Autun

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Autun
L'hôtel de ville et le théâtre d'Autun
L'hôtel de ville et le théâtre d'Autun
Blason de Autun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
(sous-préfecture)
Arrondissement Autun
(chef-lieu)
Canton Autun-Nord et Autun-Sud
Intercommunalité Communauté de communes de l'Autunois
Maire
Mandat
Rémy Rebeyrotte
2008-2014
Code postal 71400
Code commune 71014
Démographie
Gentilé Autunois, Autunoises
Population
municipale
14 256 hab. (2010)
Densité 232 hab./km2
Population
aire urbaine
26 845 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 06″ Nord 4° 17′ 58″ Est / 46.9516666667, 4.29944444444 / 46.9516666667; 4.2994444444446° 57′ 06″ N 4° 17′ 58″ E / 46.9516666667, 4.29944444444 / 46.9516666667; 4.29944444444  
Altitude Min. 280 m – Max. 642 m
Superficie 61,52 km2
Localisation

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Liens
Site web www.autun.com

Autun est une commune française du département de Saône-et-Loire et de la région Bourgogne, située aux portes du Morvan. Sous-préfecture de Saône-et-Loire depuis 1790, la ville comptait 14 256 habitants (Autunois et Autunoises) au recensement de 2010, au cœur d'une intercommunalité regroupant environ 26 845 habitants[1].

Il s'agit de la 10e plus grande ville de Bourgogne, derrière la capitale et chef-lieu régionale Dijon, Chalon-sur-Saône, Nevers, Auxerre, Mâcon, Sens, Le Creusot, Beaune et Montceau-les-Mines.

Fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome[2] au début du règne de l'empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Éduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l'Antiquité, Autun a été jusqu'à la fin du XVe siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions. Son enclavement géographique et la concurrence croissante de Dijon, de Chalon-sur-Saône et plus tard du Creusot ont contribué à son déclin au cours des siècles suivants. Difficilement convertie dans l'industrie au XIXe siècle (exploitation du schiste bitumineux et de la fluorine), Autun a connu au XXe siècle un regain de dynamisme qui en a fait le siège de plusieurs entreprises nationales (Dim, Nexans) et de l'un des six lycées de la défense français. La ville conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au cœur de la Bourgogne.

Sommaire

Devise[modifier]

Roma celtica, soror et aemula Romae, « Rome gauloise, sœur et émule de Rome ». Devise inscrite sur le fronton de l'hôtel-de-ville.

Géographie[modifier]

La ville s'adosse sur le rebord sud d'une dépression nommée bassin d'Autun daté du Permien qui comprend le stratotype Autunien formant l'Autunois. Elle est cernée au nord de prairies bocagères (bocage à maille large), à l'ouest par le massif du Morvan, et au sud de forêts de feuillus (forêt domaniale de Planoise) couvrant un plateau gréseux. La région de l'Autunois est composée de soixante-quatre communes regroupées en sept cantons. On trouve dans les cantons d'Autun-Nord et d'Autun-Sud les communes suivantes : Antully, Auxy, Curgy, Dracy-Saint-Loup, Monthelon, Saint-Forgeot, Saint-Pantaléon (commune militant pour sa défusion) et Tavernay.

Communes limitrophes de Autun
Tavernay, l'Arroux Saint-Forgeot, Dracy-Saint-Loup Curgy
Monthelon, le Morvan Autun Auxy
Antully
Brion Mesvres, Broye Marmagne Forêt de Planoise

Hydrographie[modifier]

  • Le Ternin, affluent de l'Arroux, lui-même affluent de la Loire, traversent une partie de l'agglomération.
  • La Celle, ruisseau se jetant dans l'Arroux en aval d'Autun et dont les eaux partiellement détournées, alimentent la ville.
  • Nombreux ruisseaux et sources intra-muros, le ruisseau de Mugne ou des Tanneries se jette dans l'Arroux en aval du pont Saint-Andoche.
  • Le ruisseau de La Fée qui vient du plateau de Planoise, grossi vers le Pont Saint Pierre du ruisseau de La Croix des Châtaigniers se jetant lui-même en dessous du Pont l'Evêque, dans le ruisseau.
  • L'Acaron qui vient des hauteurs de Montjeu et plonge dans l'Arroux au pied de l'enceinte, sous les murs de la caserne Changarnier.
  • Le Saint-Pierre, ruisseau formé par la réunion des ruisseaux de la Chapelle et de la Papeterie[3].

Climat[modifier]

Le climat de la ville est caractérisé par des influences méridionales plus marquées que dans le reste du Morvan, notamment du fait de l'altitude inférieure à quatre cents mètres. La pluviométrie est modérée (inférieure à 900 mm/an sur trente ans).

Panorama sur la ville d'Autun

Les principaux quartiers d'Autun[modifier]

Rose des vents l'Arroux L'Orme Saint-Symphorien, Saint-Pantaléon Rose des vents
La Guinguette N Saint-Pierre
O    Autun    E
S
Brion Couhard, Croix de la Libération

Histoire[modifier]

Autun est une grande ville d'histoire qui a conservé de nombreuses traces antiques ou médiévales. La ville fut l'une des capitales catholiques Romaines.

Augustodunum, ville romaine[modifier]

Le temple de Janus
La porte Saint-André
Le théâtre gallo-romain
Article détaillé : Augustodunum.

C'est sous le règne de l'empereur romain Auguste (-27/14) qu'a été fondée la cité d'Autun : son nom antique, Augustodunum, signifie la forteresse d'Auguste. Auguste avait la volonté de créer une grande cité en Gaule qui montrerait la puissance romaine. Augustodunum fut donc doté de splendides monuments qui font aujourd'hui encore sa renommée.

La ville s’équipe rapidement :

  • une enceinte longue d'environ 6 km et enfermant une superficie de 200 ha[4], comportant de nombreuses tours. Elle était percée de quatre portes (dont deux subsistent) aux extrémités des deux rues principales qui se coupaient à angle droit (cardo maximus et decumanus maximus) ;
  • un théâtre romain pouvant contenir jusqu'à 20 000 personnes, le plus grand en capacité de la partie occidentale de l'Empire romain ;
  • un amphithéâtre aujourd'hui disparu, situé à côté du théâtre ;
  • les portes de Saint-André et d'Arroux qui constituaient deux des quatre entrées permettant de franchir les murailles de la cité ;
  • le temple dit « de Janus », à l'extérieur des remparts. Ce temple a été à tort attribué à la divinité romaine Janus, en vérité les archéologues ignorent quelle divinité était vénérée en ce lieu. On peut lire sur une plaque explicative près du temple de Janus :
« Au nord-ouest de la ville antique, sur la rive droite de l'Arroux, se développait un quartier dont le seul vestige visible, le temple dit « de Janus » souligne la vocation cultuelle. […] La forme particulière de ce temple, dit fanum est de tradition gauloise quoique sa technique de construction, datable du Ier siècle de notre ère soit romaine. Le nom de Janus lui a été associé à tort au XVIe siècle par l'historien Pierre de Saint-Julien de Balleure qui interprètera ainsi le nom du secteur où il s'élève : La Genetoye. Ce terme désigne en fait un lieu où poussent des genêts. La divinité vénérée ici, reste totalement inconnue. […] » En 1976, à la suite de la grande sécheresse la prospection aérienne de René Goguey permit enfin au bout de 13 ans de mettre en évidence tout un ensemble dont un vaste théâtre à 150 mètres au Nord-Ouest du Temple de Janus dont les sondages de 1977, révélaient des murs courbes et rayonnants de la cavea édifiée sur les murs d'un important bâtiment antérieur. Son diamètre de 120 mètres dépassant le demi-cercle, il appartient à la série des théâtres gallo-romains associés à des Temples[5].
  • la pyramide de Couhard, qui se dresse à proximité d'une ancienne nécropole le « Champs des Urnes », serait la sépulture du druide éduen Divitiacus, ami de Cicéron et de César ou encore d'un ancien vergobret. Toutefois, sa destination exacte, tombeau ou cénotaphe a donné lieu à des interrogations[6],[7].

La création d'Autun attira les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tomba peu à peu dans l'oubli.

Autun fut célèbre pour son école de rhétorique, dont les premiers à avoir apporté les lettres à Trèves furent les panégyristes, professeurs de rhétorique venant des écoles d'Autun, Bordeaux, Rome et de Trèves même. Dans les discours de 197 à 312, cinq sont composés à Autun[8]. En 107 déjà cette école de philosophie et de rhétorique d'Autun attire des étudiants de tout l'Empire[9]. Le poème de 148 hexamètres, est écrit par un rhéteur de la fameuse école de rhétorique qui florissait à Autun à l'époque de Constantin[10],[11].

Prise par Julius Sacrovir en l'an 21, elle fut le foyer de la révolte de ce Gaulois (qui se tua aux environs). Au IIIe siècle, elle fut assiégée pendant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270 ; puis rebâtie dans le siècle suivant par Constantin.

Début 2010, lors de la construction de logements, près de la porte d'Arroux, les travaux ont permis de découvrir un quartier antique ainsi que plus de 100 000 pièces de monnaie en bronze datant du IIIe siècle[12],[13],[11].

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Moyen Âge[modifier]

Le tympan de la Cathédrale Saint-Lazare, réalisé par Gislebert au XIIe siècle, est une œuvre majeure de l'art roman bourguignon.

Léger (vers 616- décédé en 678), était évêque d'Autun. Il fut torturé à Lucheux (Somme) sur l'ordre du maire du palais Ébroïn, qui le fit ensuite assassiner.

La ville fut saccagée par les Sarrasins du général Ambiza le 22 août 725, et suite à ce désastre, quelques années plus tard en 733, Charles Martel la confie à Théodoric Ier (708 - 755?), petit-fils de Bernarius, fondateur de la lignée des Thierry comtes d'Autun, dont Thierry II d’Autun (748-804) est frère du célèbre Guillaume de Gellone (751-28 mai 812).

Elle est à nouveau saccagée par les Normands en 888. Elle fut depuis le Xe siècle le chef-lieu d'un comté dépendant du duché de Bourgogne.

Au Moyen Âge, la ville devient un important lieu de pèlerinage, et se voit dotée d'une nouvelle cathédrale en plus de la Cathédrale Saint Nazaire d'Autun. On venait y vénérer les reliques supposées de Lazare d'Aix, non pas celles de Saint Lazare de Béthanie, celui de la Bible, mais celles d'un évêque d'Aix-en-Provence du Ve siècle ; ce dernier avait participé à l'évangélisation de la Provence et avait été décapité sous le règne de Domitien, en l'an 94. Le culte de Lazare d'Aix, dit aussi saint Lazare à Autun au XIIe siècle répondait certainement à celui de Marie-Madeleine présent à Vézelay. La cathédrale Saint-Lazare (1120), église romane de type clunisien, est célèbre, grâce à son tympan sculpté avec beaucoup de détails représentant le jugement dernier et signé de l'artiste Gislebert. Ce portail magistral doit aux chanoines d'Autun sa préservation exceptionnelle.

Les causes d'appel de la cour du Duc de Bourgogne, reconnaisent que l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, possède d'ancienneté, la haute, moyenne et basse justice sur la terre de "Chanchauvain " aujourd'hui Champ-Chanoux et qui a appartenu aussi au Prieuré de Chanchanoux, au finage de Saint-Eugène.

C'est le 13 juillet 1463, que les habitants de Saint-Martin et de Saint-Pantaléon reçurent leurs lettres d'affranchissement de l'Abbé de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[14].

Temps modernes[modifier]

En 1788, Talleyrand devient évêque d'Autun. Il fut élu député du clergé pour les États généraux (France) de 1789. Il prononça un vibrant discours en 1789 pour se faire connaître, car il n'était venu qu'une fois auparavant.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Bibracte[15].

Le lycée du XVIIe siècle tient une place importante dans l'histoire de la ville et même de la France puisque Napoléon Bonaparte, qui lui a donné son nom actuel, ainsi que ses frères Joseph et Lucien y ont fait leurs études. Ce lycée continue de fonctionner de nos jours. On peut y admirer les grilles en fer forgé érigées en 1772, les matières enseignées dans ce lieu y sont indiquées par divers représentations d'objets le long du haut de ces grilles.

L'ancien hôtel du marquis de Fussay situé rue de l'Arquebuse, construit en 1782, devient le siège de la sous-préfecture en 1820. Pendant la guerre franco prussienne, Garibaldi en fait son quartier général fin 1870 et début 1871.

Époque contemporaine[modifier]

Croix de la Libération sur les hauteurs d'Autun

Le Tacot du Morvan[modifier]

Au début du XXe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer d'Autun à Château-Chinon.

Sa gare terminus était située aux côtés de la gare de la liaison PLM. Ce terminus marquait le départ du calcul des points kilométriques de la ligne ; la gare était donc située au PK 0.

Après avoir traversé un pont métallique (dont il ne subsiste de nos jours que la pile de la rive droite) au-dessus de l'Arroux, la ligne disposait de deux haltes facultatives au carrefour de La Folie (appelé carrefour de la Légion aujourd'hui) et au hameau Les Moreaux.

Le trafic voyageurs fut stoppé le 31 juillet 1931, remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, fut démontée entièrement en 1939.

Locomotive à vapeur Tacot du Morvan d'Autun à Château-Chinon
Terminus Autun
Avenue de la République (Gare terminus - Liaison PLM)
La Folie (halte facultative)
Les Moreaux (halte facultative)
Commune suivante
Tavernay

La Seconde Guerre mondiale[modifier]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Autun est libérée le 9 septembre 1944 par les troupes françaises débarquées en Provence[16] et les groupes armés FFI (Corps franc Pommiès, colonne Demetz).

Héraldique[modifier]

Blason Blasonnement :
« D'or au lion de gueules, au chef bandé d'or et d'azur de six pièces et bordé aussi de gueules. »
Commentaires : Première mention de ce blason en 1529 par Barthélemy de Chasseneuz dans son Catalogus De Gloriae Mundi imprimé à Lyon.

Administration[modifier]

Hôtel de ville d'Autun (1900)

Jusqu'à la Révolution, on désignait le maire sous le nom de vierg. Cette appellation était typiquement autunoise et venait de vergobret.

  • Viergs connus (liste partielle)
    • 1650 - Claude Thiroux
  • Baillis (liste partielle)
    • 1318 - Jean de Chatillon, bailli de Dijon, vient exercer à Autun[17]
    • 1326 - Eudes li Changerres[18]
    • 1500 - François Rolin
    • 1520 - Jehan Rolin
    • 1528 - Hugues de Loges
    • 1534 - Louis de Loges
    • 1550 v Philibert de Marcilly, frère de l'évêque d'Autun.
    • 1568 - Henri Ravier, bailli d'Autun, seigneur d'Aigrevault
    • 1595 - Simon de Loges, seigneur de La Boulaye
    • 1675 - François de Rochefort, marquis de La Boulaye, gouverneur des villes et châtreaux de Vézelay et Avallon, Grand-Bailli d'Autun
  • Gouverneurs (liste non exhaustive)

Autun fait partie de la communauté de communes de l'Autunois, composée de 22 communes, ainsi que du pays de l'Autunois-Morvan, composé de 5 communautés de communes regroupant au total 61 communes. Saint-Pantaléon, commune associée depuis le 15 juillet 1973, devient un quartier lors de sa fusion le 1er janvier 2013[21],[22].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1540 1541 Hugues Rolet - vierg
1579 1580 Jean de Ganay - vierg
1613 1614 Simon de Montagu - vierg
février 1790 octobre 1790 Anne-Paul de Fontenay - 1er maire
13 novembre 1791- 16 septembre 1792 Ferdinand Guillemardet - -
1816 1817 Collins de Gévaudan - -
1817 1826 Bernard Billardet - -
1826 1830 Delagrange - -
1832 1843 Jules Laureau - -
1843 1848 Victor-Prosper Rey - -
 ? 1931 Charles Perrucot - -
1931 1945 Dr Fernand Renaud divers droite -
1945 1945 Chanoine François Trinquet - -
octobre 1947 1965 Jean René Monrose - -
janvier 1969 1995 Marcel Lucotte R.I. (UDF) -
juin 1995 2001 Didier Martinet PS -
mars 2001 en cours Rémy Rebeyrotte DVG -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

La population est de 2 000 habitants (soit environ 400 feux) à la fin du XVe siècle[23].

En 2010, la commune comptait 14 256 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 792 9 176 9 400 9 744 9 936 10 435 11 164 11 637 11 997
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 156 11 897 12 389 11 684 12 889 14 049 14 895 15 187 15 543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15 764 15 479 15 498 13 856 14 119 14 045 14 863 14 438 14 399
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
15 305 18 398 21 556 20 587 17 906 16 419 14 806 15 069 14 887
2009 2010 - - - - - - -
14 496 14 256 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[24] puis Insee à partir de 1968[25].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier]

Monuments aux morts

Le sous-sol riche en charbon et surtout en huile minérale n'est pas étranger à l'essor de la ville. La seconde était extraite depuis l'époque romaine des schistes bitumineux autuniens. À l'époque romaine, les schistes furent utilisés comme roches décoratives (le schiste dont on extrait l'huile minérale étant solide à l'état natif). Leur exploitation industrielle entamée en 1824, a fourni dès 1837 une « huile de schiste » destinée à l'éclairage. L'extraction a continué tant bien que mal jusqu'en 1957 malgré la concurrence croissante du pétrole. Seuls les deux terrils des Télots et quelques bâtiments en ruine témoignent de ce passé minier.

Le patrimoine historique, culturel, naturel ainsi que la proximité du Parc naturel régional du Morvan dont Autun est une ville partenaire, est sa plus grande richesse et la ville tente, par le tourisme, d'assurer son développement.

La ville d'Autun profite également de la présence de trois sites de production Dim (fabrication d'articles chaussant à mailles, centre logistique) qui représentent 1 379 emplois. Autun est devenu le berceau de la marque Dim en 1956. La société les Câble de Lyon, devenue Nexans par la suite, est aussi un point fort économique pour la ville.

En 2004, Autun a créé son premier centre commercial dans la zone d'activité de Bellevue. La ville a aussi un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire.

Par sa proximité avec le Morvan, Autun est aussi une ville de l'industrie du bois. La présence de forêts privées et publiques (bureau de l'ONF d'Autun) a facilité le développement de corps de métiers et d'entreprises liés à cette industrie. Autun possède une chaufferie utilisant la biomasse environnante, construite par la firme Dalkia en 1999.

Enseignement[modifier]

Le lycée Bonaparte d'Autun
Le lycée militaire d'Autun ("Enfants de troupe" par le passé) ; toit bourguignon aux tuiles vernissées.
Collèges
  • Collège La Châtaigneraie
  • Collège Du Vallon
  • Collège Saint-Sacrement (Privé)
  • Collège Changarnier (Militaire)
Lycées
  • Lycée Bonaparte Pôle Général
  • Lycée Bonaparte Pôle Technologique et Professionnel
  • Lycée Saint-Lazare (Privé)
  • Lycée militaire d'Autun


Culture[modifier]

Autun est classée Ville d'Art et d'Histoire. En 1973, Autun accueille la cinquième édition du Festival Europa Cantat

Fête du livre d'Autun, 16e année, 2013.

Monuments et lieux touristiques[modifier]

« Vue générale d'Autun prise sur le chemin de Monjeu » [26] (Jean-Baptiste Lallemand, vers 1780).

Autun, au cœur de la Bourgogne, a gardé un certain charme et possède de nombreux monuments.

Article détaillé : Cathédrale Saint-Lazare d'Autun.
  • La tour des Ursulines est une tour octogonale située sur les hauteurs de la ville. La tour, entourée des remparts romains, est surmontée d'une statue de la Sainte-Vierge haute de 3 m, datant de 1862, également classée. Elle est la propriété depuis 1997 du restaurateur d'art et peintre japonais Hisao Takahashi. Le premier week-end de mai, on peut voir des carpes de tissus de la cérémonie de kodomo no hi flotter au vent. Il est possible de grimper au sommet en été seulement.
  • La place du Champ de Mars, qui est le cœur de la ville où se greffent les deux rues piétonnes (rue aux Cordiers et rue Saint-Saulge), l'hôtel de ville et le théâtre à l'italienne de la ville, inauguré en 1884. Le marché s'y tient le mercredi et le vendredi ;
  • Le théâtre romain, où est interprété le spectacle d'Augustodunum tous les étés ;
  • Les portes romaines : porte Saint-André, porte d'Arroux ;
  • Le temple dit « de Janus »;
  • La pierre de Couhard, monument funéraire antique de forme pyramidale, porteur de légendes ;
  • Les remparts qui ceinturent la vieille ville ;
  • Le lycée militaire d'Autun, aux belles tuiles vernissées. Ancien grand séminaire construit au XVIIe siècle, il comprend maintenant depuis 1884 une école militaire préparatoire, puis un collège et enfin, depuis 1981, un lycée militaire. Il accueille des élèves originaires de toutes les régions françaises, dont les parents sont au service de l'État. Les deux quartiers abritent les élèves de la 6e aux classes préparatoires. La construction de nouveaux bâtiments a récemment permis la découverte de vestiges romains importants.
Le passage couvert de la Halle (XIXe siècle, style néo-renaissance)
  • Le passage Balthus ex-passage couvert de la Halle : anciennes halles édifiées de 1742 à 1746, sur des plans de l'architecte François Franque, transformées en passage couvert en 1848 par l'architecte Palluet. Du XVIIIe siècle, il subsiste la façade rue du général Demetz, tandis que les boutiques et les galeries qui les surmontent datent du XIXe siècle, mais sont d'inspiration néorenaissance[27].
  • L'ancienne prison cellulaire, construite en 1854, fut l’une des premières prisons françaises à adopter le mode de détention cellulaire, le Panoptique. Désaffectée depuis 1955, elle est maintenant protégée par les monuments historiques et notamment remarquable pour son plan circulaire.
  • Alignements mégalithiques du Champ de la Justice [28]
  • La cascade pittoresque de Brisecou, lieu romantique.
  • La croix de la Libération, qui domine tout Autun.
  • Le plan d'eau du Vallon, formé par une retenue artificielle.
  • Complexe tourbeux de l'étang Saint-Georges, de 14 ha, Espace Naturel Sensible (no 28)


Monuments disparus[modifier]

Intra-muros[modifier]


Hors les murs[modifier]

Musées[modifier]

Article détaillé : Musée Rolin.
  • Musée lapidaire Saint-Nicolas (archéologie), rue Saint-Nicolas, sur le site d'un ancien hôpital pour miséreux.
  • Le musée national des anciens enfants de troupe, installé dans l’enceinte du lycée militaire d’Autun (dans l'ancienne crypte).
  • Mini-musée de la vigne et du vin, rue de la Grange-Vertu, petit musée privé situé dans l'enceinte d'un négoce en vin.
  • Musée Verger-Tarin, petite maison bourgeoise avec mobilier des trois derniers siècles, ne se visite plus pour cause de dégâts importants, Ethnologie (art de vivre au XVIIIe et XIXe), 7 rue des Sous-Chambres.

Manifestations culturelles[modifier]

  • Fête du livre en avril.
  • Festival Musique en Morvan[30]
  • Grand spectacle Gallo-Romain "Jules César "
  • La Foire du 1er mars et du 1er septembre, où tout le centre ville devient zone piétonne avec de nombreux stands. Une fête foraine s'installe pendant 15 jours.
  • Les nuits de la gargouille en juillet et août.
  • L'épopée gallo-romaine, quand Autun redevient Augustodunum en mai et août (avec Bibracte, Alésia et l'association Légion VIII Augusta).
  • Festival tuyaux et vieilles dentelles en juillet.
  • Visites guidées à thèmes (cathédrale, musée Rolin, théâtre romain, musée lapidaire, au fil de l'eau, les remparts antiques, quartier marchaux, lycée militaire ...).
  • En juillet et août, visites guidées de la cathédrale en anglais et en néerlandais.

Sport[modifier]

Le plan d'eau du Vallon ; à gauche, le centre nautique

Quelques clubs phares de la ville :

  • Athlétisme : Stade Athlétique Autunois
  • Basket : le CS Autun Basket évolue en Nationale 3 et joue dans la Salle de l'Arquebuse.
  • Boxe : le club de sports de combats Eduens a déjà vu certains tireurs accéder et gagner aux championnats de France.
  • Rugby : l'AS Autunoise évolue en promotion d'honneur et joue au Stade Saint Roch.
  • Football : l'Autun FC et Le Football Benfica Autun évoluent en promotion de district et jouent au Stade Saint Roch.
  • Handball : O.C. Autun
  • Natation : Club Nautique Autunois
  • Société de tir autunoise (à Saint-Forgeot) : de nombreux titres en armes anciennes
  • Golf d'Autun
  • Escalade : le site de la Cascade de Brisecou accueille un espace orienté vers la découverte, l'initiation et la pratique familiale de l'escalade
  • Sports de pleine nature : Course d'Orientation, Escalade, Kayak, VTT avec l'Association des Sports de PleinE Nature (ASPEN)

Cultes[modifier]

ChristianitySymbol.PNG Catholique[modifier]

IslamSymbol.PNG Musulman[modifier]

Protestant[modifier]

  • Chapelle Saint-André, temple de l'église réformée (accolée à la porte Saint-André)

Chrétien millénariste[modifier]

  • Témoins de Jéhova, temple, 21 route d'Arnay.

Ville de garnison[modifier]

Unités militaires ayant tenu garnison à Autun :


Personnalités liées à la commune[modifier]

(par ordre chronologique de naissance)

Jumelages[modifier]

Iconographie[modifier]

(liste non exhaustive)

  • Timbre d'Autun par Pierre Albuisson, maître graveur, valeur faciale 0,58 € semi panoramique 6cmx 2,5 cm, sortie les 14 & 15 mai 2011.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Communauté de communes de l'autunois
  2. http://www.augustodunum.org/le_site.htm
  3. Dictionnaire topographique de la France
  4. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 2-87772-331-3, p. 21
  5. Archéologia, no 482 de novembre 2010. p. 40-41.
  6. Pierre-Bénigme Germain, Théologal, Lettres sur les Antiquités d'Autun, 1746
  7. Joseph Rosny (1771-1814), Histoire de la ville d'Autun, Dejussieu, Autun, 1802
  8. Jacqueline Champeaux, Martine Chassignet, Hubert Zehnack: " Aerius perennius" Paris Sorbonne-2006. 702. p.
  9. Jean-Paul Coudeyrette: Compilhistoire. texte en ligne.
  10. Claudio Moreschini & Enrico Norelli: " Histoire de la littérature chrétienne antique grecque et latine " de Paul I à l'ére de Constantin; Ed Labor & Fides - 200. 470/510pp.
  11. a et b « Plus de 100 000 pièces romaines découvertes à Autun dans un chantier »
  12. Autun (71) : Un trésor romain découvert
  13. Découverte archéologique sur un chantier de HLM à Autun
  14. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte X, supplémément. du 13 juillet 1463.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Autun », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 5 août 2012
  16. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 35
  17. Jacques-Gabriel Bulliot:Histoire de l'Abbaye de St Martin d'Autun chartes, p. 159 notes charte 103. Texte en ligne.
  18. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte 108 de 1326. Texte en ligne
  19. François-Alexandre de la Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la Nobless, Paris, 1176.
  20. Katia Béguin, Les Princes de Condé, rebelles, courtisans, ..., éd. Champ Vallon, 1999, p. 413/462.pp.
  21. St-Pan fusionnera avec Autun, sur Le Journal de Saône-et-Loire, 21 septembre 2012. Consulté le 9 mai 2013
  22. Saône-et-Loire : la préfecture fusionne des communes - France 3 Bourgogne, sur France 3 Bourgogne, 15 novembre 2012. Consulté le 9 mai 2013
  23. Denis Grivot, Autun, 1967, éditions Lescuyer, Lyon, p. 77
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  26. Aujourd'hui faubourg Saint-Blaise. La maison au premier plan existe toujours.
  27. http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=71014_4
  28. Site Mégalithique du Champ de la Justice
  29. Diplôme de Charles le Chauve (V Cartulaire de l'Église d'Autun, p. 28.)
  30. Site officiel du Festival Musique en Morvan
  31. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA689 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, le 12 septembre 1481, Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XVIII, p. 689
  32. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte LII de 1295. Texte en ligne.
  33. Portrait d'Edmé Tomas. Base Joconde.
  34. ou le 26 août 1837 selon Le dictionnaire des parlementaires.
  35. http://www.lejsl.com/edition-d-autun/2012/04/11/des-sacrifices-qui-paient

Bibliographie[modifier]

  • Robert Baschet: " Autun, ville d'art ", Nouvelles Éditions Latines. 1900.
  • Jean Berthollet:" L'Evêché d'Autun ", Atun Impr: N-D des Anges 1947.192 p.Plans et photos.
  • Partrice Boussel: " Guide de la Bourgogne et du Lyonnais mystérieux ", les guides noirs, Ed:Claude Tchou 1974. p. 134-167.
  • Collectif: " Bourgogne ", Ed:MSM, avec la collaboration de Julie Roux. p. 182-191(ISBN 2-911515-39-0)
  • Jean Bonnerot: " Autun ", Ed H.Laurens, Paris(les visites d'art)1921-In-12°, 64 p.
  • Anatole de Charmasse: " Cartulaire de l'église d'Autun", Autun, Dujussieu, 1865-3 vol.
  • Anatole de Charmasse: " Cartulaire de l'Evêché d'Autun ", Autun, Dejussieu, 1880.
  • Anatole de Charmasse: " Le bailliage d'Autun ", MSE, 1899.
  • Harold de Fontenay: " Epigraphie autunoise", Paris Champion, MSE, 1882.
  • l'Abbé Germain: " Histoire d'Autun ". (Mémoires sur les Antiquités d'Autun 1723).
  • Arthur de Gravillon:" Discours d'inauguration de la statue de Divitiac à Autun par son statuaire ", (18 octobre 1894) Lyon, Impr:A?Rey, 1894.in-8°, 16,p.
  • Chanoine, Denis Grivot: " Autun ", Lescuyer, Lyon, 1967.79 p, Plans et ill.
  • Chanoine Denis Grivot: " Autun ", ImprLescuyer, Lyon 1954, 326 p. in-4°
  • Chanoine Denis Grivot: " Le bestiaire de la cathédrale d'Autun ", Ed Ange Michel, Lyon, 1954, In-12°, 36 p.
  • Chanoine Denis Grivot: " Le monde d'Autun ", Ed:Zodiaque 1965, in-4°, 205 p.
  • Chanoine Denis Grivot: " La légende dorée d'Autun ", Ed: Lescuyer à Lyon, 1974.
  • de Jussieu, Gagnare, Histoire de l' Église d'Autun, éd. de Jussieu, 1774, 645.p, texte en ligne.
  • Jean Meunier: " Recherches et mémoires, servans à l'histoire de l'ancienne cité et ville d'Autun " édité par Claude Thiroux, chez Philibert Chavance à Dijon 1660. (texte en ligne).
  • Joseph Rosny: " Histoire de la ville d'Autun, connue autrefois sous le nom de Bibracte, capitale de la République des Eduens ", A2utun, Impr P. Ph. Dejussieu.1802, In-4°, XXI-353 p.
  • Edmé Thomas, :" Histoire d'Autun ", Lyon 1660.- Paris, Autun 1846 - réédition Laffitte Marseille 1977.

Liens externes[modifier]

Articles connexes[modifier]

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