Garrigue

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Paysage de garrigue
Paysage de garrigue

La garrigue désigne une formation végétale basse plus ou moins impénétrable, constituée principalement d'arbrisseaux résistant à la sécheresse, formant des fourrés épineux. Cette formation est issue de la dégradation de la forêt de chênes verts et blancs par la dent du mouton, la hache de l'homme et le feu durant plus de 5000 ans et caractéristique des régions méditerranéennes .

La garrigue est au calcaire ce que le maquis est aux terrains siliceux, selon la définition de l'École de Montpellier. L'École de Toulouse, associe le terme de garrigue à l'étage de végétation.

Le terme garrigue vient de la racine pré-indoeuropéenne kar, gar, kal, gal, qui signifie « pierre » ou « rocher » ; par extension « abri de pierre, maison, forteresse, village » ; elle a donné guarric en celte, garric en occitan, « l’arbre du rocher », terme qui désigne le chêne kermès. Les mots Gard, Carcassonne, karst, calanque, chalet, clapier, crau, grave, garoupe en dérivent.

Sommaire

[modifier] Localisation

Cette formation, qui s'établit dans les massifs calcaires en terrain sec et filtrant, résulte en général de la dégradation de la forêt de chênes verts, qui passe progressivement à des peuplements de pins d'Alep, puis à la garrigue.

En France, elle occupe environ 400 000 hectares, principalement en Provence et dans le Languedoc.

[modifier] Histoire

La garrigue n'a pas toujours été ce « désert » aride livré aux promeneurs que nous voyons. Autrefois elle était le lieu d'une importante activité.

Sans parler des nombreux vestiges préhistoriques et médiévaux (mégalithes, châteaux forts, cavernes fortifiées par les camisards, ermitages...), des troupeaux de chèvres ou de moutons y paissaient, des verriers alimentèrent leurs fours avec son bois dès le Moyen Âge, des bouscatiers y coupaient puis brûlaient le bois pour livrer les villes en charbon, des chaufourniers y bâtirent leurs fours à fours à chaux près des zones les plus boisées, des ruscaïres (écorceurs) y prélevaient plusieurs types d'écorces à destination des tanneurs, des équipes entières de ramasseurs y récoltaient la lavande sauvage, l'aspic, et la ramenaient pour la distiller, une foule de petits propriétaires y défrichait un arpent pour y planter des oliviers ou de la vigne, l'épierrait et y construisirent des terrasses et ces cabanes en pierre sèche que l'on appelle communément (surtout dans le Gard) capitelles

Toute cette ancienne activité a périclité avec l'avènement de la révolution industrielle puis l'exode rural. Le défrichement par l'homme et les troupeaux a progressivement cessé, la végétation regagnant le terrain de nombreux chemins se sont refermés et la plupart des constructions de pierre sèche disparaissent maintenant aux regards…

[modifier] La garrigue vue par les écrivains

« Au pont Saint-Nicolas (la route) traversait le Gardon ; c’était la Palestine, la Judée. Les bouquets de cistes pourpres ou blancs chamarraient la rauque garrigue, que les lavandes embaumaient. Il soufflait par là-dessus un air sec, hilarant, qui nettoyait la route en dépoussiérant l'alentour. (…) Aux abords du Gardon croissaient des asphodèles et, dans le lit même du fleuve, presque partout à sec, une flore quasi tropicale ». André Gide, Si le grain ne meurt.

[modifier] Espèces végétales

Ciste cotonneux
Ciste cotonneux
Aphyllanthe de Montpellier
Aphyllanthe de Montpellier

Parmi les plantes caractéristiques de la garrigue, on trouve :

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Bibliographie

Garrigue, une histoire qui ne manque pas de piquant, Ecolodoc n°7 - Éditions Écologistes de l’Euzière, avril 2007, N° ISBN : 978-2-906128-20-0

"Trésors retrouvés de la garrigue" de Hubert Delobette et Alice dorques - Le Papillon Rouge Editeur, N° ISBN : 2-9520261-0-6

[modifier] Liens externes