Bouillargues

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Bouillargues
Image illustrative de l'article Bouillargues
Blason de Bouillargues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton La Vistrenque
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Maurice Gaillard
2014-2020
Code postal 30230
Code commune 30047
Démographie
Gentilé Bouillarguais
Population
municipale
6 240 hab. (2012)
Densité 396 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 03″ N 4° 25′ 39″ E / 43.8008, 4.427543° 48′ 03″ Nord 4° 25′ 39″ Est / 43.8008, 4.4275  
Altitude Min. 27 m – Max. 84 m
Superficie 15,77 km2
Localisation

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Liens
Site web bouillargues.fr

Bouillargues est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon, entre les montagnes des Cévennes et la mer Méditerranée.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Caissargues, Garons, Manduel, Rodilhan et Nîmes sont limitrophes de la commune de Bouillargues.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bouillargues
Nîmes Rodilhan Rodilhan
Caissargues Bouillargues Manduel
Caissargues Garons Garons
Bellegarde

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant donne la comparaison du climat Bouillarguais avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives en 2011[1] :

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Bouillargues 2 806 h/an 779 mm/an 3 j/an 24 j/an 11 j/an
Toulon 2 899 h/an 665 mm/an 1 j/an 23 j/an 3 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Besançon 1 872 h/an 1 108 mm/an 29 j/an 28 j/an 22 j/an
Moyenne nationale 2 106 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus desservent la ville de Bouillargues[2] :

Lignes de bus de la société Tangobus[modifier | modifier le code]
  • Nîmes - Bouillargues // Bouillargues - Nîmes
  • Nîmes - Route d'arles/Bouillargues //Bouillargues - Nimes/Valmy
  • Garons - Collège de Bouillargues // Collège de Bouillargues - Garons
  • Caissargues - Collège de Bouillargues // Collège de Bouillargues - Caissargues
Ligne des transpord Edgard[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Bouillargues est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

L'habitat actuel à Bouillargues est essentiellement composé de résidences principales[3] .

Évolution de l'habitat entre 1968 et 2009
Type de logement 1968 1975 1982 1990 1999 2009
Résidences principales 542 821 1 137 1 486 1 906 2 335
Résidences secondaires 9 21 27 27 28 20
Logements vacants 65 88 42 36 88 97
Total 616 930 1 206 1 549 2 022 2 452
Sources des données : INSEE[4]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient du nom d'homme gaulois Bullius et le suffixe -anicis, Bulianicus[5] en 916.

Ses habitants s’appellent les Bouillarguais et Bouillarguaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Bouillargues qui était un petit bourg au moment des guerres de religions, changea plusieurs fois de mains. La population catholique se souleva le 12 octobre 1572 pour prêter main forte aux Nîmois. La pénétration du calvinisme dans le village a été rapide et le passage de nombreux prédicateurs venus de Genève l’atteste. Pendant ces troubles, l’église fut ruinée et reconstruite en 1654 : au même moment, les huguenots qui formaient la moitié de la population bâtirent un temple. Le 22 décembre 1663, sa démolition fut ordonnée.

Le 13 juillet 1757, Joseph de Louet, baron de Manduel, fut baille à titre d’inféodation en arrière fief. La domination des seigneurs de Manduel passa à celle du juriste Massip; François Hercule Massip dit Bouche d’or prit le titre de seigneur de Bouillargues. La propriété rurale, apportée dans la corbeille par son mariage avec Catherine Mazaudier veuve de Daguilhemet, était la plus importante du village.


Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le 15 mars 1790, Bouillargues fut érigée en commune par ordre du comité exécutif du directoire de Nîmes. Les hameaux de Garons, Caissargues et Rodilhan y furent annexés. La nouvelle commune était dirigée par une majorité de protestants. Le 9 novembre de la même année, l’Assemblée Nationale vota l’autonomie de la commune.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1836, le hameau de Garons, 550 habitants fut érigé en commune ; en 1904, Caissargues 510 habitants fut à son tour érigée en commune, puis ce fut le tour de Rodilhan 250 habitants, érigée en commune en 1962. Il ne restait plus au village de Bouillargues que 1250 habitants. Que de chemin parcouru depuis le temps où la commune était essentiellement agricole avec 2 maréchaux-ferrants, 2 bourreliers, 1 charron ! Dans les rues non goudronnées, les rigoles étaient faites de galets, les 7 troupeaux de brebis qui traversaient le village, sans parler de la transhumance, soulevaient un nuage de poussière, qui profitait aux quartiers de viande que les bouchers suspendaient devant leur étal.

L’ancienne mairie devenue le siège du crédit agricole et la nouvelle mairie située dans le parc magnifique, tout cela était la propriété de la famille Massip de Bouillargues. Bouillargues était un des plus gros producteurs de céréales de la région. La commune peut s’enorgueillir d’avoir vu naître le 26 novembre 1842, Magdeleine BRES qui fut la première femme médecin de France en 1875.

La commune de Bouillargues est érigée en chef-lieu de canton en 1982, date de la création du Canton de La Vistrenque dont Bouillargues est le chef-lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945   Jules Castel DVG  
1953   Étienne Velay DVD  
1959   Jules Castel DVG  
1962   Félix Sardin DVG  
1969   Jean Benet DVG  
1971   Jean Delord PS  
1977   André Dupuis SE  
1983   Jean Pietri DVD  
1995 2008 Georges Fourquet PS  
2008 2009 Marc Dupuis DVD Décédé en cours de mandat
2009[6] en cours Maurice Gaillard DVD  
Source: Raconte-moi Bouillargues, Jean-François Aupetitgendre

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole (CANIM), dont le siège se trouve à Nîmes.

Canton[modifier | modifier le code]

Bouillargues est le chef-lieu du canton de La Vistrenque. Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la première circonscription du Gard.

Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bouillargues est jumelée avec la ville italienne Guarene.

Localisation des villes jumelées avec Bouillargues.
Localisation de la ville
Bouillargues

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 6 240 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 840 2 084 2 402 2 414 2 695 2 504 2 305 2 496 2 623
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 797 2 818 2 856 2 881 2 885 2 428 2 426 2 415 2 391
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 372 1 806 1 629 1 403 1 527 1 554 1 547 1 418 1 608
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 520 1 935 2 853 3 720 4 336 5 253 5 354 5 418 6 134
2012 - - - - - - - -
6 240 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Maternelle[modifier | modifier le code]

La ville de Bouillargues possède deux écoles maternelles :

  • L'école maternelle publique Madeleine-Brès
  • L'école maternelle privée Charles-Péguy

Élémentaire[modifier | modifier le code]

Bouillargues possède deux écoles élémentaires :

  • L'école élémentaire publique Marcel Pagnol
  • L'école élémentaire privée Charles Péguy

Collège[modifier | modifier le code]

  • Le collège "Les Fontaines" : Le C.E.S "Les Fontaines" est le seul collège à Bouillargues. Il accueille les collégiens de Caissargues, Bouillargues et Garons.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs professionnels de santé sont installés à Bouillargues[9] : 5 médecins, 6 kinésithérapeutes, 14 infirmiers, 3 dentistes, 2 orthophonistes, 1 orthoptiste et 1 opticien.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Salon du livre Lire en Costière[modifier | modifier le code]

Chaque fin d'année, Bouillargues organise une manifestation qui a pour nom Lire en Costière. La première édition a eu lieu en septembre 2012. Le thème fut la romanité. Cette édition a connu un indéniable succès. Françoise Lacassagne, adjointe à la culture, à qui l'on devait cette initiative, a reçu en retour, de la part les exposants et du public de nombreuses félicitations. En une journée, grâce à cet événement, Bouillargues s'est créée une réputation tant pour la qualité du programme, du choix des professionnels invités ou encore de l'organisation et de l'accueil.

Lors de la première édition, le dimanche 30 septembre 2012, des visiteurs le plus souvent en famille, ont circulé entre les stands tenus par des libraires venus de Nîmes, Alès, Aigues-Mortes et Frontignan, des éditeurs régionaux, un bouquiniste et une douzaine d'auteurs indépendants dont Olivier Pince, le jeune auteur Bouillarguais. Le thème avait été élargi jusqu'à ce jour pour pouvoir proposer en cultures et traditions, un panel d'ouvrages de la région : œuvres générales, romans, biographies, recueils de poésie, livres d'art et pour enfants, BD, mangas. Acta, spécialiste d'histoire vivante a mis le public en immersion en proposant un atelier-école de gladiateurs pour les plus jeunes, le maire Maurice Gaillard a salué l'initiative autour de la lecture « moyen d'accéder au savoir, à la réflexion et au rêve ».

Festival du cinéma camarguais Costière attitude[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de ce festival, la commune de Bouillargues s’attache à faire découvrir ou redécouvrir des œuvres cinématographiques ayant trait à la Camargue : courts et longs métrages, muets accompagnés de musiciens, conférences, débats... Le tout dans une ambiance festive et traditionnelle, sur la piste des arènes. Ce festival a pour vocation de développer la culture à Bouillargues dans des lieux propices à l’échange et à la diffusion. Cinéma, opéra, littérature sont représentées chaque année sur les terres du marquis de Baroncelli.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le club de handball féminin, le « Sun A.L. Bouillargues », est composé de plusieurs équipes dont la première évolue actuellement en championnat de France National (N1) Poule 3, mais elle a déjà évolué en D2 et en D1 et joué aussi la Coupe d'Europe par le passé. Le SUNALB organise chaque année le Férihand tournoi sur herbe lors du week-end de Pentecôte.
  • L'USB (Union Sportive de Bouillargues) est le club de football de la ville. Il organise chaque année le tournoi international de Pâques pour les moins de 17 ans, au stade « Claude-Bordas ». L'équipe fanion évolue actuellement en promotion de première division de district sous la direction du président Pascal Gayte.
  • La pétanque est aussi pratiquée à Bouillargues, au boulodrome de la ville : « La Boule Bouillarguaise » où tous les passionnés se retrouvent pour disputer des coupes (bouillarguaise et gardoise).
  • La ville de Bouillargues possède aussi un club de futsal, le Bouillargues Olympique Futsal (le B.O.F).
  • A Bouillargues, il y a deux centres équestres : le Centre Équestre Mijanda et le poney club du Grand Clary.
  • La course camarguaise est également pratiquée dans les arènes « André Dupuis » de Bouillargues avec notamment l'école taurine entraînée par Claude Dumas qui forme les jeunes razeteurs.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Château de Bouillargues[modifier | modifier le code]

Est appelé ainsi le bâtiment où se trouve l'actuelle mairie de la commune de Bouillargues. Les premières traces de son histoire se trouvent dans les notes des délibérations du 11 mars 1954 présidées par le maire, monsieur Velay.

Séance du 11 mars 1954 : Le maire donne lecture au conseil municipal d'une lettre par laquelle M. Astier, ancien entrepreneur de travaux publics à Bouillargues, propose à la commune de lui vendre la propriété dite "château de Bouillargues", moyennant le prix de neuf millions de francs. La propriété a une superficie de 28 000 m2 environ, au lieu-dit le Village[10].

Elle se compose :

  • d'une vigne jeune, mal entretenue
  • d'un parc planté d'arbres de diverses essences, ayant beaucoup souffert de l'occupation allemande
  • d'un vaste bâtiment au milieu du parc, en pierres de taille, avec au rez-de-chaussée sur cave, deux étages et mansardes
  • une deuxième en briques rouges et pierres de tailles (3 pièces au rez-de-chaussée, 3 pièces à l'étage, avec dépendance en bon état (*serre, volières etc.) *dans le texte
  • Une grande bergerie voûtée.

L'ensemble a été acquis par acte de maître Lamau, notaire à Nîmes, le 21 décembre 1948, moyennant la somme de 1 500 000 francs, dont 1 100 000 francs, payés à madame de Gardanne Marie comtesse veuve, née Massip de Bouillargues. (table des comptes de la matrice 3 P 656, A.D de Nîmes).

Pour convaincre le bien-fondé d'acheter cette propriété, voici les arguments de monsieur Velay :

  • L'école publique est installée dans un bâtiment beaucoup trop étroit pour recevoir les 200 élèves. L'acquisition des immeubles considérés permettrait :
  • de grouper toutes les classes au rez-de-chaussée
  • de loger au 2e étage et dans la bâtisse en brique, presque tout le personnel enseignant
  • de transférer les services municipaux au 1er étage du bâtiment principal
  • d'installer dans l'immeuble la mairie et le bureau de poste.
  • De mettre le grand parc à la disposition des élèves aux heures des récréations, ainsi qu'à la population plusieurs jours par semaine.

Séance du 7 juillet 1954 Réponse du Directeur des Domaines: Selon ses estimations, le prix du " château de Bouillargues" doit être situé entre 4,5 et 5 millions.

Séance du 11 décembre 1956 : Au sujet de l'acquisition du "château de Bouillargues", madame veuve Astier fait savoir au maire, qu'elle était déjà en pourparlers avec un organisme dénommé " l'OTAN". Pour poursuivre les négociations, celle-ci demande 11 millions de francs, avec en sus la bergerie qui n'était pas prévue initialement, ainsi que les dépendances immédiates. Elle demande aussi la jouissance de la bâtisse en brique rouge dite "maison du jardinier" jusqu'à la fin de ses jours, avec sa sœur madame Boiral.

Séance du 15 janvier 1957 : 11 millions de francs sont empruntés à la Caisse d’Épargne et à la Caisse des Dépôts et Consignations pour l'acquisition du " château du Bouillargues".

Séance du 15 octobre 1957 : Le préfet autorise l'achat du "château". Le 10 octobre 1957 ( à 11h ) a été procédé à l'adjudication sur saisie aux enchères du "château". Par la personne de Maître CHAZEL, la commune a été déclarée adjudicataire pour la somme de 8 050 000 millions de francs (sauf surenchère).

Séance du 6 novembre 1957 : La commune devient propriétaire définitif du "château Astier" pour la somme de 8 millions 50 000 francs sans les frais qui s'élèvent à 1 million (frais de procédure d'adjudication et honoraires du notaire).

La mairie[modifier | modifier le code]

Après quelques travaux de rénovations intérieures du "château", des murs extérieurs et des portails du parc, le bâtiment principal a servi d'école maternelle. ( 2 classes maternelles). Le 6 juillet 1977, sous l'impulsion de monsieur André Dupuis, maire à cette époque, la municipalité décide de rénover le "château" pour installer la mairie en mai 1978. On y trouvait au rez -de-chaussée un bureau pour le secrétariat, un bureau pour le secrétaire général, un pour les gardes, un pour le syndicat d'adduction d'eau et un local réservé au cadastre. Une pièce indépendante était réservée pour la consultation des nourrissons avec un bureau pour le docteur, pièce qui servait aussi de salle de réunion. Au premier étage, se situaient le bureau du maire, un autre pour les adjoints et la salle du conseil municipal.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Félix[modifier | modifier le code]

Selon Léon Ménard[11], les textes situent la construction de la première église de Bouillargues vers 1156. Elle sera ravagée en même temps que la ville, pendant la guerre des Albigeois en 1167. En 1575[12], l’église sera ruinée pendant la guerre de religion, puis reconstruite en 1654 avant d'être à nouveau incendiée en janvier 1703 par des Camisards.

Agrandie et reconstruite à neuf sous l'administration de l'abbé Carle en 1843, le clocher de l'église, enrichie d’une cloche, don de madame la baronne de Labaume, fut surmonté par la croix le 14 août 1845. L'église sera achevée en 1890 par le curé Souchard et sera consacrée par l'évêque Gilly en 1892. Le 27 février 1887 suite aux secousses d’un tremblement de terre, le clocher se fissure.

Il existe, au centre du chœur de l'église, une Vierge à l’Enfant en bois peint et doré, du XVIIIe siècle, statue offerte par la famille Pitot, ancien propriétaire de la maison qui est l'actuelle poste du village. Le calice que le prêtre utilise pour les fêtes, a été offert par l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

La croix de mission[modifier | modifier le code]

Sur la place de l'église nous trouvons une grande croix dite Croix de Mission. Cette croix fut confectionnée par M. Faucon, maître serrurier à Beaucaire. Le piédestal a été fait par M. Auguste Lachize et M. Raymond Mourier, maîtres maçon à Bouillargues. Le 10 août 1845 a eu lieu l'installation de la croix sur la place de l'Église, en présence de toute la population du village, mais aussi des fidèles accourus de Nîmes, de Bellegarde, Manduel, Garons et des environs au nombre de dix mille. La cérémonie a été présidée par M. Privat, chanoine de la cathédrale de Nîmes, invité par M. Carle curé. Cette journée fut précédée par une retraite de 8 jours donnée par les pères Valgalier et Martin.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Brès née Gebelin (1842-1921) : Née à Bouillargues (Gard), morte à Montrouge (Hauts-de-Seine). Elle fut la première femme médecin de France. Fille d’un charron de Bouillargues, mariée à 15 ans, bachelière en candidate libre, universitaire avec l’assentiment de l’impératrice Eugénie, docteur en médecine avec 4 enfants, elle se dévouera, en tant que précurseur, à la médecine de la femme et de l’enfant pendant 50 ans avant de finir aveugle, pauvre et oubliée.
  • Le comte Joseph de Gourcy propriétaire à Bouillargues, dresseur de chevaux pour l'Armée Française, s'engagea volontairement comme lieutenant pour la durée de la guerre en 1914 où il reçut la croix de guerre et la Légion d'honneur.
  • Michel Pons (1864-1934) : Né à Bouillargues, mort à Nîmes. Homme d'équipe à la PLM, nommé à Paris. Devint restaurateur. Membre du Félibrige de Paris. Fut candidat à l'Académie française où il eut la voix de Maurice Barrès. Revenu dans le Gard, membre de l'Académie de Nîmes… (Ivan Gaussen, Poètes et prosateurs du Gard en langue d'Oc, 1962).
  • Jacques de Baroncelli (1881-1951) : Né à Bouillargues, le 25 juin 1881, cinéaste français des années 1910 à la fin des années 1940.
  • Roger Gal (1906-1966).
  • André Dupuis (1923-2004) : Capitaine de la Nacioun gardiano de 1990 à 2004.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Bouillargues

Les armes de Bouillargues se blasonnent ainsi :

Taillé, au premier de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, au second d'or au trident de gardian soudé d'argent[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Données sur le climat de Bouillargues », sur www.linternaute.com (consulté le 20 février 2015)
  2. « bus.fr transports en commun », sur tango (consulté le 20 février 2015)
  3. [PDF]« fiche INSEE de Bouillargues, page 12 », sur www.statistiques-locales.insee.fr (consulté le 20 février 2015)
  4. Insee 2012
  5. Cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, chapitre 67
  6. Ancien 1er adjoint, élu maire en remplacement de Marc Dupuis, décédé.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  9. « pages jaunes.fr professionnels de santé à Saint Gilles », sur Bouillargues. (consulté le 20 février 2015)
  10. Section F n° 919 AD de Nîmes
  11. Léon Ménard, Histoire civile ecclésiastique et littéraire de la ville de Nîmes avec des notes et les preuves
  12. Abbé Bastide, Livret de la paroisse Saint-Félix de Bouillargues, 1915.
  13. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 20 février 2015)