Auterive (Haute-Garonne)

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Auterive
La mairie.
La mairie.
Blason de Auterive
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Muret
Canton Canton d'Auterive (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du district de la Vallée de l'Ariège
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bastiani (UDI)
2014-2020
Code postal 31190
Code commune 31033
Démographie
Gentilé Auterivains
Population
municipale
9 191 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 05″ N 1° 28′ 31″ E / 43.3513888889, 1.4752777777843° 21′ 05″ Nord 1° 28′ 31″ Est / 43.3513888889, 1.47527777778  
Altitude Min. 165 m – Max. 292 m
Superficie 36,54 km2
Localisation

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Auterive
Liens
Site web Site officiel

Auterive (occitan : Autariba) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Auterivains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située sur l'ancienne RN 20 (déclassée maintenant en RD 820) à 30 km au sud de Toulouse et 19 km à l'est de Muret sur l'Ariège, dans une plaine alluviale de 4 km de largeur qui sépare ces coteaux de ceux du Volvestre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Auterive
Miremont Grépiac, Labruyère-Dorsa Auragne
Lagrace-Dieu
Puydaniel
Auterive Mauvaisin
Mauressac, Grazac Caujac Cintegabelle

Transports[modifier | modifier le code]

La proximité de Toulouse qui n'est qu'à 30 km a attiré des activités et des résidents. Cette agglomération est desservie par les voies de communication : chemin de fer (Gare d'Auterive), la RD 820 (route européenne 9) où circule tout le trafic reliant Toulouse aux Pyrénées, donc à l'Andorre et à l'Espagne. Sur l'axe est-ouest, la ville est également traversée par la D 622, qui permet de couper de l'autoroute A64 à l'A62 en évitant Toulouse pour le trafic venant de vers Bayonne via Montpellier et inversement.

De ce fait, Auterive est souvent encombrée par la circulation (notamment aux heures de pointe) par les véhicules de transport de marchandises voulant rejoindre l'A62 ou l'A64 sur la D 622 et les résidents du sud de Auterive et travaillant au nord de Toulouse, sur la D 820, car ni la D 820, ni la D 622 ne sont déviées de Auterive et elles ne sont pas équipées en 2 × 2 voies.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence d'une rivière ainsi que d'une vallée giboyeuse et facile à parcourir a très tôt attiré l'homme préhistorique. Sur le site d'Auterive, on a retrouvé des outils de l'époque néolithique. De l'âge du fer nous sont restées des sépultures du type champ d'urnes.

Après l'invasion romaine, une société gallo-romaine s'est développée et a prospéré sur l'ensemble du site.

Puis la christianisation a entraîné la construction de nombreuses églises. Durant le Moyen Âge, la ville a été partagée entre plusieurs seigneurs. La principale partie de la baronnie, donnée aux comtes de Foix en 1423, fut rattachée a domaine royal par Henry IV en 1602. La ville fut en partie détruite pendant la croisade contre les Albigeois.

Elle fut ravagée par la peste, les guerres et le brigandage au cours du XIVe siècle et souffrit cruellement des guerres de religion à la fin du XVIe siècle. Son vieux pont s'étant effondré en 1599, l'Ariège dut être traversée en barque pendant tout l'Ancien Régime.

La reconstruction de la ville, commencée dès le XVIIe siècle, se poursuivit au siècle suivant avec, entre autres, la création d'une manufacture royale qui exportait en Orient des draps de grande qualité, puis l'agrandissement et l'embellissement de l'église Saint-Paul. Au XIXe siècle suivant, fut construit le nouveau pont ainsi qu'un moulin et une minoterie ; l'arrivée du chemin de fer sonna le glas du port d'Auterive.

Pour 1939-1945 voir  :

Article détaillé : Maquis de Rieumes.

Le XXe siècle est marqué par l'expansion irrésistible du quartier de la Madeleine avec l'implantation d'une zone industrielle qui ne cesse de s'agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Auterive

Les armes d'Auterive se blasonnent ainsi : De gueules fretté d'argent, au chef cousu d'azur chargé d'une aigle bicéphale au vol abaissé d'or.[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 1989 André Sagné PS  
mars 1989 2008 Jean-Pierre Bastiani UMP Conseiller général
mars 2008 2014 Christophe Lefèvre PS Président de la Communauté des Communes de la Vallée de l'Ariège
mars 2014 en cours Jean-Pierre Bastiani UDI[2]  

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales de 2008[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections municipales de 2008.
1re tour des élections de 2008[3]
Candidat Parti % Voix Nombre de sièges
Christophe Lefèvre PS 51,61 % 2 025 22
Colette Falquer-Bastiani UMP 48,39 % 1 899 7

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 975 2 895 2 802 2 850 3 172 3 075 3 272 3 276 3 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 292 3 297 3 313 3 158 2 944 2 945 2 981 2 791 2 807
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 623 2 563 2 551 2 353 2 509 2 387 2 513 2 593 2 775
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 133 4 445 5 178 5 436 5 814 6 531 8 200 8 435 9 191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale repose sur l'agriculture qui s'est développée sur les terres fertiles de la plaine du Lauragais. Les autres secteurs d'activité y sont cependant bien présents : commerce, artisanat, services et surtout activités industrielles. La zone d'activités installée le long de la RD 820 ne cesse de s'agrandir et les nouvelles constructions individuelles font reculer les limites de la ville dans toutes les directions.

Le siège social du groupe HBF (Inotech, Otio et Elexity) est situé à Auterive, ZI du midi.

L'éditeur de littérature jeunesse Le Griffon Bleu est installé à Auterive.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations qui y existent. Diverses (stades, piscine découverte, camping, cinéma, salle de spectacle, etc.), elles offrent un large choix d'activités sportives, de loisirs ou culturelles. Des parcours pour promeneurs ou sportifs ont été aménagés en bordure de l'Ariège.

Service public[modifier | modifier le code]

Auterive possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, un centre des impôts.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre communal d'action sociale, deux maisons de retraite, dont l'EHPAD Marius-Prudhom, rénovée il y a quelques années.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune d'Auterive à partir de la crèche, en passant par l'école maternelle et l'école élémentaire, jusqu'au collège.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Paul.

Le quartier Saint-Paul, situé sur la rive droite de l'Ariège, est celui de la ville ancienne.

L'église Saint-Paul au clocher-mur, possède une cloche du XVe siècle, on peut y apprécier ses peintures murales, son orgue, son maître-autel, ses anges adorateurs, son appui de communion, le buste et la statue de saint Paul. Son retable est en noyer de 1607. Les grilles de communion sont en fer forgées du XVIIIe siècle.

Par ailleurs, des bâtiments remarquables sont visibles dans ce quartier ; entre autres, la maison Ysalguier avec une tour et une façade à colombages, l'Hôtel-Dieu-Saint-Jacques qui abrite le Foyer d'éducation populaire, la maison du Comte ou maison Delpy, l'ancienne Manufacture royale, la chapelle Notre-Dame-du-Château, construite pour invoquer une protection à l'occasion d'un départ en croisade et les anciens remparts avec la tour Cambolas.

Le quartier de la Madeleine possède une église et l'ancienne halle a été aménagée en salle de spectacle. Dans les environs, se dresse aussi le pigeonnier de la Vernière.

  • Musée des Vieux outils.
  • Bord de l'Ariège.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denis-François Gastelier de LaTour, Armorial des États de Languedoc, Paris, Vincent,‎ 1767, 248 p. (lire en ligne)
  2. La dépêche, 16 mai 2014, Jean-Pierre Bastiani: une volonté de mieux déléguer
  3. "Interieur" 2012
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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