James Pradier
|
|
Cet article est une ébauche concernant un sculpteur français.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
James Pradier
Buste de Pradier au palais du Luxembourg
| Nom de naissance | Jean-Jacques Pradier |
|---|---|
| Naissance | 23 mai 1790 Genève |
| Décès | 4 juin 1852 (à 62 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Sculpteur Peintre |
| Formation | École des beaux-arts de Paris |
| Maître | François-Frédéric Lemot |
| Mouvement artistique | Néoclassicisme Romantisme |
| Récompenses | Grand prix de Rome Chevalier de la Légion d'honneur |
Jean-Jacques Pradier dit James Pradier, né à Genève le 23 mai 1790 et mort à Bougival le 4 juin 1852 est un sculpteur et un peintre français d'origine suisse.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Quatrième enfant d'une famille issue de réfugiés originaires du Languedoc. Il copie la mode de l'époque en prenant le prénom anglophone de James. Montrant tout jeune des dispositions pour le dessin, il entre à 14 ans à l'école publique de dessin.
Il rejoint en 1807 son frère Charles-Simon Pradier à Paris où il travaille pour François-Frédéric Lemot avant d'être admis dans son atelier à l'école des beaux-arts de Paris, ainsi que dans ceux des peintres Charles Meynier et François Gérard. Il remporte le grand prix de Rome de sculpture en 1813 pour le bas-relief Néoptolème empêche Philoctète de percer Ulysse de ses flèches.
Il est nommé professeur de sculpture à l'école des beaux-arts de Paris le 23 janvier 1828, où il remplace François-Frédéric Lemot. C'est Auguste Dumont qui lui succèdera à son décès en 1852[1].
James Pradier a une liaison avec Juliette Drouet dont naît une fille, Claire. Juliette Drouet sert de modèle au sculpteur pour la statue allégorique de Strasbourg, située place de la Concorde. Cette liaison prend fin dès que Juliette rencontre le prince Demidoff, qu'elle quittera pour Victor Hugo, alors ami de Pradier. Il fait office de père pour la petite Claire le temps de la courte vie de l'enfant, ce qui compromet les rapports entre les deux artistes. Néanmoins, Victor Hugo mène le cortège avec James Pradier lors des obsèques de Claire, morte à 22 ans.
De son mariage avec Louise Darcet[2], James Pradier a trois enfants : Charlotte née le 27 juillet 1834, John né le 21 mai 1836, et Thérèse, née le 3 juillet 1839. Les deux filles sont élevées à la maison d'éducation de la Légion d'honneur à Saint Denis[3].
Pradier est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris[4].
Œuvres dans les collections publiques [modifier]
- Musée du Louvre
- Buste de l'architecte Charles Percier, marbre[5]
- Diane et Endymion, groupe, terre-cuite[6]
- La Poétesse Louise Colet (1837), statue, plâtre[7]
- La Toilette d'Atalante (1850), statue, marbre[8]
- Les Trois Grâces (1831), groupe, marbre[9]
- Buste de Louis-Philippe, marbre[10]
- Niobide blessé (1822), statue, marbre[11]
- Odalisque dansant, statuette, bronze[12]
- Psyché (1824), statue, marbre[13]
- Satyre et Bacchante (1834), groupe, marbre[14]
- Louis-Philippe Ier, roi des Français, couronné de feuilles de chênes, (1835)
- Le Duc d'Angoulême congédiant les envoyés de Cadix, 6 septembre 1823
- Phryné remettant ses voiles (1852)
- Allégorie la ville de Strasbourg
- École nationale supérieure des beaux-arts, Buste du baron Gérard
- jardin des Tuileries, Prométhée enchaîné
- Augustin Pyrame de Candolle buste, et sur le piédestal on trouve Juliette Drouet, nue, sous la présentation de quatre danseuses (1845), Jardin botanique de Genève.
- place de la Concorde, angle nord-est (côté rue de Rivoli), statues allégoriques des villes de Lille et Strasbourg
- Hôtel des Invalides, douze statues de Victoire, marbre, église Saint-Louis des Invalides et tombeau de Napoléon Ier
- Victoire de la Campagne d'Italie, 1795
- Victoire de la Campagne de Syrie, 1799
- Victoire de la Campagne de Pologne, 1807
- Victoire de la Campagne d'Espagne, 1808
- Victoire de la Campagne d'Autriche, 1809
- Victoire de la Campagne de Saxe, 1813
- Victoire de la Campagne de France, 1814
- Victoire de la Campagne de Belgique, 1815
- Musée d'Orsay, Sapho assise , marbre
- Musée de la Vie romantique, Paris
- Le duc d'Orléans (1842), médaillon, bronze
- Femme tressant ses longs cheveux (1843), bronze
- Sapphô (1848), montée sur une pendule en garniture de cheminée, complétée par une paire de candélabres à effigies féminines, bronze argenté
- Musée de Grenoble[15]Phryné, bronze d'édition, fonte Susse, 1845
- Musée des beaux-arts de Lyon, Odalisque (1841)
- Cirque d'hiver de Paris, bas-relief des Amazones
- Musée des beaux-arts de Montpellier, Nyssia
- Musée des beaux-arts d'Orléans, Vénus
- Palais des beaux-arts de Lille, Satyre et bacchante, groupe en plâtre (1833)
- Fontaine Pradier, La figure féminine est une allégorie de la ville de Nîmes.
- Arc de triomphe de l'Étoile à Paris, quatre Renommées aux tympans
- Place de la Bourse à Paris, L'Industrie, statue, marbre
- Fontaine Molière à Paris (1844), La Comédie sérieuse, La Comédie légère et le Génie assis, fronton, marbre.
- Château de Compiègne, bracelet en malachite (1841)
- Léda (1850)
- Château de Versailles
- Anne de Montmorency (1839)
- Georges baron Cuvier (1839)
- Musée Girodet à Montargis
- Le duc d'Orléans (1842), bronze
- La Prière (vers 1842)
- Musée Louis-Philippe du château d'Eu
- Marie-Amélie d'Orléans, plâtre
- Louis-Philippe, plâtre
- Bibliothèque de l'Institut de France, François Juste Raynouard, secrétaire perpétuel de l'Académie, (1845)
- Musée de Brou à Bourg-en-Bresse, L'Amour et Psyché (1850)
- Musée des beaux-arts de Rennes, Hébé
- Musée des beaux-arts de Valenciennes
- Junon, Vénus et Minerve
- Le Duc d'Orléans, terre-cuite
- Musée Adrien Dubouché à Limoges
- La Poésie légère, statuette d'après Pradier
- Charles-Marie Denys de Damrémont (1838)
- Portrait du Maréchal Soult
- Claude Emmanuel Joseph Pierre, marquis de Pastoret, en collaboration avec avec Eugène-Louis Lequesne
- Aigues-Mortes, Place Saint Louis, Saint Louis (1849)
- Musée des beaux-arts de Rouen, Nymphe, marbre
Salons [modifier]
Expositions [modifier]
Prix, récompenses [modifier]
- 1813, Prix de Rome pour le bas-relief Néoptolème empêchant Philoctète de percer Ulysse de ses flèches.
Élèves [modifier]
- Auguste Bosc (sculpteur)
- Antoine Bovy
- Marie-Noémi Cadiot
- Louis-Félix Chabaud
- Henri Chapu
- Augustin Courtet
- Gustave Crauk
- Antoine Etex
- Hippolyte Ferrat
- Adolphe Victor Geoffroy-Dechaume
- Charles-Joseph Godde
- Eugène Gonon
- Eugène Guillaume
- Henri Lehmann
- Eugène-Louis Lequesne
- Henri Le Secq
- Jacques-Léonard Maillet
- Pierre-Charles Simart
- Nicolas-Victor Vilain
Iconographie [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Étienne-Antoine Parrocel, Annales de la peinture, Ch. Albessard et Bérard, 1862, 614 p. [lire en ligne], p. 507-516.
- Pierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1988.
- Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris, 2003.
- Stanilas Lami, Dictionnaire des Sculpteurs du Dic-Neuvième siècle , Paris, 1921, (rééd.1970), t.4, p. 109.
- Collectif, Catalogue de l'exposition : Statues de Chair, sculptures de James Pradier (1790-1852), Paris-Genève, 1985/86.
- Claude Lapaire, James Pradier et la sculpture française de la génération romantique (1790-1852) Catalogue raisonné comprenant de 578 œuvres répertoriés; Lausanne/Zurich: Institut suisse pour l'étude de l'art (SIK-ISEA); Milan 5 continents Éditions, 2010; 1 volume relié, texte en français, 504. Pages, 800 illustrations en bichromie. (ISBN 978-88-7439-531-6)
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme, no 93, 1996, pp.95-101.
- Fille de Jean-Pierre-Joseph d'Arcet
- Correspondance de Flaubert, tomes I et II, collection de la Pléiade
- Les élèves auteurs des sculptures du tombeau de Pradier sont, pour les bas-reliefs : Hippolyte Ferrat, Jacques-Léonard Maillet, Eugène Guillaume, Augustin Courtet, Antoine Etex, Louis-Auguste Roubaud, François-Clément Moreau et Pierre-Charles Simart. Le buste de James Pradier est dû à Eugène-Louis Lequesne. (Source : Dictionnaire des monuments de Paris, Hervas, 1999).
- Notice no 5585, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2341, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2319, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2651, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2650, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 5573, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2645, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2323, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2647, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Notice no 2648, sur la base Atlas du musée du Louvre
- Phryné
- Naissance à Genève
- Personnalité suisse du XIXe siècle
- Peintre suisse
- Sculpteur suisse
- Peintre français du XIXe siècle
- Sculpteur français du XIXe siècle
- Prix de Rome en sculpture
- Naissance en 1790
- Décès en 1852
- Personnalité enterrée au cimetière du Père-Lachaise (division 24)
- École nationale supérieure des beaux-arts
- Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts