Pamiers

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Pamiers
Vue sur la vieille ville, à partir du cimetière Saint-Jean
Vue sur la vieille ville, à partir du cimetière Saint-Jean
Blason de Pamiers
Héraldique
Pamiers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège (sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Pamiers (Chef-lieu)
Canton Canton de Pamiers-Est et de Pamiers-Ouest (Chef-lieu des deux cantons)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pamiers
Maire
Mandat
André Trigano
2014-2020
Code postal 09100
Code commune 09225
Démographie
Gentilé Appaméens / Appaméennes
Population
municipale
15 448 hab. (2011)
Densité 337 hab./km2
Population
aire urbaine
33 262 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 03″ N 1° 36′ 42″ E / 43.1175, 1.61166666743° 07′ 03″ Nord 1° 36′ 42″ Est / 43.1175, 1.611666667  
Altitude Min. 256 m – Max. 473 m
Superficie 45,85 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Pamiers (occitan : Pàmias) est une commune française du département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Pamiers est la commune la plus peuplée du département avec ses 15 448 habitants appelés les Appaméens, Appaméennes[1]. Son unité urbaine compte 25 703 (2009) et l'aire urbaine de Pamiers 33 262 habitants[2].

La ville n'est en revanche qu'une des deux sous-préfectures du département (avec Saint-Girons), la préfecture étant Foix.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une rue du centre-ville

Climat[modifier | modifier le code]

Pamiers a une position géographique qui engendre un mélange entre climat océanique et climat montagnard. Les hivers sont plutôt doux, ou frais et pluvieux (neige vers janvier). Les étés quant à eux sont aussi doux et très souvent secs. Par contre, en automne et au printemps, les orages peuvent se montrer nombreux, souvent accompagnés de grêle. Les vents soufflants sur la ville sont aussi bien des vents d'ouest, doux et humides, emmenant des nuages et de la pluie que le vent d'autan, sec et chaud, apportant des périodes de beau temps.

Situation et voies de communication[modifier | modifier le code]

Pamiers est située dans la plaine de Basse-Ariège, à environ 64 kilomètres au sud de Toulouse, 20 kilomètres au nord de Foix, 70 kilomètres à l'ouest de Carcassonne et 93 kilomètres à l'est de Saint-Gaudens. Desservie par le réseau SNCF (ligne Toulouse/Latour-de-Carol) Gare de Pamiers, par l'autoroute A66 (Villefranche-de-Lauragais/Pamiers) et la route nationale RN20 (Paris/Espagne), la ville est un important carrefour de communications entre le bas pays toulousain et la vallée de la Haute-Ariège.

La ville longe le cours de la rivière Ariège, dont dérivent les canaux qui enserrent le centre ancien (inscrits depuis juillet 1999 à la liste des Monuments historiques).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de PAMIERS
Bézac Bonnac et Villeneuve-du-Paréage Montaut
Escosse et Madière PAMIERS Le Carlaret et La Tour-du-Crieu
Saint-Bauzeil et Saint-Victor-Rouzaud Saint-Jean-du-Falga et Benagues Verniolle

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Pamiers est sujette à controverses.

D'aucuns pensent que ce nom viendrait de pam, unité de mesure usitée en ces contrées. Les nouveaux habitants de la cité bénéficiaient en effet de terres gratuites mesurées en pams, ou a pamez.

Néanmoins, l'explication la plus répandue fait intervenir Roger II de Foix, revenant de la première croisade, plus précisément de la région d'Apamée en Syrie. Comme il est parfois coutume à l'époque pour un chevalier rentrant de croisade, il nomme le château et ses dépendances du nom de ses faits d'armes : Castrum Appamiae. Progressivement, ce nom aurait été donné à la ville. Cette hypothèse paraît appuyée par le gentilé des habitants de la ville (Appaméens).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement : Coupé d'un et parti de deux : au premier de gueules au lion d'or, au deuxième d'azur à la fleur de lys d'or, au troisième d'or aux trois fasces de gueules, au quatrième de gueules à l'aigle bicéphale d'or surmontée d'une couronne du même, au cinquième de gueules à la tour crénelée de cinq pièces d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au sixième d'or à l'ormeau arraché de sinople.

Blason de Pamiers

Le blason représente les six quartiers de la ville :

  • Le Mercadal (autour de la cathédrale), représenté par le lion qui se trouvait dans les armes d'Arnaud de Villemur, évêque de Pamiers au XIVe siècle ;
  • Villeneuve (autour de la place de la République), qui, par sa fleur de lys, symbolise le paréage avec Philippe le Bel en 1308 ;
  • Les Trois Barris, représenté par la tour (du boulevard de la Libération jusqu’au marché au bois) ;
  • Roumengous (du parc municipal jusqu’à l’école de Lestang). Ce quartier est représenté par l’aigle bicéphale, armes des religieux de Saint-Antoine du Viennois, qui fondèrent un hôpital dans le quartier ;
  • Le Camp (autour de l’église Notre-Dame du camp) est représenté par trois fasces, symbolisant les barrières des champs clos ;
  • Loumet (seul quartier à l’extérieur des canaux), représenté par un ormeau (« l’olmet » en occitan).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de la cité[modifier | modifier le code]

La présence romaine est attestée notamment par la découverte de monnaies (sur la place du Mercadal où se situe la cathédrale) et d’une statuette en bronze de Mercure remarquablement conservée sur le site du cimetière Saint-Jean. Ainsi on peut, de source sûre, faire remonter la présence romaine au IIIe siècle av. J.-C.. Le 2 mai 1963, on découvre, sur la butte du calvaire, un puits funéraire daté de -50 à -30 ans av. J.-C.[3].

Certains pensent à une fondation beaucoup plus ancienne. La situation géographique, idéale pour la surveillance (le site est facile à défendre), les communications (point de passage entre l'Atlantique et la Méditerranée) et la culture agraire (terre fertile et eau disponible en quantité), semble conforter ces assertions.

La découverte d'un sarcophage paléochrétien[4] daté du Ve siècle, au lieu-dit du Mas Saint-Antonin, permet de voir que le christianisme s'est d'ores et déjà implanté dans la région. Celle-ci est alors sous le contrôle des Wisigoths, et plus précisément de Frédéric, fils du roi Wisigoth de Toulouse Théodoric Ier. Le premier nom de l'agglomération, Frédélas, viendrai d'ailleurs de son dirigeant d'alors.

L’histoire de la ville se confond avec celle de saint Antonin[modifier | modifier le code]

Saint Antonin[5], fils de Frédéric et converti au catholicisme, évangélise la région. Il est martyrisé en 506 par les Wisigoths restés ariens.

Un sanctuaire est élevé pour abriter les reliques du saint. Ce lieu est antérieur à 961, date du premier document écrit dont nous disposons sur l'histoire de la ville. Il est remplacé peu à peu par une abbaye construite sur l'autre rive et qui prit le vocable de Saint-Antonin après la translation des reliques en 987, à cause du danger d'inondations, comme l'indique un document.

En 1111, la ville est officiellement fondée par le comte Roger II de Foix et Isarn, l'abbé de Saint-Antonin : on fait construire un château (aujourd'hui rasé) sur la butte du castella : le Castrum Appamiae. Le comte l'aurait nommé ainsi en souvenir de ses faits d'armes pendant la première croisade, du nom de la ville syrienne, Apamée. Une église est également construite au pied de ce château (Notre-Dame du Mercadal) où se dresse aujourd'hui la cathédrale.

Aux XIIe et XIIIe siècles, une ville en plein essor grâce à la religion[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, la ville se développe fortement, malgré la crise du catharisme. Pamiers est alors un fief de l’orthodoxie. En 1207, au château de Pamiers (aujourd'hui rasé), se déroule le Colloque de Pamiers, dernière rencontre entre les cathares et l'Église catholique avant la Croisade des Albigeois.

Le pape Boniface VIII récompense la fidélité de la ville en érigeant Pamiers en évêché en 1295. Il nomme Bernard Saisset, alors abbé de Saint-Antonin, évêque. Celui-ci devient son principal intermédiaire auprès de Philippe IV le Bel lors du conflit de 1296, et l'abbatiale est élevée au rang de cathédrale.

Dès lors, la ville s’enrichit et rayonne grâce à la religion. De nombreux ordres (on en comptera jusqu'à quinze différents) s’implantent à Pamiers. Ces ordres religieux, outre leur mission évangélique, développent aussi l'enseignement, en particulier les Dominicains, mais aussi les Franciscains et les Carmélites.

Par le nombre de ses couvents, Pamiers fut au même rang que Toulouse, Bordeaux, ou même Paris… En voici les plus significatifs :

  • Les Dominicains

La première mention des Dominicains, ou Frères prêcheurs date du 16 décembre 1269. Leur couvent était situé sur l'emplacement de l'actuelle maison des œuvres du diocèse, rue des Jacobins, anciennement appelée « carrera dels predicadores » (rue des Prêcheurs), signe de leur présence.

  • Les Franciscains

Les Franciscains, (aussi appelé Frères mineurs ou Cordeliers), s'installèrent en 1269 au quartier de Lestang. La Tour des Cordeliers en atteste.

Les Carmes s'établirent en 1311 sur les bords du canal, rue des Escoussières, et les carmélites fondèrent un couvent en 1648. Ce couvent et la chapelle qui en dépend sont toujours debout aujourd'hui, mais les sœurs carmélites, trop peu nombreuses, ont quitté Pamiers en automne 2008. Il s'agissait du dernier ordre religieux présent à Pamiers.

  • Les Augustins

On retrouve les Augustins en 1315 au quartier de Loumet. Il reste de leur bâtiment la tour des Augustins, très ruinée, trace sans doute du mur d’enceinte du couvent.

  • Les Clarisses

Les Clarisses (Minorettes), placées sous l'obédience de Saint-François, habitaient dès 1328 rue Major (actuellement rue Gabriel-Péri), à côté de la rue Sainte-Claire.

  • Les autres ordres religieux

On relève à Pamiers la présence d'autres ordres religieux comme les Béguins (1358) et les Béguines (1327), les Hospitaliers, les Jésuites, etc.

Le rayonnement de Pamiers au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours du XVe siècle, malgré le relatif éloignement de la zone de production, c'est à Pamiers que l'on évalue chaque année la dose de pastel nécessaire pour teindre correctement les draps. La ville est un peu le centre d'essai du pastel méridional.

Les tourmentes du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la ville de Pamiers doit faire face aux maladies et aux guerres.

En 1521, une épidémie de peste s'abat sur la ville. Elle perdurera trois ans. Les deux tiers des habitants quittent Pamiers, et la population qui demeure se cloître en fermant les barrières de chaque quartier. On abandonne aux pestiférés les églises placées hors de la ville et l'économie est au point mort. En 1527 et en 1528, les pluies continuelles détruisent les récoltes de blé, et une épidémie se développe à nouveau. Une nouvelle épidémie de peste fait plus de 3000 morts en 1563.

Mais le plus grand fléau du ce siècle fut sans aucun doute les guerres de religion. Elles furent dévastatrices, et la ville en souffrit beaucoup. En juin 1576, les différentes églises sont rasées (hormis les clochers qui servent de tour de défense), et l'abbaye ne s'en relèvera pas. Les reliques de saint Antonin restées à Pamiers sont également brûlées. En mars 1628, le prince de Condé aidé des paysans des environs prend et ravage la ville, à la suite de la prise d’armes des Protestants, qui avaient appelé en renfort Henri II de Rohan. Les 200 principaux chefs huguenots furent pendus ou envoyés aux galères[6];les habitants eurent la vie sauve, mais leurs biens étaient mis à la disposition du prince de Condé[7] .

Néanmoins, les lueurs de la Renaissance parviennent jusqu'à Pamiers, notamment grâce à ses évêques. Bernard de Lordat (ca 1453-1547) fait imprimer un livre à Pamiers en 1522, réunion de deux textes dus à Baptiste de Mantoue. De plus, 1526 voit l'institution de l'Université de Pamiers par Henri II de Navarre.

La reconstruction de la ville aux XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Henri de Sponde, grand humaniste, tente malgré le peu de moyens dont il dispose de rehausser la qualité culturelle de son diocèse. Il fait reconstruire les édifices religieux et favorise le retour des congrégations religieuses. Puis, sous la direction des grands évêques que sont François de Caulet au XVIIe siècle ou Jean-Baptiste de Verthamon au XVIIIe siècle, d’importants chantiers sont ouverts (églises, palais épiscopal (actuelle mairie), présidial (actuel palais de justice), séminaires (actuels lycées du Castella et des Jacobins).

La Révolution[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution, Pamiers est un lieu de tensions extrêmes. En effet, l'ardeur révolutionnaire des Appaméens ne va pas de plein accord avec le siège épiscopal de la ville. Elle va perdre ce siège, tout comme son présidial. Du reste, ce présidial, l'actuel palais de justice, verra les fleurs de lys de son fronton effacées. La Révolution met également fin au culte voué à Saint Antonin.

Un nouveau moyen d’essor économique : la métallurgie[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l’effort de religion est reporté sur l’industrie naissante. On crée en 1817 l’usine métallurgique de Pamiers, qui devient alors le moteur de la ville. Encore aujourd'hui, l'entreprise fait vivre nombre d'Appaméens et d'Ariégeois.

Pamiers à l'ère post-industrielle[modifier | modifier le code]

La ville, « porte d'entrée de l'Ariège », est aujourd'hui en pleine expansion. Cette « renaissance » est due notamment à l'ouverture en 2002 de l'autoroute A66, la croissance économique (zones industrielles et commerciales en construction), la proximité relative de Toulouse et le cadre de vie : campagne et montagne proche, mais également, proximité des services.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Pamiers.
Liste des maires successifs depuis 1959
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2020 André Trigano DVD Entrepreneur
1989 1995 François Bernard Soula PS Chirurgien
1982 1989 Francis Rouquet DVD Dentiste
1959 1982 Gaston Bareilles DVD Médecin

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 15 448 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 954 6 174 5 646 5 919 6 048 6 905 6 480 7 667 7 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 631 7 910 7 877 8 690 8 967 11 726 11 944 11 143 10 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 886 10 449 10 017 12 012 12 131 13 164 14 035 12 026 12 822
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 297 14 564 14 325 13 345 12 965 13 417 14 830 15 448 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Aire urbaine de Pamiers

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Enseignement public du 1er degré : école maternelle des Condamines, école élémentaire Cazalé, école maternelle et élémentaire des Carmes et du Pont-Neuf, école maternelle et élémentaire de Lestang, école maternelle Gabriel-Fauré, école élémentaire des Canonges.
  • Enseignement privé du 1er degré : école élémentaire et maternelle Jeanne d'Arc, école maternelle et élémentaire Jean 23[10], institution Notre-Dame maternelle et primaire, école maternelle et élémentaire Calandreta del Païs de Pamias.
  • Enseignement public secondaire : collège Pierre Bayle, collège Joseph-Paul Rambaud, lycée polyvalent du Castella, Lycée agricole (LEGTA), lycée d'enseignement adapté (EREA), lycée professionnel Irénée-Cros.
  • Enseignement privé secondaire : collège Jean 23[11], institution Notre-Dame[12] (collège et lycée), lycée professionnel des Jacobins
  • Formations Post-bac : BTS force de vente et action commerciale (lycée du Castella), institut de formation en soins infirmiers

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Musiques au pays de Gabriel Fauré (musique classique) : mai - juin, septembre – octobre
  • Festival Pro-Musica (musique classique) : août et programmation toute l'année
  • Théâtrales d’Automne : octobre - novembre
  • Salon du livre de Pamiers : juin
  • Fête annuelle : dernier week-end d’août
  • Fiesta Latina : juillet
  • Phébus Event (organisation d'un rallye de véhicules électriques construits par de jeunes Français et Européens) : juin

Santé[modifier | modifier le code]

• À 13 km, Centre Hospitalier du Val d'Ariège à Saint-Jean-de-Verges (09000).

Sports[modifier | modifier le code]

Services culturels[modifier | modifier le code]

Infrastructure[modifier | modifier le code]

  • Salle polyvalente du Jeu du Mail : pour théâtre, concerts, spectacles...
  • Salle Aglaë-Moyne : ancienne chapelle transformée en salle de 150 places, idéale pour des concerts de musique de chambre, mais aussi pour des conférences.
  • Salle Espalioux : pour conférences
  • Salle des Capelles

Services publics sur place[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

  • Religion catholique : Cathédrale Saint-Antonin, Église Notre-Dame-du-Camp, Chapelle du Carmel
  • Religion protestante : Église réformée (temple rue du Rempart du Touronc)
  • Religion musulmane : Mosquée de Pamiers

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Léonard
Gabriel Fauré par J. S. Sargent

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Grandes entreprises présentes sur la commune[modifier | modifier le code]

  • Usine métallurgique : Plus gros employeur privé du département, elle appartient à l'entreprise Aubert et Duval
Article détaillé : Usine métallurgique de Pamiers.
  • Maestria Peintures : regroupe plusieurs entreprises dans le domaine des peintures (de la peinture pour les bâtiments jusqu'aux peintures spécifiques pour l'aérospatiale).

Commerce et marchés[modifier | modifier le code]

  • Ville commerçante par son histoire, le centre de Pamiers reste encore dynamique, malgré la concurrence du centre commercial proche
  • Centre commercial développé, avec village Auto (rassemblant un bon nombre de concessionnaires).
  • Marché les mardi, jeudi, et samedi matin
  • Marché aux puces le dimanche matin

Transports[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-du-Camp de Pamiers
Tour des Cordeliers de Pamiers
Hôtel de ville
Tour de l'hôtel de la Monnaie du Languedoc

L’architecture, de style toulousain, fait la part belle à la brique rouge, en incluant parfois la moraine, matériau charrié par l’Ariège. La plupart des bâtiments historiques datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Cathédrale Saint-Antonin

Elle fut reconstruite au XVIIe siècle. Portail et sculptures du XIIe siècle. Le buffet de l'orgue date du XVIIIe siècle.

  • Église Notre-Dame-du-Camp

L’église Notre-Dame-du-Camp[14] tient son nom (« Notre Dame des Champs ») de sa situation géographique, hors les murs de la ville. Si la construction de l’église date du XIIe siècle, un agrandissement important incluant la construction de la puissante façade en brique, fut effectué au XIVe siècle. Cette façade est la seule partie qui subsistera après la destruction de l’église par les Huguenots en 1577. L’église que nous connaissons aujourd’hui date donc du XVIIe siècle.

Le portail, classé, fut reconstruit à l’identique en 1870. Plusieurs toiles, des XVIIe et XVIIIe siècles, sont classées.

L’Église abrite un orgue construit en 1860 par Émile Poirier et Nicolas Lieberknecht[15], classé monument historique pour sa partie instrumentale. Il a été restauré en 2004.

On y trouve également un carillon de vingt-et-une cloches.

  • Le Carmel

Le Carmel fut fondé en 1648 par les sœurs de l'ordre de Sainte Thérèse d'Avila qui, anciennement établies à Auch, vinrent s'installer à Pamiers en 1648, et les bâtiments claustraux datent de la fin de ce siècle. Le couvent restant propriété des religieuses, il est rare de pouvoir y admirer les magnifiques charpentes et les belles boiseries datant du XVIIIe siècle, dont le bois nécessaire à la construction fut acheminé par flottaison grâce au marquis de Gudanes dont la fille était religieuse dans le couvent de Pamiers de 1707 à 1784.

La construction de la chapelle débuta en 1704 et s'étala sur plus d'un siècle faute de moyens. Elle est admirablement bien entretenue par les sœurs carmélites. L’aménagement y est original, reprenant l’idée d’une ascension mystique, de l’entrée vers l’autel, situé en haut d’un escalier de marbre, à hauteur des cellules.

À l'extérieur, s'élève une tour carrée appelée "tour de l'évêque", construite en 1285 sur les ordres du comte de Foix Roger-Bernard III, après qu'il se fut établi dans la ville par la force. Il s'agissait pour lui de marquer son pouvoir à la suite du paréage entre le Roi Philippe IV de France et Bernard Saisset (alors évêque de Pamiers). Comme sentence, Guy III de Lévis, Seigneur de Mirepoix, attribue cette tour à l'évêque, d'où son nom, décision confirmée par le Pape Boniface VIII le 17 février 1299. À la fin du XVIIe siècle, la tour est cédée au Carmel. De cette tour, on ne peut plus admirer les trois fenêtres romanes qui furent obstruées par une construction en 1967, ni les murs anciens qui disparurent sous le crépi.

Les bâtiments du Carmel furent utilisés comme prison sous l’Inquisition et pendant la Révolution

Après 360 ans d'occupation (mis à part lors de la Révolution et de 1901 à 1917), les dernières carmélites vont quitter Pamiers pour Luçon à l'automne 2008[16]. Il ne restera dès lors plus aucun des nombreux ordres religieux que comptait la ville.

  • Tour des Cordeliers

Son érection date de 1512. Elle reproduit à l'identique celle des Cordeliers de Toulouse, clocher octogonal à deux étages. Il existait bien une église avant le XIVe siècle, mais elle fut détruite par les Réformés au printemps 1562. Malgré une reconstruction modeste, elle n'échappa pas à la Révolution. La tour seule, gardée comme tour de guet, témoigne de cet ancien édifice.

  • Hôtel de ville

L’hôtel de ville de Pamiers demande un grand retour dans le passé pour pouvoir faire son histoire. Faisons un retour 200 ans avant.

L’État et l’église dans les années 1800, était étroitement corrélé. Les immeubles dans lesquels, le Grand séminaire de l’Évêché était établi, autrefois, ont été confisqués à cause de la révolution et donc ces immeubles devinrent propriété de l’État jusqu’en 1811. Un décret a voulu transformer ces immeubles en des bâtiments administratifs pour divers services.

En 1822, la communauté de Pamiers à cédé à l’Évêché, ses anciens immeubles. En 1843, les bâtiments du grand séminaire étaient tellement délabrés que le ministre des cultes a donné l’ordre de reconstruire le bâtiment et de l’agrandir. Cette opération fit l’objet de transaction de maisons et de parcelles de terrains assez compliqués. Par la suite la Cathédrale a profité également de cette opération d’urbanisme.

Ensuite, avançons un peu, avançons de 60 ans. En 1907, peu après la séparation de l’église de l’État, l’immeuble qui servait de palais épiscopal à l’Évêque, et qui était affecté au service des cultes fut vendu au département de l’Ariège (l’administration des domaines).

En 1913, la ville de Pamiers devient propriétaire de l’ancien séminaire. Puis en 1920, la banque de France fut propriétaire, de ces immeubles rachetés 7 fois plus chers que quand la ville acquiert l’ancien séminaire. L’acte de vente fut signé par Docteur Rambaud, maire de Pamiers à cette époque.

En 1975, Pamiers racheta à la banque de France l’immeuble à environ 1,25 million de Francs, la banque de France voulait vendre l’hôtel car il ne s’adaptait plus au besoin de la cité. Pamiers transforma cet hôtel à un hôtel fonctionnel. Le nouvel hôtel de ville, fut inauguré en 1980, à la place de Mercadal, l’hôtel de ville d’avant était situé à la place Eugène-Soula.

  • Abbaye de Cailloup

L’Abbaye de Cailloup[17] (dite aussi « Mas-Vieux ») est une chapelle romane construite dans la première moitié du XIIe siècle. Maintenant restauré, le bâtiment a été classé monument historique en 1992.

  • Palais de justice

Commencé en 1665, le Tribunal de Première Instance devint rapidement exigu. On le reconstruisit alors, et il fut terminé en 1777.

  • Lycée du Castella

Aujourd'hui Lycée, il s’agit à l'origine d’un ancien séminaire datant du XVIIIe siècle, construit sous les ordres de François de Caulet, alors évêque de la ville. En 1998, on ajoute un troisième étage à l'édifice.

  • La Tour de la Monnaie

Il s’agit de la tour de garde d’un atelier monétaire créé en 1419 par Jean Ier. Cet atelier cessa son activité en 1422, conformément à la décision de Charles VII. Il la reprit au siècle suivant, grâce à la translation de l’atelier monétaire de Toulouse vers Pamiers. Mais en 1596, l’Hôtel des Monnaies de Toulouse rouvre.

  • Porte de Nerviau
Tour de Nerviau

Il s’agit du seul témoignage de l’enceinte fortifiée qui séparait les quartiers du Couserans et du Mercadal. Le dernier remaniement de ce bâtiment date du XVe siècle .

  • Les canaux

Les canaux ceinturant la vieille ville sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1999. Dès le XIe siècle, ils faisaient tourner les nombreux moulins.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La ville, irriguée par des canaux, abrite une population de canards relativement importante. Pamiers possède également un parc fort bien entretenu, avec des arbres pluricentenaires.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Dans la vallée de l’Ariège, est produit un haricot particulier, nommé « coco de Pamiers ». Il s’agit d’un petit haricot rond qui, bien que présent depuis bien longtemps, avait été supplanté par le lingot. Remis au goût du jour par quelques passionnés (qui ont par la suite créé une confrérie), on peut à nouveau apprécier sa saveur délicate dans la mounjetado, le cassoulet local.

Devise[modifier | modifier le code]

On peut noter deux devises : l'une en latin, l’autre en langue d’oc. On n'en connaît pas l’origine.

  • Incolumen sic me fata reservant (Les destins me gardent ainsi saine et sauve)
  • Que ma feyt me gardo (Qui m’a fait me garde)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage collectif, Histoire de Pamiers, syndicat d’initiative de Pamiers - Basse-Ariège,‎ 1981, 631 p.
  • Ouvrage collectif, Les terres d'Ariège au temps des guerres de religions, 1550-1630,‎ 2007, 144 p. (ISBN 978-2-9529670-0-6)
  • Louis Claeys, Pamiers - Que m'a feit me gardo, Pamiers, édition de l'auteur,‎ 2009, 193 p.
  • Jules de Lahondes, Annales de Pamiers, Lambert éditions,‎ 1999, 2034 p.
  • Adelin Moulis, Vieux sanctuaires ariégeois, Lacour/Rediviva,‎ 1972-1995, 150 p.