Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan

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Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan
Image illustrative de l'article Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan
Blason de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Barjac
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Thierry Daublon
2014-2020
Code postal 30430
Code commune 30266
Démographie
Population
municipale
949 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 29″ N 4° 17′ 39″ E / 44.2581, 4.2942 ()44° 15′ 29″ Nord 4° 17′ 39″ Est / 44.2581, 4.2942 ()  
Altitude Min. 91 m – Max. 240 m
Superficie 17,3 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe au nord du département du Gard, à 5 km de l'Ardèche (Saint-Sauveur-de-Cruzières). Il est composé d'un bourg central (Saint-Jean-de-Maruéjols), d'un hameau (Avéjan) et de plusieurs lieux-dits.

La commune fait partie de la Communauté de communes du Pays de Cèze, du canton de Barjac et de l'arrondissement d'Alès.

Saint-Jean est un village situé en bordure des gorges de la Cèze, ou la verdure et le pittoresque sont lieux de rendez vous. Divers vestiges gallo-romains indiquent que ce lieu a été habité très anciennement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Villa Sancti-Johannis-de-Marugolz en 1254. Sanctus-Johannes-de-Marojolis en 1384, plus tard, Saint-Jean-des-Asneaux, et Maruéjols-les-Anels en 1793.

C'est une paroisse du doyenné de Barjac, succursale érigée par décret du 17 Prairial an XIII (6 Juin 1805) avec vicariat décreté le 7 Novembre 1818 ; la population se compose de 529 catholiques et 280 protestants ; l'annexe d'Avéjan et Belvezet donne un supplément de 348 catholiques. L'église paroissiale, en grande partie reconstruite et considérablement agrandie, fut bénite par Monseigneur Plantier, le 18 Novembre 1864. Elle est de style roman simple et sévère. Avant 1790, c’était une paroisse du diocèse d'Uzès (doyenné de St Ambroix) régie par un vicaire perpétuel. Le bénéfice du titre de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, était un prieuré simple et séculier, à la pleine collation de l’évêque d'Uzès; le vicaire était institué par l’Évêque, sur la présentation du prieur local.

Divers débris gallo-romains indiquent que ce lieu a été habité fort anciennement ; la maison de Crussol d'Uzès y était en possession de tous ces droits fort étendus. Le château de Saint Jean tomba, en 1628, aux mains des huguenots de Rohan, à la suite de l'assemblée des protestants à Alais.

Rohan fit démanteler ce château qui appartenait à son vaillant adversaire le Marquis de Portes. En janvier 1703, Cavalier incendia l'église et treize maisons du village ; vingt personnes, parmi lesquelles quatre femmes et un enfant de deux ans, furent massacrées. Une assemblée fut ensuite tenue sur la place publique et on força les catholiques a y assister. Une ordonnance épiscopale du 2 mai 1715 unit le prieuré de St Jean au séminaire d'Uzès. Avant 1789 le territoire actuel de la commune de St Jean était partagé en 3 paroisses : St Jean, Avéjan et Mannas. En 1790 l'Assemblée Nationale désigne Rivières-de-Theyrargues (actuelle Rivières) comme canton. C'est là que siègent pendant la terreur les commissaires civils munis de pouvoir illimités, ce qui les incitants à se livrer aux pire excès dans la région (1790-1795). Saint-Jean, soutenu par les municipalités voisines, aurait bien voulu être désignée comme canton, mais n'a jamais pu l'obtenir malgré ses 1 120 habitants.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Maruéjols-les-Anels[1].

En 1795 (an III) le canton de Rivières-de-Theyrargues est supprimé et rattaché au canton de Barjac qui dépend de l'arrondissement d'Alais (Alès actuellement).

La tour de l'horloge communale, ancien élément de fortification, fut exhaussée en 1902 et sa toiture couverte de tuiles vernissées « à la bourguignonne » et chapeautée d'un petit campanile de fer forgé abritant la cloche des heures.

L'asphalte[modifier | modifier le code]

Sur le territoire, il y a un gisement de roche asphaltique ou asphalte naturel qui est le seul en Europe à être encore en exploitation.

L'asphalte naturel est une roche calcaire imprégnée de bitume. On trouve cette roche dans les gisements sédimentaires d'origine lacustre de l'ère tertiaire.

Au cours des âges, des couches successives de calcaires se sont trouvées imprégnées de bitume d'origine certainement pétrolifère.

Le gisement de Saint-Jean-de-Maruéjols se présente sous la forme d'une couche de dix à douze mètres d'épaisseur, d'aspect lité, avec une imprégnation variable suivant les strates, dont la teneur en bitume moyenne est de l'ordre de 7 a 8 %, avec des passages pouvant aller jusqu’à 13 %.

Ce gisement a été découvert au milieu du dix neuvième siècle par des affleurements en surface dans les collines dominant la plaine de Saint-Jean, coté est. Des sondages en profondeur ont décelé sa présence souterraine et son importance.

La couche d'asphalte depuis les affleurements plonge vers le sud-ouest avec une inclinaison de l'ordre de 10 % et environ tous les 100 mètres par des failles d'une amplitude de 15 à 30 mètres.

C'est ainsi que sous Avéjan se trouve l'asphalte à une centaine de mètres et au puits Goldney, dans la plaine, à 290 mètres.

En 1859, après une campagne de sondages, le Service des Mines a découpé le gisement en quatre concessions:

- Concession du Mas Taullele, - Concession d'Avejan et Fontcouverte, - Concession de Rebessou, - Concession de Saint jean de Maruéjols.

Les deux premières, les plus au nord-est appartiennent à la Société des mines d'Asphaltes du centre (SMAC).

Les deux suivantes, vers le sud-ouest, appartiennent à la Société Française des Asphaltes (SFA).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan Blason De sinople à la fasce losangée d'or et de gueules.
Détails Armoiries rendues par ordonnance le 16e jour du mois de septembre 1697 par MM. les Commissaires Généraux du Conseil : les armoiries, celles de la communauté des habitants de Saint-Jean-de-Maruéjols telles ont été peintes et figurées après avoir été reçues ont été enregistrées a l'armorial général dans le registre coté à Montpellier en conséquence du paiement des droits réglés par les Tarifs et Arrest du Conseil du 20e jour de novembre en l'an 1696.
Brevet délivré à Paris le 22 juin 1894

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1989 Henri Champetier Apparenté PCF  
1989 1998 Marcel Vincent SE  
1998 2000 Roger Teissonière SE  
2000 2005 René Grasset SE  
2005 en cours Thierry Daublon SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 949 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 719 759 1 002 1 081 1 186 1 291 1 380 1 457
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 345 1 363 1 340 1 284 1 227 1 121 1 139 1 100 1 149
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 138 1 224 1 166 1 007 937 1 022 919 869 834
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
806 791 774 766 766 810 824 840 920
2011 - - - - - - - -
949 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place de l'horloge, refaite et inaugurée en juillet 2008, constitue la partie centrale du village.

Le pont romain sur la Claysse, la tour de l'Horloge au toit en tuiles vernissées sur la place de Saint-Jean, la chapelle romane d'Avéjan.

Sports[modifier | modifier le code]

L’Aïkido club maruejois, affilié à la FFAB a été créé en 2008 et compte une vingtaine de licenciés. Les cours sont assurés par deux enseignants (ceintures noires 1er et 2e dans).

Le Football Club de St Jean de Maruéjols évolue en 2008 en première division de district (niveau départemental).

Chaque année depuis 1997, le premier week-end de septembre, l'association l'Étoile Maruéjoise organise un « raid nature » mêlant VTT, course d'orientation et parcours en canoë sur la Cèze.

À la sortie du village un centre de vacances Vacanisport est ouvert de juin à septembre. Les activités disponibles sont : accrobranche, balade en quad, mini-quad, balade en buggy, mini-buggy, parcours tir à l'arc, location VTT, escalade, spéléologie, canyoning.

Art et Culture[modifier | modifier le code]

L'association l'Étoile Maruéjoise organise tout au long de l'année diverses manifestations culturelles et artistiques ainsi que différents cours et atelier hebdomadaires : bridge, théâtre, chorale, mosaïque, aquarelle, conversation anglais, etc.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le village compte des commerces et services tels que hôtels, restaurants, bar-tabac, boulangerie, épicerie, boucherie, coiffeurs, fleuriste, pharmacie, cabinet médical et dentaire, La Poste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011