Villeneuve-lès-Avignon

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Villeneuve-lès-Avignon
Le Fort Saint-André sur le Mont Andaon.
Le Fort Saint-André sur le Mont Andaon.
Blason de Villeneuve-lès-Avignon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Villeneuve-lès-Avignon
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Avignon
Maire
Mandat
Jean-Marc Roubaud
2014-2020
Code postal 30400
Code commune 30351
Démographie
Population
municipale
12 266 hab. (2011)
Densité 671 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 02″ N 4° 47′ 48″ E / 43.9672222222, 4.7966666666743° 58′ 02″ Nord 4° 47′ 48″ Est / 43.9672222222, 4.79666666667  
Altitude Min. 10 m – Max. 181 m
Superficie 18,27 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.villeneuvelezavignon.fr

Villeneuve-lès-Avignon ou Villeneuve-lez-Avignon est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Anciennement appelée Villeneuve-Saint-André, Villeneuve-lès-Avignon est une ville du Gard bordant le Rhône située en face d'Avignon dont elle fait partie de l'agglomération logique « inter-départementale » (Gard-Vaucluse). Villeneuve et sa voisine Les Angles forment une même agglomération de plus de 20 000 habitants.

Le mont Andaon[modifier | modifier le code]

Le mont Andaon ou Puy Andaon est une colline dominant la ville de Villeneuve-lès-Avignon. C'était, face au rocher des Doms d'Avignon dont il est le pendant, une position stratégique bordée du côté Est par le Rhône et du côté Ouest par de fortes pentes, ce qui en faisait un lieu sécurisé. Le Rhône baigna en effet le pied Est du Mont Andaon jusqu'au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, le fleuve coule beaucoup plus à l'Est de Villeneuve, son lit ayant reculé de quelque huit cents mètres, créant ainsi la riche plaine alluvionnaire de l'Abbaye.

Plutarque prétend que les Volques Arécomiques avait consacré le puy à leur divinité Stathmos (Station, entrepôt en grec, Statumae en latin), puis avec la romanisation de la région, cette divinité devient Sylvain dieu champêtre.

Le fort Saint-André y est construit après le traité de paréage de 1292.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[1].

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Températures moyennes (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34,0 465,4
Source : Données climatologiques d'Avignon 2000-2007

Toponymie[modifier | modifier le code]

Prosper Marilhat : Villeneuve-lès-Avignon, le Fort Saint-André, 1836

En occitan provençal, le nom est Vilanòva d'Avinhon selon la norme classique ou Vilo-Novo d'Avignoun selon la norme mistralienne.

La graphie officielle, telle que retenue par le Code officiel géographique de l’INSEE, est Villeneuve-lès-Avignon'. Toutefois, la graphie alternative Villeneuve lez Avignon (sans traits d’union, ce qui est une faute d’orthographe, et avec un z à lez) est utilisée au niveau local, par exemple dans tous les documents officiels de la Ville ainsi que sur son site web.

On écrit donc :

  • soit Villeneuve-lès-Avignon, avec traits d’union et accent grave, "lès", signifiant "proche de" ou "à côté de". En l'occurrence Avignon se trouve juste sur la rive opposée du Rhône ;
  • soit Villeneuve lez Avignon, avec "z" sans accent ni tirets : c'est cette orthographe qui a été retenue officiellement par la municipalité} du Docteur Paul Gache dans les années 1970} pour plusieurs raisons :
    1. la première car il s'agit d'une autre orthographe venant du vieux français ; "ez" ou "lez" (comme "ès" ou "lès") signifiant "en", "dans".
    2. la deuxième parce qu'en écrivant "lez", on supprime "les" qui induit un mot au pluriel, on évite ainsi la tentation de voir "Avignon" affublé du "s" à la fin, ce qui ne sied pas à un nom propre ;
    3. la troisième, est liée à l'informatique et aux langues étrangères : les claviers qwerty n'ont pas de "e" accentué, de nombreuses langues n'utilisent pas les accents, et les majuscules s'écrivent communément sans accent. Choisir cette nouvelle graphie choisie par la municipalité évite l’apparition de nouvelles orthographes.[réf. nécessaire]

Il conviendrait de ce fait, conformément aux deux premières raisons invoquées, de prononcer "lez" en [lɛts] ou [lɛs], comme cela a été longtemps le cas.

Pour le moment, la municipalité n’a pas demandé de modification de l’orthographe au COG.

Dans les publications régionales, c’est cependant l’orthographe officielle qui est retenue, ainsi que très largement sur Internet[2].

L’éminence dominant le Rhône sur laquelle l’abbaye et le village se sont construits est appelée le mont Andaon. L’hypothèse la plus courante attribue une valeur à la fois hydronymique et oronymique à ce nom (c’est-à-dire un nom qui se rapporte à la fois à l’eau et au relief), mais sans certitude aucune[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la ville sont : parti, en 1 d’azur à trois fleurs de lys, qui est de France ; en deux, de gueules à un sautoir d’or, qui est de l'abbaye Saint-André, les deux co-seigneurs de la ville depuis l'acte de paréage de 1292.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces anthropiques datent de la fin du Néolithique : ce sont des habitations et des sépultures retrouvées au quartier du Polygone, de la colline du Cabrion. Aux Angles, le Rocher de la Justice a servi à l’installation d’un oppidum au chalcolithique, oppidum réorganisé durant la protohistoire ; d’autres découvertes remontant à la même époque ont été faites sur le territoire de la commune et aux environs[4]. Le mont Andaon a été occupé également à la protohistoire, mais son usage comme oppidum est toutefois incertain : il est en effet vaste et accessible facilement à l’ouest et au sud, et sa fortification aurait demandé beaucoup d’efforts à une population nombreuse. De plus, aucune découverte archéologique depuis 1873 ne vient à l’appui de cette hypothèse[5].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un sanctuaire du dieu Sylvain est construit sur le mont Andaon, peut-être par la confrérie des carriers. Quelques tombes ont également été retrouvées, mais il apparaît que le territoire de la commune est peu habité au début de l’ère chrétienne[6].

Les découvertes sont plus nombreuses pour les siècles suivants : de nombreuses tombes des IIIe-VIe siècles ont été découvertes[7]. Il est possible que les très nombreuses tombes de Ve et VIe siècles soient celles d’Avignonnais qui franchissaient le fleuve pour se faire enterrer, choix qui aurait pu être facilité par la construction d’un pont de bois autour de l’an 400[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sur le Mont Andaon, une nécropole chrétienne se développe autour de la tombe de Casarie, dans une grotte. A son décès le 8 décembre 586, son époux Valens appose un épitaphe sur sa tombe. Ce texte gravé sur une plaque de marbre (conservé dans la collégiale de Villeneuve) est à l'origine de la tradition selon laquelle Casarie est l'épouse d'un évêque d'Avignon, qui s'est retirée en ermite au sommet du Mont Andaon, suivant le modèle de sainte Marie-Madeleine. Face à la vénération dont est l'objet la tombe, l'évêque d'Avignon appele une communauté bénédictine afin d'encadrer le culte naissant. Avant 980, l’abbaye saint-André est fondée sur le mont Andaon[9], avant d’être approuvée par bulle papale en janvier 999[10]. À l’époque, la colline et ses environs ne sont occupés que par quelques maisons et fermes isolées[11]. Un village se développe autour de l’abbaye au XIe siècle, sous le nom de bourg Saint-André[12].

Après 1181 et avant 1200, une muraille est construite autour du village, qui devient un castrum, probablement en liaison avec la construction du pont sur le Rhône (achevé en 1185)[13], les habitants de Saint-André voulant se protéger des Avignonnais. C’est probablement également à cette date que l’abbé donne son autonomie au village et affranchit une partie au moins des serfs[14]. Cependant, le bourg Saint-André est annexé par la commune d’Avignon au début du XIIIe siècle, et en 1210, le comte de Provence Raymond V confirme cette annexion. Malgré une révolte des habitants de Saint-André en 1213, cette domination des Avignonnais est à nouveau confirmée en 1222[15]. En 1226, l’armée du roi de France assiège Avignon, dans le cadre de la croisade des Albigeois.

En 1226, le roi de France Louis VIII en lutte contre le comte de Toulouse, arrive avec son armée devant Avignon. Avignon demeure fidèle au comte et refuse le passage de l'armée royale. Pendant les trois mois que dure le siège, le roi est l'hôte de l'abbé de Saint-André, qui va lui proposer de signer un traité de paréage. Ce traité place la seigneurie de Saint-André sous la protection du roi de France. Les termes de ce traité ne seront en fait jamais appliqués : la fin de la croisade des Albigeois en 1229 a dépecé le comté de Toulouse au profit des vainqueurs : Avignon est partagée entre deux frères du roi de France, les prétentions de la ville sur Saint-André sont réduites à néant.
À la fin du XIIIe siècle, des changements géopolitiques vont avoir des conséquences sur la rive droite du Rhône. Le roi de France Philippe IV le Bel, qui a hérité de son oncle la moitié de la seigneurie d'Avignon, l'échange avec un cousin, roi de Naples, autre co-seigneur de la ville. Le roi de France perd le contrôle de la rive gauche du fleuve, il doit alors prendre le contrôle de la rive droite.

Le 11 juillet 1292, après deux ans de négociations, un nouveau traité de paréage remplace le premier. Le traité prévoit :

  • la construction de deux forteresses royales ;
  • le partage entre l’abbé et le roi de tous les revenus de la seigneurie de Saint-André (très riche) et de la terre royale de Tavel ;
  • la haute-justice revient entièrement au roi ;
  • le sceau est désormais commun (d’où les armes actuelles de la ville) ;

La construction d'une forteresse à l'entrée du pont débute aussitôt. Le contrôle de l'accès du pont est le véritable enjeu, économique et stratégique, de ce traité. En construisant la Grosse Tour du Bout du Pont (aujourd'hui Tour Philippe le Bel), le roi annexe la totalité du pont et s'en attribue d'autorité les revenus. Malgré les protestations des Avignonnais, l'état de fait et la loi du plus fort l'emportent.

Afin de favoriser le développement économique de la co-seigneurie, une bastide royale est fondée en mars 1293 sur les rives du Rhône portant le nom de Ville Neuve-Saint-André-près-d'Avignon. Dotée de nombreux privilèges afin d'en favoriser le peuplement, la ville neuve devait sans doute, dans l'esprit du roi de France, concurrencer et surclasser Avignon sa rivale. Un évènement tout à fait imprévu aller bouleverser ses plans et réorienter le destin de la ville.

L'installation en 1316 à Avignon de la papauté a d'énormes conséquences sur la ville naissante qui va recevoir les villégiatures des cardinaux et des souverains pontifes. Quatorze palais gigantesques sont construits à Villeneuve, dont l'emprise des domaines marque aujourd'hui encore la physionomie de la cité. Certains sont des manoirs de campagne (palais de Montaut, de Montolivet) construits dans les collines, d'autres sont des palais urbains (palais de Via, du Pouget, de Canilhac, de Thurry) élevés à la lisière de la ville neuve, étouffant le développement naturel de son plan initial en damier.

Suivra plus tard la construction de la seconde forteresse royale prévue par le traité de 1292, le fort Saint-André, sur le mont Andaon, pour protéger l'abbaye et le Bourg Saint-André des bandes de brigands lors de la Guerre de Cent Ans et pour fortifier la frontière du royaume.

En 1356, fondation par le pape Innocent VI de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, qui deviendra l'une des plus vastes et riches d'Europe. En 1649, un projet de portail monumental envisagé quatre ans plus tôt pour la Chartreuse, est finalement réalisé, par l’architecte François de Royers de la Valfenière. En 1660, Louis XIV le franchira en grand cérémonial lorsqu'il viendra en visite à la Chartreuse accompagné d'une nombreuse suite.

Au XIVe siècle, le pouvoir de l’abbé continue de décroître, jusqu’à la révolte en 1388 des habitants de Villeneuve, qui refusent de prêter serment de fidélité à leur abbé toujours absent[16].

En novembre 1461, par ses lettres patentes, Louis XI confirma les privilèges de Saint-André-lèz-Avignon[17].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Barque de pêche au carrelet

Au XVIIe siècle, la pêche sur les rives du Rhône se faisait au carrelet avec un système de filet à balance. Les patrons pêcheurs se plaçaient en aval des moulins à bateaux généralement installés au pied de la tour Philippe-le-Bel ce qui leur permettaient, dans le courant, de capturer facilement les poissons attirés par la farine échappée du moulin[18].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution a été une période relativement calme à Villeneuve où ont trouvé refuge de nombreux avignonnais et comtadins cherchant à échapper à la guerre civile qui ensanglantait les états pontificaux. Toutefois cette période a été une rupture radicale dans l'histoire de la cité. Privée d'un coup de ses privilèges de ville royale et de ses riches maisons religieuses, elle se retrouve réduite au rang de chef-lieu de canton.

La population composée de petits commercants, d'artisans et d'agriculteur est à la merci des crues du Rhône, des maladies du ver à soie et de la disparition de la garance.

Les municipalités successives doivent lutter contre les prétentions territoriales d'Avignon (la vaste et fertile île de la Barthelasse est transférée en 1852 du territoire de Villeneuve à celui d'Avignon), l'ensablement du port qui entrainera en 1855 le déplacement de la foire de la Saint-André de Villeneuve à Avignon.

La création d'un pont en 1820 puis l'arrivée du train va favoriser les échanges et stimuler l'économie : une agriculture prospère, un réseau dense de petites fabriques font de Villeneuve une bourgade débordant d'activité. Ses trésors artistiques attirent de nombreux esthètes, artistes, peintres et écrivains. La ville est le sujet privilégié des peintres de l'École d'Avignon du début du XXe siècle. Enfin, comme les cardinaux du XIVe siècle, les familles de la bourgeoisie avignonnaise établissent leurs villégiatures dans les collines de Montaut, où ils jouissent de la plus belle vue qui soit sur Avignon, tandis que les classes moyennes apprécient la tranquillité de leurs mazets de Candau. De nombreuses auberges et guinguettes participent à cet art de vivre.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[19]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[19],[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune de Villeneuve-lès-Avignon a été récompensée par le label « Ville Fleurie deux fleurs ».

En 2010, la commune de Villeneuve-lès-Avignon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[21].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Émile Ranquet Indépendant Conseiller général
1977 1989 Paul Gache app. UDR puis UDF Conseiller général (1976-1988)
1989 1995 Aimé Montal PS Conseiller général (1988-1994)
1995 en cours Jean-Marc Roubaud UMP Député (2002-2012)

Canton[modifier | modifier le code]

Villeneuve-lès-Avignon est éponyme et chef-lieu du canton de Villeneuve-lès-Avignon, dont le conseiller général est Patrick Vacaris (UMP, maire de Rochefort-du-Gard).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 300 3 297 3 279 3 232 3 564 3 633 3 671 3 723 3 733
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 252 3 162 3 067 2 730 2 910 2 630 2 644 2 622 2 735
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 922 2 890 2 709 2 561 3 035 3 635 3 740 4 399 5 157
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 422 6 977 8 540 9 282 10 730 11 791 12 471 12 266 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Établissements d’enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement général
  • Lycée Jean-Vilar (établissement public local d'enseignement), du nom de Jean Vilar, ancien directeur du TNP. Il accueille environ 1 100 élèves de la seconde à la terminale S, L, ES ou STG depuis la rentrée 2007. Il est à noter que ce nouveau lycée a amputé, par l'origine sociale de sa population, les Lycées d'Avignon du centre villede ses meilleurs élèments.
  • Collège du Mourion (établissement public local d'enseignement).
  • Institution Sancta Maria (depuis 1920) : école maternelle, primaire, collège(établissement catholique d'enseignement privé sous contrat d'association avec l'État)
Enseignement artistique
  • École de Musique de Villeneuve Yves-Marie Bruel (association).
  • Conservatoire de Danse de Villeneuve-lez-Avignon (association).
Pierre Seghers avec Aragon et Elsa Triolet à Villeneuve en 1941

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villeneuve-lès-Avignon est jumelée avec :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol, Roseline Bacou et Alain Girard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque inter régional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X)
  • Bruno Eyrier, Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2002, (ISBN 2842536754)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La climatologie du Vaucluse
  2. Selon le Google fight, 385 000 pages utilisent exclusivement Villeneuve-lès-Avignon, avec ou sans accent [1], et 9000 utilisent exclusivement "Villeneuve-lez-Avignon", avec z[2] ; au total, 450 000 pages utilisent l’une ou l’autre, ou les deux["villeneuve-lez-avignon" OR "Villeneuve-les-Avignon" OR "Villeneuve-lès-Avignon"] (recherches effectuées le 17 février 2009)
  3. Élizabeth Sauze, « Le toponyme Andaon », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque inter régional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 11-14
  4. Dominique Carru, « Aux origines du mont Andaon : Villeneuve-lès-Avignon et sa proche région jusqu’au Moyen Âge », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque inter régional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 15
  5. Dominique Carru, op. cit., p 17
  6. Dominique Carru, op. cit., p. 18-19
  7. Dominique Carru, op. cit., p. 20-21
  8. Dominique Carru, op. cit., p. 22
  9. Michel Chalon, « À propos des origines de Saint-André : l’épitaphe de Casaria », inGuy Barruol, Roseline Bacou et Alain Girard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 42
  10. Guy Barruol, « Présentation générale », in Guy Barruol, Roseline Bacou et Alain Girard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque inter régional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 7
  11. Marie-Luce Fabrié, « Le village de Saint-André jusqu’au traité de paréage de 1292 », in Guy Barruol, et alii, L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon..., op. cit., p. 149
  12. Marie-Luce Fabrié, op. cit., p. 149
  13. Marie-Luce Fabrié, op. cit., p. 151
  14. Marie-Luce Fabrié, op. cit., p. 152
  15. Paul Payan, « L’abbaye Saint-André à la rencontre des pouvoirs. Un enjeu stratégique entre France et Avignon », in Guy Barruol, et alii, L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon..., op. cit., p. 156
  16. Paul Payan, op. cit., p. 160
  17. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA222 Lettres patentes de Louis XI, Tours, novembre 1461
  18. Bruno Eyrier, op. cit., p. 21.
  19. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  20. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info
  21. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]