Saint-Laurent-le-Minier

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Saint-Laurent-le-Minier
Château de Saint-Laurent-le-Minier
Château de Saint-Laurent-le-Minier
Blason de Saint-Laurent-le-Minier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Sumène
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Viganais
Maire
Mandat
André Rouanet
2014-2020
Code postal 30440
Code commune 30280
Démographie
Gentilé Laureniers
Population
municipale
366 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 59″ N 3° 39′ 18″ E / 43.9330555556, 3.65543° 55′ 59″ Nord 3° 39′ 18″ Est / 43.9330555556, 3.655  
Altitude Min. 154 m – Max. 849 m
Superficie 13,26 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-saintlaurentleminier.fr

Saint-Laurent-le-Minier est une commune française située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte
La Cascade sur la Vis

La commune est située sur un territoire marqué par la Vis et par ses affluents, le Braun, le ruisseau de Maudesse, la Crenze et le Naduel. Ces deux derniers traversent le village. Son territoire est au contact du massif cévenol ancien, à la terre acide, sombre, où domine le schiste, et des formations calcaires. Sur le schiste, on trouve une châtaigneraie où domine le taillis. Le calcaire accueille chêne vert et chêne blanc. Ces deux types de sol permettent une lente colonisation par le cèdre de l'Atlas. Le climat est à dominante méditerranéenne avec des influences montagnardes marquées. La Vis forme une large cascade dont le site a été inscrit. Un pont de pierre des XVe et XVIe siècles enjambe la rivière immédiatement en aval de la cascade. Un pont canal, en rive gauche, alimente les jardins du Château de Saint-Laurent-Le-Minier. Celui-ci, majoritairement du XVIIe siècle et partiellement inscrit, complète le site enchassé au fond de la gorge. Une palmeraie s'est développée sur la rive gauche de la Vis, au pied des jardins à la française du château.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Preslemont[1].

Les Mines[modifier | modifier le code]

Le secteur de Saint-Laurent-le-Minier a fait l'objet d'une exploitation des métaux dès l'âge du bronze. Sous l'Ancien Régime, la paroisse s'appelait Saint Laurent d'Hierle.[réf. nécessaire] La commune présente de nombreux sites d'anciennes exploitations datant pour la plupart d'avant l'invention de la poudre. Plusieurs de ces sites ont été fouillés et ont donné lieu à des publications scientifiques. Plus près de nous, deux exploitations modernes ont été poursuivies à la fin du XIXe siècle et dans le courant du XXe siècle par des compagnies renommées, Vieille Montagne et Pennaroya. On y a exploité la blende et la galène, pour en tirer le zinc et le plomb. Le gisement des Malines a été le plus tardivement exploité. L'exploitation y a cessé en 1991. Le ralentissement de l'exploitation minière, puis la fermeture du site ont induit une forte baisse démographique. La pollution laissée par l'exploitation minière affecte très inégalement les divers lieux que la compagnie minière a occupés. Des études mettent en évidence la contamination, principalement de la vallée de la Vis, entre la Cascade et le Pont de Mange Châtaigne, ainsi que de lieux habités, en particulier La Meuse et La Papeterie. Le centre bourg et les lieux environnants n'apparaissent pas réellement affectés. Le reste du territoire n'est pas affecté. Le fond géochimique naturel local est, partout, assez fortement dosé en divers métaux, sans, toutefois dépasser les taux considérés comme sans danger pour les populations humaines. Des cas de plombémie très élevée, sans toutefois présenter les symptômes du saturnisme, chez des enfants, ont néanmoins été dépistés (4% de la population dépistée)[2].

La Papeterie[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la célébrité du village tient à la présence d'une importante papeterie créée par M. de Bonnail, qui vendait sa production dans tout le Languedoc et même au-delà du Rhône en Provence (notamment lors de la foire de Beaucaire). Cette papeterie était implantée en rive droite de la Vis, dont elle utilisait l'eau et la force motrice. La Papeterie a, ensuite, été investie par l'activité minière. Une unité de flottation y a été exploitée pendant plusieurs décennies. Elle a, enfin, été affectée à l'habitation à partir des années 1980. C'est, aujourd'hui, le hameau le plus important sur la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Gard.
Blason de Saint-Laurent-le-Minier

Les armes de Saint-Laurent-le-Minier se blasonnent ainsi :

De gueules à Saint Laurent d'argent auréolé d'or, tenant de sa main dextre une palme du même et de sa senestre un gril de sable levé[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1993 mars 2008 Jean-Paul Durand UMP  
mars 2008 en cours André Rouanet SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 366 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 080 1 051 1 035 1 036 1 160 1 212 1 170 1 266 1 218
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 219 1 078 1 014 960 1 115 997 942 1 083 1 228
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 176 1 242 1 172 870 804 624 406 338 638
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
603 610 448 384 340 362 362 363 365
2011 - - - - - - - -
366 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château de Saint-Laurent-Le-Minier du XVIIe siècle, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1988[5], l'église du XVIIe siècle restaurée, le temple et la grotte fortifiée des Camisards avec mobilier du paléolithique supérieur. Site inscrit de la vallée de la Vis et du pic d'Anjeau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Laurent-le-Minier - dépliant patrimoine, Office de Tourisme des Cévennes Méridionales. 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]