Saint-Gaudens

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Saint-Gaudens
Église Saint-Pierre-et-Saint-Gaudens.
Église Saint-Pierre-et-Saint-Gaudens.
Blason de Saint-Gaudens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne (sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Saint-Gaudens
(chef-lieu)
Canton Canton de Saint-Gaudens
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Saint-Gaudinois
Maire
Mandat
Jean-Yves Duclos
2014-2020
Code postal 31800
Code commune 31483
Démographie
Gentilé Saint-Gaudinois, Saint-Gaudinoises
Population
municipale
11 191 hab. (2011)
Densité 337 hab./km2
Population
aire urbaine
31 254 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 32″ N 0° 43′ 27″ E / 43.1088888889, 0.72416666666743° 06′ 32″ Nord 0° 43′ 27″ Est / 43.1088888889, 0.724166666667  
Altitude Min. 338 m – Max. 558 m
Superficie 33,18 km2
Localisation

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Liens
Site web www.stgo.fr

Saint-Gaudens ([sɛ̃godɛ̃ːs][1], en gascon Sent Gaudenç) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, dont elle est sous-préfecture, et la région Midi-Pyrénées.

Ses 13 487 habitants, (31 254 pour l'aire urbaine de Saint-Gaudens et 15 477 pour l'unité urbaine en 2009) sont appelés les Saint-Gaudinois, Saint-Gaudinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville se trouve dans le Comminges, dans le piémont pyrénéen, à environ 90 km au sud-sud-ouest de Toulouse et à près de 70 km de Tarbes. Elle est installée sur la rive gauche de la Garonne, elle est aussi arrosée par le Lanedon.

Transport[modifier | modifier le code]

Saint-Gaudens constitue une ville-étape sur la liaison historique Toulouse-Tarbes par la route nationale 117, maintenant doublée au nord de la ville par l'autoroute A64. Elle est aussi un carrefour avec la route nationale 125 assurant la liaison Toulouse-Espagne et la ligne Toulouse - Bayonne dont la gare de Saint-Gaudens la dessert également, entre le centre ville et la Garonne.

À l'ouest de la ville, la route nationale 117 et la route départementale 21 forment le circuit automobile du Comminges.

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'antiquité, une voie romaine reliant Toulouse à Dax passe à proximité du site actuel de la ville, où se trouve un domaine rural appelé Mansus. Le nom change lors de la christianisation, et devient Mas-Saint-Pierre.

En 475 le lieu accueille la sépulture d'un martyr : Gaudens, jeune garçon décapité par les Wisigoths. Une communauté religieuse se crée alors en son nom. Une église et un monastère sont construits vers le VIIIe siècle, les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand.

Le bourg prend son nom actuel au IXe siècle, en raison du culte qui s'est développé autour du martyr, et au moment où ses reliques sont déposées en l'église du Mas-Saint-Pierre. Au XIe siècle, la communauté religieuse se donne le statut de chapitre collégial. L'église est reconstruite à cette époque, en s'inspirant de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse et elle devient une collégiale.

En 1160, l'hôpital des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem est créé. Une charte de coutumes est accordée par Bernard IV, comte de Comminges aux habitants en 1202 (elle sera confirmée en 1345). En 1212 puis en 1216, la ville accueille les croisés de Simon IV de Montfort. Le XIIIe siècle est une période où la cité devient une place marchande. L'absence de fortifications se fait sentir et des défenses sont érigées (sous la forme de murailles et de fossés, avec deux portes).

Le pape Clément V, ancien évêque du Comminges, rend visite à la ville le 13 janvier 1309 et reconnaît dans une bulle du 20 janvier le caractère authentique des reliques, tout en accordant de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le XIVe et le XVe siècle sont marqués par une crise économique assez profonde en raison de guerres (guerre civile, guerre étrangère). La ville subit ensuite les outrages dus aux guerres de religion, malgré les travaux entrepris pour compléter ses défenses au XVIe siècle (une seconde enceinte munie de cinq portes est construite à la suite de la croissance des faubourgs hors les murs) : le 2 août 1569, la ville est prise par les huguenots menés par le comte de Montgommery. Les archives de la ville sont incendiées, l'église et le marché sont saccagés et pillés. Une partie des reliques est cependant sauvée en étant mise à l'abri dans une église voisine. L'arrivée du maréchal de Matignon permet aux catholiques de reprendre la ville peu après.

Saint-Gaudens est annexée au domaine royal en 1607 par Henri IV. Le 30 août 1661, les reliques du saint reprennent leur place initiale à la collégiale. Cette date reste celle de la fête patronale de la cité, toujours célébrée de nos jours.

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, le chapitre reprend de l'ampleur, jusqu'à la Révolution : il est alors supprimé et ses archives sont détruites pour l'essentiel.

En 1945, l'acte de libération de la ville est signé par le Dr Pierre Ollé, directeur de la clinique Ferran et chef de la Résistance locale, qui accepte dans la foulée de diriger la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Gaudens

Les armes de Saint-Gaudens se blasonnent ainsi :
D'azur à la cloche d'argent, bataillée d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Duclos est considéré comme étant le 39e maire.

La commune fait partie de la Huitième circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Jean-Yves Duclos DVG Cadre territorial
2008 2014 Jean-Raymond Lépinay PS Enseignant
2001 2008 Philippe Perrot UMP Médecin
1989 2001 Pierre Ortet PS Proviseur
1974 1989 Jacques Ferjoux RPR  
1947 1974 Armand de Bertrand Pibrac RPF Avocat

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 000 4 155 5 054 5 428 6 179 6 020 5 459 5 056 4 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 905 4 975 5 166 5 669 5 955 6 312 6 602 7 007 6 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 277 7 120 7 127 6 429 6 516 6 392 6 385 7 944 8 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 581 11 682 12 148 11 644 11 266 10 845 11 000 11 191 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'agglomération compte en 2009 (à périmètre identique) 13 494 habitants contre 13 053 habitants au recensement de 1999. Cette évolution positive est encourageante puisque le déclin était continu depuis 1975 (14 707 habitants). Elle se compose de 4 communes : Saint-Gaudens (11 225 habitants), Valentine (901 habitants), Miramont-de-Comminges (817 habitants) et Estancarbon (551 habitants).

L'aire urbaine (37 communes) passe quant à elle de 25 474 habitants en 1999 à 31254 habitants en 2009. Il semble que le déclin industriel des trente dernières années soit désormais compensé par le dynamisme de la métropole toulousaine toute proche, grâce au désenclavement du Comminges.

Économie[modifier | modifier le code]

Dans la dynamique de l’excellence technologique toulousaine, le Saint-Gaudinois, grâce aux atouts dont il dispose, draine les flux économiques du sud de la Haute-Garonne. Ce territoire a su attirer l’activité industrielle de grands groupes internationaux, des entreprises régionales et une sous-traitance variée et qualifiée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : deux fleurs.

Jardin du cloître de Saint-Gaudens

Infrastructures culturelles[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Politique
Armand Marrast
Rue du Dr Ollé.
Social
Charles Abadie

.

Religieux
  • Robert Davezies (1923-2007), prêtre, chercheur en mathématiques, militant de l'indépendance algérienne et des causes tiers-mondistes, en Afrique et en Amérique latine.
Culture
Sport

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune de Saint-Gaudens par les écoles maternelles et les écoles élémentaires, jusqu'au lycée, (Bac+2), en passant par le collège un centre de formation des apprentis agricoles et un centre du GRETA.

Petite enfance : halte-garderie, relais assistantes maternelles, crèches, centres de loisirs.

Un service d'inspection académique.

Lycée de Bagatelle.

Service public[modifier | modifier le code]

Saint-Gaudens possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, un commissariat de police, une poste, un centre des impôts, une maison de retraite, un office de tourisme et abrite aussi le siège de la communauté de communes du Saint-Gaudinois, une sous-préfecture, un tribunal de commerce, un tribunal de grande instance, l'antenne du Conseil général de la Haute-Garonne, des services prudhommes, Pôle emploi, DDE, douanes, office national des forêts et une CPAM (antenne de Toulouse).

Santé[modifier | modifier le code]

Centre hospitalier, centre médico social, centre intercommunal d’action sociale.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Le club de rugby à XIII les Ours de Saint-Gaudens XIII Comminges est le club semi-professionnel de rugby à XIII de la ville de Saint-Gaudens. Il évolue actuellement en première division nationale.

Le club a un palmarès prestigieux et a notamment gagné trois coupes de France (en 1973, 1991 et 1992) et quatre championnats de France de première division nationale (en 1970, 1974, 1991 et 2004).

L'ensemble des équipes évoluent au Stade Jules Ribet.

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Un club de rugby à XV Stade saint-gaudinois Rugby XV évoluant dans le Championnat de France de 3e division fédérale pour saison 2006-2007.

Autres sports[modifier | modifier le code]

Bugatti 35

(Marcel Tarrès (Marcel Tarrès-Sala), dit l'Aigle des Montagnes, né le 21 juin 1951 à Saint-Gaudens, a été un coureur automobile de 1976 à 1994, remportant onze championnats de France de courses de côte entre 1982 et 1993, deux autres de Belgique en 1977 et 1978, et également trois championnats de France de sport prototype (Coupe Alfa), en 1991, 1993, et 1994[7]).

  • Un Open Gaz de France Midi-Pyrénées Saint-Gaudens Comminges (dotation : 50 000 $) : Tournois de tennis international[8].
  • Union Sportive Saint-Gaudinoise Violettes (foot) Division Honneur Regionale
  • La Route du Sud et son palmarès et statistiques.
  • Moto club du Comminges (MCC) homologation motocross FFM et UFOLEP.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à Saint-Gaudens.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Président du Comité local de Libération de 1944 à 1945
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. a, b, c et d Base Mérimée
  6. Note biographique sur Jean Bepmale.
  7. DN Janine Tissot www.janinetissot.com
  8. Open Gaz de France Midi-Pyrénées Saint-Gaudens Comminges
  9. Les Rencontres du saxophone.