Lattes
| Lattes | ||
Un des ronds points de Lattes |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Hérault | |
| Arrondissement | Montpellier | |
| Canton | Lattes (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Montpellier Agglomération | |
| Maire Mandat |
Cyril Meunier 2008 - 2014 |
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| Code postal | 34970 | |
| Code commune | 34129 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lattois, Lattoises | |
| Population municipale |
15 927 hab. (2010) | |
| Densité | 572 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0[1] m — Max. 26[2] m | |
| Superficie | 27,83 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-lattes.fr/ | |
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Lattes (en occitan Latas) est une commune française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon en périphérie de Montpellier.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Lattes est située au sud de la préfecture Montpellier dans une plaine coupée en deux par le Lez, un fleuve côtier. Des collines du nord-ouest au nord-est annoncent le relief de l'intérieur du département.
Le territoire de la commune est partiellement inondable, en cas de crue du Lez. Des digues protègent les parties de la commune proche du Lez et de la Mosson, mais ne sont pas assez solides : un rapport de l’Inspection générale de l’environnement le signale et évalue le risque à trois cent morts à Lattes-Centre et certains lieux-dits comme les Marestelles, tout en jugeant les aménagements insuffisants[3].
Sur la rive gauche du Lez se trouve la plus grande partie des habitants et des activités de la commune. Les quartiers de Lattes-Centre et de Boirargues sont séparés par quelques exploitations agricoles, des champs inusités et des zones commerciales d'importance sur les axes de deux routes allant de Carnon à Montpellier.
Au sud de Lattes-Centre, l'étang du Méjean est une réserve naturelle protégée où les oiseaux peuvent être observés. Une maison de la nature située à l'entrée permet de découvrir cet espace.
Sur la rive droite du Lez (rive gauche de la Mosson), se trouvent la ville de Maurin, quartier fondé au départ par des agriculteurs rapatriés d'Algérie et des habitants de Montpellier dans les années 1960, et deux quartiers isolés d'habitat peu dense : la Céreirède et les Marestelles. Le reste du territoire est constitué de champs agricoles ou d'herbes sèches ; la plupart des vignes ayant été arrachées. Au nord-est, à la limite avec Saint-Jean-de-Védas, l'écart (hameau) de la Jasse de Maurin borde le bois de Maurin dont il est séparé par la voie ferrée. Dans le bois de Maurin se trouve le point culminant naturel de la commune à 26 mètres d'altitude[2],[4].
C'est sur la rive droite que se trouvent deux équipements gênants de l'agglomération de Montpellier, actuellement gérés par la Communauté d'agglomération : la station d'épuration de la Céreirède et la décharge du Thôt, près de l'étang de l'Arnel, fermée en 2008.
La réalisation d'un déversoir et l'aménagement du lit de la Lironde devrait éradiquer le risque d'inondation sur les rives du Lez.(Travaux achevés en 2009).(FG)
Hameaux, lieux-dits, quartiers [modifier]
- Trois unités urbaines : Lattes-Centre, Maurin, Boirargues.
- Étang du Méjean.
- Isolés : la Jasse de Maurin, la Céreirède.
Histoire [modifier]
Préhistoire et Antiquité [modifier]
Dans l'antiquité, il existe un site indigène à Lattara en rapport avec les Étrusques, les Grecs puis les Romains. Durant l'âge du fer (VIIIe ‑ IIe siècle avant J.-C.), Lattes constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne[5].
Dès la fin du VIe ‑ Ve siècle, ont été trouvés en plus des amphores étrusques et massaliotes, des amas de pépins de raisin avec un énorme pic daté entre 225 avant J. C. et 25 après J.-C.[6]
Moyen Âge [modifier]
Au Moyen Âge, le village de Lattes joue le rôle de port fluvial de Montpellier sur le fleuve Lez, en aval du port Juvénal de Montpellier qui était situé au niveau de l'Hôtel de Région. C'est, en partie, grâce au port de Lattes que Montpellier est devenue une ville commerçante importante du XIIe au XVe siècle en Méditerranée, et le principal port de France. Ce port a été profondément réaménagé par Jacques Cœur au XVe siècle car il voulait faire de Montpellier le centre de ses affaires commerciales. Le site du port a été découvert en 1988 lors de fouilles archéologiques précédant les travaux d'urbanisation de l'actuel Port Ariane ; des vestiges importants, d'époque romaine et des XVe et XVIIe siècles ont été mis au jour[7] mais les autorités ont préféré tout reboucher pour poursuivre les travaux d'urbanisation.
Renaissance [modifier]
Période moderne [modifier]
Période contemporaine [modifier]
Dans les années 1960, un groupe de rapatriés après la guerre d'Algérie et de Montpelliérains achète une grande partie du domaine de Maurin et s'entend avec la mairie de Lattes pour développer des activités horticoles dans la plaine viticole. Le domaine lui-même accueille la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER). Le Crédit agricole du Midi y installe son siège social à côté d'une zone artisanale et du village de Maurin où s'installent une association de propriétaires montpelliérains désireux de s'installer là.
Lattes profite du développement de l'agglomération de Montpellier. Alors que la commune, sans véritable centre, n'est constitué que de quelques maisons éparpillées sur son territoire, jusqu'au début des années 1960, elle atteint 15 000 habitants à la fin des années 1990.
Cependant, la quasi-totalité des lotissements récents de Lattes-Centre sont construits dans le lit majeur du Lez, lui-même enfermé dans de profondes digues. Le village de Maurin a été menacé par deux ruptures de digue sur la Mosson au cours des inondations exceptionnelles de 2002 et 2003 causées par des orages cévenols. Si le Lez, résurgence située à environ 30 km au nord de la commune, n'a pas inondé la plaine lattoise ces années-là, se pose néanmoins le problème des inondations, comme dans de nombreuses communes au pied des Cévennes.
Toponymie [modifier]
En occitan, son nom est Latas. Les habitants sont les Lattois.
Administration [modifier]
Lattes est une des communes fondatrices du district de Montpellier, elle appartient à la communauté d'agglomération Montpellier Agglomération.
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| Les données antérieures à 1977 ne sont pas encore connues. | |||
| années 1960 | Roger Andrieu | ||
| 1977, 1983, 1989, 1995 | Michel Vaillat | UDF-DL | Agent d'assurances, conseiller général, député suppléant,
conseiller régional de 1998 à 2004, vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon |
| 2001, 2008 | Cyril Meunier | SE puis DVG | Conseiller auprès des collectivités territoriales, conseiller général |
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 15 927 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
- Siège social du Crédit agricole du Midi (Maurin).
- L'hypermarché construit à Boirargues attire les habitants des communes alentour, et a incité l'installation de nombreux commerces sur les zones voisines de Lattes et de Mauguio. L'hypermarché, du groupe Montlaur à l'origine, a été cédé au groupe Carrefour dans les années 1990.
La création de plusieurs zones d'activités artisanales et commerciales a eu lieu pendant les mandats de maire de Michel Vaillat, entre 1977 et 2001.
Sport [modifier]
La commune accueille une équipe de basket-ball féminin, participant à la Ligue féminine de basket : le Lattes Montpellier Agglomération Basket, anciennement connu comme le Basket Lattes Maurin Montpellier. Issu de la section basket-ball du Foyer rural de Maurin, le club s'entraîne et joue ses matchs dans la salle des sports de Lattes-Centre depuis les années 1990.
L'Association sportive de Lattes, club omni-sport, est fondé le 18 août 1945.
Lieux et monuments [modifier]
- Le musée archéologique Henri Prades, où se tiennent tous les ans des expositions en relation avec le site portuaire gaulois de Lattara. Les champs de fouilles sont à proximité du musée et ouverts aux visites à la belle saison.
- L'église Saint-Laurent, classée monument historique[10].
- Sur les deux routes menant aux stations balnéaires de Palavas-les-Flots et de Carnon, la commune accueille plusieurs discothèques.
- Le port de plaisance se situe au cœur du nouveau quartier de Port Ariane. Près de là, le mas d'Encivade est le cadre d'un festival de théâtre à la fin du printemps et pendant l'été.
- Au sud de la ville de Lattes, la réserve naturelle du Méjean (et sa maison de la nature) accueillent les promeneurs sur un parcours permettant d'observer les oiseaux migrateurs. Des cigognes y vivent en permanence.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Henri Prades (1920-1989), instituteur et archéologue amateur, accomplit les premières recherches archéologiques du site de Lattara découvert en 1963.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de l'Hérault
- Canton de Lattes
- La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la ville de Lattes.
- Site de l'équipe de recherche archéologique de Lattes.
- Lattes en Languedoc : les Gaulois du Sud, site du ministère de la Culture et de la Communication.
- Site officiel du Musée archéologique Henri Prades
Notes et références [modifier]
- L'altitude minimale de 0 mètres par rapport au niveau de la mer correspond à l'étang du Méjean, d'après la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
- L'altitude de 26 mètres dans le bois à l'ouest de Maurin est indiqué par un point d'altitude sur la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
- Rapport de juillet 2006 publié par Marianne n° 502, décembre 2006
- Lattes sur le site de l'Institut géographique national
- référence,Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe-IIe siècles av. J.-C., éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 2-87772-286-4)
- Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, Jean-Paul Rocher Éditeur, Paris, 2009, p. 27 (ISBN 2917411230)
- http://www.prades.non-profit.nl/textes/ap001/pmjc00.html
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00103471, base Mérimée, ministère français de la Culture
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Bibliographie [modifier]
- Chanoine Jean Segondy, Histoire de Lattes des origines à la Révolution, texte rédigé dans les années 1960 et complété en 1970 avec les premières découvertes des fouilles de Lattara ; 1re édition, préface de Louis Segondy, éd. Fédération archéologique de l'Hérault, 1996.
- Michel Py, Lattara - Lattes, Hérault - Comptoir gaulois méditerranéen entre Étrusques, Grecs et Romains, édition Errance, Paris 2009, 343 pages, (ISBN 978-2-8777-2407-4)
