Aigues-Mortes

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Aigues-Mortes
Aigues-Mortes
Aigues-Mortes
Blason de Aigues-Mortes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Aigues-Mortes (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
Maire
Mandat
Pierre Mauméjean
2014-2020
Code postal 30220
Code commune 30003
Démographie
Population
municipale
8 543 hab. (2011)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 03″ N 4° 11′ 36″ E / 43.5675, 4.1933333333343° 34′ 03″ Nord 4° 11′ 36″ Est / 43.5675, 4.19333333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 3 m
Superficie 57,78 km2
Localisation

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Aigues-Mortes en occitan Aigas-Mòrtas est une commune française, située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Par le réseau routier, Aigues-Mortes est située à 35 km environ de Nîmes (préfecture du Gard) et 30 km de Montpellier (Hérault). À vol d'oiseau : 32,5 km de Nîmes et 26 km de Montpellier.

Le territoire communal est composé d'une partie de la plaine humide et des étangs de Petite Camargue. Il est séparé du golfe du Lion (mer Méditerranée) par la commune du Grau-du-Roi. Aigues-Mortes est cependant reliée à la mer par le canal du Grau-du-Roi.

Ainsi les communes de Saint-Laurent-d'Aigouze et Le Grau-du-Roi sont limitrophes à la commune d'Aigues-Mortes. Ses habitants s'appellent les Aigues-Mortais et Aigues-Mortaises et aigamortencs en occitan.

Aigues-Mortes est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du pays Vidourle-Camargue. Aigues-Mortes est l'une des 4 communes Loi Littoral du SCOT du Sud du Gard.

Étymologie et vocabulaire[modifier | modifier le code]

Attesté sous le forme latinisée Aquae Mortuae en 1248[réf. nécessaire].

Le nom procède de l'occitan Aigas Mòrtas « eaux mortes », c'est-à-dire « eaux stagnantes », équivalent des types toponymiques de langue d'oïl « Morteau » cf. Morteau (Doubs; Mortua Aqua, 1105, VTF 521) ; Morteau (Haute-Marne, Mortua Aqua, 1163, VTF 521)

Le nom d’Aigues-Mortes provient des marais et des étangs qui s'étendaient autour du village et aussi du fait qu'il n'y a jamais eu de vives eaux à Aigues-Mortes[réf. souhaitée].

Grau est issu de l'occitan grau « étang avec bief ». Ainsi Grau du Roy signifie en français « étang du Roi »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un Romain du nom de Peccius aménage les premiers marais salins et donne son nom au marais du Peccais[1]. L'exploitation du sel avait commencé dès le Néolithique et s'était continuée à la période hellénistique, mais l'exploitation antique des salins n'a donné lieu à aucune découverte archéologique majeure et il est prévisible que ces vestiges aient été détruits par les installations des salins modernes[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Louis IX sur une nef, au départ d'Aigues-Mortes, lors de la septième croisade.
Plan d'Aigues-Mortes et de ses accès à la mer.
Plan d'Aigues-Mortes.

En 791, Charlemagne fait ériger la tour Matafère, au milieu des marécages, pour la sûreté des pêcheurs et des ouvriers des salins. Certains avancent que la signalisation et la transmission des nouvelles n’étaient pas étrangères à l’édification de cette tour destinée à donner l’alerte, en cas d’arrivée d’une flotte, à la tour Magne, à Nîmes.

La vocation de cette tour passe du plan guerrier au plan spirituel quand Charlemagne l’octroie à l’abbaye de Bénédictins, consacrés à l’Opus Dei (l'œuvre de Dieu) et dont les incessantes psalmodies, de jour comme de nuit, font désigner leur couvent du titre de Psalmody ou Psalmodi. Ce couvent existe en 812, comme le confirme un acte de dotation faite par le Nîmois Badila à l’abbaye[3].

À cette époque, les habitants, qui vivent dans des cabanes en roseau, tirent leur subsistance de la pêche, de la chasse et de la production du sel produit dans différents petits marais salants en bordure de mer. La région est alors sous la domination des moines de l'abbaye de Psalmodie.

En 1240, Louis IX, qui veut se débarrasser de l'emprise des marines italiennes pour le transport des troupes pour les croisades, s'intéresse à la position stratégique que représente ce lieu pour son royaume. À cette époque, Marseille appartient à son frère Charles d'Anjou, roi de Naples, Agde au Comte de Toulouse et Montpellier au roi d'Aragon. Louis IX souhaite un accès direct à la mer Méditerranée. Il obtint des moines de l'Abbaye la ville et les terres alentour par échange de propriétés. Les habitants sont exemptés de la gabelle, impôt prélevé sur le sel qu'ils peuvent prendre sans contrainte[4].

Il construit une route entre les marais et y bâtit la tour Carbonnière pour servir de tour de guet et ainsi protéger l'accès à la ville. Saint-Louis construit ensuite la tour de Constance pour abriter sa garnison. En 1272, le fils et successeur de Louis IX, Philippe le Hardi, ordonne la poursuite de la construction de remparts pour ceinturer complètement la petite ville. Les travaux ne s’achèveront que 30 ans plus tard.

C'est de cette ville que Louis IX part par deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis, où il meurt de dysenterie.

1270 constitue à tort, pour beaucoup d'historiens, la dernière étape d'un processus engagé à la fin du XIe siècle. Le jugement est hâtif car le transfert de croisés ou de mercenaires à partir du port d'Aigues-Mortes a continué. L'ordonnance donnée en 1275 au chevalier Guillaume de Roussillon par Philippe III le Hardi et le pape Grégoire X après le concile de Lyon de 1274 en guise de renfort à Saint-Jean d'Acre en Orient, démontre que l'activité maritime y perdure toujours en vue d'une neuvième croisade qui n'aura jamais lieu[5]. De ce fait de 1270 découle la croyance populaire voulant que la mer atteigne Aigues-Mortes à cette époque. En fait, comme le confirment les études de l'ingénieur Charles Léon Dombre, l'ensemble du port d'Aigues-Mortes comprenait le port proprement dit, qui se trouvait dans l'étang de la Marette, le Canal-Viel et le Grau-Louis, le Canal-Viel étant le chenal d'accès à la mer. C'est approximativement sur le Grau-Louis qu'est construite aujourd'hui La Grande-Motte.

Au début du XIVe siècle, Philippe le Bel utilisa le site fortifié pour y incarcérer les Templiers. Entre le 8 et le 11 novembre 1307, quarante-cinq d'entre-eux furent mis à la question, reconnus coupables et retenus prisonniers dans la Tour de Constance[6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aigues-Mortes conservait encore ses privilèges accordés par les rois[7]. Curieusement c´est un des grands protestants en la personne de Jean d'Harambure dit « le Borgne », commandant des chevau-légers du roi Henri IV et ancien gouverneur de Vendôme qui sera nommé gouverneur d'Aigues-Mortes et de la Tour Carbonnière le 4 septembre 1607. Pour ce faire, il prête serment entre les mains du connétable Henri de Montmorency, alors gouverneur du Languedoc. Mais celui-ci catholique, soutient le rival Adrien de Chanmont, Seigneur de Berichère. Le conflit dure jusqu'en 1612 et Harambure, soutenu par les pasteurs du Bas-Languedoc et les habitants finit par avoir raison d´autant qu´il a l´appui personnel de la reine. (BN L. K7 50) Il finit par démissionner le 27 février 1615 en faveur de son fils Jean d´Harambure, mais le roi Louis XIII le rétablit pour six ans. Le 27 juillet 1616 il quitte ses fonctions au profit de Gaspard de Coligny, non sans avoir obtenu un témoignage de reconnaissance des magistrats et consuls de la ville.

Au début du XVe siècle, d'importants travaux sont entrepris pour faciliter l'accès d'Aigues-Mortes à la mer. L'ancien Grau-Louis, creusé pour les croisades, est remplacé par le Grau-de-la-Croisette et un port est creusé à l'aplomb de la Tour de Constance. Celui-ci perd son importance, dès 1481, lorsque la Provence et Marseille sont rattachés au royaume de France. Seule l'exploitation du sel du marais de Peccais incite François Ier, en 1532, à faire relier les salins d'Aigues-Mortes à la mer. Mais ce chenal, dit Grau-Henri, s'ensable à son tour. L'ouverture, en 1752, du Grau-du-Roi résout pour un temps le problème. Celui-ci trouve enfin une solution, en 1806, en transformant Aigues-Mortes en port fluvial grâce au Canal du Rhône à Sète[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, la ville est appelée Port-Pelletier[9]. À cette époque le port a failli disparaitre en raison d'un envasement induit par l'intensification du labour dans le bassin versant, contemporain d'une reprise des défrichements des bois et forêts suite à l'abolition des privilèges. Le recul du couvert boisé a favorisé l'érosion des sols et par suite un apport plus important d'alluvions qui se déposent dans les ports de la région. Ainsi, en 1804 le préfet "M. de Barante père" pouvait il écrire dans un rapport [10] : que « Les côtes de ce département sont plus exposées aux atterrissements.... Les ports de Maguelonne et d'Aigues Mortes et le vieux port de Cette n'ont plus d'existence que dans l'histoire » alerte-t-il ; « Un désir immodéré de recueillir a multiplié ces défrichements depuis 179o.... L'avidité de jouir a dévoré en peu d'années la ressource de l'avenir; les montagnes, ouvertes parla charrue, n'ont montré bientôt qu'un roc nu et stérile; chaque sillon est devenu un ravin; la terre végétale, entraînée par les orages, a été portée dans les rivières, et de là dans les parties inférieures, où elle sert chaque jour à l'atterrissement des parties les plus basses et les plus marécageuses »

Le massacre des Italiens (août 1893)[modifier | modifier le code]

Massacre des saliniers italiens d'Aigues-Mortes

La Compagnie des Salins du Midi lance à l'été 1893 le recrutement des ouvriers pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connait l'Europe alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré, cette année-là, un plus grand nombre d'ouvriers.
Ceux-ci se partagent en trois catégories surnommées les « Ardéchois », paysans, pas forcément originaire d'Ardèche, qui laissent leur terre le temps de la saison, les « Piémontais » composés d'Italiens originaires de tout le nord de l'Italie et recrutés sur place par des chefs d'équipe, les chefs de colle, et les « trimards » composés en partie de vagabonds[11].
En raison du recrutement opéré par la Compagnie des Salins du Midi, les chefs de colle sont contraints de composer des équipes comprenant des Français et des Italiens[12]. Dès le début de la matinée du 16 août, une rixe éclate entre les deux communautés qui se transforme rapidement en lutte d'honneur[13].
Malgré l'intervention du juge de paix et des gendarmes, la situation va rapidement dégénérer[14]. Certains trimards rejoignent Aigues-Mortes et y affirment que des Italiens ont tué des Aiguemortais, ce qui fait grossir leurs rangs de la population et des personnes qui n'ont pas réussi à se faire embaucher[14].
Un groupe d'Italiens est alors attaqué et doit se réfugier dans une boulangerie que les émeutiers veulent incendier. Le préfet fait appel à la troupe vers 4 heures du matin, elle n'arrivera sur les lieux qu'à 18 heures, après le drame[15].
Dès le début de la matinée, la situation s'envenime, les émeutiers se rendent dans les salins de Peccais où se trouvent le plus grand nombre d'Italiens que le capitaine des gendarmes Cabley essaie de protéger en promettant aux émeutiers de chasser les Italiens une fois raccompagnés à la gare d'Aigues-Mortes[16]. C'est durant le trajet que les Italiens assaillis par les émeutiers sont massacrés par une foule que les gendarmes ne réussissent pas à contenir. Il y a sept morts et une cinquantaine de blessés dont certains conserveront des séquelles à vie[17],[18], ce qui constitue le plus grand massacre d'immigrés de l'histoire contemporaine de la France mais aussi l'un des plus grands scandales de son histoire judiciaire[19] puisque aucune condamnation ne sera jamais prononcée.
L'affaire devient un enjeu diplomatique et la presse étrangère dont celle transalpine prend fait et cause pour les Italiens[20]. Des émeutes antifrançaises éclatent en Italie[21]. Un règlement diplomatique est trouvé et les partis sont indemnisés[22] alors que le maire nationaliste Marius Terras doit démissionner[23].

Une pièce de théâtre de Serge Valletti Sale Août se fonde sur ces événements tragiques.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 25 avril 2014, la ville d'Aigues-Mortes organise des cérémonies commémoratives à l'occasion du 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis, auxquelles participe son descendant Louis de Bourbon, duc d'Anjou, ainsi que son épouse, Marie-Marguerite. Le prince rappelle alors que son aïeul, au XIIIe siècle, octroya une des premières chartes communales ouvrant la voie à une profonde réforme institutionnelle, permettant d’affranchir les villes du pouvoir féodal[24].

À cette occasion, le maire Pierre Mauméjean rappelle « l’amour et l’attachement réel des aigues-mortais pour le roi fondateur de la cité et leur reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour eux ». Il ajoute « combien Aigues-Mortes est fière et honorée de recevoir pour la deuxième fois l'homme (Louis de Bourbon) qui avait été fait citoyen de la ville, lors de la Saint-Louis de 1992, par le maire de l'époque René Jeannot, présent ce jour »[25].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason d'Aigues-Mortes

Les armes d'Aigues-Mortes se blasonnent ainsi :

D'or à un Saint Martin de carnation, vêtu d'azur et chaussé du champ, monté sur un cheval de gueules sellé et harnaché aussi d'or, coupant son manteau aussi de gueules pour en remettre la moitié à un pauvre boiteux de carnation vêtu aussi d'azur, à la béquille au naturel, le tout sur une terrasse de sinople[26].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les toits d'Aigues-Mortes, les remparts puis les salins et la mer
Article détaillé : Sable-de-camargue.
  • L'élevage de taureaux et de chevaux de Camargue. Les deux sont élevés pratiquement à l'état sauvage dans les marais environnants.
    • Le taureau camarguais est plus petit que les taureaux de combat espagnols, trapu, les cornes et la tête hautes. Il mesure environ 1,40 m au garrot. Il est principalement destiné à la course à la cocarde qui est très populaire dans la région.
    • Le cheval de Camargue est le compagnon indispensable des gardians pour se déplacer dans les marais et trier les taureaux. D'après certaines découvertes d'ossements, il semblerait que le cheval de Solutré de l'ère quaternaire soit son ancêtre. De ce fait, le cheval de Camargue n'est pas très grand, 1,50 m environ. Il possède une énorme résistance adaptée au terrain. Sa robe est marron à la naissance pour progressivement devenir blanche après quelques années.

Industries[modifier | modifier le code]

  • Production du sel par l'exploitation salinière du groupe Salins. Sans doute exploitées dès l'Antiquité, les salins d'Aigues-Mortes attirèrent pêcheurs et sauniers. Les moines bénédictins y établirent dès le VIIIe siècle l'abbaye de Psalmodie, afin d'exploiter cette denrée précieuse dans les étangs de Peccais. Les salines resteront très longtemps une des principales ressources de la ville. Pour parvenir aux « tables saunantes », l'eau pompée dans la mer parcourt plus de 70 km dans les roubines; la concentration de chlorure de sodium y passe de 29 à plus de 260 g/l. Récolté mécaniquement, le sel est amoncelé en de scintillantes « camelles » avant d'être conditionné. On le réserve à l'usage alimentaire.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine médiéval des XIIIe et XIVe siècles de la commune et sa proximité de la mer attirent de nombreux touristes et des résidents.

Transports[modifier | modifier le code]

Vue aérienne d'Aigues-Mortes

Fluvial[modifier | modifier le code]

La ville d'Aigues-Mortes est à un carrefour de canaux :

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne Nîmes - Le Grau-du-Roi dessert les villes et villages des Costières et du littoral, avec terminus au Grau-du-Roi. Elle est également utilisée pour le transport du sel fabriqué par une des exploitations salinières du groupe Salins (voir le lien ci-dessous).

Routier[modifier | modifier le code]

Le développement du tourisme balnéaire depuis les années 1960 a été marqué par la construction de nouvelles stations balnéaires (La Grande-Motte) ou l'extension des existantes (Le Grau-du-Roi-Port-Camargue). Pour faciliter leur accès aux touristes, le réseau routier littoral a été densifié et relié à l'autoroute A9. Aigues-Mortes bénéficie ainsi de ces axes :

La ligne de bus 106 permet aussi de rallier Montpellier ainsi que les Saintes-Maries-de-la-Mer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales 2014[modifier | modifier le code]

Les dernières élections municipales à Aigues-Mortes ont eu lieu les 23 et 30 mars 2014.

Cinq listes étaient présentes au premier tour, une liste PS représentée par le maire sortant Cédric Bonato, une liste divers gauche et écologistes représentée par Didier Caire, une liste d’union de la droite UDI-UMP représentée par Pierre Mauméjean, une liste divers droite représentée par Isabelle Secretan et une cinquième liste apparentée FN portée par Stéphane Pignan.

Les résultats du premier tour : Pierre Mauméjean (Union de la droite) 35.84%, Cédric Bonato (PS) 34.51%, Isabelle Secretan (Divers Droite) 11.43%, Stéphane Pignan 11.09% et Didier Caire (divers gauche) 7.1%.

Inscrits 6951, abstentions 1859 (26.74%), votants 5092 (73.26%), Blancs et Nuls 126 (1.81%), exprimés 4966 (71.44%)

Les résultats du second tour : Pierre Mauméjean (Union de la droite) 50.16%, Cédric Bonato (PS) 43.2%, Stéphane Pignan (FN) 6.62%.

Inscrits 6951, abstentions 1569 (22.57%), votants 5382 (77.43%), Blancs et Nuls 163 (2.34%), exprimés 5219 (75.08%)

Pierre Mauméjean devient le 7e maire d’Aigues-Mortes de la cinquième république.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal aigues-mortais comprend 29 membres, dont le maire, 8 adjoints et 20 conseillers municipaux.

Depuis les dernières élections municipales, sa composition est la suivante :

Groupe Président Effectif Statut
" Unis pour Aigues-Mortes "
UDI
Pierre Mauméjean 22 majorité
" Tous pour Aigues-Mortes avec Cédric Bonato "
LDVG
Cédric Bonato 6 opposition
" Pour une droite unie et forte "
LDVD
Stéphane Pignan 1 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires élus
Mairie d'Aigues-Mortes
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Pierre Mauméjean UDI
mars 2008 mars 2014 Cédric Bonato PS
mars 1989 mars 2008 René Jeannot UDF puis DVD
mars 1977 mars 1989 Sodol Colombini PCF Conseiller général du Canton d'Aigues-Mortes (1973-1985)
mars 1965 mars 1977 Maurice Fontaine RI Sénateur du Gard (1976-1980)
mars 1959 mars 1965 André Fabre PCF Conseiller général du Canton d'Aigues-Mortes (1961-1967)
mai 1953 mars 1959 Alexandre Molinier PCF
1944 mai 1953 Éric Hubidos
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu du canton du même nom, dont le conseiller général est Léopold Rosso.

Depuis avril 2014, Le président de la communauté de communes Terre de Camargue est le maire de la commune de Saint Laurent d'Aigouze, Monsieur Laurent Pelissier, le vice président est le maire d'Aigues-Mortes, Pierre Mauméjean.

Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la deuxième circonscription du Gard dont le député est Gilbert Collard (Rassemblement Bleu Marine).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 543 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 800 2 605 2 630 2 577 2 897 3 240 3 393 3 968 4 046
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 677 3 865 3 932 3 833 4 113 3 564 3 906 3 981 3 897
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 511 3 899 3 900 4 348 3 878 4 123 3 839 3 616 3 746
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 203 4 197 4 531 4 472 4 999 6 012 6 798 7 115 8 341
2011 - - - - - - - -
8 543 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0-14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans =21,1 %, plus de 60 ans =22 %)
  • 52,4 % de femmes (0-19 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans =19,9 %, plus de 60 ans =24,5 %)

La population féminine est en surreprésentation par rapport à celle des hommes. Le taux (52,4 %) est sensiblement du même ordre que le taux national (51,8 %).

Pyramide des âges à Aigues-Mortes en 2007 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,0 
75 à 89 ans
7,4 
15,7 
60 à 74 ans
15,9 
21,1 
45 à 59 ans
19,9 
22,0 
30 à 44 ans
23,5 
17,1 
15 à 29 ans
15,1 
17,7 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Gard en 2007 en pourcentage[29].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,9 
75 à 89 ans
9,9 
14,6 
60 à 74 ans
15,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,9 
19,9 
30 à 44 ans
19,8 
17,7 
15 à 29 ans
16,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,0 

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Centre-ville d'Aigues-Mortes

Lieux communaux et culturels[modifier | modifier le code]

Culture locale[modifier | modifier le code]

La fougasse d'Aigues-Mortes[modifier | modifier le code]

La fougasse appartient aux premières pâtisseries à base levée. Elle peut être sucrée (dénommé parfois « tarte au sucre ») ou salée (avec ou sans gratillons).

Traditionnellement, la confection de la fougasse au sucre à Aigues-Mortes était réservé à la période de Noël, au sein des treize desserts. À base de pâte à brioche, sucre, beurre et fleur d'oranger, elle était fabriquée par le boulanger avec les ingrédients apportés par le client. À présent, la fougasse d'Aigues-Mortes se vend toute l'année.

Lou Drapé[modifier | modifier le code]

Lou Drapé est un cheval imaginaire mentionné dans le folklore local, qui était censé se promener la nuit autour des remparts de la ville, prendre 50 à 100 enfants sur son dos, et les faire disparaître « on ne sait où ».

Article détaillé : Drapé (légende).

La fête votive d'octobre[modifier | modifier le code]

Aigues-Mortes est une ville de traditions camarguaises, chaque année, la seconde semaine d’octobre, elle célèbre la fin des vendanges ainsi que la fin de la récolte du sel.

La fête votive est l’occasion pour les familles du village de se retrouver autour de traditions ancestrales qui font le socle du patrimoine culturel aigues-mortais.

Plan des arènes d'Aigues-Mortes (gard)

Coté remparts Sud, chaque famille construit son « théâtre », les 101 théâtres forment le plan, une arène éphémère qui une semaine durant (et un weekend de revivre) accueille des courses camarguaises où chacun peut s’essayer à l’art du raset avec des vaches et taureaux emboulés.

Cette semaine festive est fréquentée par des milliers de touristes et d’habitués de la région, c'est un moment de ferveur et de partage qui met en valeur l’identité camarguaise de la cité médiévale.

Un comité des fêtes est constitué à cette occasion, il a la charge d’organiser chaque année ces festivités en respectant les traditions ancestrales et en veillant à la sécurité de toutes et tous les participants.

Monuments et curiosités[modifier | modifier le code]

La tour de Constance et les remparts[modifier | modifier le code]

Vue panoramique des remparts. Vue du Sud-Est, côté mer
Tour de Constance

La tour de Constance, fut érigée en 1242 par Saint Louis sur l’ancien emplacement de la tour Matafère, construite par Charlemagne vers 790, pour abriter la garnison du roi. Les travaux se terminèrent en 1254.

Son diamètre est de 22 mètres, sa hauteur au sommet de la lanterne est de 33 mètres ou 40 mètres selon diverses sources… L’épaisseur des murs à la base est de 6 mètres.

Au rez-de-chaussée, on trouve la salle des gardes avec son accès protégé par une herse. Au centre de la pièce, une ouverture circulaire permet d’accéder aux sous-sols qui servaient de garde-manger, de réserve de munitions et aussi de cachots. Ce lieu s’appelait les « culs de basse fosse ».

Au premier étage, on accède à la salle des chevaliers. Elle ressemble de par sa structure à la salle des gardes. C’est dans cette salle que furent emprisonnées au XVIIIe siècle des protestantes dont la plus connue fut Marie Durand qui grava sur la margelle du puits le mot « résister ». Ce mot est toujours visible de nos jours. Elle fut emprisonnée à l’âge de 15 ans et libérée 38 ans plus tard, avec des prisonniers politiques (Abraham Mazel, chef camisard).

Entre ces deux salles, un étroit chemin de ronde, fut construit dans l'épaisseur du mur pour surveiller la salle basse.

Après la salle des chevaliers, on accède à la terrasse qui offre un large panorama sur la région, représentant ainsi un poste idéal de surveillance. Les prisonnières étaient quelquefois autorisées à venir y respirer l’air pur.

Les remparts se déploient sur une longueur de 1 600 mètres. Spectaculaires par leur hauteur et l'état de leur conservation (ils n'ont pas été restaurés au XIXe siècle comme cela fut le cas, par exemple, pour Carcassonne), ils constituent, avec la tour de Constance, un témoignage exceptionnel en Europe occidentale de l'architecture militaire en milieu marécageux aux XIIIe et XIVe siècles. Le classement de cet ensemble à l'Unesco serait parfaitement justifié. Cette procédure est malheureusement contrariée par les classements déjà effectifs de sites très proches tels le Pont du Gard, Avignon ou Arles…[réf. nécessaire]

Le Plan des Théâtres[modifier | modifier le code]

Le Plan des Théâtres. Ce sont des arènes destinées aux courses camarguaises. Elles ont été inscrites en 1993 sur l'inventaire supplémentaire de la liste des Monuments historiques (MH)[30] pour leur intérêt ethnologique et culturel. Elles peuvent accueillir plus de 600 personnes[31].

Histoire de leur protection[modifier | modifier le code]

Elles ont été construites à la fin du XIXe siècle[30].

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La tour Carbonnière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Carbonnière.

Située sur la commune de Saint-Laurent-d'Aigouze, la tour Carbonnière est citée pour la première fois dans un texte daté de 1346 qui donne des précisions sur la fonction de l’ouvrage. Il y est dit que « cette forteresse est la clé du royaume en cette contrée. » En effet, située au milieu des marais, elle était le passage obligé pour accéder à Aigues-Mortes. Elle était tenue par une garnison composée d’un châtelain et de plusieurs gardes. Depuis sa terrasse qui pouvait supporter jusqu’à quatre pièces d’artillerie, on a une vue panoramique sur la Petite Camargue.

L’église Notre-Dame-des-Sablons[modifier | modifier le code]

Elle a vraisemblablement été construite avant les remparts, vers le milieu du XIIIe siècle, à l'époque de saint Louis et est de style gothique. Collégiale en 1537, elle fut saccagée par les protestants en 1575. Après la reconstruction du clocher en 1634 elle devint successivement sous la Révolution, temple de la Raison, caserne, magasin à grains et entrepôt de sel. Elle fut rendue au culte en 1804 et restaurée dans un style "néo classique-baroque" assez chargé. De 1964 à 1967 tout ce décor XIXe disparaît, notamment les plafonds à caissons, pour laisser place à l'église beaucoup plus sobre et dans l'esprit médiéval que nous voyons aujourd'hui. Depuis 1991, des vitraux créés par Claude Viallat, artiste contemporain appartenant au mouvement artistique Supports/Surfaces, donnent à l'édifice une lumière et une couleur extraordinaires. Le reste du mobilier XVIIIe et XIXe siècles a disparu à cette occasion à l'exception de quelques statues. La façade est surmontée d'un très sobre clocher à peigne abritant 3 cloches. La plus importante, 1,07m de diamètre, date de 1740, classée MH elle fut réalisée par le maître fondeur Jean Poutingon. L'église abrite aussi une statue de saint Louis.

La chapelle des Pénitents gris[modifier | modifier le code]

Située à l'est de la Place de la Viguerie, elle est la propriété de la confrérie des Pénitents gris créée en 1400. La façade est du style Louis XIV. La porte d'entrée du XVIIe siècle est ornée d'une statue en bois. Retable sculpté en 1687 par Sabatier.

À l'intérieur, un retable représente la passion du Christ. Il fut construit en stuc de plâtre gris en 1687 par le sculpteur montpelliérain Sabatier. Ce retable, sur lequel figurent les armoiries de la confrérie, occupe tout le fond du chœur.

La chapelle des Pénitents blancs[modifier | modifier le code]

Située à l'angle de la rue de la République et de la rue Louis-Blanc, elle appartient à la confrérie des Pénitents blancs crée en 1622.

Au-dessus du chœur, sur la voûte, on peut voir une copie du retable de Jérusalem où le Christ a célébré la Pâque et le jeudi Saint avec ses apôtres. Autour du maître-autel, une peinture sur toile retrace la descente du Saint Esprit le jour de la Pentecôte. On l'attribue à Xavier Sigalon, peintre né à Uzès en 1778. De chaque côté du chœur se dressent deux statues : à gauche saint Félix pour la rédemption des captifs, à droite saint Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem.

La place Saint-Louis[modifier | modifier le code]

Statue de Saint Louis

Elle est le cœur touristique de la cité. Au centre, face à l'entrée principale de la Porte de la Gardette, est érigée la statue de Saint Louis, œuvre de James Pradier en 1849.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(voir aussi Catégorie:Naissance à Aigues-Mortes)

Vues aériennes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Simien, Aigues-Mortes, éditions Alan Sutton, 2006. (ISBN 2-84910-389-6)
  • Frédéric Simien, Aigues-Mortes, tome II, éditions Alan Sutton, 2007. (ISBN 978-2-84910-561-0)
  • Frédéric Simien, Aigues-Mortes, tome III, éditions Alan Sutton, 2011. (ISBN 978-2-8138-0345-0)
  • Frédéric Simien, Camargue, fille du Rhône et de la mer, éditions Alan Sutton, 2010.
  • Sur les événements de 1893, Enzo Barnabà, Le sang des marais, Marseille, 1993
  • Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010 (ISBN 978-2-213-63685-6)
  • Christian Rollat, L'Affaire Roussillon dans la Tragédie Templière , Rollat 2006. ISBN 9-782952-704908
  • Luc Martin, L'été de la Colère - la tragédie d'Aigues-Mortes - Août 1893 [éditions Grau-Mots 2012] {ISBN 978-2-919155-08-8}
  • Jean-Baptiste Maudet, Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velasquez,‎ 2010, 512 p. (ISBN 8496820378), Annexe CD-Rom 112 pages
  • Jean-Baptiste Maudet, Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velasquez,‎ 2010, 512 p. (ISBN 8496820378)
  • Joanne, Adolphe, Nîmes et Aigues-Mortes..., Paris, Hachette,‎ 1897, 90 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 13
  2. Historique des recherches sur la commune d'Aigues-Mortes
  3. « Aigues-mortes, le Sel de la vie » VIIIe siècle
  4. Gérard Noiriel, op. cit., p. 18
  5. Ordonnance de Guillaume de Roussillon en 1275 - (Roger, La noblesse de France aux croisades, [Édition ? Date ?] p. 158; C. Rollat L'Affaire Guillaume de Roussillon dans la Tragédie Templière du Pilat à Aigues Mortes)1274/1312
  6. Michel Melot, Guide de la mer mystérieuse, Éd. Tchou et Éditions Maritimes et d'Outre-Mer, Paris, 1970, p. 714.
  7. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA309 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 5 juin 1470
  8. Aigues-Mortes sur le site Dimeli and Co
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Rapport cité par Antoine César Becquerel en 1865 in : Becquerel (Antoine César, M.), Mémoire sur les forêts et leur influence climatérique (exemplaire numérisé par Google) ; 1865 voire pages 54
  11. Gérard Noiriel, op. cit., p. 33-43 ; voir aussi E. Barnabà, Mort aux Italiens, Toulouse, Editalie, 2013
  12. Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 51
  13. Gérard Noiriel, op. cit., p. 53
  14. a et b Gérard Noiriel « Le massacre des Italiens » Fayard 2010, p. 55
  15. Gérard Noiriel « Le massacre des Italiens » Fayard 2010, p. 56
  16. Gérard Noiriel, op. cit., p. 58
  17. Une huitième victime meurt du tétanos un mois plus tard
  18. Gérard Noiriel, op. cit., p. 58-63
  19. Gérard Noiriel, op. cit., p. 121
  20. Gérard Noiriel, op. cit., p. 134-136
  21. Gérard Noiriel, op. cit., p. 139
  22. Les ouvriers italiens d'une part, la France pour les émeutes devant le palais Farnèse, l'ambassade de France à Rome.
  23. Gérard Noiriel, op. cit., p. 149
  24. Stéphane Bern, Entretien intégral du prince Louis de Bourbon, Le Figaro, 24 avril 2014, Lire en ligne
  25. « Aigues-Mortes : le prince Louis de Bourbon célèbre Saint Louis », Midi Libre,‎ 25 avril 2014 (lire en ligne)
  26. Le blason de la commune sur Gaso
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  28. « Evolution et structure de la population à Aigues-Mortes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  29. « Résultats du recensement de la population du Gard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  30. a et b voir la fiche sur Monuments historiques
  31. Maudet 2010, annexe, p. 84