Mont Aigoual

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mont Aigoual
Face est du mont Aigoual (Lozère, France, 2006)
Face est du mont Aigoual (Lozère, France, 2006)
Géographie
Altitude 1 565 m[1]
Massif Cévennes
(Massif central)
Coordonnées 44° 07′ 15″ N 3° 34′ 53″ E / 44.12083, 3.58139 ()44° 07′ 15″ Nord 3° 34′ 53″ Est / 44.12083, 3.58139 ()  [1]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Départements Lozère, Gard
Ascension
Voie la plus facile routes accès faces nord et sud
et sentiers de grande randonnée
Géologie
Roches granite

Géolocalisation sur la carte : Gard

(Voir situation sur carte : Gard)
Mont Aigoual

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Mont Aigoual

Le mont Aigoual est un sommet situé dans le sud du Massif central, sur la limite entre le Gard et la Lozère. Il culmine à 1 565 mètres d'altitude[1]. Cela en fait le point culminant du Gard et le second de la Lozère ainsi que des Cévennes, après le mont Lozère (1 699 mètres).

Bastion sud-est du Massif central, le mont Aigoual est remarquable par son panorama, son climat et son observatoire météorologique. C'est sur ce mont qu'a été entreprise au XIXe siècle la première grande opération de reforestation antiérosive en France (constitution d'une forêt de protection sur les sols érodés par la déforestation et le pâturage).

Haut lieu de l'histoire des camisards et maquisards, le mont Aigoual a inspiré de nombreux écrivains cévenols tels André Chamson, Jean-Pierre Chabrol ou Jean Carrière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot « Aigoual » est attesté dans divers contextes aux environs : ad stratam Aigoaldi en 1228 désignant une route, marcha Algoaldi en 1238 désignant une limite territoriale et enfin mons Aigoaldi en 1249 désignant le mont[2] ; on trouve également aigual (sans date).

Le mont Aigoual est nommé Augal en occitan.

La forme occitane est conforme à la mention [marcha] Algoaldi de 1238. En effet, [al] s'est vocalisé devant [g], d'où Augoal après chute de la consonne finale [d], réduit à Augal en occitan moderne. Il s'agit d'un anthroponyme *Algwald, *Algoald porté par un personnage de la région. Les formes de type Aig- s'expliquent par une attraction analogique du terme aiga « eau » (cf. le terme français aiguail « rosée du matin »).

Géographie et géologie[modifier | modifier le code]

Géographie et géomorphologie[modifier | modifier le code]

Face est, 2006

Situé sur les communes de Valleraugue (Gard) et Bassurels (Lozère), la partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à 1 500 mètres sur environ 3 km2. Il est ponctué par trois sommets[3] à savoir, d'est en ouest :

  • le pic de la Fageolle ou pic Ferrège (1 555 mètres) dominant le versant sud-est ;
  • le signal de l'Hort de Dieu ou Tourette de Cassini (1 565 mètres), situé dans le Gard, point culminant qui porte l'observatoire météorologique dont la table d'orientation, située au sommet de la tour crénelée, culmine à 1 571 m. Environ 300 mètres à l'ouest, à la cote 1 560 m, se dressent les deux pylones de télécommunications d'une hauteur d'environ 40 mètres ;
  • le signal de l'Aigoual (1 564 mètres), situé en Lozère.

À plus grande échelle, le massif de l'Aigoual comprend au sud-ouest les sommets du Lingas (1 445 mètres) qui s'achèvent par le dôme rocheux du St Guiral (1 366 mètres), le plateau de l'Espérou directement en face au sud (1 415 m), et s'étend vers l'ouest jusqu’aux plateaux calcaires des Grands Causses en passant par le col de Prat Peyrot (1 380 mètres) qui abrite une station de ski, et unique point de passage vers la route du col du Perjuret.

La ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée traverse le plateau sommital, se prolongeant au nord et au sud de celui-ci. Les versants méditerranéens et atlantiques ont des morphologies très différentes. Vers l’ouest et le nord-ouest, les crêtes arrondies, aux pentes plus douces sont séparées des Causses par les gorges et canyons du Tarnon, de la Jonte, du Trèvezel et de la Dourbie, affluents du Tarn. À l'est et au sud-est, au-dessus des sources de l’Hérault et de ses affluents, les pentes sont raides et très escarpées. Le dénivelé direct, un des plus importants du Massif Central, atteint 1 250 m entre le village de Valleraugue (cote 300-350 m) au fond de la vallée et au pied du sommet. La route est obligée, d’ailleurs, d’emprunter les longs lacets de la face nord du plateau de l’Espérou qui mènent au petit village de l'Espérou (1 250 m), d’où l’on peut aussi venir par Le Vigan en passant par le col du Minier à 1 260 m, puis rejoint le col de la Sereyrède (1 300 m, ligne de partage des eaux), passe par le col de Prat-Peyrot (1 380 m) afin de gagner le sommet au bout de 28 km d'une longue ascension.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif de l'Aigoual est formé de granite, d'âge paléozoïque (mise en place il y a environ 330 millions d'années), intrusif dans les roches métamorphiques de la série des schistes des Cévennes[4]. Le sud du massif (Lingas) est principalement granitique, alors qu'au sommet de l'Aigoual affleurent les micaschistes qui constituent le toit du pluton granitique. Entre l'Aigoual et le Lingas, une faille de direction est-ouest (faille du Bonheur) isole un petit plateau formé de calcaires mésozoïques dans lesquels est creusé l'abîme de Bramabiau.

Météorologie[modifier | modifier le code]

Histoire de l'observatoire météorologique[modifier | modifier le code]

Station météorologique, culminant au sommet du Mont Aigoual

La station météorologique du mont Aigoual a été construite entre 1887 et 1894 avec beaucoup de peine en raison de la rudesse du climat et sur le modèle original d'un « château fort », avec une puissante tour crénelée sur laquelle fut installée la grande table d'orientation par le service des armées à 1 571 mètres d'altitude. L'inauguration a eu lieu le et les relevés d'observations y sont tenus depuis le . La station dépendait alors de l'Administration des Eaux et Forêts. C'est en 1943 que l'observatoire a été placé sous l'autorité de l'Office National de Météorologie. C'est actuellement la dernière station météorologique de montagne en France occupée toute l'année. Elle propose depuis quelques années un espace de découverte et d'animations sur la météorologie et le massif de l'Aigoual, géré par la Communauté de communes de l'Aigoual et Météo France.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Au sommet de l'Aigoual, les conditions météorologiques sont souvent extrêmes, l'air océanique et l'air méditerranéen étant sans cesse en confrontation[5]. Ceci vaut, entre autres, au mont Aigoual d'être un des endroits les plus arrosés de France avec un peu plus de deux mètres de pluie par an en moyenne et une moyenne de 240 jours de brouillard par an. Le sommet est, en général, enneigé de la mi-novembre à avril ; les névés peuvent persister sur la face Nord jusqu'en juin.

Quelques relevés records[6] :

  • Température maximale : 29,4 °C le  ; minimale : -28 °C le  ;
  • Vitesse maximale du vent : 171 km/h en moyenne sur la journée du  ; vitesse maximale de vent enregistrée au sommet : 335 km/h le 6 novembre 1966[7] ; rafales dépassant les 360 km/h soit 100 m/s au cours d'une tempête par vent de sud ;
  • Quantité de pluie maximale en 24 heures : 607 mm entre le à 18 heures et le à 18 h ;
  • Hauteur maximale de neige fraîche cumulée en 24 heures : 1,86 mètres le 16 février 1976. Il est également tombé 2,80 mètres de neige en 3 jours à l'Aigoual en décembre 2002. Février 1996 est le mois civil le plus enneigé depuis le début des observations météorologiques (1896) avec un cumul de 4,50 mètres.
  • Hauteur maximale de neige fraîche cumulée en 1 an : 10,39 mètres (hiver 1995-1996) ;
  • Nombre moyen annuel de jours de gel : 144 ; de jours de chaleur (> 25 °C) : 0 ; de jours de pluie : 170 ; de jours de vent fort (> 16 m/s) : 265 ; de jours de brouillard : 241 ; nombre moyen de jours avec chute de neige : 66 ; où le sol est couvert de neige : 118.

C'est aussi un des endroits de France métropolitaine où ont été enregistrés les plus importants cumuls de pluie sur de courtes périodes, notamment durant les « épisodes cévenols » en automne. Le plus fort cumul annuel (4 014 mm) a été enregistré en 1913 [6] et le plus faible (1 123 mm) en 1985.

Paradoxalement, c'est à environ 100 kilomètres de l'Aigoual seulement, en Camargue, que se situe l'un des points les moins arrosés de France avec 400 à 450 mm, en moyenne, aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Relevé météorologique du Mont Aigoual, 1565 m (normales 1971-2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -3,6 -3,6 -2,4 -0,8 3,4 6,7 9,9 10,1 7,2 3,5 -0,7 -2,4 2,3
Température maximale moyenne (°C) 0,8 0,7 2,4 4,2 8,8 12,7 16,4 16,3 12,7 9,1 3,9 2,3 7,5
Précipitations (mm) 216,1 168,2 135,2 180,4 173,4 107,9 59,4 78,1 167,1 288,8 243,5 227,6 2 045,6
Source : Météo France


Mois J F M A M J J A S O N D
maximales 15,6 15,0 16,4 20,5 25,0 28,0 28,0 29,4 27,8 20,0 18,6 16,7
date      13/01/2007 27/02/1945 22/03/1990 19/04/1949 30/05/1906 29/06/1935 30/07/1942 09/08/1923 19/09/1933 01/10/1923 03/11/1981 21/12/1987
minimales -23,1 -28,0 -19,7 -14,0 -8,6 -3,3 -0,8 -0,2 -6,0 -9,8 -15,0 -20,6
date      08/01/1985 10/02/1956 06/03/1971 06/04/1911 02/05/1909 05/06/1969 11/07/1909 28/08/1896 24/09/1931 26/10/1908 22/11/1988 16/12/1963
Températures minimales et maximales records (°C) source: Météo France

Reboisement du massif de l'Aigoual[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, la forêt qui recouvrait le massif de l’Aigoual est exploitée pour fournir le bois nécessaire aux verreries, forges et fonderies de la région, ainsi qu'au chauffage des habitations. Parallèlement, l'augmentation de la taille des troupeaux de moutons réclame de plus en plus de pâturages.

Sous la Révolution française, l'abolition des privilèges et le partage des bois et prés communaux encourage de nombreux riverains et propriétaires à se servir anarchiquement dans les forêts qui sont rapidement dévastées, voire brûlées pour en revendre la cendre comme engrais, quand on n’y prend pas également l’humus pour le mettre sur les champs[8]. Les paysans vont en nombre se servir en forêt (au point qu’il serait dangereux de s'y opposer, écrit à la Convention le préfet de l'Ariège). En Lozère en 1794, l’administration départementale fait imprimer un mémoire pour mieux faire connaitre ses doléances (aux députés notamment)[8]. On y lit que : « Les habitants, semblables aux sauvages, défrichent des terrains d'une valeur inappréciable... Par une frénésie plus coupable, ils détruisent sur les pentes les arbres qui pourraient les conserver et les embellir ; et, pour la jouissance d'un moment, ils perdent à jamais leur pays (../..) Le dépérissement des châtaigniers augmente graduellement, à mesure que l'on s'approche des montagnes du Lozère et de l'Aigoul, qui dominent les Cévennes ; jadis elles étaient couvertes d'épaisses forêts qui servaient d'abri aux châtaigniers contre les vents du nord. (../..) Les monts d'Auvergne, plus élevés que ceux de la Lozère, et qui formaient un second rempart à la zone des châtaigniers, ont aussi été dépouillés, et donnent aujourd'hui un libre passage à une bise glaciale qui détruit l'espérance du cultivateur (../..) Les habitants des causses (plaines hautes) manquent de bois ; on ne voit plus un buisson sur les plateaux autrefois impénétrables... Il y a moins d'eau de source, et dans un pays haut, près de la mer, on y manque souvent d'eau pour les hommes et les animaux. (../..)Les fonderies épuisent les forêts (../..)Les habitants les défrichent ; les charbonniers en profitent, et les troupeaux voyageurs achèvent de détruire la reproduction »[8].

Vers 1850, le recul de la forêt a des conséquences graves et enfin admises par tous : les fortes pluies ravinent le sol nu et des torrents de boue provoquent des inondations de plus en plus catastrophiques dans les vallées, notamment à Valleraugue dans la vallée de l'Hérault[9].

Si la volonté de reboiser apparaît dès 1861 et si les premiers travaux sont lancés rapidement, les premières plantations rencontrent toutefois l'hostilité des bergers de la région, qui craignent de perdre leurs pâturages et n'hésitent pas à mettre le feu aux jeunes arbres. Le forestier Georges Fabre sera le véritable maître d'œuvre du reboisement et supervisera toutes les plantations à partir de 1875. Il démontre qu'une partie de l'ensablement du port de Bordeaux vient de la terre arrachée par les pluies dans le massif de l'Aigoual, ce qui l'aide à obtenir le financement nécessaire. Fabre crée dix arboretums à différentes altitudes, expositions et natures de terrains pour chercher les essences d'arbres adaptées aux différentes parties du massif, et demande au botaniste Charles Flahault de Montpellier de venir l'aider dans cette tâche ; Il améliore et agrandit le réseau des routes forestières. Enfin, il fait construire l'observatoire (voir notamment l'arboretum de l'Hort de Dieu directement sur le flanc sud de l'Aigoual ou encore l'arboretum de la Foux ou encore l'arboretum de Puéchagut sur le versant sud du Lingas ; remarquables par la hauteur de ses arbres). L'Aigoual est devenu, grâce à ses arboretums, un haut lieu du tourisme.

Alors que la région traverse des difficultés économiques, le reboisement fournira finalement un travail rémunéré bienvenu aux paysans et à leurs familles. S'il montre son utilité dès 1890 (courrier du conseil municipal de Valleraugue demandant de poursuivre les plantations), il devra être poursuivi pratiquement jusqu'à la Première Guerre mondiale vu la taille de la forêt à reconstituer. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Office national des forêts reprendra le reboisement, en partie plus bas dans les vallées pour remplacer les châtaigniers décimés par la maladie.

En 2007, un documentaire-fiction, Aigoual, la forêt retrouvée retraçant l'épopée de Georges Fabre et Charles Flahault a été réalisé par Marc Khanne[10].

Panorama[modifier | modifier le code]

Panorama (en direction de la mer) depuis le Mont Aigoual
Transhumance, Mont Aigoual (2006)

Vu du sommet du mont Aigoual, le panorama est particulièrement spectaculaire, remarqué dès les premiers récits de voyage, au XVIe siècle, tel celui de Félix et Thomas Platter dans leurs notes de voyage de deux étudiants bâlois[11] :

« Enfin, à midi nous arrivâmes au sommet, occupé par un immense pâturage (…) De ce point, peu éloigné de Mende, la vue s'étend au loin sur toutes les Sévennes, auxquelles nos monts du Valais sont seuls comparables, et jusqu'aux montagnes de l'Auvergne (…) Nous ne pouvions nous lasser d'admirer le panorama, favorisés par un temps magnifique qui permettait de découvrir au fond des vallées plusieurs hameaux ne paraissant pas plus gros, à cette distance, qu'une cabane de paysan. »

Deux siècles plus tard, Jean Georges Fisch, autre voyageur suisse, en rendait compte dans une lettre à son frère datée du [12]:

« Les vues les plus belles et les plus étendues que j'ai contemplées sur le Gesler, sur le Jura, même sur le Rigi, et dans diverses régions de la Suisse, restent loin derrière la richesse et la majesté de celle que nous avions ici (…) Les bornes de notre horizon s'étendaient à l'est et à l'ouest, au-delà des frontières de la France, au sud elles se perdaient dans la Méditerranée. »

Par temps clair, il est ainsi possible d'observer près d'un quart du territoire français[réf. souhaitée]. On peut voir le littoral languedocien, la mer Méditerranée au sud, tout le golfe du Lion de Marseille au cap de Creus. À l'est, une partie du massif alpin, notamment le mont Ventoux, la montagne Sainte-Victoire, le Luberon et jusqu'au Grand Margès dans les Préalpes de Castellane, voire le massif de l'Ubaye. En remontant vers le nord, on distingue le mont Blanc, la Barre des Écrins, le Grand Paradis et le mont Viso en Italie, le massif du Parpaillon, le Valgaudemar, le Diois, le Vercors, la Chartreuse et les Grandes Rousses. Côté Massif central, on peut déceler la barre massive du mont Lozère au nord, la Margeride, les Grands Causses et les monts du Cantal. Au sud-ouest se distinguent plusieurs sommets de la chaîne des Pyrénées, du massif des Albères jusqu'au pic d'Aneto en Espagne, en passant par les Corbières et le massif du Canigou, le tout dans un rayon pouvant atteindre 300 kilomètres, ce qui en fait vraisemblablement et potentiellement l'un des panoramas les plus impressionnants de France[réf. nécessaire].

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Randonnées[modifier | modifier le code]

Une des randonnées les plus célèbres du mont Aigoual est la montée des 4000 marches, qui part de Valleraugue pour rejoindre l'observatoire à 1 567 mètres d'altitude et plus de 1 200 m de dénivelé. Un gîte d'étape ainsi qu'un snack gérés par la commune de Valleraugue accueillent randonneurs et touristes de mai à novembre.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Le mont Aigoual a été gravi une seule fois lors du Tour de France, lors de la 17e étape de l'édition 1987 reliant Millau à Avignon. À cette occasion, la montée a été classée en 2e catégorie et l'Italien Silvano Contini est passé en tête[13]. Il a été gravi par Meyrueis, via le col du Perjuret (ce dernier étant classé en 3e catégorie).

Le mont Aigoual peut être gravi par de très nombreux versants, en raison du nombre de routes qui convergent en divers endroits des flancs de la montée. Les deux versants les plus pentus sont celui partant de L'Arboux via le col de la Lusette (ce dernier faisant 17 kilomètres à 6,6 % de moyenne), et celui de Valleraugue, peu raide mais très long (28 kilomètres à 4,3 %).

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Vue du sommet des pistes sur le massif de l'Aigoual

La station de sports d'hiver de Prat Peyrot est située sur les pentes de l'Aigoual. Elle est la plus grande station de ski des Cevennes. La station est généralement ouverte de décembre à fin mars/début avril. Le domaine est composé de 9 km de pistes pour ski alpin avec 13 remontées mécaniques ainsi que 60 km pour ski de fond (dont une piste de compétition). Quelques petits hors pistes sont possibles à travers la forêt, de moins en moins dense plus en fonction de l'altitude.

Il y a également une piste de luge. La présence de 85 canons à neige permet de pallier le manque d'enneigement et elle possède aussi trois dameuses. Une école de ski est présente. Les hébergements, les commerces ainsi que les locations se situent au village de l'Espérou.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Carte topographique IGN 1/25.000 sous Géoportail
  2. Marianne Mulon, p. 61
  3. Le Massif de l'Aigoual, édition Association des Amis de l'Aigoual
  4. Atlas du Parc national des Cévennes - Géologie
  5. Observatoire du mont Aigoual et Association Les Amis de l'Aigoual
  6. a et b Meteofrance
  7. Météo - Observatoire du Mont Aigoual
  8. a, b et c Antoine César Becquerel, Mémoire sur les forêts et leur influence climatérique (exemplaire numérisé par Google), 1865
  9. Observatoire du Mont-Aigoual : Historique : Reboisement du Domaine.
  10. Site de Marc Khanne - http://marckhanne.free.fr/Aigoual.htm
  11. Félix et Thomas Platter à Montpellier (1552-1559, 1595-1599) ; Notes de voyage de deux étudiants bâlois, publiées d'après les manuscrits originaux appartenant à la bibliothèque de l'université de Bâle, Montpellier, C. Coulet Libraire, 1892. En ligne sur Gallica [1]
  12. Jean Georges Fisch sur L'Aigoual, lettre à son frère datée de Meyrueis [2]
  13. 74e tour de France 1987 - 17e étape

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marianne Mulon, « La forêt de l'Aigoual et l'origine de ce toponyme », Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, Ministère de l'Éducation nationale, vol. 1,‎ 1963 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :