Mont Lozère
| Mont Lozère | |
Localisation du mont Lozère dans le Massif central |
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| Géographie | |
|---|---|
| Altitude | 1 699 m, Pic de Finiels |
| Massif | Cévennes (Massif central) |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Lozère |
| Géologie | |
| Âge | 310 à 315 millions d'années |
| Roches | Roches métamorphiques |
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Le mont Lozère (en occitan mont Losera) est un massif en majorité granitique situé au sud-est du Massif central français, dans le département de la Lozère auquel il a donné son nom. Il est le point culminant des Cévennes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Topographie [modifier]
Culminant au pic de Finiels à 1 699 m d'altitude, il s'étend, comme un grand plateau, sur une trentaine de kilomètres du causse de Sauveterre à Villefort dans le sens ouest-est et du Pont-de-Montvert au Bleymard dans le sens sud-nord. Les deux autres sommets de ce grand plateau sont le signal des Laubies à l'ouest et le pic Cassini à l'est. Le Tarn prend sa source sur le versant méridional du mont Lozère.
Il est entièrement compris dans le parc national des Cévennes, et presque intégralement dans la zone de protection dont il marque la limite nord. De nombreux villages s'étagent sur ses flancs jusqu'à plus de 1 300 m (Finiels, Serviès), progressivement dépeuplés suite à l'exode rural depuis le début du XXe siècle. Seule sa partie extrême orientale, permettant l'accès au col du Près de la Dame en direction de la station du Mas de la Barque depuis Genolhac (plus haut col du Gard à 1 450 mètres d'altitude, non loin du second sommet du département à 1 504 mètres d'altitude) est située dans le département du Gard.
Géologie [modifier]
La mise en place du pluton granitique est datée à environ 310-315 Ma (datation sur monazite, zircon du pluton ou micas du métamorphisme de contact).
Climat [modifier]
Montagnard à tendances continentales à l'ouest et méditerranéennes au sud/sud-est du fait de sa proximité avec les influences de la vallée du Rhône et de la plaine du Languedoc. Avec l'altitude, ces influences contrastées contribuent à donner beaucoup de neige en hiver, en alternance avec des passages doux et pluvieux.
Faune [modifier]
Le Grand Tétras a été réintroduit dans une partie boisée entre le col du Finiels et le pic du Finiels.
Activités [modifier]
Agriculture et artisanat [modifier]
Historiquement, le mont Lozère est mentionné dès le Ier siècle par Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle. Le naturaliste y rapporte en effet que c'est au mont Lozère (« Lesuræ ») du « pays des Gabales » (« Gabalicique pagi ») que provient le fromage le plus estimé à Rome[1]. Cette phrase suscita bien des débats pour savoir de quel fromage pouvait bien parler Pline. Les prétendants à ce titre sont nombreux : roquefort, pélardon, laguiole, cantal, etc. Sans que l'on puisse toutefois apporter de réponse définitive, le fameux fromage de Pline produit sur le mont Lozère s'apparenterait plus vraisemblablement à une tomme de pays au lait de vache[2].
L'activité économique est désormais centrée sur l'élevage (bovin et ovin).
Tourisme [modifier]
Le tourisme est l'autre secteur économique dynamique. Le mont Lozère offre un riche patrimoine architectural : commanderie de l'ordre des Hospitaliers, architecture des villages centrés sur leurs fours à pain, leur lavoir et leur clocher de tourmente. De nombreux sentiers de grande randonnée, dont le chemin de Stevenson, jalonnent le massif. Il existe également des pistes de ski de fond et de ski alpin à proximité du col du Finiels.
Parmi les sites remarquables figurent :
- la Cham des Bondons, où se trouve un groupement de menhirs et où s'élève le puech des Bondons, sur le versant méridional ;
- la cascade de Runes (58 m), sur la commune de Fraissinet-de-Lozère ;
- le pic Cassini ;
- les sources du Tarn.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- « Laus caseo Romæae, ubi omnium gentium bona cominus judicantur, e provinciis, Nemausensi præcipua, Lesuræ Gabalicique pagi : sed brevis, ac musteo tantum commendatio. » in Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, livre XI, § xcvii
- Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 143