Saint-Just-et-Vacquières

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Saint-Just-et-Vacquières
Blason de Saint-Just-et-Vacquières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Vézénobres
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Michel Burel
2014-2020
Code postal 30580
Code commune 30275
Démographie
Population
municipale
290 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 43″ N 4° 13′ 30″ E / 44.1119, 4.22544° 06′ 43″ Nord 4° 13′ 30″ Est / 44.1119, 4.225  
Altitude Min. 128 m – Max. 309 m
Superficie 23,52 km2
Localisation

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Saint-Just-et-Vacquières est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les textes les plus anciens mentionnent deux communautés distinctes : Locus de Sancto Justo et Mansus de Vaqueris. Au XVe siècle, elles se sont groupées en une seule paroisse : Sanctus Justus de Bertannavis qui deviendra Saint-Just-et-Vacquières dans les siècles suivants. Ce regroupement a également concerné quelques hameaux répartis sur 2 300 hectares, Maruéjols-les-Bois, Mas Champion, Calcat, la vallée de Combleau.

La réforme aux XVIe et XVIIe siècles apportera des troubles, la prise de la paroisse par l'armée des princes de Navarre et de Condé en 1570 et la destruction de l'église, qui ne sera reconstruite qu'en 1638. Puis, après la révocation de l'Edit de Nantes il y aura des persécutions, les déportations et la fuite de nombreux réformés, et les incursions des camisards réfugiés dans les bois autour de Ravanel et Cavalier. Mais on notera par la suite, dans une population catholique pour un tiers et protestante pour deux tiers, de nombreux consuls protestants pendant l'ancien régime, puis des maires protestants après la Révolution, ce qui est symbolique...

La Révolution, elle, apporte ici comme ailleurs beaucoup de changements et de difficultés : un réveil des rivalités de religion, puis la constitution civile du clergé et les persécutions religieuses, la confiscation et la vente des biens de l'église, la création d'un culte d'État : la fête de l'Être suprême fut reportée à la dernière décade du mois de prairial, an II (juin 1794). Le peuple marchait en triomphe, un rameau de chêne à la main, garni le plus souvent de rubans tricolores. Les filles étaient habillées en blanc, avec également des rubans tricolores. Mais François Lachize, domestique du citoyen Antoine Domergue, requis de prendre un rameau et de marcher posément jusqu'à l'arbre de la liberté, refusa d'obéir et se coucha par terre. De plus, requis d'aller conduire des mules à Montpellier, il refusa et s'évada de la commune. Le conseil décida alors de porter plainte auprès du directoire de l'administration du district d'Uzès. Le 29 prairial an III, la position du juge est affirmée : « le juge d'instruction du district d'Uzès a appris que beaucoup d'instituteurs des communes avaient trempé dans l'affreux système de Robespierre et qu'ils s'en étaient montré les plus zélés partisans, il ne veut faire aucune nomination avant que les municipalités aient été épurées, vu que ce choix est de la plus grande importance puisqu'il s'agit de confier l'espoir de la patrie, c'est-à-dire nos propres enfants, entre les mains d'un homme qui doit leur communiquer non seulement ses talents mais encore ses principes et ses mœurs par sa morale et ses exemples ». Des réquisitions de main d'œuvre, de nourriture et fournitures pour l'armée, seront imposées, comme cette curieuse corvée : « En vertu de la loi concernant la fabrication de salin tous les citoyens, surtout les femmes et les enfants, sont requis de ramasser dix livres de cendres, sous peiné d'être considéré comme suspect ».
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Bartanave ou de Bertanave[1].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle sera d'abord pour Saint Just une période de relative prospérité, avec le développement de la sériciculture, le passage de la ligne de chemin de fer, la création vers 1860 d'une grande foire le 29 septembre. Puis la crise agricole de la fin du siècle surviendra et un lent déclin démographique qui ne s'inversera qu'à la fin du XXe siècle.

La dispersion de l'habitat entraînait de fréquentes rivalités, que l'on retrouve dans beaucoup de comptes-rendus des conseils municipaux. De grandes discussions avaient lieu dans le passé pour la gestion de la commune : date du ban des vendanges (autorisation pour commencer les vendanges), tracé des zones de parcours dans les bois communaux des bêtes, « aumailles » et des bêtes à laine, répartition des droits de coupes affouagères, ramassage des glands. Ces sujets peuvent paraître futiles, mais dans une économie exclusivement agricole, l'utilisation des moindres ressources de la forêt communale tenait jadis à côté de la vigne, des céréales et de l'élevage, une place dont on a du mal aujourd'hui à évaluer l'importance.

Cependant, la grande source de tracas était extérieure. Elle venait d'une rivalité tenace entre Saint-Just et Euzet. En effet, les deux communes possédaient des bois en commun sur le territoire de Saint-Just : deux tiers plus un dix-huitième pour Saint-Just, un tiers moins un dix-huitième pour Euzet. Et elles s'accusaient mutuellement, chaque année, de s'être spoliées de cette ressource, d'où d'interminables procès devant l'intendant du Languedoc, puis devant le préfet, qui leur coûtaient en procédure des sommes considérables et qui ne cessèrent qu'avec la perte de l'importance économique de ces bois car on ne put jamais s'entendre pour faire cesser ce partage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Just-et-Vacquières Blason De sable à une vache d'argent cornée, onglée, colletée et clarinée d'or, au chef losangé d'or et de sable.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (vache/Vacquières)
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Fernand Joffre PRG  
2008 en cours Jean-Michel Burel DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Fernand Joffre a présenté la candidature de Christiane Taubira à l'élection présidentielle de 2002.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 290 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 302 308 372 438 458 459 505 488
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494 510 497 490 483 631 486 474 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
425 368 412 282 269 221 229 197 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
168 136 141 190 231 259 260 263 299
2011 - - - - - - - -
290 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011