Castelsarrasin
| Castelsarrasin | ||||||
Place de la Liberté. |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Midi-Pyrénées | |||||
| Département | Tarn-et-Garonne (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Castelsarrasin (chef-lieu) |
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| Canton | chef-lieu de Castelsarrasin-1 et Castelsarrasin-2 | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Castelsarrasin Moissac | |||||
| Maire Mandat |
Bernard Dagen 2008-2014 |
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| Code postal | 82100 | |||||
| Code commune | 82033 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Castelsarrasinois | |||||
| Population municipale |
12 770 hab. (2010) | |||||
| Densité | 166 hab./km2 | |||||
| Population aire urbaine |
26 102 hab. (2010) | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 61 m – Max. 97 m | |||||
| Superficie | 76,77 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | Site officiel | |||||
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Castelsarrasin (parfois orthographiée en « Castelsarrazin » / occitan : Los Sarrasins) est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne dont elle est la sous-préfecture et le chef-lieu de l'arrondissement de Castelsarrasin, en région Midi-Pyrénées. Enfin, dénombrant 13 442 habitants, Castelsarrasin est la deuxième ville du département en termes de population, après Montauban.
Selon l'INSEE, l'Aire urbaine de Castelsarrasin compte 26 102 habitants[1], ce qui en fait la dixième aire urbaine de la région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Castelsarrasinois et Castelsarrasinoises
Pendant la Révolution française la ville fut appelée Mont-Sarrazin.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Castelsarrasin se situe sur la Garonne, qui passe au sud-ouest de la commune, à 21 km à l'ouest de Montauban sur les voies de communications que sont la ligne Bordeaux - Sète et la route nationale 113
Accès par l'autoroute A62 sortie
09 et par la Gare de Castelsarrasin.
Communes limitrophes[modifier]
Les communes limitrophes de Castelsarrasin sont, au nord-ouest Saint-Nicolas-de-la-Grave, au nord Moissac, au nord-est Les Barthes, à l'ouest Castelmayran, à l'est La Ville-Dieu-du-Temple, au sud-ouest Saint-Aignan et Castelferrus, au sud Cordes-Tolosannes, et au sud-est Saint-Porquier.
Climat[modifier]
La ville connait un climat océanique dégradé (climat océanique avec influences continentales).
| Castelsarrasin | Moyenne nationale | |
|---|---|---|
| Ensoleillement | 2029 h/an | 1973 h/an |
| Pluie | 600 mm/an | 770 mm/an |
| Neige | 6 j/an | 14 j/an |
| Orages | 26 j/an | 22 j/an |
| Brouillard | 56 j/an | 40 j/an |
Histoire[modifier]
La première trace certaine de l’existence de Castelsarrasin remonte à l’an 961. Son nom, Castel Sarracenum, indiquerait « le château construit à la manière des Sarrasins ». Le nom remonte certainement au temps de la présence des sarrasins dans la Narbonnaise. Cette année-là, Raymond II, comte de Rouergue, donne par testament à l’abbaye de Moissac, l’église Saint-Sauveur (nom toujours actuel de l’église de la ville - voir photo) et ses terres.
Le début de l’histoire de la ville est marqué par les guerres : contre les Anglais jusqu’à la fin du XIIe siècle, puis Croisade des Albigeois pendant la première moitié du XIIIe siècle. À cette époque, la ville est administrée par des consuls et reçoit ses premières coutumes (textes de droit régissant la ville) en 1230.
Au XIVe siècle, la folie religieuse fait encore des ravages, et en 1320, lors de la Deuxième Croisade des Pastoureaux des milliers de Juifs seront tués dans la région, dont 160 rien qu'à Castelsarrasin.
Dès 1337, on avait clos d'un mur la porte de Garonne et enduit la tour de l'avenue de Moissac[2]
Au cours des XIVe siècle et XVe siècle, les inondations, la peste, et surtout la guerre de Cent Ans vont ravager le pays qui ne connaîtra que quelques dizaines d’années d’accalmie au début du XVIe.
Car, dès 1560, débutent les guerres de religion durant lesquelles, Castelsarrasin la catholique, est aux prises avec le reste de la région, plutôt protestant. L’église Saint-Sauveur est d’ailleurs une des rares qui ait échappé à la destruction dans le secteur.
À la fin du XVIIe siècle, Antoine Laumet, dit Lamothe Cadillac naquit à Saint-Nicolas-de-la-Grave, non loin de Castelsarrasin. Envoyé par le Roi de France aux Amériques, il y fonda la ville de Détroit, puis fut nommé gouverneur de Louisiane en 1710. En signe de reconnaissance, Détroit donna son nom à la célèbre marque d’automobiles et des « Rencontres Cadillac » sont célébrées tous les deux ans à Castelsarrasin.
Revenu en France, il devint gouverneur de Castelsarrasin le 11 février 1723 et y meurt quelques années plus tard, en octobre 1730.
Les siècles suivants, jusqu’à la Révolution de 1789, seront plus calmes. À Castelsarrasin, comme partout en France, la fin du XVIIIe siècle sera agitée, avec la mise en place de la République, puis du 1er empire.
De 1790 à 1795, Castelsarrasin était le chef-lieu du District de Castelsarrasin, anciennement établie en Haute Garonne.
À partir de 1850, la ville qui compte 7000 habitants commence à se développer et à s’étendre, en particulier grâce à l’arrivée du chemin de fer, puis de « l’Usine ». De même, en 1875, une caserne est construite ; la ville a encore aujourd’hui son régiment qui contribue largement à son dynamisme.
Au printemps 1944, une partie du 4e régiment SS « Der Führer » de la division « Das Reich » y est cantonné, avant d’être appelé en Normandie et de commettre de nombreuses exactions et massacres en route, dont celui d’Oradour-sur-Glane[3].
Au XXe siècle, malgré les terribles saignées des deux guerres, la ville poursuit son expansion jusqu’à nos jours où elle s’affirme comme le deuxième site économique du Tarn-et-Garonne.
En mai 1968, la sous-préfecture de Tarn-et-Garonne est après Montauban, la deuxième ville où le mouvement de grève s'étend. « Au contraire de ce que l'on aurait pu penser, l'usine Cégédur-Péchiney, avec son millier d'ouvriers métallos, ne sera pas le fer de lance des manifestations de ce mai 68 castelsarrasinois, et c'est encore moins la CGT, le syndicat le plus puissant au sein de l'usine, qui en a été l'instigateur. »[4] Ce sont bien les lycéens, aidés par leurs surveillants, dont beaucoup étaient encartés au PSU, qui ont lancé le mouvement[4]. Dans ce département, qui était à l'époque essentiellement agricole, les paysans ne seront pas en reste. Le leader syndicaliste communiste, Paul Ardouin qui a fait ses classes auprès de Renaud Jean parvient à mobiliser plusieurs centaines de petits exploitants agricoles[4].
Héraldique[modifier]
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Son blasonnement est : D'azur au château donjonné de trois tours d'argent, maçonné de sable, surmonté d'une tête de maure cousue de sable liée d'argent, au chef cousu de gueules chargé d'une croisette cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or. |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 12 770 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
Industrie[modifier]
- L'usine de Castelsarrasin a été un atelier monétaire en 1914 et de 1943 à 1946[7]. Les monnaies qui y furent frappées sont marquées d'un « C » au-dessus de la date. En 1914, il avait été créé un atelier de fortune dans le sud de la France, en prévision d'un éventuel siège de Paris. Usine française des métaux, l'entreprise est rachetée par le groupe Cégédur, puis Péchiney. À cette date, au début des années 70, l’entreprise perd au début de la crise de métallurgie française, la majorité de ses effectifs. À la fin des années 90, l’unité castelsarrasinoise est rachetée par la multinationale Alcan, et en 2005, par le groupe Rio Tinto[8]. Une autre partie de l'usine a été reprise par le groupe Alcoa[9].
- L'usine de lave et de quartz émaillé (Pyrolave) qui emploie plus d'une centaine de salariés, est leader mondial de l'utilisation de la lave, et 2e dans l'exploitation du quartz. Au départ familiale, l'entreprise a été rachetée, en juin 2008, par le groupe Finalp qui détient Mobalpa tout en demeurant sur le site de Castelsarrasin[10].
- La commune possède aux deux extrémités de son périmètre, deux sites classés « Seveso 2 seuil haut », le plus haut niveau depuis l’accident d’AZF de Toulouse. À la sortie nord de Castelsarrasin, direction Moissac, le site de l'entreprise de dépôt de gaz Butagaz, sur la zone de Barrès 2, suscite de nombreux questionnements avec la future application du dispositif du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT), qui risque de réduire le développement économique de cette ZAC[11]. La zone intercommunale est d'ailleurs depuis septembre 2009, au cœur d'un imbroglio judiciaire lancé par le sous-préfet Patrick Cousinard qui dénonce les permis de construire de l'entreprise Delrieu[12]. Dans le même temps, il provoque le fort mécontentement des riverains du site qui doivent engager d’importants travaux de mise en sécurité de leur habitation[13].
De l’autre côté de la ville, c'est le site de ravitaillement et de stockage du service des essences de l'Armée qui est aussi concerné par la même dangerosité.
- Depuis le début du XXIe siècle, l'extrémité nord de la ville ne cesse ne se développer. Le maire de la ville, Bernard Dagen, a plusieurs fois exprimé son grand désir de voir se développer « un quartier d'affaire castelsarrasinois » selon ses mots. Après l'implantation relativement massive de grandes enseignes commerciales, cette zone s'apprête à accueillir la construction d'un grand cinéma multiplexe, dans le quartier Terre Blanche. Cela donnera lieu à des expropriations.
- Sur le plan ferroviaire, la ville possède une liaison de fret avec Beaumont-de-Lomagne, par le biais de la ligne de Castelsarrasin à Beaumont-de-Lomagne. Autrefois utilisée pour le transport de voyageurs, la ligne n'est désormais utilisée que pour du transport de céréales, et d'essence pour la zone militaire de ravitaillement et de stockage du service des essences de l'Armée.
- La Gare de Castelsarrasin, rénovée en 2011, accueille un nombre régulier de trains et de voyageurs.
- La ligne LGV Bordeaux-Toulouse, traversera l’extrémité sud de Castelsarrasin, en zone périphérique résidentielle.
Agriculture[modifier]
- Le marché au gras de Castelsarrasin demeure l'un des plus réputés de la région Midi-Pyrénées, après ceux du Gers voisins. C'est sous la halle occitane aujourd'hui que se déroule de novembre à avril, ce marché hebdomadaire où les producteurs et éleveurs de tout le département viennent écouler leurs canards, oies, dindons et autres volailles grasses. Malgré les gros efforts de la commune pour maintenir la tradition des concours au gras et des marchés, cette production qui « pourtant ne connaît pas la crise »[14], est en voie de disparition.
Infrastructures[modifier]
- La ville possède un aérodrome dans le quartier de Gandalou (aérodrome de Castelsarrasin - Moissac) depuis le 22 juin 1935. « Cet aérodrome est au centre d'un projet d'étude visant à en faire à moyen terme un aéroport qui pourrait accueillir des vols low cost et des avions d’affaire. »[15] Un projet qui nécessitera de lourds investissements sur près d'une décennie. En attendant, l’étude diligentée par la communauté de communes de Castelsarrasin-Moissac préconise la reprise en main du site par l'intercommunalité.
Administration[modifier]
- 31e régiment du génie, installé depuis 1971, compte environ 1 200 hommes. « Le régiment castelsarrasinois sera l'un des grands gagnants de la réforme du livre blanc puisqu'il bénéficiera de deux nouvelles unités de combats d'ici 2010. »[16]
- La Communauté de communes Castelsarrasin Moissac est un acteur essentiel du développement économique de la ville. En effet, celle-ci lui a permis d'acquérir une plus grande influence sur les zones environnantes, fort de presque 30 000 habitants sur l'ensemble de l'intercommunalité. Cette dernière semble cependant être en déclin depuis 2009 en raison de tensions entre les administrations de Castelsarrasin et Moissac, Moissac refusant désormais tout dialogue avec l'administration castelsarrasinoise[réf. nécessaire].
Lieux et monuments[modifier]
Église Saint-Sauveur[modifier]
Elle se situe place de la Raison. Inscrite sur la liste supplémentaire de l’inventaire général des Monuments historiques[17].
Mentionnée dès 961, l’église Saint-Sauveur fut reconstruite en 1254, « d’une manière somptueuse ». Elle assura jusqu’en 1626 des fonctions conventuelles (prieuré de l’abbaye de Moissac) et demeura jusqu’à la Révolution de 1789 la plus importante des églises du diocèse Bas-Montauban.
Elle est entièrement bâtie en briques, type même d’architecture du premier gothique avec nef et transept voûtés d’ogives et collatéraux couverts d’un berceau brisé roman.
Elle présente les caractéristiques suivantes :
- clocher-tour de forme octogonale, à 2 étages séparés par un cordon extérieur. 32 fenêtres géminées et à plein cintre ;
- mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles classé Monument historique. Il se compose de splendides boiseries provenant pour la plupart de l’ancienne abbaye de Belleperche acquises en janvier 1799 et d’autels et anges de marbre ;
- vitraux signés et datés de Joseph Villiet, Louis Gesta et Henri Feur ;
- vitrine présentant divers objets de culte derrière le maître-autel. L’église abrite les reliques du patron de la ville, saint Alpinien, compagnon de saint Martial, évangélisateurs de la province gauloise appelée Aquitaine (XIIIe siècle) ;
- boiseries provenant de l’abbaye de Belleperche, acquises en janvier 1799, à savoir :
- un buffet d’orgue (XVIIIe siècle) dont le thème est l’enseignement musical classé en tant qu'objet comme monument historique[18];
- des stalles du XVIIe siècle. Le chœur n’en abrite que 39 sur les 80 d’origine ;
- une porte (XVIIIe siècle) représentant certainement des membres de la famille d’Arcombald, fondatrice et bienfaitrice de l’abbaye de Belleperche ;
- la chaire (XVIIe et XVIIIe siècles) ;
- les prie-Dieu (XVIIIe siècle) ;
- la porte (XVIIe siècle) de la sacristie représentant les apôtres Pierre et Paul sculptés en relief de façon tout à fait magistrale.
- marbres :
- le maître-autel (XVIIIe siècle) tout en marbres polychromes ;
- les anges adorateurs (XVIIIe siècle) taillés dans un marbre blanc très pur ;
- l’autel de la chapelle Saint-Alpinien (XVIIIe siècle) composé de marbres polychromes ;
- les bénitiers (XVIIe et XVIIIe siècles) proviennent certainement de Belleperche.
- autre mobilier :
- une statue de la Vierge à l’Enfant en bois sculpté fin XVe - début XVIe siècle ;
- une statue de bois polychrome (XVIIIe siècle) ;
- une châsse en bois doré (XIXe siècle) contenant les reliques de saint Alpinien ;
- un pavillon en bois doré (XVIIIe siècle).
Église Saint-Jean[modifier]
Elle se situe à l'extrémité nord de la rue Paul-Descazeaux.
Les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem sont présents dans la campagne environnante dès le XIIe siècle (église Saint-Jean des Vignes). Mentionnée dès 1216 en ville, l’église est reconstruite partiellement en 1515.
- Bâtie de brique, architecture lourde, voûtes d’ogives basses.
- Clocher-tour à 2 étages, chacune de ses faces ajourée de deux fenêtres, à plein cintre, deuxième étage surmonté d’une flèche hexagonale à arêtes aux faces ajourées de petites ouvertures en forme de croix de Malte.
- Vitraux de L. V. Gesta de Toulouse
- Décoration intérieure réalisée en 1924 par le peintre tarn-et-garonnais Gaillard-Lala. Intéressantes armoiries de personnages locaux.
Chapelle Notre-Dame d’Alem[modifier]
Le premier titre attestant l’existence de cette chapelle date du 7 juin 1210. De tout temps la renommée de Notre Dame d’Alem fut grande. La chapelle a longtemps détourné vers elle les Jacobites passant par Toulouse et Moissac. Détruite à trois reprises (Guerre de Cent Ans, Guerres de Religion et Révolution de 1789), elle est encore aujourd’hui debout.
Elle doit deux de ses résurrections à deux « miracles » :
- le vœu de Sancerre lors de la Guerre de Cent Ans. Le maréchal Louis de Sancerre, réfugié dans les ruines de la chapelle, implore la Vierge et promet de rebâtir celle-ci s’il remporte la victoire.
- le vœu de Galatoire d’Espagne pendant la Révolution. Emprisonné dans le couvent de la Visitation, ce noble, parent d’émigrés promet de rebâtir la chapelle, s’il échappe à la guillotine.
Les anciens établissements religieux de la ville[modifier]
Castelsarrasin comptait cinq établissements religieux. Deux d’entre eux ont été ruinés à la Révolution Française.
- Couvent des Dominicaines (1602-1792) à l'emplacement de l’école de musique et de la médiathèque actuelles. Pas de vestiges.
- Monastère des Capucins (1602-1793). Pas de vestiges.
- Monastère des Carmes (1282-1794) à l'emplacement de l’hôtel de ville actuel, de l’ancien tribunal et de l’ancienne gendarmerie.
- Vestiges :
- Clocher XVIe siècle, en briques, hexagonal à sa base et heptagonal dans ses deux étages supérieurs.
- Portail de l’église de la fin XIIIe siècle en plein cintre, encadrée par un long arceau en ogives à trois boudins.
- Couvent des Ursulines (1642-1792) à l'emplacement de la sous-préfecture actuelle.
- Vestiges :
- Intérieurs : Une galerie du cloître, salles voûtées
- Extérieurs : une tour d’angle
- Prieuré de Saint-Jean (1282-1789) à l'emplacement du couvent et de la chapelle des sœurs de la Compassion.
L’hôtel de ville[modifier]
Il se situe place de la Liberté. Il a été construit par l’architecte Rivet en 1827 et possède une horloge éclairante fabriquée par le plus grand horloger de l'époque, le parisien Lepaut, en 1847 ; cette horloge étant encadrée des statues de Minerve (commerce) et Cérès (agriculture), œuvre du sculpteur toulousain Palat.
Curiosités[modifier]
Plusieurs édifices ou rues méritent la visite.
- Maison Renaissance (place de la Liberté) Privé
Construite fin XVe début XVIe siècle. Classée monument historique. Fenêtres Renaissance. Sculptures des culots et supports de fenêtres : animal et feuillage.
- Hôtel Lamothe-Cadillac (no 6 place Lamothe-Cadillac) Privé
Dite « maison des gouverneurs », Lamothe-Cadillac, fondateur de Détroit, y vécut de 1723 à 1730. Façade XVIIIe siècle, cour intérieure XVIIe siècle. Plaque commémorative.
- Maison de l’abbé de Prades (9, rue du commandant Châtinières, privée). Maison natale de l’abbé Jean-Martin de Prades, collaborateur à l’Encyclopédie. Construction XVIIIe siècle. Sculptures du portail : masque et guirlandes. Plaque commémorative.
- Maison à colombage (49, rue de la Révolution, privée). Construction XVIe siècle. Façade en pans de bois.
- Rue de la Solitude. Typique du Moyen Âge.
- Monument aux morts, square Aristide Briand, œuvre du sculpteur toulousain Ducuing, 1920.
- Port Jacques-Yves Cousteau : Port Jacques-Yves Cousteau du Canal latéral à la Garonne. Une création signée de l’artiste néerlandais, Ruudt Wackers a été installé sur ce site. « Une sculpture représentant un navire en acier rouillé sur laquelle est projeté en continu un jet d'eau qui a fait beaucoup parler, et continue encore d'intriguer les passants, ce qui n'est pas pour déplaire à cet artiste au talent et à la vie hors norme. »[19]
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Antoine de Lamothe-Cadillac, fondateur de la ville de Détroit (Michigan) aux États-Unis
- Sylvia Pinel, ministre de l'artisanat du commerce et du tourisme du Gouvernement Jean-Marc Ayrault
- Louis de Guiringaud (1911-1982), ministre des Affaires Étrangères, ambassadeur de France et conseiller municipal de Castelsarrasin
- Pierre Perret (né en 1934), célèbre auteur-compositeur-interprète
- Abbé François de Prades, mainteneur des Jeux Floraux de Toulouse, curé de l'église Saint-Sauveur
- Abbé Jean-Martin de Prades (né en 1720 à Castelsarrasin-1782), philosophe, collaborateur de l’Encyclopédie
- Alexandre Dezos de la Roquette (1784-1868), géographe
- François Étienne Rieunier (1794-1867), principal du collège de Castelsarrasin de 1828 à 1841
- Adrien Alary, homme politique français
- Gaston Bénac (1881-1968), journaliste sportif, créateur du « Grand Prix des Nations »
- Louis de Guiringaud (1911-1982), ambassadeur de France, ministre des Affaires Étrangères, conseiller municipal de Castelsarrasin
- Jean Antonin Delzers (1873-1943), maître-graveur, Grand prix de Rome (1900), médaille d’honneur de la gravure du Salon des artistes français (1926)
- Charles de Mazade-Percin (1820-1893), historien, journaliste politique et académicien
- Frédéric Cayrou (1879-1958), félibre et sénateur
- Marcelle Duba (1899-1981), poétesse
- Antoine Laumet (1658-1730), dit Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, aventurier, gouverneur de Castelsarrasin, fondateur de Détroit, gouverneur de la Louisiane
- Marcel Pérès (1898-1974), comédien
- Henri Pottevin (1865-1928), chef de laboratoire à l’Institut Pasteur, maire de Castelsarrasin, député et sénateur
- François Étienne Rieunier (1794-1867), principal du collège communal de Castelsarrasin de 1820 à 1840
- Amiral Henri Rieunier (1833-1918), grand-croix de la Légion d’honneur, médaillé militaire, ministre de la Marine (1893), député de Rochefort-sur-Mer (1898-1902), pionnier du Japon Meiji et de l’Extrême-Orient, préfet maritime de Rochefort, puis de Toulon, commandant en chef l'escadre de la Méditerranée occidentale et du Levant et de la 1re armée navale.
- Charles de Mazade (1820-1893), écrivain né à castelsarrasin, membre de l'Académie française.
- Gil Galasso, Maître d'hôtel et professeur de restauration, champion du monde des maîtres d'hôtels, Meilleur ouvrier de France né en 1967.
- Paul Chatinières (1884-1928) Médecin humaniste ayant participé de 1912 à 1916 aux côtés du Maréchal Lyautey à la conquête pacifique du Maroc comme pionnier, auteur du livre dans le Grand Atlas Marocain, mort pour le Maroc et pour la France en soignant une épidémie de typhus en 1928 à Taroudan. En 2008 le musée Paul-Chatinières, Musée de la médecine et de la santé, a été inauguré à Taroudant [20]
- Mazade-Percin (Julien-Bernard-Dorothée), Conventionnel
- Caroline Costa, chanteuse découverte par l'émission Incroyable Talent en 2008. http://www.carolinecosta.fr/
- Marcel Maurières, auteur et instituteur, né en 1924
Vie locale[modifier]
La ville offre un cadre de vie plutôt agréable. Au regard de son statut de "Ville fleurie 3 étoiles", la ville compte de nombreux espaces verts et de loisirs. On retiendra notamment le parc de Clairefont, ou encore les berges aménagées pour piétons et cyclistes du canal du Midi. L'éducation y occupe une large place, ainsi que la culture.
Éducation[modifier]
L'éducation occupe une large place au sein de la ville. En effet, il y a un lycée (lycée Jean-de-Prades), avec possibilités d'études supérieures, deux collèges (Pierre-Flamens et Jean-de-Prades), et une dizaine de groupes scolaires. Selon une étude du magazine l'Étudiant, le lycée Jean-de-Prades est le 29e meilleur lycée public de France.
Service public[modifier]
Castelsarrasin étant la sous-préfecture du Tarn et Garonne, un bâtiment, situé au 44 rue de la Fraternité, abrite à ce titre les attributions qui lui sont données par l'administration. Le sous-préfet actuel est Raymond Alexis Jourdain. De plus, il y a quelques années, la municipalité a mis en place un service de transport en commun municipal par bus. Il se dénomme "la Tulipe". La ville est également équipée d'une piscine municipale, d'une Gare SNCF, de nombreux établissements scolaires, et d'une antenne de l’Hôpital intercommunal Castelsarrasin-Moissac, pour les longs séjours. Enfin, un commissariat de la Police nationale, ainsi qu'une brigade de gendarmerie couvrent Castelsarrasin et sa périphérie. Enfin, la ville est le siège du 31e régiment du génie de l'Armée de Terre.
Sport[modifier]
- Le Cercle Athlétique Castelsarrasinois, club de Rugby à XV évolue dans le Championnat de France de 2e division fédérale, ils jouent en rouge et blanc. La ville a accueilli les entrainements de l'équipe des Fidji durant la coupe du monde de rugby à XV 2007. Le club joue ses matchs au stade Adrien Alary.
- Pour le football, deux clubs, le Gandalou Football Club (GFC) (situé dans le quartier de Gandalou), évoluant en première division de district et l'Entente Football Castel-Moissac qui évolue en promotion d'honneur.
- La ville a accueilli la 17e étape du Tour de France 2007 ainsi que deux départs d'étapes du Tour de France en 2001 et 2004 et un passage le 20 juillet 2012. Un développement du cyclisme local qui est dû au travail du CAC cyclisme, club centenaire qui compte parmi les plus importants clubs de cyclisme de France[21].
- La ville est équipée d'un aérodrome dans le quartier de Gandalou. De l'aéronautisme amateur y est pratiqué. Par ailleurs, cet aérodrome a, dans le futur, vocation à devenir un aéroport commercial pour vols moyen courrier low cost.
Culture[modifier]
- Le film Voyance et manigance d’Éric Fourniols avec Dieudonné, Emmanuelle Béart et Anémone a en grande partie été tourné à Castelsarrasin.
Jumelage[modifier]
Fiume Veneto (Italie) depuis le 22 septembre 2007.
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- ,[1]
- Désastres causés par la guerre de Cent ans au pays de Verdun-sur-Garonne à la fin du XIVe siècle par Firmin Galabert
- Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 43
- Max Lagarrigue, Castelsarrasin-Moissac : « Ce sont les lycéens qui ont lancé 68 », in La Dépêche du Midi, 20/05/2008.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- P. Garesio, 1914, une grève castelsarrasinoise, Montauban, revue Arkheia, no 7-8-9, 2003.
- Max Lagarrigue, « Pas d'OPA pour l'usine Rio Tinto », in La Dépêche du Midi, 30 novembre 2008.
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- Max Lagarrigue, Exercice grandeur nature autour de Butagaz, La Dépêche du Midi, 19/12/2007.
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- Max Lagarrigue, Le gras fait toujours recette, La Dépêche du Midi, 19/12/2008.
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- Église Saint-Sauveur, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Orgue de tribune : buffet d'orgue, base Palissy, ministère français de la Culture
- Max Lagarrigue, Wackers va encore frapper les esprits, in La Dépêche du Midi, 21/12/2008.
- Musée Paul Châtinières
- Max Lagarrigue, Le CAC cyclisme se classe parmi les 10 meilleurs club de France, in La Dépêche du Midi, 25/08/2008.
