Saint-Gaudens
| Saint-Gaudens | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Midi-Pyrénées | |||||
| Département | Haute-Garonne(31) (sous-préfecture) | |||||
| Arrondissement | Saint-Gaudens (chef-lieu) |
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| Canton | Saint-Gaudens (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Saint-Gaudinois | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Raymond Lépinay 2008-2014 |
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| Code postal | 31800 | |||||
| Code commune | 31483 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Saint-Gaudinois, Saint-Gaudinoises | |||||
| Population municipale |
11 248 hab. (2010) | |||||
| Densité | 339 hab./km2 | |||||
| Population aire urbaine |
31 254 hab. (2011) | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 338 m — Max. 558 m | |||||
| Superficie | 33,18 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.stgo.fr | |||||
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Saint-Gaudens ([sɛ̃godɛ̃ːs][1], en gascon Sent Gaudenç) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, dont elle est sous-préfecture, et la région Midi-Pyrénées.
Ses 13 487 habitants, (31 254 pour l'aire urbaine de Saint-Gaudens et 15 477 pour l'unité urbaine en 2009) sont appelés les Saint-Gaudinois, Saint-Gaudinoises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville se trouve dans le Comminges, dans le piémont pyrénéen, à environ 90 km au sud-sud-ouest de Toulouse et à près de 70 km de Tarbes. Elle est installée sur la rive gauche de la Garonne, elle est aussi arrosée par le Lanedon.
Transport [modifier]
Saint-Gaudens constitue une ville-étape sur la liaison historique Toulouse-Tarbes par la route nationale 117, maintenant doublée au nord de la ville par l'autoroute A64. Elle est aussi un carrefour avec la route nationale 125 assurant la liaison Toulouse-Espagne et la ligne Toulouse - Bayonne dont la gare de Saint-Gaudens la dessert également, entre le centre ville et la Garonne.
À l'ouest de la ville, la route nationale 117 et la route départementale 21 forment le circuit automobile du Comminges.
Histoire [modifier]
Dans l'antiquité, une voie romaine reliant Toulouse à Dax passe à proximité du site actuel de la ville, où se trouve un domaine rural appelé Mansus. Le nom change lors de la christianisation, et devient Mas-Saint-Pierre.
En 475 le lieu accueille la sépulture d'un martyr : Gaudens, jeune garçon décapité par les Wisigoths. Une communauté religieuse se crée alors en son nom. Une église et un monastère sont construits vers le VIIIe siècle, les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand.
Le bourg prend son nom actuel au IXe siècle, en raison du culte qui s'est développé autour du martyr, et au moment où ses reliques sont déposées en l'église du Mas-Saint-Pierre. Au XIe siècle, la communauté religieuse se donne le statut de chapitre collégial. L'église est reconstruite à cette époque, en s'inspirant de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse et elle devient une collégiale.
En 1160, l'hôpital des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem est créé. Une charte de coutumes est accordée par Bernard IV, comte de Comminges aux habitants en 1202 (elle sera confirmée en 1345). En 1212 puis en 1216, la ville accueille les croisés de Simon IV de Montfort. Le XIIIe siècle est une période où la cité devient une place marchande. L'absence de fortifications se fait sentir et des défenses sont érigées (sous la forme de murailles et de fossés, avec deux portes).
Le pape Clément V, ancien évêque du Comminges, rend visite à la ville le 13 janvier 1309 et reconnaît dans une bulle du 20 janvier le caractère authentique des reliques, tout en accordant de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le XIVe et le XVe siècle sont marqués par une crise économique assez profonde en raison de guerres (guerre civile, guerre étrangère). La ville subit ensuite les outrages dus aux guerres de religion, malgré les travaux entrepris pour compléter ses défenses au XVIe siècle (une seconde enceinte munie de cinq portes est construite suite à la croissance des faubourgs hors les murs) : le 2 août 1569, la ville est prise par les huguenots menés par le comte de Montgommery. Les archives de la ville sont incendiées, l'église et le marché sont saccagés et pillés. Une partie des reliques est cependant sauvée en étant mise à l'abri dans une église voisine. L'arrivée du maréchal de Matignon permet aux catholiques de reprendre la ville peu après.
Saint-Gaudens est annexée à la France en 1607 par Henri IV. Le 30 août 1661, les reliques du saint reprennent leur place initiale à la collégiale. Cette date reste celle de la fête patronale de la cité, toujours célébrée de nos jours.
Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, le chapitre reprend de l'ampleur, jusqu'à la Révolution : il est alors supprimé et ses archives sont détruites pour l'essentiel.
En 1945, l'acte de libération de la ville est signé par le Dr Pierre Ollé, directeur de la clinique Ferran et chef de la Résistance locale, qui accepte dans la foulée de diriger la ville.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Saint-Gaudens se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Jean-Raymond Lépinay est considéré comme étant le 38e maire.
Commune faisant partie de la Huitième circonscription de la Haute-Garonne
Démographie [modifier]
| En 2010, la commune comptait 11 248 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2]. |
L'agglomération compte en 2009 (à périmètre identique) 16847 habitants contre 13 053 habitants au recensement de 1999. Cette évolution positive est encourageante puisque le déclin était continu depuis 1975 (14707 habitants). Elle se compose de 4 communes : Saint-Gaudens (13487 habitants), Valentine (821 habitants), Miramont-de-Comminges (851 habitants) et Estancarbon (542 habitants). L'aire urbaine (37 communes) passe quant à elle de 25 474 habitants en 1999 à 31254 habitants en 2009. Il semble que le déclin industriel des trente dernières années soit désormais compensé par le dynamisme de la métropole toulousaine toute proche, grâce au désenclavement du Comminges.
Économie [modifier]
Dans la dynamique de l’excellence technologique toulousaine, le Saint-Gaudinois, grâce aux atouts dont il dispose, draine les flux économiques du sud de la Haute-Garonne. Ce territoire a su attirer l’activité industrielle de grands groupes internationaux, des entreprises régionales et une sous-traitance variée et qualifiée.
- Papeterie : Fibre Excellence Saint-Gaudens
- Fabriquant de capsules de surbouchage pour l'industrie du vin: Janson Industrie
- Recherche géophysique : Sercel, filiale de la Compagnie générale de géophysique
- Confection de prêt à porter : Groupe Formen
- Câblage électronique & électrique : ASC/SOPIDY
- Bâtiments & travaux publics : Giuliani SA
- Électricité & réseaux : Cassagne SAS
- Génie climatique & plomberie : Pyretherm SAS
- Fabrication de cuisines industrielles : Arcometal
- Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, Chambre de métiers, Chambre d'agriculture
Lieux et monuments [modifier]
Ville fleurie : deux fleurs.
- Collégiale Saint-Pierre de Saint-Gaudens, construite au XIe et remaniée au XVe puis au XIXe siècles, classée monument historique en 1840[5].
- La partie du cloître restant de l'ancienne abbaye de Bonnefond classée monument historique le 10 mai 1927[5].
- Chapelle Saint-Jacques
- Oratoire dit Notre-Dame-de-la-Caoue inscrit monument historique par arrêté du 9 décembre 1929[5].
- Halle aux grains à deux vaisseaux, construite de 1830 à 1843, inscrite monument historique le 11 octobre 2004[5].
- Gare de Saint-Gaudens
Infrastructures culturelles [modifier]
- Théâtre municipal Jean Marmignon
- Musée municipal labellisé "Art et Histoire" (fermé pour travaux)
- Centre d'art contemporain Chapelle Saint-Jacques
- Médiathèque municipale (en construction)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Politique
- Bertrand Pégot (1750-1827), négociant, député à l'Assemblée constituante (1789-1791), père de Guillaume et de Jean Pégot
- Guillaume Alexandre Thomas Pégot (1773-1858), général de brigade
- Jean Pégot (1774-1819), chevalier, général de brigade, frère du précédent
- Raymond-Théodore Troplong (1795-1869), homme politique français
- Armand Marrast (1801-1852), homme politique français ancien maire de Paris
- Jean Bepmale (1852-1921), Pyrénéiste et politicien[6]
- Hippolyte Ducos (1881-1970), Ancien ministre et député du Comminges
- Dr Pierre Ollé (1884-1960), médecin radiologiste, fondateur de la clinique Ferran, maire pendant la guerre 1939-1945 et chef de la Résistance locale, signataire de la libération de la ville en 1945. Officier de la Légion d'honneur.
- Jean-Bernard de Pointis (1645-1707), Officier de marine et corsaire français du xviie siècle.
- Raoul Castex (1878-1968), Amiral français et théoricien militaire, fondateur de l'IHEDN (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale).
- Social
- Charles Abadie (1842-1932), médecin ophtalmologiste
- Religieux
- Robert Davezies (1923-2007), prêtre, chercheur en mathématiques, militant de l'indépendance algérienne et des causes tiers-mondistes, en Afrique et en Amérique latine.
- Culture
- Romain Cazes, (1801-1881) peintre élève d'Ingres
- Jean-André Rixens, (1846-1925) peintre élève de Jean-Léon Gérôme et d'Adolphe Yvon
- Norbert Casteret (1897-1987), spéléologue et écrivain
- Guy Lafitte (1927-1998), saxophoniste de jazz
- Jacqueline Boyer, chanteuse qui a gagné le Concours Eurovision de la chanson en 1960.
- Pierre Maubé (1962), écrivain
- Sire Cédric, (1974), écrivain
- Sport
- Yves Giraud-Cabantous, (1904-1973), pilote de course français
- Pierre Berbizier, ancien joueur de rugby à XV(maintenant entraineur)
- Bernard Momméjat, (1934-2011), ancien joueur de rugby à XV
- William Servat, joueur de rugby à XV
- Élie Baup, entraineur de football
- Arnaud Mela, joueur de rugby à XV
- Laurent Estadieu, ancien coureur cycliste
Vie locale [modifier]
Éducation [modifier]
L'éducation est assurée sur la commune de Saint-Gaudens par les écoles maternelles et les écoles élémentaires, jusqu'au lycée, (Bac+2), en passant par le collège un centre de formation des apprentis agricole un centre du GRETA
Petite enfance : halte-garderie, relais assistantes maternelles, crèches, centres de loisirs
Un service d'inspection académique
Lycée de Bagatelle
Service public [modifier]
Saint-Gaudens possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, un commissariat de police, une poste, un centre des impôts, une maison de retraite, un office de tourisme et abrite aussi le siège de la communauté de communes du Saint-Gaudinois, une Sous-préfecture, un tribunal de commerce, un tribunal de grande instance, l'antenne du Conseil général de la Haute-Garonne, des services prudhommes, Pôle emploi, DDE, douanes, office national des forêts et une CPAM (antenne de Toulouse).
Santé [modifier]
Centre hospitalier, centre médico social, centre intercommunal d’action sociale
Sports [modifier]
Rugby à XIII [modifier]
Le club de rugby à XIII les Ours de Saint-Gaudens XIII Comminges est le club semi-professionnel de rugby à XIII de la ville de Saint-Gaudens. Il évolue actuellement en première division nationale.
Le club a un palmarès prestigieux et a notamment gagné trois coupes de France (en 1973, 1991 et 1992) et quatre championnat de France de première division nationale (en 1970, 1974, 1991 et 2004).
L'ensemble des équipes évoluent au Stade Jules Ribet.
Rugby à XV [modifier]
Un club de rugby à XV Stade saint-gaudinois Rugby XV évoluant dans le Championnat de France de 3e division fédérale pour saison 2006-2007.
Autres sports [modifier]
- Circuit automobile du Comminges, un circuit en activité entre 1929 et 1954
(Marcel Tarrès (Marcel Tarrès-Sala), dit l'Aigle des Montagnes, né le 21 juin 1951 à Saint-Gaudens, a été un coureur automobile de 1976 à 1994, remportant onze championnats de France de courses de côte entre 1982 et 1993, deux autres de Belgique en 1977 et 1978, et également trois championnats de France de sport prototype (Coupe Alfa), en 1991, 1993, et 1994[7]).
- Un Open Gaz de France Midi-Pyrénées Saint-Gaudens Comminges (dotation : 50 000 $) : Tournois de tennis international[8].
- Union Sportive Saint-Gaudinoise Violettes (foot) Division Honneur Regionale
- La Route du Sud et son palmarès et statistiques
- Moto club du Comminges (MCC) homologation motocross FFM et UFOLEP
Événements culturels [modifier]
- Festival international de musique du Comminges, Festival de musique sacrée
- Festival de Jazz[9]
Jumelages [modifier]
Avranches (France)
Barbastro (Espagne)
Vielha e Mijaran (Espagne) (chef-lieu du
Val d'Aran)
Notes et références [modifier]
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- Président du Comité local de Libération de 1944 à 1945
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Base Mérimée
- Note biographique sur Jean Bepmale
- DN Janine Tissot www.janinetissot.com
- Open Gaz de France Midi-Pyrénées Saint-Gaudens Comminges
- Les Rencontres du saxophone
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Pays Comminges Pyrénées
- Liste des communes de la Haute-Garonne
- Massacres perpétrés par les Allemands en France durant la Seconde Guerre mondiale
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la ville de Saint-Gaudens
- Office de tourisme du Saint-Gaudinois
- Centre d'art contemporain Chapelle Saint-Jacques
