Lédignan
| Lédignan | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Gard | |
| Arrondissement | Arrondissement d'Alès | |
| Canton | Canton de Lédignan | |
| Intercommunalité | Communauté de communes autour de Lédignan | |
| Maire Mandat |
Grégoire Diamantidis 2009-2014 |
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| Code postal | 30350 | |
| Code commune | 30146 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lédignanais, Lédignanaises | |
| Population municipale |
1 417 hab. (2010) | |
| Densité | 204 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 102 m – Max. 167 m | |
| Superficie | 6,93 km2 | |
| Localisation | ||
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Lédignan (Ledinhan en occitan languedocien) est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Lédignan est chef-lieu de son canton. Lédignan fait partie de l'Espace urbain Grand Delta Méditerranéen et de la Zone d'emploi Alès-La-Grand-Combe. Lédignan est considéré comme un village de zone rurale. Lédignan est la 7 232e plus grande ville de France par la population et la 26 248e par superficie, elle est donc la 4 303e ville qui a la densité la plus élevée de France.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Cette commune du Gard se trouve entre les garrigues nîmoises et les Cévennes. Le bourg est situé sur une crête entourée de terres agricoles (essentiellement viticoles) au carrefour de deux routes dont les tracés sont relativement anciens. La première (D 907), qui relie Nîmes à Anduze, suit de façon permanente cette crête entre Aigremont et Lézan : certains la nomment « ancienne route d'Anduze », d'autres le « grand chemin ». La deuxième (D 6110) est l'axe Alès - Sommières qui se prolonge vers Montpellier. Lédignan se situe à 25 km de l'entrée de Nîmes, environ 80 km de Montpellier et une quinzaine de km d'Anduze.
La terre est argilo-calcaire. Le principal cours d'eau qui traverse la commune est le Ruisseau de Bay.La commune est proche du parc national des Cévennes à environ 18 km.
Climat et catastrophes naturelles[modifier]
Lédignan a un risque sismique faibles, les principaux risques naturels ou technologiques sur la commune sont donc les feux de forêt, les inondations et les transports de marchandises dangereuses.
Catastrophes naturelles passées[modifier]
Inondations et coulées de boue le 7 septembre 2010 Inondations et coulées de boue du 6 au 7 septembre 2005 Inondations et coulées de boue du 8 au 10 septembre 2002 Inondations et coulées de boue du 6 au 7 octobre 2001 Inondations et coulées de boue du 10 juin au 10 juillet 2001 Inondations et coulées de boue du 13 au 15 octobre 1995 Inondations et coulées de boue du 3 au 6 octobre 1995 Inondations et coulées de boue du 22 au 25 septembre 1993 Inondations et coulées de boue du 21 au 23 septembre 1992 Tempête du 6 au 10 novembre 1982
Héraldique[modifier]
| Blason | De gueules au soleil d'or, au chef cousu de sinople chargé d'une colombe essorante d'argent accostée de deux croisettes du même. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Histoire[modifier]
Antiquité[modifier]
On sait qu'à l'Antiquité, le territoire du village était occupé par une garnison romaine. Dans ce qui est aujourd'hui le jardin d'une des maisons au centre du village se trouvait un oppidum, comme en témoigne une plaque romaine amenée au musée archéologique de la ville de Nîmes dans les années 1930.
Moyen Âge[modifier]
Au Moyen Âge, en raison de sa position géographique stratégique et au carrefour des routes, Lédignan avait statut de ville de foire et les marchands se succédaient aux abords de son château.
Dès le XIIe siècle, la seigneurie de Lédignan faisait partie des terres du domaine des Bermond, baron de Sauve.
Sous le règne de Saint Louis, une partie des seigneuries de Bermond de Sauve furent confisquées et attachées au domaine royal, puis firent partie de l'échange avec Imbert de Vienne, le " dauphin du Viennois", qui permettra le rattachement du Dauphiné à la Couronne de France.
La juridiction de Lédignan cédée en 1344 par le roi de France à Imbert Dauphin du Viennois, devenu comte d'Alès, dont Françoise était devenue le continuatrice par la mort de son mari François de Lorraine, duc de Joyeuse.
En 1530, la seigneurie de Lédignan (Ledinhan en occitan) fut acquise par Guillaume Desroys alias, Rey alias de Roys de Beaucaire, avec ses droits de justice. C'est de cette date que son hôtel de Beaucaire, qui lui venait de la famille d'Arlot sera nommé Hôtel de Lédignan. Les fonds notariaux des Archives du Gard possèdent la liste des emphytéotes des terres de Lédignan qui relevaient du seigneur du lieu. Après Guillaume qui sera le premier seigneur de Lédignan, 4 degrés directs se succédèrent comme seigneur de Lédignan, et propriétaire du château:
- Jean
- Guillaume
- Marc Antoine
- Jacques de Roys de Lédignan de la Roche Saint Angel, dernier chef et aîné de cette famille, dont la veuve Marie d'Ambrum de la Barriane rendra hommage le 19 mai 1685 à son altesse Françoise de Valois, duchesse de Joyeuse, comme comtesse d'Alès.
Après quoi la seigneurie de Lédignan se trouvera indivise entre les Rochemore d'Aigremont et les représentants des autres branches beaucairoises de la famille de Roys, qui continueront à en porter le nom jusqu'à ce jour. L'un d'eux mort pour la France au camp d'extermination d'Ellrich -Buchenwald sera fait avec sa femme " Juste parmi les nations".
XVIIe siècle[modifier]
En 1620, Lédignan, obtenue par Louis XIII, le droit de faire 3 foires, la Saint Laurent, le 10 août, le 21 novembre et le lundi saint. La foire se tenait sur l'actuelle place, autrefois un champ de mûriers, Lédignan se servait alors de ces arbres pour récolter la soie des vers a soie. Dans cette foire ce vendait essentiellement des animaux, des porcs, bœufs ... Elle était communément appelée "marché aux bestiaux"
En 1629, la paix d'Alès entre catholiques et huguenots est signée à Lédignan, dans le temple protestant du village, aujourd'hui monument historique. Guillaume de Rochemore Baron d'Aigremont et son beau-frère Guillaume de Roys de Lédignan, font partie de la suite du cardinal de Richelieu.
Paix d’Alais[1]
Texte de la date du 27 juin 1629 :
« Le cardinal de Richelieu présenta au roi les députés des religionnaires, qui se jetèrent aux pieds de ce prince, lui demandèrent pardon & implorèrent sa clémence. Le roi étant parti d’Alais ce même jour, vint coucher à Lédignan, au diocèse de Nîmes, & fit publier la paix dans le camp le lendemain. Par les articles de cette paix, le roi déclare qu’il avait reçu en sa grâce les ducs de Rohan et de Soubise, ainsi que les habitants du haut et du Bas-Languedoc… »
Note N°2 :
Le 17 juin, Rohan demande à négocier encore. Le 20, Richelieu écrit de se hâter & d’amener des délégués avec pleins pouvoir, pour le rasement des fortifications, car il ne peut retenir le courroux du roi. La paix est enfin signée le 28 juin. & Rohan écrit qu’il faut répandre cette nouvelle[2]. Le lendemain, le roi écrivit du camp de Lédignan, au parlement de Paris, pour lui annoncer la conclusion de la paix[3].
XVIIIe siècle[modifier]
En 1776, le peuple de Lézan, arrêtât les forains en route pour la foire de Lédignan, leur proposant de faire la foire a Lézan moins cher que celle de Lédignan, nombreux forains acceptèrent. Les consuls de Lédignan ont alors déposé plainte au sénéchal de Nîmes, demandant trois mille livres de dédommagement.
À la veille de la Révolution, le château et ses dépendances ont été loués à l'armée.
XIXe siècle[modifier]
En 1881, Jules Ferry, prononce la loi de l'école gratuite et publique et ordonne, la construction d'écoles de partout en France. L'école communale publique de Lédignan ouvrira en 1885. On y lit sur son fronton "ECOLES COMMUNALES - 1885 - RF". Les filles étaient alors à droites du bâtiment, les garçons à gauche, et les logements des professeurs à l'étage. La cour également était séparée d'un mur.
XXe siècle[modifier]
En 1939, la fête de Lédignan eu lieu, où pour la première fois, un défilé de char s'organisa. Les gendarmes, les pompiers et la mule corbillard furent présents.
La Guerre éclate, et le village fut sous contrôle allemand en 1942. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village a été un appui pour les Résistants du Maquis de Saint-Jean-du-Gard, quelques-uns de ses habitants ayant même caché des Juifs malgré la présence de la Wehrmacht. Certains d'entre eux ont été faits Juste parmi les nations. Au retrait des troupes allemandes, Lédignan aurait dû être attaqué mais grâce aux résistants, le village a été épargné et les troupes allemandes sont passées par le village d'Aigremont.
Lédignan était la résidence d'été du professeur Georges Dumas, médecin psychiatre membre de l'Académie française. Une rue et une place du village portent son nom aujourd'hui.
Aujourd'hui village à l'activité principalement viticole, la commune s'agrandit avec la construction de lotissements résidentiels, un collège qui a ouvert ses portes en 2005, une nouvelle école primaire et maternelle en 2009 et un centre de secours ouvert en 2007.
Culture et traditions[modifier]
Lédignan connait l'influence de la tradition camarguaise, la commune a pour habitude de célébrer son saint patron qu'est saint Laurent (d’ailleurs l'église de la paroisse de Lédignan porte son nom) à travers sa fête votive (fête à la base religieuse puis devenue civile) qui se déroule aux alentours du 10 août.
Administration[modifier]
| Début mandat | Fin mandat | Identité | Étiquette | Qualité ! |
|---|---|---|---|---|
| ? | 1940 | Auguste Béchard | PCF | Député-Maire |
| Janvier 2002 | 28 novembre 2009 | Marie-Line Monjiols | UMP | Maire |
| Janvier 2010 | en cours | Grégoire Diamantidis | sans étiquette | Maire |
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 1 417 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Avec une densité de 200 habitants par km², Lédignan a connu une nette hausse de 39,3 % de sa population par rapport à 1999.
Elle est par habitant, la 7 232e ville de France, la 348e ville de la Région Languedoc Roussillon, la 107e sur le département du Gard, la 25e sur l'arrondissement alésien et la 2e sur le canton de Lédignan
En termes de densité, Lédignan est alors 4 303e au plan national, 202e régional, 53e départemental, 12e sur l'arrondissement d'Alès et 1er sur le canton de Lédignan.
Logement[modifier]
| 2008 | |
|---|---|
| Nombre de Logements | 631 |
| Part des résidences principales, en % | 84,5 |
| Part des résidences secondaires, en % | 3.9 |
| Part des logements vacants, en % | 11.6 |
| Part des propriétaires, en % | 64.6 |
Source : Insee, Recensement de la population 2008 exploitation principale.
Revenus[modifier]
| 2009 | |
|---|---|
| Revenu net déclaré moyen par foyer fiscal | 19 810 |
| Foyers fiscaux imposables en % de l'ensemble des foyers fiscaux | 42.6 |
| Médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation en Euros | 15 137 |
Sources : (1) DGFiP, Impôt sur le revenu des personnes physiques. (2) Insee ; DGFiP, Revenus fiscaux localisés des ménages.
Emploi - Chômage[modifier]
| 2008 | |
|---|---|
| Emploi total (salarié et non salarié) au lieu de travail | 417 |
| Part de l'emploi salarié au lieu de travail | 83,1 |
| Variation de l'emploi total au lieu de travail : taux annuel moyen entre 1999 et 2008 en % | 3,2 |
| Taux d'activité des 15 à 64 ans en % | 74 |
| Taux de chômage des 15 à 64 ans en % | 15,3 |
| Nombre de demandeurs d'emploi de catégorie ABC au 31 décembre 2011 | 147 |
Source : Insee, Recensements de la population 2008 et 1999 exploitations principales.
Économie[modifier]
| 2009 | |
|---|---|
| Nombre d'établissements actifs | 139 |
| Part de l'agriculture, en % | 22,8 |
| Part de l'industrie, en % | 5,9 |
| Part de la construction, en % | 16,9 |
| Part du commerce, transports et services divers, en % | 37.5 |
| Part de l'administration publique, enseignement, santé et action sociale, en % | 16,9 |
Source : Insee, CLAP (connaissance locale de l'appareil productif).
Lieux et monuments[modifier]
L'ancienne école communale de 1885 aux abords de l'ancien emplacement du vieux château aujourd'hui disparu, ainsi que le temple et l'église Saint-Laurent, constituent les principaux monuments du village.
À Lédignan se trouve également un musée privée, ayant une riche collection d'outils et d'objets des guerres et du XXe siècle. Magnifique vue panoramique sur le piémont cévenol à la sortie du village en direction d'Anduze. La cave coopérative vinicole dispose d'une boutique de vente directe aux particuliers.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Auguste Béchard (1883-1965), homme politique, maire de Lédignan
- Georges Dumas (1866-1946), médecin et psychologue.
- Daniel Rouveyran (03 septembre 1939 - 1er juillet 1973), pilote automobile
- Nabil El Zhar (27 août 1986), Footballeur international
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Vic et Vaissette Tome 11, Livre XLIII, Page 1039 dans l’édition Privat et Tchou 2004
- Le traité daté du 28 juin, se trouve dans les manuscrits de la Bibliothèque Nationale, (mss.fr.4049, p314) & dans les archives des affaires étrangères (France, 793,n.284)
- Bibliothèque nationale, mss.fr.4049, p320 ;Tome XII, preuves, n.527 - JR
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
