James Pradier

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James Pradier

Description de cette image, également commentée ci-après

Buste de Pradier au palais du Luxembourg

Nom de naissance Jean-Jacques Pradier
Naissance
Genève
Décès (à 62 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la France France
Activités Sculpteur
Peintre
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres François-Frédéric Lemot
Mouvement artistique Néoclassicisme
Romantisme
hellénisme
Récompenses Grand prix de Rome
Chevalier de la Légion d'honneur
Niobide blessé (1822), musée du Louvre
Les Trois Grâces (1831), marbre, musée du Louvre
Buste de Maxime Du Camp, bronze, musée du Louvre
Statue de Saint Louis (1849), à Aigues-Mortes
Sapho (1852), musée d'Orsay

Jean-Jacques Pradier dit James Pradier, né à Genève le et mort à Bougival le est un sculpteur et un peintre français d'origine suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quatrième enfant d'une famille issue de réfugiés originaires du Languedoc. Il copie la mode de l'époque en prenant le prénom anglophone de James. Montrant tout jeune des dispositions pour le dessin, il entre à 14 ans à l'école publique de dessin.

Il rejoint en 1807 son frère Charles-Simon Pradier à Paris où il travaille pour François-Frédéric Lemot avant d'être admis dans son atelier à l'école des beaux-arts de Paris, ainsi que dans ceux des peintres Charles Meynier et François Gérard. Il remporte le grand prix de Rome de sculpture en 1813 pour le bas-relief Néoptolème empêche Philoctète de percer Ulysse de ses flèches.

Il est nommé professeur de sculpture à l'école des beaux-arts de Paris le , où il remplace François-Frédéric Lemot. C'est Auguste Dumont qui lui succèdera à son décès en 1852[1].

James Pradier a une liaison avec Juliette Drouet dont naît une fille, Claire. Juliette Drouet sert de modèle au sculpteur pour la statue allégorique de Strasbourg, située place de la Concorde. Cette liaison prend fin dès que Juliette rencontre le prince Demidoff, qu'elle quittera pour Victor Hugo, alors ami de Pradier. Il fait office de père pour la petite Claire le temps de la courte vie de l'enfant, ce qui compromet les rapports entre les deux artistes. Néanmoins, Victor Hugo mène le cortège avec James Pradier lors des obsèques de Claire, morte à 22 ans.

De son mariage avec Louise Darcet[2], fille de Jean-Pierre-Joseph d'Arcet, James Pradier a trois enfants : Charlotte née le 27 juillet 1834, John né le 21 mai 1836, et Thérèse, née le 3 juillet 1839. Les deux filles sont élevées à la maison d'éducation de la Légion d'honneur à Saint Denis[3].

Pradier est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris[4].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1985-1986, Statues de Chair, sculptures de James Pradier , Paris, Genève.

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne-Antoine Parrocel, Annales de la peinture, Ch. Albessard et Bérard,‎ 1862, 614 p. (lire en ligne), p. 507-516.
  • Pierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1988.
  • Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris, 2003.
  • Stanilas Lami, Dictionnaire des Sculpteurs du Dic-Neuvième siècle , Paris, 1921, (rééd.1970), t.4, p. 109.
  • Collectif, Catalogue de l'exposition : Statues de Chair, sculptures de James Pradier (1790-1852), Paris-Genève, 1985/86.
  • Claude Lapaire, James Pradier et la sculpture française de la génération romantique (1790-1852) Catalogue raisonné comprenant de 578 œuvres répertoriés; Lausanne/Zurich: Institut suisse pour l'étude de l'art (SIK-ISEA); Milan 5 continents Éditions, 2010; 1 volume relié, texte en français, 504. Pages, 800 illustrations en bichromie. (ISBN 978-88-7439-531-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme, no 93, 1996, pp.95-101.
  2. Fille de Jean-Pierre-Joseph d'Arcet
  3. Correspondance de Flaubert, tomes I et II, collection de la Pléiade
  4. Les élèves auteurs des sculptures du tombeau de Pradier sont, pour les bas-reliefs : Hippolyte Ferrat, Jacques-Léonard Maillet, Eugène Guillaume, Augustin Courtet, Antoine Etex, Louis-Auguste Roubaud, François-Clément Moreau et Pierre-Charles Simart. Le buste de James Pradier est dû à Eugène-Louis Lequesne. (Source : Dictionnaire des monuments de Paris, Hervas, 1999).
  5. « Notice no 5585 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  6. « Notice no 2341 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  7. « Notice no 2319 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  8. « Notice no 2651 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  9. « Notice no 2650 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  10. « Notice no 5573 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  11. « Notice no 2645 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  12. « Notice no 2323 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  13. « Notice no 2647 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  14. « Notice no 2648 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  15. Phryné