranéen[2] et qui devient montagnard en fonction de l'altitude.
Les contrastes géographiques prononcés (différences d'altitude) jouent sur les tendances climatiques et le climat se caractérise par de fortes précipitations qui peuvent être accompagnées d’orages : on parle alors d'épisodes cévenols (ou effet cévenol)
Le climat est plus clément que celui des districts proches du Mont Aigoual. L'influence de la Méditerranée est beaucoup plus sensible : les hivers et les automnes y sont doux et, la sécheresse estivale est parfois importante.
Données [modifier]
| Ville | Ensoleillement |
Pluie |
Neige |
Orage |
Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 | 14 | 22 | 40 |
| Peyremale | 2669 | 762 | 3 | 23 | 11 |
| Paris | 1 630 | 642 | 15 | 19 | 13 |
| Nice | 2 668 | 767 | 1 | 31 | 1 |
| Strasbourg | 1 633 | 610 | 30 | 29 | 65 |
| Brest | 1 492 | 1 109 | 9 | 11 | 74 |
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,4 | 3,4 | 5,1 | 7,8 | 11,2 | 14,9 | 17,7 | 17,2 | 14,7 | 10,8 | 5,9 | 3,0 | 9,5 |
| Température moyenne (°C) | 6,3 | 7,7 | 9,9 | 12,8 | 16,6 | 20,5 | 23,7 | 23,0 | 20,0 | 15,4 | 10,0 | 6,9 | 14,4 |
| Température maximale moyenne (°C) | 10,3 | 11,9 | 14,7 | 17,8 | 21,9 | 26,2 | 29,8 | 28,9 | 25,3 | 20,0 | 14,0 | 10,7 | 19,3 |
| Ensoleillement (h) | 143,5 | 147,4 | 203,1 | 227,6 | 267,8 | 310,2 | 353,8 | 315,3 | 236,6 | 186,8 | 143,9 | 133 | 2 668,9 |
| Précipitations (mm) | 67,7 | 70,7 | 55,9 | 59,2 | 60,9 | 38,6 | 25,3 | 51,6 | 66,8 | 131,9 | 69,2 | 64,1 | 761,9 |
Toponymie [modifier]
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
D'azur au cor de chasse d'or, lié d'argent, accompagné de trois molettes du même remplies aussi d'or [4]
Moyen âge [modifier]
Période moderne [modifier]
La potence à Peyremale, en 1602 [modifier]
Un article datant de 1602, effroyablement intitulé : « Redressement de potances ou fourches pathibulayres en la vrai juridi(cti)on du S(eigneu)r de Chamborigaud au mand(emen)t de Pieremale, trouvé dans les archives notariales, atteste qu’autrefois, vers le milieu du XVe siècle, honorable homme messire Jean de Chasteauneuf de Randon, seigneur d’Alès et Peyremale, aurait fait planter trois fourches au-dessus du roc de François pour y faire exercer la haute justice ». Autrement dit, pour y faire « punyr & executer les délincquants dud(it) mandement de Pieremale & Chamborigaud ».
Ces poutres de bois attestent du pouvoir du seigneur local. Autorisé à ériger la potence sur ses terres, à exécuter la vraie et haute justice, il jouissait tout simplement du droit de prononcer les sentences de mort…[5]
L’inondation du 9 septembre 1772 [modifier]
Certains se souviennent des plus fortes inondations du XXe siècle, celle de 1958, notamment À Peyremale, lorsque la Cèze monte, le moulin du Grand Tournant peut rapidement disparaître sous les eaux. C’est ce qui survint en 1772. Absent de chez lui au moment du débordement de la Cèze, il est facile d’imaginer la terreur du meunier Paul Chamboredon, revenant quelques heures après la terrible crue du 9 septembre 1772. Dans ce drame, « il eut le malheur de perdre sa femme avec cinq enfants que l’eau entraîna avec le plus haut étage dudit moulin et tous ses effets, au moyen de quoi il se trouve réduit dans le plus triste état & dans une mandicité affreuse ». Paul Chamboredon tenait le moulin en inféodation depuis plusieurs années.
Si son nom a été oublié depuis – à l’instar du moulin du Deneyriel au Mas Herm –, on l’appelait réellement moulin de coste (côté) ou moulin du Malpas, mauvais pas, endroit par où il est dangereux et difficile de passer. Construit au début du XVIIe siècle, il appartenait alors à Haut et puissant seigneur Messire Anthoine Hercule de Budos, Marquis de Portes, qui l’affermait à Yzac Jaussal. En 1630, la Marquise de Portes Louise de Crussol, veuve de son mari tué l’année précédente au siège de Privas, promettait « de faire acomoder et rendre le(dit) moullin rouant et battant », prévoyant que si « par inonda(ti)on & ravages d’eaux led(it) moullin viendroit à tomber ou se desmolir en bloct ou en partie, ledict Jaussal ne sera tenu en aulcune faisson du dommage et perte d’icelluy ». Certes, l’on n’ignorait pas les conséquences d’une crue extraordinaire…[6]
Période contemporaine [modifier]
Création de la Mairie de Peyremale, en 1830 [modifier]
Au lendemain de la Révolution, Peyremale est amenée à se rattacher à la municipalité de Portes. Une partie de Peyremalencs mécontents se ligue pour exiger la distinction du village de la commune voisine, arguant que : « (…) depuis trop longtemps, la communauté de Peyremale avait le malheur d’être réunie avec celle de Portes pour le fait des impositions, que depuis trop longtemps aussi Portes était habitée par des nobles, des seigneurs et des gens d’affaires qui avaient su créer et se conserver une prépondérance et une domination sur les timides habitants de Peyremale dont ils faisaient le plus abusif et le plus blâmable usage vis-à-vis de ceux-ci. » À cette pétition, rédigée le 17 avril 1790 par le notaire Joseph Jaussaud, les membres du Directoire du Département du Gard transigeront âprement, déclarant « nulle et comme non avenue la municipalité formée dans le lieu de Peyremale ».
Résignés, les habitants de Peyremale devront donc ”monter” à Portes pour déclarer les naissances de leurs enfants, les décès de leurs proches, ainsi que pour se marier civilement. Ce n’est effectivement que le 27 juillet 1830 que le village sera enfin érigé en commune. Les premiers maires seront François Régis Jaussaud, fils du notaire évoqué plus haut, puis Balthazard Draussin qui, dès le 1er janvier 1831, enregistrera les naissances d’Alix Philippine Dugas et de Joseph Julien Platon, nés respectivement à 8h et 11h du matin aux Drouilhèdes, ce premier jour de l’an[7]...
Démographie [modifier]
Evolution de la population [modifier]
En 2010, la commune comptait 284 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
Administration [modifier]
Municipalité [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune fait partie de la Communauté de communes des Cévennes Actives. Celle-ci a été créée en 1999.
Jumelage [modifier]
La commune de Peyremale est jumelée avec la commune de Jaworzyna Śląska Pologne.
Vie locale [modifier]
Économie, emploi et tourisme [modifier]
Il n'y a pas de commerce dans le village. Un boulanger et un boucher ambulants desservent la commune régulièrement.
Il y cependant deux restaurants et quelques artisans comme une entreprise de maçonnerie et une miellerie.
Le tourisme rural et le tourisme de randonnées (plusieurs circuits pédestres) connaissent un essor depuis une dizaine d'années. On trouve sur la commune deux campings et, de nombreux gîtes qui permettent l'accueil des touristes.
Éducation [modifier]
Depuis la dernière décennie du XXe siècle, il n'y a plus d'école dans le village. Les enfants sont scolarisés sur Bessèges ou sur Alès.
Santé [modifier]
Il n'y a pas de médecin, pas de pharmacie, pas de kinésithérapeute, pas de dentiste sur le village.
Les plus proches se trouvent à Bessèges. Le Centre Hospitalier se trouve sur Alès.
Sport [modifier]
Le village est équipé d'un terrain de tennis, de deux terrains de half court et d'un mini golf.
Associations [modifier]
De nombreuses associations font vivre le village :
- l'Association du CLAP (Comité de Loisirs et d'Animation de Peyremale),
- l'Association Sportive,
- l'Association Maintien en forme,
- une Association de cours de Yoga,
- une Association de chasse,
- l'Association du Tourel (pour la gestion du canal d'irrigation de la commune),
- l'Association Mercoire (pour la réhabilitation des terrasses en pierres sèches),
- l'Association des Amis du Puech (pour la sauvegarde du site du Puech) ...
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- Fête du 14 juillet
- Depuis 1983, il est organisé une course pédestre du Tour du Mirandon le dernier samedi du mois de juillet.
Lieux et Monuments [modifier]
- l'église romane, en partie du XIIe siècle
- le temple au hameau de l'Elzière
- Anciens moulins à blé
- le "béal" (canal d'acheminement de l'eau de la Cèze à certains hameaux de la commune)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Antoine Deparcieux (1703-1768), mathématicien
Sans revenir sur la vie et la carrière d’Antoine Deparcieux — Ernest Durand et, récemment, Gérard Delmas et Jacques Dardalhon ont très brillamment écrit sur l’académicien —, rendons hommage à celui qui est né, il y a 300 ans, le 28 octobre 1703, au mas du Clotet de Cessoux, alors hameau de Peyremale.
Lorsque Ernest Durand achève sa biographie d’Antoine Deparcieux, en 1903, il ne connaît pas les origines paternelles de l’académicien, qu’il recherche du côté de Bagnols-sur-Cèze. Grâce au mariage de ses grands-parents, en 1655, nous savons à présent que les Deparcieux étaient issus de « Milheri, diocèze de Lion », charmant petit village de la région voisine, à moins de 200 kilomètres (par les chemins d’autrefois) de Peyremale. Le berceau de la famille est proche : le village de Parcieux, à une quarantaine de kilomètres de Millery, est inévitablement celui qui a prêté son nom pour en faire un patronyme. En rapport à ses origines, il nous plaît d’imaginer qu’Antoine Deparcieux ne quitta pas Cessoux pour Lyon, vers 1723, dans le seul « désir de s’instruire », mais qu’il supposait certainement trouver là-bas quelque appui familial. Il faut savoir que son grand-père, Pierre, exerça certes les métiers de maître-serrurier puis sergent des tailles, mais qu’il fut également « régent d’escolle, habitant du lieu de Cessoux », comme nous l’indiquent deux documents inédits. Comprenons que la vocation d’Antoine n’est vraisemblablement pas née alors qu’il s’ennuyait à garder les chèvres dans ses montagnes, mais plus logiquement est-elle le fait d’un héritage familial. À Lyon, un cousin ou un oncle, lettré, aurait même pu l’encourager à venir étudier en cette ville. Plus tard, Antoine Deparcieux fera bien chercher ses petits-neveux cévenols, pour les accompagner dans les écoles parisiennes…
Mais que l’on ne s’y trompe pas : si les Deparcieux sont issus de la région lyonnaise, Antoine n’en est que plus cévenol par sa mère, Jeanne Donzel, de Peyremale, et sa grand-mère paternelle, Jeanne Dardalhon, de Chamborigaud. Et les Dardalhon sont même attestés à Cessoux depuis au moins 1435, c’est dire…[12]
- Antoine Deparcieux (1753-1799), mathématicien, petit neveu du précédent.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- http://www.habitants.fr/habitants_peyremale_30194.html
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméespnc-geo. - Climatologie mensuelle à Nîmes, sur infoclimat.fr. Consulté le 2 juillet 2010
- Banque du Blason
- Pascal Jaussaud, « Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès », Journal de Peyremale n°2 (juillet 2002)
- Pascal Jaussaud, « Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès », Journal de Peyremale n°3 (octobre 2002)
- Pascal Jaussaud, « Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès », Journal de Peyremale n°1 (décembre 2001)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Pyramide des âges de Peyremale, Recensement 2007 sur le site de l'INSEE
- Bulletin municipal de Peyremale n°3 (2004)
- Pascal Jaussaud, « Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès », Journal de Peyremale n°6 (octobre 2002)
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Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Ernest Durand "Monographie de Peyremale suivie de Biographie d’Antoine Deparcieux"
- Abbé Bouillon et Jacky Chareyre "Peyremale… son église"
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes du Gard
- Département du Gard
- les Cévennes
