Massif des Alpilles

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43° 45′ 00″ N 4° 50′ 00″ E / 43.75, 4.83333 ()

Alpilles
Massifs des Alpes occidentales
Géographie
Altitude 498 m, Tour des Opies
Massif Chaîne pyrénéo-provençale
Longueur 25 km
Largeur 6 à 8 km
Superficie 171 km2
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Géologie
Roches Roches sédimentaires

Le massif des Alpilles est un massif montagneux situé au nord-ouest du département français des Bouches-du-Rhône. Depuis le , les collectivités locales sont associées au sein d'un Parc naturel régional des Alpilles. Présentant un paysage original de roches blanches calcaires, il s'étend d'est en ouest entre les communes de Tarascon et Orgon sur une superficie de 50 000 hectares. Seize communes y sont localisées, bien que Tarascon et Saint-Martin-de-Crau n'ait qu'une petite partie de leur territoire appartenant au massif. Environ 43 000 personnes vivent dans les Alpilles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tour des opies
Tour des opies

La première allusion au nom donné à la chaîne des Alpilles apparaît relativement tard. Sous l'Ancien Régime, la montagne ne semble pas avoir de nom. Tout au plus Claude François Achard parle-t-il des « montagnes des Baux[1] » en 1787. Pourtant, dans le même ouvrage, il désigne un sommet des Alpilles sous le nom de « Houpies », faisant référence à la Tour des Opies. Ce nom francisé dérive du provençal Aupiho, qui est un diminutif du nom Aup (« les Alpes »). Le terme « Alpilles » désigne donc une chaîne que l'on compare à de petites Alpes[2]. On trouve dans le même temps une autre forme pour désigner la chaîne des Alpilles : le terme « Alpines », qui existe aujourd'hui encore pour désigner, par exemple, le canal des Alpines, à Barbentane[3]. Il est sans doute plus ancien que la forme « Alpilles ». Dans la Vita de Césaire, évêque d'Arles (VIe siècle), on lit que l'ecclésiastique faisait des visites in Alpinis locis, ce qui semble davantage correspondre aux Alpilles qu'aux Alpes.

Au XIXe siècle et dans le premier tiers du XXe siècle, les deux termes coexistent, mais il semble que l'on réserve la forme « Alpines » à la chaîne de montagnes, tandis qu'« Alpilles » désigne davantage le sommet de la chaîne (le « signal des Alpilles »)[2]. Le félibre Frédéric Mistral (1830-1914), quant à lui, utilise invariablement la forme « Alpilles[4] », qui va finir par s'imposer comme le terme correct pour désigner la chaîne de collines comprise entre Crau et Petite Crau.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama des Alpilles

Situation[modifier | modifier le code]

Carte topographique des Alpilles.
Oliveraie dans la plaine des Baux.

Le massif des Alpilles est un massif situé dans le sud de la France, dans le département des Bouches-du-Rhône (région Provence-Alpes-Côte d'Azur), à une soixantaine de kilomètres au nord de Marseille. Elles s'étendent selon un axe est-ouest sur environ 25 km, depuis la vallée du Rhône jusqu'à la vallée de la Durance. Plusieurs zones sommitales le composent :

En dehors de ces sommets, le massif des Alpilles est caractérisé par la présence de plusieurs plaines :

  • Les marais des Baux, entre les Costières et les rochers de la Pène, aux pourtours peuplés dès la Préhistoire, présente une surface plane asséchée au cours du XIXe siècle[8].
  • La plaine de Fontvieille, située au nord et au nord-est de cette commune, doit son existence à la cohabitation du massif avec les alluvions du Rhône. Il s'agit aujourd'hui d'une grande zone de la forme d'un triangle vouée à la culture de la vigne et de l'olivier[7].
  • La plaine de Roquemartine, à l'opposé, se situe au nord d'Eyguières et présente un relief sévère aux pentes herbeuses servant de pâture aux moutons[6].
  • Les Plaines sont un immense plateau opérant la jonction entre la plaine de Roquemartine et Notre-Dame de Beauregard (commune d'Orgon). Ce plateau est couvert d'une forêt de chênes verts touffue[6].
  • La plaine de Saint-Rémy-de-Provence marque la limite nord du massif. Abritant le site antique de Glanum, cette plaine est fertile[10]. Le peintre Vincent van Gogh en a immortalisé le paysage lors de son séjour à l'asile Saint-Paul de Mausole (1889-1890).
  • La plaine d'Eygalières (nommée « vallon des Prés » dans son ensemble et « plaine des Calans » pour la partie au sud d'Eygalières) compte de grandes étendues d'oliveraies et tend à s'urbaniser davantage que le reste du massif[10].
  • La plaine des Baux, au pied du village des Baux, est vouée, comme la plaine de Fontvieille, à la culture de la vigne et de l'olivier[5].

Populations[modifier | modifier le code]

Les communes du massif[modifier | modifier le code]

Délimité en 1965 par une inscription à l’inventaire des sites remarquables, le périmètre des Alpilles englobe 15 communes : Aureille, Les Baux-de-Provence, Eygalières, Eyguières, Fontvieille, Mas-Blanc-des-Alpilles, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Paradou, Orgon, Saint-Étienne-du-Grès, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Rémy-de-Provence, Sénas, Tarascon [11].

Limites communales des Alpilles

Démographie[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous totalise le nombre des habitants des communes des Alpilles[12] à la même date[13]. Il montre que la population des Alpilles a presque doublé entre 1936 et 1999.

Évolution de la population des Alpilles
1936 1946 1962 1968 1975 1982 1990 1999
20 806 20 902 24 404 25 935 28 355 32 527 37 311 40 629
1962 à 1999 : population sans double compte (recensement)
(Sources : Insee.)

Flux migratoire[modifier | modifier le code]

Pression démographique[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Les Alpilles, la Tour des Opies (498 m) au fond

Le massif des Alpilles est l’un des reliefs majeurs du département des Bouches-du-Rhône[14]. Il domine au nord la plaine maraîchère de Saint-Rémy-de-Provence et au sud la plaine de la Crau. Le point culminant est la Tour des Opies, à 498 mètres d'altitude, à l'est du massif. Les autres principaux sommets sont le plateau de la Caume (387 m), le mont Gaussier (306 m), le mont Paon, le Val d'Enfer.

Accès et voies de communications[modifier | modifier le code]

La gare d'Avignon TGV se situe à environ 20 km au nord. Les aéroports les plus proches sont ceux de Marseille Provence, de Nîmes - Garons et d'Avignon - Caumont. On trouve deux aérodromes sur le secteur des Alpilles, l'un au nord entre Égalières et Saint-Rémy-de-Provence, et un autre au sud de la ville d'Eyguières[15].

L'autoroute A7, qui descend la vallée du Rhône et relie Lyon à Marseille via Orange, passe à quelques kilomètres à l'est. L'autoroute A54 (Nîmes - Salon-de-Provence) traverse le territoire provençal au sud du massif. Enfin, l'autoroute A9, qui va d'Orange à Montpellier puis Perpignan, passe à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest.

La route départementale 99 passe au nord vers Tarascon, puis Nîmes à l'ouest et Cavaillon à l'est.

Les routes départementales 5 et 24 permettent de traverser le massif sur un axe nord-sud.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

De par son relief, le massif des alpilles et parcouru de nombreux ruisseaux que l'on nomme des « gaudres ». Un gaudre (du provençal gaudre : « petit ruisseau ») désigne un cours d'eau souvent à sec en été et à faible débit le reste de l'année. Ajoutés au cours naturel de ces gaudres, plusieurs roubines et canaux ont été creusés pour drainer les quantités d'eau importantes que recèle le sol des communes du massif.

Les gaudres[modifier | modifier le code]

  • Le gaudre du Trible, dont la source se situe au nord du village des Baux-de-Provence et qui, au sud de la commune de Maussane, passe par le pont Saint-Jean (chaînon de la Pène) et se jette dans le canal de la Vallée des Baux.
  • Le gaudre de la Foux, qui est la continuité du gaudre de Verpétrière, qui jaillit du vallon des Amants, au nord de la crête des Calans (commune de Mouriès).
  • Le gaudre d'Entreconque au nord des rochers d'Entreconque, et qui, en fusionnant avec le gaudre de Verpétrière, forme le gaudre de la Foux (commune des Baux-de-Provence).
  • Le gaudre du Gaucher, qui provient du quartier de Monblan (commune de Maussane) et se déverse dans la gaudre du Mas-de-Cayol.
  • Le gaudre des Gypières, dont la source se situe au nord du quartier des Gypières, fusionne avec le gaudre des Barres près du Castellas (commune de Maussane).
  • Le gaudre de Valoste, dans le vallon du même nom (commune de Maussane).
  • Le gaudre de Réquillon au nord du mas de Fléchon (commune de Maussane).
  • Le gaudre du Fangas au nord du vallon du Four.
  • Le gaudre de Malaga qui marque la limite entre la commune de Maussane et celle de Mouriès. Il s'agit du plus long gaudre de la commune. Il prend sa source près du château de Pierredon, sur la commune de Mouriès. Le gaudre de Requilion déverse ses eaux dans ce gaudre. Il vient finir sa course dans le canal de la Vallée des Baux.
  • Le gaudre de la Vallongue, affluent du gaudre du Destet qui prend sa source à Aureille et coule à Mouriès.
  • Le gaudre d'Aureille, qui coule à Aureille, Eyguières et Mouriès.
  • Le gaudre de Romanin, qui traverse les communes d'Aureille, d'Eygalières et de Saint-Rémy-de-Provence

Les gaudres de Maussane et Paradou sont les cours d'eau qui possèdent les plus gros débits dans les Alpilles, dépassant généralement les 5 m3/seconde.

Les canaux[modifier | modifier le code]

  • Le canal de Van-ens (sud du massif)
  • Le canal de la vallée des Baux (sud du massif)
  • Le canal de Craponne (sud du massif)
  • Le canal de Monestier (sud du massif)
  • Le canal des Alpilles (nord du massif)
  • Le canal du plan et de la Crau (nord-est du massif)
  • Le canal du moulin de saint Andiol (nord-est du massif)
  • Le canal de Viguièrat (nord-ouest et ouest du massif)

Les anciens marais des Baux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marais des Baux.
Canal du Marais des Baux
Canal du Marais des Baux

Jusqu'aux années 1880, la zone située au sud des rochers de la Pène était totalement inondée et connue sous le nom de « marais des Baux ». Ce grand lac, riche en poisson, s'étendait sur plusieurs hectares et a permis à des générations de Maussanais de vivre de la pêche. Pour des raisons d'hygiène, du fait des maladies bactériennes qu'entraînait la présence de ces marais, ceux-ci ont été asséchés progressivement dès les années 1830.

Aujourd'hui, l'eau a disparu pour une grande partie, mais la zone reste inondable. Ainsi, lors des inondations de décembre 2003, toute la surface occupée par les anciens marais, mais aussi la route départementale 27 reliant Maussane à Saint-Martin-de-Crau a été inondée plusieurs semaines. La partie sud de cette zone reste toutefois couverte d'eau, notamment toute la surface située entre le canal de la Vallée des Baux et la chaîne des Costières (commune de Saint-Martin-de-Crau).

Tout un réseau de canaux traverse aujourd'hui les anciens marais, comme le canal de Monestier et la roubine de Saint-Laurent.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les Alpilles sont constituées de strates de roches sédimentaires plissées. Elles forment un anticlinal.

Les Alpilles, photo prise à l'ouest du village de Eyguières, depuis les collines des Opies.
Premier et moyen plan : strates du Jurassique supérieur (j6)
Arrière-plan : vue de la barre claire de calcaire urgonien (Crétacé inférieur)

Sismicité[modifier | modifier le code]

À la suite du décret du définissant le zonage sismique de la France, les Bouches-du-Rhône ont été découpées de la manière suivante[16] :

Climat[modifier | modifier le code]

Malgré les hauts reliefs des Alpilles, on ne note pas de différences notables entre les plaines qui entourent le massif et les sommets. Le climat est de type méditerranéen, avec des étés secs et des saisons intermédiaires pluvieuses[17]. Comme l'ensemble des zones situées à proximité du Rhône, les Alpilles sont sujettes à un mistral conséquent. En revanche, le piémont sud est plus abrité des épisodes de gel, avec 40 jours par an. Le printemps y est parmi les plus précoces en Provence. On peut voir des amandiers en fleurs dès fin janvier[17].

À la différence des plaines, les sommets des Alpilles sont plus arrosés et le risque d'orage y est plus important[17].

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Les Alpilles dévient le vent, mais le vent souffle aux Baux pratiquement aussi fort que dans le nord de la chaîne. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[17].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Températures et précipitations[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France / Station de Salon de Provence

Flore[modifier | modifier le code]

D'importantes populations de conifères sont présentes dans le massif avec entre autres le pins d'Alep et le pins sylvestre. On trouve également le Genêt de Villars.

Plusieurs espèces végétales sont protégées sur le territoire du massif, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium).

Faune[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces aviaires nichent dans les Alpilles. On trouve sur le massif près de 250 espèces d'oiseaux, dont 25 espèces d'intérêt communautaire[18]. La plus réputée est l'aigle de Bonelli[19], espèce protégée, comme le vautour percnoptère, le faucon crécerellette et le hibou grand-duc[19].

Les rochers abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles, le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé[19].

Espèces chassées[modifier | modifier le code]

Le territoire du massif, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population étant en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître. La raison semble en être l'épidémie de myxomatose de 1953 qui a causé des ravages dans la population et, depuis la fin du XXe siècle, le VHD viral qui provoque la diminution de l'espèce[réf. nécessaire]. La raréfaction des rongeurs pourrait poser problème à terme pour la survie des espèces de rapaces qui s'en nourrissent.

Autres espèces animales[modifier | modifier le code]

On ne peut évoquer la faune locale sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau européen, la fouine ou encore le campagnol et la musaraigne, mais aussi la chauve-souris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

La protohistoire est marquée par la création de plusieurs oppida dans les Alpilles. Il s'agit de lieux habités et construits sur des hauteurs, généralement pour des raisons défensives. Y. Marcadal cite 16 oppida dans les Alpilles : le mont de Cordes, le plateau du Castelet de Fontvieille, les tours de Castillon, l'oppidum des Baux, le castellas de Maussane, l'oppidum des Caisses de Jean-Jean, le castellas d'Aureille, l'oppidum de Sainte-Cécile, l'oppidum du Mont-Menu, le castellas de Lamanon, Ernaginum, Saint-Gabriel, Notre-Dame-du-Château, Glanon, l'oppidum de la Vallongue et l'oppidum de Notre-Dame-de-Beauregard[20].

Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (VIIe ‑ VIe siècles av. J.-C.), la population, jusqu'alors essentiellement nomade, se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d'un village avec ses rues et ses maisons adossées[21]. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[21]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange[21]. Au cours des siècles suivants, la population des Alpilles diminue de façon conséquente : le comptoir grec d'Arles attire de nombreux habitants venus de toute la région[21]. Mais dès la fin de l'Âge du fer (IIe ‑ Ier siècles av. J.-C.), plusieurs sites commencent à être occupés à nouveau. Plusieurs villages se développent et des monuments sont construits dans un style tardo-hellénistique. On retrouve notamment sur plusieurs sites des dalles de toiture en calcaire tendre scié, preuve de cette influence grecque[21].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

2007, création du Parc naturel régional des Alpilles.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture et productions[modifier | modifier le code]

L'arboriculture est avant tout méditerranéenne avec des plantations d'oliviers, de figuiers et d'amandiers.

Les vignes sont elles aussi présentes tout autour du massif. Les Coteaux-des-baux-en-provence sont une AOC viticole cultivée autour du massif sur le territoire de sept de ces communes : Les Baux-de-Provence, Eygalières, Fontvieille, Mouriès, le Paradou, Saint-Étienne-du-Grès et Saint-Rémy-de-Provence. Les cépages cultivés pour cette AOC sont le grenache, le mourvèdre, le syrah, le cinsault, la counoise, le carignan et le cabernet-sauvignon[22].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Sixte d'Eygalières
petit train touristique des Alpilles
petit train touristique des Alpilles

Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voire dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Parmi les points d'attrait touristiques principaux figurent :

Sports et tourisme sportif[modifier | modifier le code]

Immobilier[modifier | modifier le code]

Exploitation des richesses du sous-sol[modifier | modifier le code]

Les sols de nature calcaire du massif ont longtemps été exploité tout autour du massif notamment pour l'extraction de pierres utilisées dans le cadre de la construction (pierres de taille). Les sites qui en témoigne sont nombreux : Fontvieille, les Baux-de-Provence, Eygalières, etc.

Mais l'extraction de pierre n'est pas la seule exploitation du sous-sol du massif. Ainsi, une usine sur la commune d'Orgon extrait jusqu'à 900 000 tonnes de carbonate de calcium par an.

On trouve aussi des sablières, comme celle au pied du massif sur la commune Sénas.

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

Différentes entités et arrêtés protègent le massif :

  • le parc naturel régional des Alpilles[23] ;
  • la ZNIEFF de type 2 : les Alpilles ;
  • la ZNIEFF de type 2 : chaîne des Alpilles[24] ;
  • la ZICO : chaîne des Alpilles ;
  • la zone de protection spéciale : les Alpilles ;
  • la zone spéciale de conservation : les Alpilles ;
  • l'arrêté de protection de biotope : carrière Saint-Paul et carrière Deschamps[25] ;
  • l'arrêté de protection de biotope : La Caume[26] ;
  • la directive paysagère (auprès de la DIREN)[27]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

Plusieurs monuments sont situés aux abords ou au cœur du Massif des Alpilles.

Monuments historiques classés[modifier | modifier le code]

Chaque commune du massif dispose d'un patrimoine protégé, aussi bien classé qu'inscrit au titre des monuments historiques. Les deux communes en comptant le plus sont Les Baux-de-Provence et Saint-Rémy-de-Provence, datant de l'Antiquité ou de la période médiévale.

Patrimoine rural[modifier | modifier le code]

Représentations des Alpilles[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Parmi les auteurs ayant écrit sur le massif, on trouve[14] :

Peinture[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres ont été inspirés par le massif des Alpilles[14]. Parmi eux figurent Vincent van Gogh, Yves Brayer, René Seyssaud, Antoine Serra, Léopold Lelée, ou encore Auguste Chabaud.

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Cinéma[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol et Nerte Dautier (coord.), Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières, Forcalquier, 2009,‎ 2009 (ISBN 978-2906162976)
  • Fabienne Gateau et Michel Gazenbeek, Carte archéologique de la Gaule, 13/2, Les Alpilles et la Montagnette, Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres, 1999,‎ 1999 (ISBN 2877540596)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de la Provence et du Comtat venaissin, Marseille, 1787.
  2. a et b « Le nom des Alpilles », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, J.-C. Bouvier, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 196.
  3. « Le canal des Alpines », barbentane13.free.fr.
  4. « C'est la chaîne des Alpilles, ceinturée d'oliviers comme un massif de roches grecques, un véritable belvédère de gloire et de légendes », in Mes origines. Mémoires et récits, Frédéric Mistral, traduit en français par Frédéric Mistral, 1906.
  5. a et b N. Dautier, « Des sites et des paysages naturels remarquables », in Les Alpilles. Encyclopédie..., op. cit., p. 29.
  6. a, b et c N. Dautier, « Des sites et des paysages... », op. cit., p. 30.
  7. a et b N. Dautier, « Des sites et des paysages... », op. cit., p. 28.
  8. a et b N. Dautier, « Des sites et des paysages... », op. cit., p. 27.
  9. N. Dautier, « Des sites et des paysages... », op. cit., p. 27, 28.
  10. a et b N. Dautier, « Des sites et des paysages... », op. cit., p. 31.
  11. Zone ZNIFF
  12. Ces chiffres comprennent la population des communes d'Aureille, Les Baux-de-Provence, Eygalières, Eyguières, Fontvieille, Lamanon, Mas-Blanc, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Orgon, Paradou, Saint-Étienne-du-Grès, Saint-Rémy-de-Provence et Sénas.
  13. Source INSEE. Cité in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, op. cit., p. 180.
  14. a, b et c [PDF] Le massif des Alpilles
  15. Romain Cantennot, l'Aéroport d'Eyguières vole de ses propres ailes, 25 mai 2009, article publié dans le journal La Provence, consultable en ligne sur le site web du journal
  16. La sismicité des Bouches-du-Rhône
  17. a, b, c et d « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  18. Chaîne des Alpilles, Conservation Nature
  19. a, b et c Le patrimoine naturel des Alpilles, parc naturel région des Alpilles
  20. Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 143-147.
  21. a, b, c, d et e Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles, op. cit, p. 146.
  22. L'AOC Coteaux-des-baux-en-provence a été reconnu en AOC par un décret du pour les vins rouges et rosés.
  23. Parc régional des Alpilles
  24. ZNIEFF Chaîne des Alpilles
  25. biotope : carrière Saint-Paul et carrière Deschamps
  26. Biotope de la Caume
  27. Directive paysagère des Alpilles