Générac (Gard)

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Générac
Vue générale.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Saint-Gilles
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Frédéric Touzellier
2014-2020
Code postal 30510
Code commune 30128
Démographie
Gentilé Généracois - Généracoise
Population
municipale
3 983 hab. (2011)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 45″ N 4° 20′ 58″ E / 43.7291666667, 4.3494444444443° 43′ 45″ Nord 4° 20′ 58″ Est / 43.7291666667, 4.34944444444  
Altitude Min. 29 m – Max. 144 m
Superficie 24,26 km2
Localisation

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Liens
Site web www.generac.fr

Générac est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Le village est localisé au sud de la ville de Nîmes, dans la région naturelle des Costières. Il s'est développé au cœur d'un espace géographique fréquenté par l'homme depuis de nombreux siècles. Celles et ceux qui l'ont fait prospérer ont appris à tirer profit d'un tel emplacement, au carrefour de grandes routes historiques. Aujourd'hui, Générac est membre d'une communauté d'agglomération de 220 000 habitants. La commune fait partie intégrante du terroir viticole des Costières de Nîmes et affirme ses racines occitanes.

Ses habitants sont les Généracois et Généracoises et ils sont surnommés Li racanels dans le langage des sobriquets collectifs[1] parce qu'ils étaient considérés comme des râleurs !

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Générac dans le Gard.

La commune de Générac se situe à 14 kilomètres au sud de Nîmes, au centre d'un triangle formé par les villes de Nîmes, Vauvert et Saint-Gilles. Elle se trouve en plein cœur de la région naturelle et agricole des Costières et aux portes de la Petite Camargue.

Générac est entourée des communes suivantes :

Générac fait partie de l'arrondissement de Nîmes et du canton de Saint-Gilles. Il s'agit de l'une des 79 communes membres du SCOT du Sud-Gard[2] et de l'une des 41 communes du pays Garrigues-Costières de Nîmes[3]. D'un point de vue touristique, elle dépend du pays d'accueil Costières-Camargue-Méditerranée.

Relief[modifier | modifier le code]

Grès des Costières.

Situé sur la rive droite du Rhône, le plateau des Costières contre lequel se niche Générac s'est principalement formé par l'action tumultueuse du fleuve durant la fin de l'ère tertiaire. À cette période, l'écorce terrestre se soulève sensiblement par la forte pression des sédiments maritimes. Parallèlement à ce phénomène, le climat se radoucit et entraine la fonte des glaciers. Des masses d'eau et d'embâcles suivent le lit du fleuve rhodanien afin de rejoindre la mer. Ce long trajet permet un tri tout à fait naturel : les plus grosses masses rocheuses s'échouent et les plus petites se déposent en aval, dans le cône de déjection du fleuve.

Les galets patinés des Costières, localement appelés grès, sont principalement composés de silice[4]. Les flots charrièrent également des roches granitiques et calcaires aujourd'hui érodées. Notons que ces alluvions villafranchiens ont mis plusieurs millions d'années à s'accumuler pour former le paysage que nous connaissons aujourd'hui. Leur faculté drainante, notamment lors des forts épisodes pluvieux que connait la région à l'automne, est exceptionnelle. En profondeur, le sous-sol des Costières présente des strates d'argile rouge, localement appelées gapans. Plus en profondeur encore, on retrouve des sédiments méditerranéens du Pliocène[5].

L'altitude moyenne du village est de 85 mètres au sein de l'aire urbaine[6]. Cette altitude diminue doucement en direction du nord. En revanche, au sud, le village est immédiatement entouré de petites collines d'une centaine de mètres environ, les puechs, formés par la puissante érosion hydro-éolienne du plateau[7]. Le plus haut d'entre eux, le puech de Dardaillon, culmine à 146 mètres[8]. S'il est couramment fait référence aux « sept collines de Générac », les puechs sont en réalité plus nombreux. Au moins huit d'entre eux se distinguent :

Puech Altitude en mètres
Puech de Dardaillon 146
Puech du Moulin à Vent 141
Puech Cocon 139
Puech Lachet 136
Puech Roussin 135
Puech de Casseport 133
Puech de la Savatte 127
Puech du Cade 110

Paysage[modifier | modifier le code]

Au nord, Nîmes et la plaine du Vistre.

Un vaste panorama peut être aperçu du sommet des puechs généracois, sur les plaines environnantes et au-delà.

Au nord, en direction de l'agglomération nîmoise, se développe la plaine du Vistre où se côtoient vergers et cultures maraîchères. Au loin se dessinent les montagnes des Cévennes. Vers le sud, le plateau caillouteux des Costières est depuis longtemps propice à la viticulture ; de là, le paysage embrasse les étangs de Camargue gardoise et la plaine camarguaise. Par beau temps, la mer Méditerranée peut également être aperçue. À l'ouest, les Costières s'étendent jusqu'aux communes de Beauvoisin et Vauvert. Le pic Saint-Loup se dessine à l'horizon. À l'est, le mont Ventoux est tout aussi aisément repérable. En revanche, en direction de la vallée du Rhône, les plus hauts sommets des Alpes ne peuvent être aperçus que par un temps parfaitement clair.

La nature à la fois rocailleuse et sablonneuse du sous-sol des Costières a favorisé la présence d'une végétation basse, méditerranéenne, de type garrigue. De nombreuses essences caractéristiques de ce milieu recouvrent les collines généracoises : pin parasol, chêne vert, chêne kermès, amandier, genêt, genévrier cade, ciste, thym[9]… Cette végétation sèche et soumise aux vents connait un fort risque d'incendie en période estivale. À titre d'exemple récent, plus de 85 hectares de garrigue généracoise ont été la proie des flammes dans la nuit du 22 au 23 août 2009[10].

D'un point de vue faunistique, le territoire de Générac est fréquenté depuis plusieurs années par l'outarde canepetière. Cet oiseau migrateur rare et protégé a choisi de s'implanter en plusieurs endroits du sud-Gard, essentiellement en zone agricole ou de prés salés. L'hivernage de l'espèce se déroule la plupart du temps sur des parcelles de plaine peu dérangées. On estime la population locale de mâles chanteurs à environ 500 individus pour le seul département du Gard[11]. Afin de protéger l'avifaune des Costières, une partie de ce territoire bénéficie depuis 2006 d'une mesure de classement en zone de protection spéciale, intégrée au réseau Natura 2000[12]. Au même titre, une partie du territoire communal généracois est l'objet d'une ZNIEFF, dont le périmètre est situé à l'est du village[13]. Une deuxième ZNIEFF, située au sud de la première, protège par ailleurs les puechs Lachet et de Dardaillon[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Générac bénéficie d'un climat méditerranéen. Les étés y sont fortement ensoleillés, chauds et secs. Les hivers y sont plutôt doux et humides. La moyenne des températures en été (23,7 °) et l'ensoleillement (2700 heures par an) figurent parmi les plus élevés de France[15]. La commune est régulièrement exposée au mistral, qui souffle en violentes rafales l'hiver et tend à relativiser la douceur de ce dernier. En revanche, cette douceur est plus marquée lorsque souffle le vent marin de secteur sud, depuis le littoral.

Le mois le plus chaud est clairement le mois de juillet. C'est également le mois comprenant la plus faible quantité de précipitations, avec moins de 26 mm. Le mois le plus froid est celui de janvier, avec une moyenne s'élevant à 6,3°. Notons qu'à Générac, l'enneigement est quasi nul et n'excède jamais un maximum de 2 jours par an. Les années sans neige y sont régulières.

L'intersaison la plus redoutée est sans conteste l'automne, où des orages d'une grande brutalité peuvent éclater. Les 6 et 8 septembre 2005, plus de 400 mm d'eau se sont abattus sur l'ensemble des Costières[16]. En moyenne, plus de 130 mm de pluie s'abattent sur cette partie du département au mois d'octobre, mois ou la pluviométrie est la plus élevée.

Données climatiques de Nîmes et sa région
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 3,4 5,1 7,8 11,2 14,9 17,7 17,2 14,7 10,8 5,9 3 9,5
Température moyenne (°C) 6,3 7,7 9,9 12,8 16,6 20,5 23,7 23 20 15,4 10 6,9 14,4
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,9 14,7 17,8 21,9 26,2 29,8 28,9 25,3 20 14 10,7 19,3
Ensoleillement (h) 143,5 147,4 203,1 227,6 267,8 310,2 353,8 315,3 236,6 186,8 143,9 133 2 668,9
Précipitations (mm) 67,7 70,7 55,9 59,2 60,9 38,6 25,3 51,6 66,8 131,9 69,2 64,1 761,9
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Nîmes de 1961 à 1990[17].


Hydrologie[modifier | modifier le code]

La commune n'est traversée par aucune rivière. Seuls quelques ruisseaux s'échappent des collines ; les plus notables sont le Campagnolle et le Rieu, tous deux affluents du Vistre.

Les nappes de la Vistrenque et des Costières constituent quant à elles un réservoir d'eau important pour tout le sud du département du Gard[18].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Quatre routes principales permettent l'accès à la commune :

  • la route départementale D 13 en direction de Nîmes ;
  • la D 14 en direction de Saint-Gilles ;
  • la D 139 en direction de Beauvoisin ;
  • la D 197 en direction de Franquevaux.

Les transports de l'agglomération nîmoise TANGO desservent le village par 3 lignes de bus[19] :

  • la ligne 12, qui relie Générac à Poulx, via Nîmes ;
  • la ligne tempo 221, qui relie Saint-Gilles à Milhaud (lycée) ;
  • la ligne tempo 222, qui relie Générac à Saint-Gilles (collège).

Les transports départementaux Edgard desservent quant à eux le village par la ligne C34, qui relie Nîmes à Vauvert[20].

Le village est traversé par la ligne de chemin de fer reliant Nîmes au Grau-du-Roi. Par ailleurs, l'aéroport de Nîmes-Garons, ouvert au trafic international vers la Belgique et l'Angleterre, se trouve à 10 kilomètres de Générac.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Dès la période médiévale, l'aire urbaine du village se concentre essentiellement dans ce qui représente aujourd'hui sa partie sud. Deux éléments témoignent d'une telle morphologie : tout d'abord le château, témoin de l’autorité féodale, qui permet logiquement d’imaginer une proche bourgade. Puis le quartier dit du Fort, situé entre la rue des Amoureux, la rue du Presbytère et la place du village. Organisé sur un plan circulaire et accessible par l'étroite rue du Fort, ce quartier possède une petite place quasiment enclavée et plusieurs maisons disposées de façon rayonnante autour de celle-ci[21]. Cette particularité urbanistique moyenâgeuse fut très probablement la conséquence d'une volonté de défense, à une époque où les troubles militaires étaient chose courante.

Toutefois, l'aire urbaine de Générac va véritablement se développer au XIXe siècle, avec la révolution industrielle et l'extension du vignoble des Costières. À cette époque, le centre-ville s'étend et de nombreuses maisons vigneronnes sont construites au cœur du village. Les grands monuments actuels (hôtel de ville, église et temple) sont également édifiés, à proximité de la large place centrale. La gare ferroviaire est construite. Avec elle est aménagée la longue avenue de la Gare, que l'on bordera très vite de platanes en guise d'arbres d'alignement. Peu à peu, l'urbanisation gagne le nord de la commune. À la sortie nord du village, en direction de Nîmes, les lavoirs sont ainsi aménagés.

Les extensions urbaines les plus récentes datent des dernières décennies, avec l'explosion de la demande en habitat individuel. Dès la fin des années 1970, de nombreux lotissements sont créés. On peut ainsi citer le quartier des Molières, à l'est de la commune, le lotissement des Chenevières, au nord, ou encore celui des 7 collines, à l’ouest. Durant les années 1980, la zone d'activités de Générac est aménagée à l’extérieur de la commune, en direction de Nîmes.

Si la création de nouveaux lotissements a perduré à un rythme soutenu jusqu’au début des années 2000 avec, par exemple, l’aménagement de la ZAC du Château et de sa controversée résidence « sénior », la tendance est aujourd’hui à un très net ralentissement.

La commune de Générac est aujourd'hui soumise à un plan local d'urbanisme, administré par le service urbanisme de la municipalité[22].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, la majorité des habitations de Générac sont des résidences principales, avec près de 93 %. La part de résidences principales au sein de la commune est en constante augmentation depuis plusieurs décennies, en corrélation avec la forte demande en habitat individuel évoquée plus haut. De plus, 86 % des logements généracois sont des maisons, contre 13 % seulement d'appartements[23].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Peu de projets résidentiels sont actuellement en cours à Générac. La commune se concentre principalement sur la rénovation de son centre-ville et de sa voirie. En 2012, un nouvel espace commercial a ainsi ouvert ses portes, l'espace Soleyrol, situé au croisement de la Grand'Rue et de la rue des Marchands[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'hypothèse la plus probable concernant l'origine du nom Générac prend en considération une possible origine antique du village. Bien qu'aucune preuve archéologique ne l'atteste, il n'est pas exclu que le site de Générac ait été occupé par une villa romaine, propriété d'un dénommé Generius. La mention du lieu-dit Generiacum dans un cartulaire de l'abbaye de Psalmodie appuie cette hypothèse. Le suffixe gallo-romain -acum revêtant une dimension locale, Generiacum signifie de fait « le domaine de Generius ». On retrouve cette même origine dans le cas de nombreuses localités du sud de la France[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du village[modifier | modifier le code]

À l'origine, le plateau des Costières réunit toutes les conditions pour que la vie se développe et que se crée le futur Générac :

  • des terres argileuses permettant leur travail, l'argile étant la matière première d'une industrie florissante au cours des siècles ;
  • abondance de bois permettant le chauffage et les constructions ;
  • dès l'Antiquité, proximité de la Voie Domitienne et de la colonie romaine de Nemausus (Nîmes), qui, combinées, favorisent les échanges commerciaux.

On sait aujourd'hui avec certitude que le site était déjà fréquenté durant le Paléolithique supérieur. En témoignent des éclats de pierre taillée (dont un grattoir caréné typique) trouvés aux alentours du puech de Dardaillon[26]. Malgré ce, il demeure difficile de cerner avec précision les origines du village, y compris son possible développement durant la période antique.

Au fil des siècles, le site connait une très lente urbanisation. En 400, Générac n'est probablement qu'un petit hameau de cabanes en torchis.

Histoire du château, histoire du village[modifier | modifier le code]

Le château figure parmi les plus anciennes bâtisses connues de Générac. L'urbanisation de ce dernier ne prit place de façon attestée qu'à partir du Moyen Âge, époque à laquelle le château fut lui-même édifié. Il constitue, de fait, le témoin idéal pour un éclairage continu de l'histoire généracoise et sera ici le fil rouge de notre approche.

On estime que la construction du château de Générac a débuté vers 1050 pour s’achever vers 1100. Une chose est sûre : il ne ressemble à aucun autre château construit à l'époque médiévale. Situé entre le port de Saint-Gilles et Nîmes, il servait alors de poste d’observation comme de péage. Il n’avait sans doute pas une grande importance militaire, mais son emplacement permettait une surveillance sur les voies reliant ces deux villes puis vers Aigues-Mortes. Si, malgré leur âge, ses trois tours sont toujours solides, il ne fait nullement penser à une forteresse guerrière. Ni murailles, ni donjon, ni créneaux visibles. Il se compose :

  • de deux tours rondes d’une douzaine de mètres de hauteur et de neuf mètres de diamètre qui s’appuient sur un bâtiment long de 32 m, disposé dans le sens sud-nord ;
  • d'une tour de forme pentagonale, plaquée contre ce bâtiment, côté ouest. Elle renferme un escalier à vis de pierre le long duquel on découvre des têtes ailées de trois des quatre évangélistes. Ses fenêtres sont encadrées par des colonnes de pierre taillées et finement sculptées. Ces embellissements ont été réalisés à l’époque de la Renaissance.

Les divers travaux : fortifications, agrandissements des ouvertures, fenêtres à meneaux, s’achèveront en 1545 comme l’indique une pierre gravée en haut de la tour Sud. L’aile Ouest du château vient en appui sur le bâtiment central. Elle s’élève brusquement à son extrémité, un peu comme une tour. Une salle, en rez-de-chaussée, qui servait autrefois de temple, abrite le musée de la tonnellerie depuis 1995[27].

Le château au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Façade est du château.

Au milieu du IXe siècle débute le règne des comtes de Toulouse. Le comté, très vaste, englobe la ville et les terres de Saint-Gilles. Le château est construit à l’époque où Raymond IV de Toulouse, né en 1042, domine le Languedoc. Ce comte portera d’ailleurs le surnom de « Saint-Gilles ». Le fief de Générac est attribué à l’un de ses vassaux.

Plus tard, le nom de Bertrand Aton (famille des seigneurs dont une rue de Nîmes porte le nom) sera lié à l’histoire de notre château. En effet, en 1121, Ermessinde, fille de Raymond IV de Toulouse, obtient le fief de Générac en dot lors de son mariage avec Rastaing de Pasquières (Vauvert). Le château et ses terres resteront dans le domaine des comtes de Toulouse jusqu’en 1213. À la fin du XIIe siècle, toute la région est marquée par l’histoire des Cathares dont Raymond VI de Toulouse prend la défense. Avec ses alliés, il affronte les troupes Simon de Montfort lors de la « croisade des Albigeois ». Vaincu à la bataille de Muret, en 1213, Raymond VI se réfugie en Angleterre. Les croisés de Simon de Montfort se partagent ses terres. En 1216, Raymond VII, fils du comte en exil, né à Beaucaire, rentre d’Angleterre. Il reprend la lutte avec l’aide des rois de Castille, de Navarre et d’Aragon, mais le manque d’organisation des troupes conduit à de nouvelles défaites. C’est la régente de France, Blanche de Castille, mère du futur roi Louis IX, qui obtient la victoire finale. Par le traité de Meaux, en 1229, Raymond VII se soumet et perd toutes ses possessions[28]. C’est la fin du Languedoc comme état indépendant. Pons de Montlaur, à la veille de son départ en croisade, fait une donation considérable à la Maison du Temple de Saint-Gilles. Le 6 juin 1248, il lui donne ses castra de Générac et d'Aigues-Vives, avec leurs tènements et leurs droits seigneuriaux[29]. Pour préparer sa première croisade, par laquelle il voulait libérer Jérusalem des « Mahométans », Louis IX, plus connu sous le nom de saint Louis, obtint leur aide sous forme d’argent et de bateaux de guerre. C’est en reconnaissance de cette aide que le château leur fut attribué.

En 1285, le petit-fils de Saint Louis, Philippe IV le Bel, devient roi de France. Très autoritaire, il ne peut accepter le partage du pouvoir. Irrité par la fortune et la puissance des Templiers, il va s’employer à détruire leur ordre. Il y est aidé par le peu scrupuleux Guillaume de Nogaret. Celui-ci, né en 1260, près de Toulouse, d’une famille cathare, devient professeur de droit en 1287. Il s’installe à Marsillargues en 1291. En 1294 il est juge à Beaucaire, conseiller du roi en 1295. Son souverain le charge de partir en Italie pour arrêter le pape Boniface VIII, dont il ne peut supporter l’autorité sur l’église de France. Mais, au moment de son arrestation, le pape âgé de 86 ans meurt. Guillaume retourne en France et le roi le couvre de récompenses. Il le fait seigneur de Marsillargues, Calvisson, Vergèze et de la Vaunage[30]. La seigneurie de Générac passe de même sous son contrôle, il y exerce la justice. C’est alors que le roi et son conseiller s’acharnent contre les Templiers. Guillaume les fait accuser de sorcellerie et autres fautes graves. Les chefs de Templiers sont arrêtés en 1307, puis jugés et condamnés à mourir sur le bûcher. Dès cette date, le château de Générac devient propriété de Guillaume de Nogaret qui le fait, dit-on, restaurer et fortifier. À sa mort, en 1314, l’édifice passe à l’abbaye de Franquevaux. Pendant les deux siècles qui suivent, nous ne savons pas grand chose de son histoire.

Le village, le château et la Réforme[modifier | modifier le code]

C’est au milieu de XVIe siècle que de nouveaux évènements importants se produisent. En 1548, le château est propriété du prieur de Saint-Gilles, puis plus tard celle du grand prieur.

Tours nord et sud du château.

1548 ; nous voici plongés à l’époque où la France prend connaissance des discours de Jean Calvin et de l’Allemand Martin Luther. L’Allemagne, depuis bientôt trente ans, accepte les idées du moine Luther et pratique une nouvelle religion : la religion protestante. Très rapidement de nombreux français, qui reprochent aux prêtres leur mauvaise conduite et les « indulgences » c’est-à-dire les pardons payants accordés aux riches par le pape, suivent l’exemple des allemands. C’est l’époque de la Réforme. La France se divise en deux camps ; les huguenots (protestants) et les papistes (catholiques) qui ne vont pas tarder à s’affronter cruellement. Le roi Henri II, qui règne de 1547 à 1559, cherche à faire échouer le protestantisme par la force. Il n’y parvient pas. Michel de l’Hospital, ministre de la régente Catherine de Médicis, tente de réconcilier les deux camps chrétiens. Mais en 1562, le duc de Guise, chef des catholiques organise le massacre de Wassy en Champagne, des protestants de la ville réunis pour chanter des cantiques[31]. Ce massacre conduit à la guerre civile ; huguenots et papistes s’entretuent, la France se couvre de ruines. Dans notre région, les protestants sont particulièrement pourchassés. Malgré toutes les persécutions, le protestantisme se répand dans tout le Gard ; à Uzès, Aigues-Mortes, Anduze… À Saint-Jean du Gard, toute la population se convertit.

À cette époque, Générac devient en majorité calviniste. L’église comme le presbytère sont entièrement démolis. Les réformés gardent le cimetière, ils en interdisent l’accès aux autres croyants, les empêchent de pratiquer librement leur religion. Sur les ruines de l’église ils établissent leur temple. Pendant 30 ans (jusqu’en 1596) aucun prêtre n’exercera à Générac. La paix revient enfin quand Henri IV, qui vient de se convertir au catholicisme, signe l’édit de Nantes en 1598[32]. Mais en 1610, il est assassiné. Les seigneurs protestants armés s’opposent au nouveau roi, Louis XIII et à son ministre Richelieu. En Languedoc, le duc de Rohan organise des expéditions contre les papistes. En 1628, il charge un de ses soldats, le capitaine Huguet, de s’installer à Générac. La troupe occupe le château. C’est de cette époque que date l’aile Ouest, construite pour loger les militaires. La paix d’Alais (Alès), signée à Lédignan en 1629, ramène à nouveau le calme. La garnison du capitaine Huguet quitte le village. Les protestants perdent leurs droits de conserver des places fortes, beaucoup de leurs châteaux sont détruits.

En 1648, le parlement de Toulouse rendait aux généracois l’emplacement de leur ancienne église pour être reconstruite. Les délégués se rendant sur les lieux ne trouvèrent aucune trace de l’édifice. Les fondations elles-mêmes avaient disparu, l’espace était occupé par un champ de blé. Les travaux de l’église ne commencèrent que le 9 mai 1687 pour se terminer un an plus tard. C’est Jean Popo, architecte du roi qui en réalisa le plan et ordonna que les fenêtres soient vitrées et grillagées.

Générac au temps de la révocation de l’édit de Nantes[modifier | modifier le code]

Dans ce passage il ne sera pas question du château, dont nous ignorons l’histoire de cette époque. Il s’agit d’enrichir l’étude de la précédente période par le récit des événements qui se produisirent à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle.

En 1661, le roi Louis XIV n’acceptant pas qu’il existe deux religions en France (un seul roi, une seule foi), s’en prend aux calvinistes avec violence. Des interdictions de plus en plus nombreuses leur sont adressées. Au début, elles ne sont pas respectées, ce que fait remarquer l’évêque de Nîmes en visite à Générac. En 1685, Louis XIV prononce la révocation de l’édit de Nantes. Désormais la religion protestante est interdite. Les pasteurs et leurs fidèles sont pourchassés. Ceux qui n’acceptent pas d’abjurer sont cruellement punis[33]. Les femmes sont emprisonnées ; on les enferme à Aigues-Mortes dans la tour de Constance ; certaines ne seront pas épargnées et mourront au supplice. Pour échapper à leur malheur les protestants fuient à l’étranger. La Suisse, l’Allemagne, la Hollande, l’Angleterre les accueillent, mais les plus nombreux, restés sur place, n’ont le choix qu’entre les pires souffrances et le renoncement à leur religion ; ils abjurent en masse. Le 29 mai 1677, Générac comptait 300 réformés et 200 catholiques. En 1694 on dénombrait 450 « communiants » dans la paroisse.

Cependant des protestants refusent d’abjurer. Ils préfèrent mourir en restant fidèles à leur choix. Ils vont écouter les pasteurs dans les bois, les endroits cachés, ce sont les assemblées du « désert ». Lorsque Louis XIV apprend qu’une partie de ses sujets résiste toujours, il va la frapper encore plus durement. Les pasteurs sont pourchassés, les troupes du roi épient les rassemblements, ceux qu’on y capture sont atrocement punis. Alors éclate une révolte qui va durer deux ans. C’est la guerre des camisards. Poussés à bout, les rebelles s’en prennent à ceux qui les dénoncent. Ils incendient des églises, des villages, ils se vengent sur la population. L’église de Générac s’effondre dans les flammes en 1703. Dans notre village, les camisards s’emparent de 2 habitants catholiques ; le premier est immédiatement tué. Le second, nommé « Tempier », avoue sa religion. Il meurt roué de coups. Pendant deux ans, les bandes de rebelles mettent en échec les troupes commandées par les meilleurs généraux[34]. Louis XIV ordonne alors le « brûlement des Cévennes ». Dans le Nord du département, des dizaines de villages soupçonnés d’avoir aidé les révoltés, sont incendiés. L’un des deux grands chefs Camisards, Pierre Laporte, est tué. Le second, Jean Cavalier, se rend. Commencée en 1702, la guerre prend fin. Les misères des protestants ne s’arrêtent pas pour autant : en 1745, une lettre de cachet de Louis XIV envoie en prison Marie Chassefière, de notre village, mère de trois enfants. Elle y restera 23 ans, de 1745 à 1768.

Il faudra attendre la Révolution pour que chaque citoyen français ait la liberté de pensée et de culte[35]. Vers 1860, la population de Générac voisine de 2200 habitants se partageait également entre catholiques et protestants. Il y a environ 40 ans, pour une population de 1700 hab., Générac comptait environ 800 catholiques et 300 protestants. En 1992, avec 3000 hab., on recensait 1700 catholiques pour 150 familles protestantes.

Générac et son château, de la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Façade et aile ouest du château.

1788 : dans un an les Parisiens prendront la Bastille. Ce sera le premier acte de la Révolution. Jusqu’à cette date, le château aura appartenu au Grand prieuré de Saint-Gilles[36]. Cette année-là, il sera attribué en fermage à un nommé Jacques Archinard. Dès 1791, le bâtiment et ses terres déclarés « biens nationaux » sont partagés en de nombreux lots vendus à des agriculteurs de la commune ou de la région.

Notons tout de même que si le château perd peu à peu son rôle stratégique, le village connaît pour sa part une période de prospérité remarquable. Au XIXe siècle, la population s'accroît toujours plus. D'une manière générale, l'activité économique de la commune devient foisonnante. Le vignoble ne cesse de s'étendre et les fours des tuileries fonctionnent à plein régime. La gare, nouvellement construite, permet aux viticulteurs de s'approvisionner de façon plus conséquente en engrais et d'exporter leurs fûts de vin. En fait, c'est toute l'aire urbaine du village qui connaît alors une forte croissance ; trois des quatre monuments majeurs du village - l'hôtel de ville, l'église actuelle et le temple - sont édifiés durant ce siècle décisif. À la sortie nord du village, les lavoirs sont aménagés. Enfin, les lois scolaires promulguées par Jules Ferry dès 1880 favorisent la construction des écoles communales, près du château.

À partir de cette époque, le château est occupé par plusieurs familles puis par leurs descendants. Le 25 mai 1993, il est l'objet d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[37]. Actuellement, il est copropriété de la commune qui a pris en charge sa restauration.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Générac depuis 1944
Maire Mandat Commentaires
Début Fin
Gaston Larguier 1944 1947
Jean Blanc 1947 1959
Gabriel Poitevin 1959 1965
André Christol 1965 1983
Charles Tronc 1983 1989
Alain Meiffre 1989 2001 Divers droite
Jean-Claude Demunck 2001 2008 Divers droite, vice-président de Nîmes Métropole
Frédéric Touzellier 2008 2014
Frédéric Touzellier 2014 en cours Divers, viticulteur, vice-président de Nîmes Métropole

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal généracois comprend 27 membres, dont le maire, 8 adjoints et 18 conseillers municipaux.

Depuis les dernières élections municipales, sa composition est la suivante[38]:

Groupe Effectif Statut
« Générac, notre village »
Divers
22 majorité
« Générac en action »
Divers
5 opposition

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

SIVOM des Costières

Formé en 1965, le SIVOM des Costières de Générac-Beauvoisin assure la compétence transfert et traitement des eaux usées, sur le territoire de ces deux communes[39].

Communauté d'agglomération Nîmes Métropole

Depuis 2001, Générac fait partie des 27 communes membres de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole. C'est, avec Saint-Gilles, la commune la plus au sud de l'agglomération[40].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2014, Générac n'est jumelée avec aucune commune française ou étrangère.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 983 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 1 183 1 416 1 740 1 883 1 904 1 988 1 930 1 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 084 2 159 2 287 2 260 2 207 1 814 1 848 1 983 1 945
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 080 2 112 2 034 1 886 1 785 2 030 1 855 1 630 1 667
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 650 1 682 1 764 2 113 2 925 3 223 3 565 3 629 3 982
2011 - - - - - - - -
3 983 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2004[42].)
Histogramme de l'évolution démographique


Depuis 1793, la population est fluctuante. Ce n’est qu’à partir de 1980 qu’elle explose et passe des 1 700 aux 3 700 habitants d’aujourd’hui.

De la Révolution jusqu’à 1866, la population augmente car le vignoble qui se développe réclame une main d’œuvre toujours plus abondante. De 1881 à 1906, soutenue par la reconstitution du vignoble, la croissance continue. De 1906 à 1926, la crise viticole entraîne une nouvelle chute accentuée par la Première Guerre mondiale. De 1926 à 1931, la croissance reprend, en particulier grâce à la demande de main-d’œuvre de la tuilerie. De 1931 à 1946, la fermeture de la tuilerie, puis le départ de certains villageois vers la ville et la guerre, entraînent un dépeuplement marqué. De 1946 à 1968, la population se stabilise avec la mécanisation de l’agriculture qui diminue le besoin de main d’œuvre.

Enfin, depuis 1968, la demande d’habitat individuel a incité les propriétaires à vendre leurs terrains pour construire des maisons dont les habitants travaillent généralement en dehors du village.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de Générac[43]
Recensement de 2006, en pourcentage du total
Commune de Générac
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
> 90
0,4 
2,5 
75-89
3,8 
5,7 
60-74
5,6 
11,2 
45-59
10,6 
11,2 
30-44
11,4 
9,8 
15-29
9,0 
9,3 
0-14
9,4 

En 2006, la pyramide des âges de Générac montre une population relativement jeune. En effet, la part des plus de 60 ans représente 18,1 % tandis que celle des moins de 30 ans atteint 37,5 %. La tranche d'âge 30-60 ans demeure la plus importante, avec 44,4 % de la population totale. Notons que la répartition des sexes frôle la parité, avec 50,1 % de femmes et 49,9 % d'hommes.

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition de la population par type d'activité, en 2006.

Une statistique de l'Insee établie en 1991 indiquait les données suivantes, à propos de la population active ayant un emploi :

Lieu de travail Hommes Femmes
Générac 16 % 14 %
Nîmes 41 % 31 %
Commune proche 31 % 06 %
Commune plus éloignée 12 % 01 %
Aucune activité salariée - 48 %

Toujours selon le même institut, le taux de chômage de la commune atteignait 15,1 % en 1999 et 12,2 % en 2006. Le chômage touche alors essentiellement les 15-24 ans, avec un taux avoisinant les 25 %.

La même année, la catégorie socio-professionnelle dominante est celle des ouvriers, avec 36,1 %, suivis des employés avec 24,6 %, et des professions intermédiaires avec 15,7 %. La part des artisans, commerçants et chefs d'entreprise atteint les 14,1 %. Le village ne compte que 7,4 % de cadres et 2 % d'agriculteurs[44].

Notons que plusieurs métiers pratiqués au début du siècle dernier ont disparu du paysage généracois. Ces professions étaient, pour la plupart, liées à l'activité essentiellement agricole de la commune. Il s’agit  : du meunier, du bourrelier-sellier, du maréchal-ferrant, du tonnelier, des femmes accoucheuses

Enseignement[modifier | modifier le code]

Générac dispose aujourd'hui de 2 groupes scolaires :

  • public : école primaire Li flou d'armas et école maternelle Les aristoloches ;
  • privé : école Saint-Louis.

Les établissements d'enseignement secondaire les plus proches sont le collège Jean-Vilar à Saint-Gilles et le lycée Geneviève Anthonioz-de Gaulle à Milhaud.

La commune dispose également d'une crèche, d'un centre de loisirs et d'une bibliothèque municipale.

Santé[modifier | modifier le code]

Une pharmacie est présente à Générac. Une délégation de la Croix-Rouge française ainsi qu'une association des donneurs de sang sont à la disposition des habitants. Les services d'urgences les plus proches se trouvent à Nîmes (polyclinique Grand-Sud, hôpital Carremeau).

Sports[modifier | modifier le code]

Stade des Costières et gymnase.

De nombreux clubs sportifs évoluent à Générac et permettent notamment la pratique du football, du volley-ball, du badminton, du tennis de table, du tennis, du handball, du basket-ball, de la gymnastique, du judo… notons qu'en période de vacances scolaires, la municipalité met à disposition des enfants du village le service Sport pour tous.

En termes d'infrastructures, la commune dispose d'une halle de sports, d'un gymnase, de deux stades de football, de deux terrains de tennis et d'un boulodrome. De plus, les collines boisées des Costières regorgent de sentiers permettant promenades et randonnées. Un parcours de 14 km, signalé par un schéma local de randonnée (balises jaunes), couvre les zones naturelles de la commune depuis 2004[45].

En 2005, un parcours de santé d'une longueur de 1,3 km a été réalisé autour du Puech-Roussin.

Notons enfin que chaque année, une course VTT - la Canicula - et un cross - Généracrosstière - sont organisés sur le territoire de la commune.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Le milieu associatif occupe une place prépondérante à Générac, dans des domaines tout à fait divers[46]. Ainsi, la tradition taurine est défendue par deux clubs, Lou meloun et Lou Racanel. Le club Générac Traditions a également pour credo la défense de la culture et des traditions généracoises. Un atelier musical, deux chorales et plusieurs clubs de danse connaissent chacun une belle fréquentation. Le troisième âge peut aussi se retrouver par le biais du club de l'âge d'or.

Médias[modifier | modifier le code]

La municipalité édite son bulletin d'information tous les deux mois. Le magazine local L'Air des Costières est distribué dans le village.

Générac fait partie du territoire couvert par le quotidien Midi libre, par la télévision locale TV SUD Camargue Cévennes[47] et par les programmes de France 3 Languedoc-Roussillon.

Activité économique[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Vignes sur le plateau des Costières.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Depuis des siècles, l'économie locale est en grande partie liée aux activités viticole et vinicole. La viticulture des Costières connut un réel âge d'or entre la deuxième moitié du XIXe siècle et les années 1950 environ. Bien qu'il s'agisse d'un secteur aujourd'hui en crise, de très nombreux hectares de vignes sont encore cultivés sur le territoire de la commune de Générac.

Arboriculture fruitière[modifier | modifier le code]

Verger de pêchers en fleur.

La seconde moitié du XXe siècle voit le paysage des Costières se restructurer peu à peu. Dès les années 1980, la forte crise que connaît la viticulture incite de nombreux domaines à se reconvertir dans l'arboriculture, d'autant que la construction du canal BRL améliore grandement l'irrigation des sols[48]. D'immenses vergers sont ainsi plantés : le pêcher et l'abricotier sont les principales espèces choisies. Au printemps, ces plantations offrent un paysage étonnant, très densément fleuri. Durant la période estivale, le secteur représente une source d'emplois saisonniers relativement conséquente.

À titre d'exemple : à Générac, le Domaine des Coteaux de la famille Bonnet emploie 500 à 600 personnes en juillet et en août et un peu moins de 350 personnes en juin et en septembre. Le verger, dispersé sur plusieurs communes (Nîmes, Saint-Gilles, Générac, Aubord, Beauvoisin) fait 280 hectares et produit 7 000 tonnes de fruits par an[49].

L'arboriculture fruitière est particulièrement soumise aux aléas. Ceux-ci peuvent être d'ordre climatique (gelées tardives, orages de grêle…) ou sanitaire (champignons, insectes…). Chaque année, les arboriculteurs doivent également composer avec les fluctuations de la demande, elle-même influencée par le climat.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Vinification[modifier | modifier le code]

Production vinicole entre 1873 et 1927

En 1873, la commune de Générac comptait trois marchands de vin qui achetaient le cru dans les propriétés, où le vin était alors produit. Ils le rentraient en foudres (énormes tonneaux d’une capacité de 5 à 30 m3) puis le vendaient directement aux consommateurs : des particuliers, des cafés, des débits de vin. Les transports étaient effectués par des charrettes. Notons également le rôle du courtier, qui était de se rendre chez le viticulteur pour goûter son vin. S’il lui avait plu, il en ramenait un échantillon au marchand. Celui-ci dégustait à son tour et faisait une offre. Si le propriétaire était d’accord, le marchand versait une somme au moment de l’achat, le reste à la livraison.

De 1900 à 1914, la vente du vin s’est développée grâce aux expéditions ferroviaires. S’il existait encore les « barricailleurs » qui expédiaient le vin par fûts, il commençait à y avoir des commissionnaires, c’est-à-dire ceux qui achetaient le vin pour le compte de marchands d’autres régions, et qui l’expédiaient par demi-muids (220 à 600l).

De 1920 à 1927 s’est développée la vente en gros. On commença alors à se servir de citernes pour aller chercher le vin à la propriété et même pour livrer certains clients.

Cave coopérative

La cave coopérative.

Le 21 avril 1927, 56 viticulteurs généracois décident la création d’une cave coopérative. Ils se regroupent pour acheter des machines en commun, produire ensemble leur vin; ils veulent ainsi améliorer la qualité du produit et le vendre plus facilement.

Capacité des cuves en hl de 1928 à 2006 :
1928 7 000
1936 27 340
1949 39 170
1951 71 030
1966 185 600
1991 235 000
2006 240 000

Actuellement seul 1/3 est utilisé, soit 62 000 hl.

Production en hl de 1928 à 2006 :
1928 7 000
1944 31 000
1950 53 000
1956 72 000
1962 126 000
1968 110 000
1974 165 000
1980 210 000
1986 142 000
1989 74 000
1991 75 000
2006 62 000

En observant ces chiffres, nous constatons une croissance importante jusqu’en 1980, suivie d’une chute spectaculaire jusqu’en 1989. Par les accords de Dublin, les pays membres de la Communauté économique européenne veulent stopper la surproduction de vin de consommation courante, en faisant distiller une partie du produit. Les producteurs du Languedoc-Roussillon ont opté pour un arrachage massif de la vigne, plutôt que de faire distiller le vin excédentaire. À Générac, des producteurs se sont convertis à la polyculture et ont entrepris de replanter leurs vignes avec des cépages améliorateurs[50].

Ils produisent depuis 1986 un vin d’appellation d’origine contrôlée (en 2006, 30 000 hl d'AOC « Costières de Nîmes » sur une production de 62 000 hl).

Tuileries[modifier | modifier le code]

Au cours des derniers siècles, plusieurs tuileries furent construites dans notre commune. Le plus vieux document le relatant est un arrêté municipal de 1791.

Jusque dans les premières années du XXe siècle, les ouvriers formaient les briques à la main. La mouleuse, achetée par M. Capezza, permit de faire passer la production dans la proportion de 100 à 5000 briques par jour. Incapables de faire face à cette concurrence, petit à petit les entreprises durent fermer. M. Capezza acheta la tuilerie à côté de la sienne, puis il souhaita construire une tuilerie moderne, en accord avec M. Delon, un autre patron du village. Le bâtiment fini (construit à l'emplacement de l'actuelle « cité J. Boujassy ») avait trois étages, la cheminée s’élevait à 45 m. La tuilerie était dotée de 24 fours qui fonctionnaient en alternance. Elle fut démolie en 1969, alors qu’elle ne produisait déjà plus depuis des années.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Zone d'activités[modifier | modifier le code]

Créée au cours des années 1980 sur un espace de 21 hectares au nord du village, la zone d'activités (ou zone artisanale) de Générac accueille aujourd'hui 12 entreprises et emploie près de 150 personnes[51]. Les entreprises implantées incluent des secteurs tels le transport routier de marchandises ou encore la vente de machines agricoles. Notons que de nouvelles entreprises de services tendent à s'y installer, depuis la récente viabilisation de la partie sud de la zone.

Grande distribution[modifier | modifier le code]

Une enseigne de hard-discount ainsi qu'une supérette, toutes deux issues de la grande distribution, sont présentes à Générac.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le village[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville et son beffroi qui n'est pas sans rappeler la base d'un clocher roman provençal, la flèche en moins ; édifiés en 1847.
  • L'église. Vers l’an 1000, des moines de l’abbaye de Saint-Gilles érigent un petit prieuré qui deviendra, deux siècles plus tard, l’église de Saint-André. Elle fut détruite à deux reprises lors de la Réforme puis reconstruite en 1860 dans un style éclectique « romano-gothique ».
  • Le temple. D'architecture originale et particulièrement travaillée au niveau de sa façade, il fut bâti à partir de 1863. Consacré en 1872, il abrite, depuis, l’église réformée de Générac[52].
  • Le château. Pour rappel, sa construction débuta au XIe siècle. Rappelons également qu'il appartint aux comtes de Toulouse jusqu’en 1212. En 1248 il passe aux mains des Templiers, comme celui de Beauvoisin. Puis il fut offert à Guillaume de Nogaret par Philippe IV le Bel. À la mort de Nogaret en 1313, le château revint à l’abbaye de Franquevaux puis au Grand prieuré de Saint-Gilles. À l’heure actuelle, le château est en rénovation et la commune en est copropriétaire. L’on peut y découvrir un escalier à vis et une façade ajoutée à la Renaissance. Il abrite le musée de la tonnellerie depuis 1995[53].
  • Les anciennes écoles communales. Utilisées en tant que telles pendant plus d'un siècle, de 1881 à 1992, elles abritent aujourd'hui le centre de loisirs du village.
  • La circulade du Fort. Il s'agit là d'une particularité urbanistique qui concerne une partie seulement du centre-ville - accessible par la rue du Fort - et non l'ensemble du vieux village, qui à ce titre n'est pas une circulade. Ce quartier adjacent à la place du village fut très certainement construit à l'époque médiévale. À l'image d'autres bourgades circulaires languedociennes, les habitations qui le constituent sont clairement disposées de façon rayonnante autour d'une petite place centrale. La circulade du Fort devait ainsi constituer le cœur du Générac médiéval[21].
  • La cave coopérative. Construite en 1927 par l'architecte gardois Henri Floutier, la cave coopérative des Costières de Générac a été tout au long du XXe siècle un lieu central pour l'économie du village, de par l'importante capacité de ses cuves[54].
  • La gare. Elle fut construite en 1873, sur une ligne qui connut un important trafic durant des années. À Générac, une voie était déviée depuis la gare pour livrer le charbon à la tuilerie des costières. Jusque dans les années 1960, la sylvinite (potasse) arrivait en vrac par wagons jusqu'au village. Les agriculteurs l'utilisaient pour la mélanger avec l’engrais naturel. On chargeait également les fûts de vin dans les wagons. Si aujourd'hui la gare a perdu sa vocation marchande, des trains de marchandises empruntent toujours la ligne pour transporter le sel extrait des Salins du Midi d'Aigues-Mortes. Il n’y a plus de chef de gare depuis 1981, néanmoins le TER s’arrête toujours pour conduire les voyageurs vers Nîmes ou le Grau-du-Roi.

Hors du village[modifier | modifier le code]

  • Les lavoirs, dont les premières traces datent de 1255. On parle alors de « fontaine aux Allemands ». Le premier aménagement a été réalisé en 1810. Les lavoirs furent fermés au cours des années 1980 pour des raisons d’hygiène et de sécurité. Situés à proximité de l'ancien site de l'usine de pompage des eaux, ces importants bassins bordés de platanes sont actuellement en cours de réhabilitation[55].
  • La ferme du Puech-Roussin. Depuis 2004, cette ferme biologique et pédagogique est un exemple en matière d'écotourisme en Costières. Ses propriétaires proposent aux visiteurs la découverte de leur exploitation agricole, son historique, l'élevage des chèvres, la transformation fromagère ainsi que leurs différents produits. La découverte in-situ et la vente directe sont grandement privilégiées par les exploitants[56].

Traditions[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

Fête votive

À l'instar de nombreuses communes de la région, Générac organise chaque année sa fête votive, qui se tient généralement autour du 15 juillet. Cette fête populaire est notamment marquée par la tauromachie camarguaise, appelée localement bouvine. À cette occasion, les rues du village accueillent abrivados et bandidos, courses taurines impliquant le plus souvent des manades locales telle la manade Cuillé[57] et se manifestant sous la forme d'un parcours clos au cœur du village. Des courses camarguaises se tiennent également dans les arènes.

La fête est un vrai moyen d'expression pour la jeunesse généracoise, notamment grâce aux aubades. Largement répandue dans les communes de la région, cette tradition puise ses origines au début du XXe siècle, lorsque la communauté fêtait le départ pour le service national des jeunes gens âgés de 18 ans. On réalisait alors l'empègue, dessin au pochoir appliqué sur les portails des maisons, dont le motif représentait un élément emblématique de la bouvine ou même parfois un événement de l'année en cours. Notons que la tradition de l'empègue se poursuit aujourd'hui encore[58].

Fête de la souche et du terroir

La fête de la souche est une manifestation propre au village de Générac. C'est l'illustration par excellence de l'attachement du village à la viticulture et au terroir des Costières.

La fête se déroule chaque année depuis 1990, lors du dernier week-end du mois d'avril. Bien que la viticulture en soit la thématique centrale, la municipalité souhaite également mettre en avant toute activité exprimant le terroir et la culture locale. Ainsi, généracois comme visiteurs de passage peuvent rencontrer de nombreux producteurs de vin, mais également des manadiers et des artistes locaux. Un défilé traditionnel se tient généralement le dimanche, avant que la « cérémonie de la souche » ne vienne clôturer les festivités.

En avril 2010, le village organise la vingtième édition de cette fête. Il est à noter que la fête de la souche attire entre 5 000 et 10 000 visiteurs chaque année, selon les conditions climatiques[59].

Culture occitane[modifier | modifier le code]

Générac est très empreinte de la culture occitane. L'occitan provençal est souvent couramment parlé par les plus anciens et des cours sont même dispensés dans le village par l'Institut d'études occitanes[60].

Depuis 2009, les trois entrées principales de la commune signalent son nom traduit en occitan, Geneirac, conjointement à l'appellation française officielle. La croix occitane, symbole de cette culture, est quant à elle évoquée au cœur du logo du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Sobriquets collectifs d'André Bernardy ; édition: les ateliers Henri Pelatan en 1962 à Uzès
  2. « Site officiel du S.CO.T. Sud-Gard »
  3. « Carte des pays du département du Gard », sur Gard.pref.gouv.fr
  4. « Extrait du journal local Air des Costières - n°6, septembre 2007 »
  5. « Coupe géologique des Costières sur le site de l'AOC Costières de Nîmes »
  6. Carte topographique de randonnée IGN n°2943 O - St-Gilles/Vauvert
  7. « Districts du Gard; les plaines », sur COGard.org
  8. « Les unités de paysages de la Costière », sur Atlas.dreal-languedoc-roussillon.fr
  9. « Garrigues en pays languedocien », sur Euziere.org
  10. « Plus de 85 hectares détruits par un incendie à Générac, le 23 août 2009 », sur MidiLibre.com
  11. « L'outarde canepetière », sur Generac.fr
  12. « Natura 2000 : fiche du site FR9112015 - Costière nîmoise »
  13. « ZNIEFF 910030034 - Costières de Générac », sur Inpn.mnhn.fr
  14. « ZNIEFF 910011527 - Puechs Lachet et de Dardaillon », sur Inpn.mnhn.fr
  15. « Données climatiques des Costières sur le site de l'AOC Costières de Nîmes »
  16. « Suivi de l'épisode pluvio-orageux des 6 et 8 septembre 2005 », sur Forums.infoclimat.fr
  17. « Climatologie mensuelle à Nîmes », sur Infoclimat.fr
  18. « Syndicat mixte des Nappes Vistrenque et Costières »
  19. « Réseau de transports en commun péri-urbain de Nîmes Métropole », sur Tangobus.fr
  20. Réseau de transports en commun départemental Edgard, sur Edgard-transport.fr
  21. a et b Circulades languedociennes de l’an Mille - Naissance de l’urbanisme européen, Krzysztof Pawlowski, éd. Presses du Languedoc, 1992, p. 200
  22. « Règles d'urbanisme », sur Generac.fr
  23. « Logement à Générac », sur Insee.fr
  24. « Travaux et projets d'aménagement urbains », sur Generac.fr
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  42. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
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  50. Bulletin d'information de la mairie de Générac - no 30, février 2006
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  59. « Agenda culturel et festif de la commune », sur Generac.fr
  60. « Cours d'occitan pour adultes », sur Generac.fr

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