1921

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1921 (MCMXXI en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour l'année -1921, voir -1921. Pour les autres significations, voir 1921 (Chronologie de Dada et du surréalisme).

Années :
1918 1919 1920  1921  1922 1923 1924

Décennies :
1890 1900 1910  1920  1930 1940 1950
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique, Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Île-du-Prince-Édouard, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec, Saskatchewan et Yukon) et États-Unis (Louisiane)) et Europe (Belgique, France, Italie et Suisse)


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Événements[modifier | modifier le code]

  • Crise économique internationale (1920-1921).

Afrique[modifier | modifier le code]

  • 7 juin[3] : création au Kenya de la Young Kikuyu Association, future East African Association par Harry Thuku.
  • Grève des chemins de fer au Congo belge.
  • Grève des ouvriers du Katanga (1921-1923).
  • Manifestations au Kenya.
  • Kenya : le Labour Bureau Commission estime le nombre de travailleurs potentiels (1920-1921). Mise en place du travail obligatoire pour les hommes de 16 à 30 ans puis de 16 à 40 ans (1927).
  • Création de l’Église luso-africaine au Mozambique.

Amérique[modifier | modifier le code]

4 mars : investiture de Warren G. Harding


  • Intervention américaine à Cuba (1921-1923).
  • Création au Brésil de la revue L’Ordre (A Ordem) par le catholique de droite Jackson de Figueiredo. Elle attribue la cause de tous les maux aux protestants, aux Juifs et aux francs-maçons.

Asie[modifier | modifier le code]

30 juillet, Inde : boycott des vêtements étrangers, annonce parue dans The Bombay Chronicle
  • Crue du Huang He, le Fleuve jaune de Chine.
  • Tibet : les représentants britanniques en poste au Sikkim, David MacDonald et sir Charles Bell, sont alors les seuls étrangers admis à Lhassa.
  • Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie) : le Sarekat Islam décide la rupture avec les communistes, ce qui accentue le caractère religieux du mouvement et collabore avec la Mouhammadyah (musulmans réformistes) et organise le premier congrès panislamiste d’Indonésie. Grèves dans les tramways et les chemins de fer, les imprimeries, l’industrie sucrière et parmi les employés des Monts de Piété. Le gouvernement réagit en procédant à l’arrestation des communistes au moment des grèves (1921-1922).

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • Mars : à la conférence du Caire, Churchill décide de confier l’autorité politique sur le Mandat britannique de Mésopotamie à Fayçal, qui vient d’être chassé de Damas par les Français. Le pays doit accéder rapidement à l’indépendance, une fois les intérêts britanniques garantis. Le Royaume-Uni procède à un allégement de sa présence militaire au profit d’une force armée locale étroitement contrôlée. Elle conserve essentiellement une force aérienne chargée du maintien de l’ordre par d’éventuel bombardements et du contrôle des voies aériennes vers l’Inde. Les bases militaires britanniques sont protégées par des forces auxiliaires locales composées de chrétiens assyriens. La candidature de Fayçal est accueillie favorablement par les notables chiites du sud et à la suite d'un simulacre de consultation populaire, Fayçal est élu roi et couronné le 23 août.
  • 2 avril : l’Armée rouge entre de nouveau à Erevan et rétablit le régime communiste sous la direction d’Alexandre Miasnikian. Les Dachnaks se replient sur le Zanzékour, puis à Ghapan, mais doivent se retirer en Perse après quelques mois de résistance. La répression est freinée par Lénine.
  • 11 avril : Abdallah Ier de Jordanie, émir hachémite de Transjordanie, principauté sous mandat britannique (roi en 1946).
  • 1er - 3 mai : troubles à Jaffa. La violence se déplace vers le centre de la Palestine. Les émeutes font au total 90 morts côté juif et 62 du côté arabe.
  • 10 juin : déclaration de Paris : les représentants des trois États de Transcaucasie et du Caucase du Nord proclament leur indépendance (Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie). Ils établissent entre eux une union douanière et une alliance militaire. Cette déclaration reste sans effets auprès des puissances étrangères.
    • L’évacuation des Britanniques et des Allemands permet aux Soviétiques de s’emparer, en 1920-1921, de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie, de la Géorgie et du Turkestan. Les troupes soviétiques envahissent la Géorgie qui est incorporée à l’URSS, pour former, avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan, la république fédérative socialiste soviétique (RFSS) de Transcaucasie. Le pays des Tadjik est rattaché à la République socialiste soviétique autonome du Turkestan (RSSA).
  • Juin-août : le IVe Congrès islamo-chrétien décide d’envoyer à Londres une délégation conduite par Musa Kazim al-Husseini. Elle est reçue par Churchill le 15 août et lui expose ses craintes de voir se constituer un État Juif en Palestine. Le Premier ministre britannique conseille une rencontre avec Weizmann, qui refuse de reconnaître que le projet sioniste n’est pas la formation d’un État. Les délégués n’obtiennent que l’assurance que l’immigration juive en Palestine n’excédera pas les capacités de développement économique du pays.
  • Juin : l’Italie évacue la région d’Adalia.
  • 10 juillet : troisième attaque grecque contre la Turquie : Afyon (13 juillet), Kütahya et Eskişehir sont prises.
  • 14 août - 13 septembre : victoire turque à la bataille de la Sakarya.
  • 22 août : après l’effondrement de l’Empire ottoman, Abdelaziz Ibn Sa'ud érige son émirat du Nedjd au rang de sultanat. Il laisse l’Ikhwan lancer ses raids vers le Sud de l’Irak et la Transjordanie. Arrivées près d’Amman, les forces saoudiennes sont détruites par l’armée britannique. Londres menace de couper ses subventions à Sa’ud et impose un compromis. Afin de calmer les volontés expansionnistes saoudiennes, elle octroie au Sultan des territoires koweïtiens censés contenir du pétrole.
  • 23 août : début du règne de Fayçal, roi hachémite d’Irak sous mandat britannique.
    • Fayçal s’appuie sur les grands notables urbains sunnites et sur les anciens officiers irakiens de la révolte arabe, comme Nuri Sa'id et Jafar al-Askari. Ces derniers ont l’ambition de créer un État fort, sur le modèle du régime jeune-turc. Les querelles de pouvoir sont très fortes et l’instabilité ministérielle est de mise. Les anciens officiers s’enrichissent et deviennent des notables et des grands propriétaires. Fayçal favorise la formation d’une armée moderne nationale.
  • 25 août - 21 septembre[7] : premier congrès du comité syro-palestinien à Genève sous la direction de l’émir Michel Lutfallah (avec Rashid Rida, l’émir druze Shakib Arslan, etc.). Il met sur pied un bureau permanent à Genève chargé de mener une action d’information auprès de la SDN en faveur de la nation arabe de Syrie. Face au danger sioniste, les Palestiniens refusent de se reconnaître comme Syriens.
  • 28 août : Mustafa Kemal, nommé généralissime, parvient à faire lâcher prise aux Grecs.
  • 13 octobre : traité de Kars entre la Turquie et les républiques soviétiques de Transcaucasie.
  • 20 octobre : en Cilicie, la France conclue l’accord Franklin-Bouillon (ou accords d’Ankara) avec les kémalistes qui peuvent ainsi récupérer pour le front occidental les troupes immobilisées dans le Taurus. Plus de 100 000 Arméniens de Cilicie se réfugient en Syrie, en Égypte, en Grèce et à Chypre. Seul le Sandjak d'Alexandrette reste sous mandat français jusqu’en 1939.
  • 22 décembre (Égypte)[8] : Saad Zaghlul est à nouveau exilé à la suite de son opposition à la politique britannique.
  • Sous l’impulsion du théoricien du nationalisme arabe Sati al-Husri, l’Irak alors sous mandat britannique, se dote d’un réseau scolaire primaire et secondaire, en dépit des pressions britanniques destinées à réduire les crédits à l’éducation. Cet enseignement de masse concerne les enfants des classes moyennes, et dispense un programme voué à éveiller la conscience nationale arabe et à inculquer l’unité arabe. La présence britannique est fustigée, ainsi que toute forme d’impérialisme. Les chiites refusent d’envoyer leurs enfants dans les écoles de l’État.

Europe[modifier | modifier le code]

L'empire britannique en 1921.
Articles détaillés : 1921 en France, 1921 en Italie et 1921 en Suisse.

Europe orientale[modifier | modifier le code]

18 mars : paix de Rīga. Caricature russe montrant la partition de la Biélorussie
  • Famine en Russie (5 millions de morts) aggravée par la sécheresse de 1921. Vague de grèves et de désordres.
  • Second projet de réforme agraire en Roumanie préparé par le ministre de l’Agriculture conservateur Constantin Garoflid : la propriété est limité à 100 ha avec des exceptions, les surplus seront redistribués en lots de 5 à 7 ha en priorité aux victimes de la guerre. Dans le vieux royaume, 2,8 millions d’ha changent de main, soit plus d’un tiers du sol. Des lois spécifiques sont votées dans les nouvelles provinces. Six millions d’hectares seront expropriés au total, mais quatre seulement redistribués à 1 400 000 paysans, le reste étant réservé à l’État ou aux communes.
Article détaillé : Guerre civile russe.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Exposition Alfons Mucha à Brooklyn

Naissances en 1921[modifier | modifier le code]

Décès en 1921[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]