1987

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Cette page concerne l'année 1987 (MCMLXXXVII en chiffres romains) du calendrier grégorien.

Années :
1984 1985 1986  1987  1988 1989 1990

Décennies :
1950 1960 1970  1980  1990 2000 2010
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique, Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Île-du-Prince-Édouard, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec, Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador et Yukon) et États-Unis) et Europe (Belgique, France, Italie et Suisse)


Chronologies thématiques :
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Calendriers :
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Événements[modifier | modifier le code]

8 décembre : Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty

Afrique[modifier | modifier le code]

  • Dialogue entre les jeunes et le président du Mali Moussa Traoré sur le problème de la corruption.

Amérique[modifier | modifier le code]

  • 6 janvier (Chili) : Augusto Pinochet lève l’état de siège et autorise le retour de certains exilés. Apertura : Des espaces de participation sont octroyées aux partis d’opposition. Pinochet compte sur leurs divisions pour se maintenir au pouvoir.
  • Février : le gouvernement brésilien, pris entre l’endettement à l’extérieur et la dette interne, suspends provisoirement le paiement de la dette extérieure. En juin, il décide un nouveau gel des prix et des salaires (plan Bresser). Mais peu après, il accorde une augmentation de 47,5 % de leur solde aux militaires. Bresser Pereira démissionne et est remplacé aux finances par Mailson de Nobrega (21 décembre)[2].
  • 5 mars : séisme de magnitude 7,0 dans le nord-est de l'Équateur
  • 16 avril : « crise de la semaine sainte » en Argentine : un régiment d’infanterie se retranche dans ses quartiers pour protester contre l’arrestation de l’un des siens accusés de violation des droits de l’homme. Une amnistie générale est réclamée pour les militaires poursuivis. La rébellion est matée trois jours plus tard, grâce à la mobilisation des Argentins pour la défense de la démocratie. Le président Raúl Alfonsín est cependant contraint de négocier avec l’armée, notamment au sujet du « devoir d’obéissance ».
  • 12 mai[3] : protocole de Quito, qui laisse désormais chaque État de la Communauté andine des Nations libre d’adopter sa propre réglementation en matière d’investissements étrangers.
  • 26 mai (Chili) : sept partis forment la Izquierda Unida (IU) qui se fixe pour objectif d’infliger une défaite politique au régime. Peu après, le Parti communiste du Chili rompt avec le Frente Patriótico Manuel Rodríguez (FPMR) qui continuait de prôner une stratégie insurrectionnelle. L’opposition de gauche modérée et la démocratie chrétienne préfèrent se battre dans le cadre des institutions adoptées en 1980 et attendre le plébiscite prévu pour 1988.
  • 5 juin (Argentine) : une loi indique que seuls sont passibles des tribunaux les militaires qui commandaient un corps d’armée ou une sous-région militaire ainsi que ceux qui avaient la responsabilité d’une des forces de sécurité, soit une trentaine de personnes seulement au total. Cette loi d’amnistie (« loi d’obéissance aux ordres reçus ») met un terme aux procès mais pas à la mauvaise humeur des militaires qui souhaitent une augmentation de leur budget (réduit de moitié) et la reconnaissance du bienfait historique de leurs opérations de lutte contre la subversion.
  • 14 juillet (Canada) : déluge de Montréal où plus de 100 mm de pluie tombent en deux heures, inondant la ville.
  • 31 juillet (Canada) : la tornade d'Edmonton, une des plus puissantes jamais signalées au Canada, frappe la capitale de l'Alberta et fait 27 morts.
  • 6 - 7 août : second sommet d’Esquipulas (Guatemala). Les dirigeants centraméricains approuvent « un plan pour établir une paix ferme et durable en Amérique centrale », proposé par le costaricien Óscar Arias Sánchez. Le plan Arias appelle à des réconciliations régionales, exhorte à un cessez-le-feu au Nicaragua, au Salvador et au Guatemala, demande une démocratisation et des élections libres, appelle à un arrêt de l’aide étrangère aux forces irrégulières et au respect des frontières, recommande des négociations concernant les procédures de vérification, engage les gouvernements à traiter le problème des réfugiés, appelle à la coopération pour le développement et la démocratie, annonce la création d’une commission internationale de vérification et suivi, et met en place un calendrier pour l’exécution des mesures prévues. Il contient en filigrane la nécessité du départ du pouvoir des Sandinistes.
  • 16 août : un DC-9 de la Northwest Airlines s’écrase sur une autoroute après avoir heurté un pont peu après le décollage de Détroit : 156 morts dont deux automobilistes. Lire l'article complet : Vol 255 Northwest Airlines.
  • 29 novembre[4] : conférence économique latino-américaine d’Acapulco qui affirme que « le retour d’une croissance économique soutenue, l’améliorations du niveau de vie des populations et le renforcement des processus démocratiques » exigent « une solution permanente au problème de la dette ».
  • Décembre (Mexique) : programme de stabilisation contre l’inflation : réduction drastique des déficits publics, détermination d’objectifs en matière de prix et de salaires et fixation de cibles pour le taux de change—successivement un taux fixe vis-à-vis du dollar, puis du change rampant (janvier 1989) dans un « serpent » (décembre 1991).
  • Le prix Nobel de la paix est attribué au Costaricien Óscar Arias Sánchez.
  • Un tribunal de Floride accuse le dictateur du Panama Manuel Noriega de trafic de drogue.
  • Reprise des négociations entre José Napoleón Duarte et la guérilla au Salvador, puis rupture.
  • L’économie des États-Unis résiste au krach, contenu par une politique d’émission monétaire, par des rachats massifs d’actions qui font remonter les cours, par le rôle sécurisant des filets protecteurs hérités des années 1930 (garantie fédérale des dépôts bancaires, systèmes d’assurance de la Sécurité sociale) et par la généralisation des foyers à deux salaires.
  • La crise s’aggrave en Amérique latine : la croissance ralentit (2,6 % contre 3,7 % en 1986, l’inflation repart (187 % contre 64,6 % en 1986) et la dette atteint 410 milliards de dollars.

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • 22 février : Accords du Louvre. Les membres du G7 se mettent d'accord pour stopper leur intervention sur le marché des changes qui provoque une forte dépréciation du dollar et une hausse de l'inflation aux États-Unis. Mais en le non suivi des accords par les pays signataires provoque une hausse brutale des taux d'intérêt, à l'origine du krach de septembre.
  • 2 avril : The Surface Transportation and Uniform Relocation Assistance Act. Réduction de la vitesse sur autoroute à 65 miles/h (105 km/h) pour réduire la consommation et donc les importations de pétrole.
  • 5 août : Airport and Airway Trust Fund Extension, les droots d'accises (taxe sur la consommation) sont étendus au transport aérien.
  • 16 août : un DC-9 de la Northwest Airlines s’écrase sur une autoroute après avoir heurté un pont peu après le décollage de Détroit : 156 morts dont deux automobilistes. Lire l'article complet : Vol 255 Northwest Airlines.
  • 8 décembre : signature du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire entre le président Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.
  • 22 décembre : Omnibus Budget Reconciliation Act. Hausse des taxes sur les dividendes. La taxe sur le téléphone est étendu aux médias. Limitation des prêts immobiliers. Hausse des cotisations sociales.
  • Un tribunal de Floride accuse le dictateur du Panama Manuel Noriega de trafic de drogue.
  • L’économie des États-Unis résiste au krach, contenu par une politique d’émission monétaire, par des rachats massifs d’actions qui font remonter les cours, par le rôle sécurisant des filets protecteurs hérités des années 1930 (garantie fédérale des dépôts bancaires, systèmes d’assurance de la Sécurité sociale) et par la généralisation des foyers à deux salaires.
  • Hausse des moyens financiers de l'IRS (fisc américain).
  • 6,0 % de chômeurs
  • 3,9 % de déficit public

Océanie et Pacifique[modifier | modifier le code]

14 mai et 25 septembre : Coups d’État aux Fidji
Article détaillé : 1987 en Nouvelle-Calédonie.

Asie[modifier | modifier le code]

  • 2 - 4 décembre : première rencontre entre le prince Norodom Sihanouk et Hun Sen, premier ministre pro-vietnamien du Cambodge à Fère-en-Tardenois en France[7].
    • Des négociations sont menées entre toutes les parties concernées pour tenter de trouver une solution politique au conflit cambodgien.
    • La retraite médiatique du dictateur Pol Pot est organisée par Khieu Samphân afin de calmer les « esprits malveillants, ennemis de la révolution khmère ». Il confie le commandement des forces armées khmères au colonel Ta Mok qui a fait dans le passé exterminer des milliers de cambodgiens dont de nombreuses femmes et des enfants. Il confirme à la direction du camp de réfugiés de Ta Luan l'administrateur Lok Wan accusé par les organisations humanitaires de très nombreux crimes contre l'humanité.
  • 16 décembre : élection du réformiste Roh Tae-woo comme président de la Corée du Sud (37 % des voix).
    • Crise sociale en Corée du Sud déclenchée par la mort d’un étudiant au cours d’un interrogatoire de police. Le général Chun Doo-hwan est contraint d’abandonner le pouvoir. Pour répondre aux manifestations de masse, son successeur Roh Tae-woo promet des réformes. La nouvelle Constitution, approuvée à 93 % des voix lors d’un référendum national, entre en vigueur en février 1988, marquant le début de la VIe République. Le nouveau président tient ses promesses et libéralise le régime.
  • 29 décembre : adoption d’un code des investissements étrangers au Viêt Nam[8].

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

9 décembre : Première Intifada. Affiche de 1990
  • 6 janvier (Guerre Iran-Irak) : le président irakien Saddam Hussein se déclare prêt à conclure une « paix juste honorable et durable » avec l'Iran.
    • Guerre économique : l’Irak lance de nombreux raids aériens contre les installations pétrolières iraniennes dans le Golfe. L’Iran, de son côté, entrave tout accès irakien au Golfe. Bagdad construit de nouveau oléoducs vers la Turquie et l’Arabie saoudite. Pour répondre aux risques d’asphyxie économique, Téhéran décide de s’en prendre au trafic international des pétroliers dans le Golfe. Le Koweït demande la protection américaine, mais Washington refuse. L’émirat en appelle alors à Moscou, et les États-Unis sont contraint d’agir et commencent à protéger les navires marchands dans le Golfe au printemps. Les autres pays occidentaux envoient également des navires de guerre.
  • 13 janvier (vers 9h00) : le journaliste Roger Auque est enlevé à Beyrouth.
  • 22 février : l'armée syrienne revient à Beyrouth-ouest qu'elle avait dû quitter en août 1982, afin de mettre fin à la lutte entre factions, à l’appel de musulmans libanais.
  • 31 juillet : affrontements entre forces de l'ordre et pèlerins iraniens à La Mecque : 402 morts, dont 275 iraniens. Les relations diplomatiques sont rompues entre Riyad et Téhéran.
  • 8 novembre : sommet d’Amman : les relations diplomatiques entre les membres de la LEA et l’Égypte sont rétablie, à l’exception de l’Algérie, de la Jamahiriya arabe libyenne, de la Syrie et du Liban.
  • 9 décembre : première Intifada. Un camion israélien percute un taxi palestinien dans la bande de Gaza et fait quatre morts. La rumeur se répand qu’il s’agit d’un attentat perpétré par des colons israéliens. Des émeutes populaires éclatent les jours suivants et se propagent à la Jordanie. C’est le début de l’Intifada (« guerre des pierres »). Frustrés de voir que le sommet de la Ligue arabe réunit à Amman ne s’est pas préoccupé de leur sort, les jeunes palestiniens des territoires occupés lancent des pierres contre l’occupant israélien qui réplique avec une violence jugée parfois excessive.
  • 22 décembre : la résolution 605 du Conseil de sécurité, adopté grâce à l’abstention américaine, déplore « les politiques et pratiques d’Israël qui violent les droits du peuple palestinien dans les territoires occupés »[9].
  • Le Liban traverse une période de désorganisation économique totale. Le pays est devenu un grand producteur de drogues dont les revenus financent les milices.

Europe de l’Est[modifier | modifier le code]

  • Alexandr Iakovlev, partisan des réformes, devient membre du Politburo soviétique.
  • L’opposition démocratique s’étend en République populaire de Hongrie.
  • Baisse du pouvoir d’achat et de la consommation en Hongrie.
  • Montée de la crise économique en URSS. Réformes économiques : Gorbatchev prône un « marché socialiste ».

Europe de l’Ouest[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1987 en France, 1987 en Italie et 1987 en Suisse.
  • 12 000 citoyens d’Allemagne de l’Est, jugés indésirable ou inutiles, sont autorisés par les autorités de Potsdam à passer à l’Ouest.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Naissances en 1987[modifier | modifier le code]

Décès en 1987[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]