Arvernes

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Arvernes
Image illustrative de l'article Arvernes
Statère arverne au nom de Vercingétorix - Trésor de Pionsat - Musée d'Archéologie Nationale

Ethnie Celtes
Langue(s) Gaulois
Religion Celtique
Villes principales Oppidum de Corent, Gergovie, Augustonemetum
Région actuelle Auvergne (France)
Rois/monarques Luernos, Bituitos

Les Arvernes (Arverni en latin) sont l'un des 54 peuples gaulois vivant en Gaule du 7e au 1er siècle avant Jésus-Christ.

Du fait de leurs ressources en or, argent, bronze et de leur maîtrise de la métallurgie, et de l'artisanat, les Arvernes, peuple gaulois du Massif central, sont l'un des peuples gaulois les plus riches et les plus nombreux, avec au moins 4 oppidums, batis sur des volcans et dominant la plaine.

L'un des 6 peuples battant monnaie et carrefour des échanges est-ouest et nord-sud, les Arvernes sont un des peuples les plus puissants de Gaule. Ils offrent leur protection à plusieurs peuples alentour et sont réputés pour leurs chevaux rapides et leur cavalerie (De Bello Gallico, Julius Caesar). Vercingétorix rassemble dans la plus grande alliance gauloise de l'époque quelque 30 peuples gaulois contre le général Julius en 53 av-JC. Il en est le chef et réclame en signe d'alliance des 'otages', fils des chefs des autres peuples gaulois, pour s'assurer de leur loyauté.

La victoire de Vercingétorix à Gergovie (musée, visites) permet aux troupes Arvernes et alliées de poursuivre les Romains vers le nord. Mais les alliances gauloises du proconsul Julius, déjà vainqueur des peuples gaulois Helvètes et Belges (58 à 52 av.JC) puis l'apport de cavaliers Germains contribueront à le sauver, puis à le renforcer.

La bataille d'Alesia, où Vercingétorix s'est retranché, en 52 av-JC, sera la plus grande de la guerre des Gaules, où près de 600.000 soldats s'affronteront. En effet, Vercingétorix attend comme convenu de forts renforts des peuples gaulois soulevés, en particulier de l'arc atlantique et de l'ouest. Ceux-ci, arrivant avec quelque trois mois de retard, vont laisser aux légionnaires professionnels du proconsul Julius le temps de construire 14 lignes de défense et de pièges mortels autour d'Alesia...

La bataille opposera pendant près de deux mois 450.000 soldats gaulois venus de l'ouest et dans la place forte d'Alesia à quelque 50.000 légionnaires romains et 120.000 Gaulois et mercenaires alliés du proconsul Julius.

A quatre reprises, Vercingétorix et les chefs de l'ouest seront à deux doigts de faire jonction, après avoir traversé les 14 lignes de pièges et fortins et laissé des milliers de morts. Mais, à chaque fois, la nuit tombée ne permettra pas de remporter une victoire définitive...

Après le retrait des tribus gauloises de l'ouest, Vercingétorix décidera de sauver les 60.000 survivants d'Alesia et de se livrer au proconsul Julius, en échange de la vie et de la liberté de ces 60.000 hommes, femmes et enfants.

Près d'un million de Gaulois tomberont dans les guerres des Gaules et plus d'un million seront aussi réduits en esclavage, venant enrichir de façon considérable Rome. Les historiens pensent que les Gaules nourissaient à l'époque 6 à 10 millions d'habitants, dont au moins 400.000 Arvernes agriculteurs, céramistes, métallurgistes, éleveurs, guerriers et nobles, dont Vercingétorix, Luernos et Bituitos.

Parmi plusieurs chefs, l'oncle et le père de Vercingétorix se sont aussi opposés à la domination romaine.

Les Arvernes ont légué leur nom à l'Auvergne.

Les Arvernes ont créé et développé plusieurs capitales successives, toutes placées au sein de la plaine de la Limagne, à proximité de l'Allier.

La première capitale des Arvernes est une vaste agglomération (au moins 35.000h) ouverte vers 300 av.JC, située à Aulnat. Elle est remplacée à la fin du 2eme siècle av. J.C. par l'oppidum de Corent. Il est aussi probable que la capitale des Arvernes ait été pendant quelques décennies l'oppidum de Gergovie, à l'ouest de Clermont-Ferrand, où serait né Vercingétorix.

Nemossos est une autre ville Arverne, batie sur une caldera volcanique, qui sera qualifiée par le géographe Grec Strabon, au début du Ier siècle av.JC de « métropole » des Arvernes.

Suite à la victoire du proconsul Julius à Alesia, elle deviendra 'Nemetum', avant d'être renommée 'Augustonemetum', en l'honneur de l'empereur Auguste et preuve de son importance stratégique à l'époque Romaine.

C'est l'origine de la future agglomération de Clermont-Ferrand, où de nombreuse villas Gallo-Romaines ont été trouvées et où les fouilles se poursuivent.

Les fouilles actuellement menées sur les différents sites Arvernes ont permis des découvertes exceptionnelles récentes :

* sépultures collectives de chevaux et de cavaliers liées à la guerre de -52,

* enceinte religieuse destinée aux banquets,

* œuvres d'évergètisme de la part des rois arvernes

* temples, hémicycle laténien, mobilier monétaire et restes d'offrandes (ossements animaux et amphores).

Ethnonyme[modifier | modifier le code]

carte des peuples gaulois

Sa signification fait débat. Pour la plupart des historiens, il serait composé du préfixe gaulois are (« près de », « devant ») et de verno ou uerno (« aulnes » ou « aulnaies »).

Ainsi, de même que les Armoricains étaient « ceux qui vivent près de la mer », les Arvernes seraient « ceux du pays de l'Aulnaie »[1], « ceux qui vivent devant des terres plantées d'aulnes », ou encore « ceux qui vivent devant des terres cultivées »[2]. Cependant d'autres spécialistes affirment que le nom signifierait « ceux qui sont supérieurs »[3],[4], formé à partir du radical ver- : « sur, supérieur ».

Plus récemment, une hypothèse a été avancée suggérant que le nom Are-vernos, traduit par "Devant d'aulne", évoque par métonymie, les boucliers en aulnes utilisés par les guerriers arvernes[5]. Cette thèse est renforcée par le fait qu'il existe d'autres peuples portant un nom inspiré par leurs armes, ainsi les Gésates, nommés ainsi en référence à un javelot particulier, le gaison.

Le territoire arverne[modifier | modifier le code]

Étendue et limites[modifier | modifier le code]

Le territoire possédé par les Arvernes recouvre les actuels départements du Puy-de-Dôme, ainsi qu'une portion de l'Allier et du Cantal. Il est centré sur la dépression de la Limagne et l'Allier qui constitue alors une artère primordiale de la cité arverne.

Les frontières de ce territoire sont assez bien connues, ayant fait l'objet de plusieurs études dans le but de déterminer leur emplacement[6]. Les Arvernes sont séparés des Ségusiaves à l'est, par les monts du Forez qui forment une frontière naturelle particulièrement marquée. La limite ouest du territoire arverne, qui sépare ces derniers des Lémovices, est marquée par des toponymes évoquant une frontière, ainsi Margerides, Eygurande, ou Randeix à proximité de Flayat. Le cours de la Dordogne semble ainsi en matérialiser une partie.

Les frontières arvernes au nord et au sud sont un peu plus discutées. La frontière nord pose des problèmes particuliers dus à la nature ouverte du terrain. Si effectivement, quelques toponymes-frontière balisent les marches des cités arvernes, Biturige et Éduenne, on constate en revanche que tout le nord de la cité arverne présente un faciès archéologique particulier, mixte et de nature composite, traduisant ainsi que le Bourbonnais était une zone d'échanges intenses. L'archéologue David Lallemand va plus loin et fait de cette zone, le territoire d'un petit peuple client des Eduens, les Ambivarètes, centré sur Vichy, Varennes-sur-Allier et l'oppidum de Cusset.

La frontière sud sépare les Arvernes des peuples Cadurques, Rutènes, Gabales et Vellaves, tous clients de la cité arverne. Elle est marquée par d'abondants toponymes-frontière tels que Guirande, Aurières, Couffin, L'Hirondelle, Termes ou La Durande. Les monts de la Margeride, ce dernier nom étant lui-même un toponyme-frontière séparent ainsi les Gabales, les Arvernes et les Vellaves. L'inconnue principale sur cette limite est la position du peuple des Eleutètes dont il est possible qu'ils soient situés entre les Rutènes et les Gabales à proximité de l'agglomération de Lieutadès.

Le peuple des Vellaves enfin, selon Strabon, faisait partie des Arvernes avant de prendre son indépendance[7]. Le témoignage de César suggère que l'émancipation des Vellaves pourrait prendre place aux alentours de la guerre des Gaules[8].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le territoire arverne est centré sur la plaine de la Limagne, qui est, au moins depuis le IVe siècle av. J.C., sa principale zone de production agricole, comme en témoigne la multiplication de fermes indigènes à cet endroit et à cette époque[9].

L'autre élément polarisateur de la plaine de la Limagne est la rivière de l'Allier, axe de communication majeur vers les civitates de la Loire et par là, vers le nord de la Gaule et l'île de Bretagne.

Les Arvernes sont l'un des rares peuples Gaulois, dont on ait retrouvé 6 villes ou villages, prouvant l'évolution de leurs techniques métallurgiques, de construction et de leur population, avant l'arrivée des Romains. Certains deviendront d'ailleurs de riches hommes d'affaires à Rome.

Le mode de structuration très centralisé de la cité arverne est matérialisé par la succession de centres urbains de grande importance en Limagne et par la quasi absence de ceux-ci en périphérie de la cité. Toutefois les recherches menées sur les oppidums de Bègues et de Cusset nuancent ce dernier point qui pourrait être dû à un biais de la recherche archéologique en Auvergne.

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Plusieurs axes de communication se croisent sur le territoire arverne. L'un des plus importants à l'époque antique est le tracé de la voie romaine d'Agrippa de Lyon à Saintes, passant par Feurs, Clermont et Limoges. De cette voie part également une bifurcation en direction de Bordeaux et la cité des Bituriges Vivisques via le territoire des Rutènes.

Par ailleurs plusieurs axes routiers relient Clermont/Augustonemetum aux chefs-lieux des cités voisines, ainsi la voie de Poitiers à Clermont dessert également le territoire Biturige via Chantelle, Néris-les-Bains, Châteaumeillant et Argenton-sur-Creuse, eux-mêmes reliés à Bourges/Avaricum par un réseau secondaire. Une autre voie relie Clermont/Augustonemetum à Saint-Paulien/Ruessio, capitale des Vellaves en suivant le cours de l'Allier. De Saint-Paulien/Ruessio elle permet de rejoindre le territoire des Helviens, la province de Narbonnaise et le Rhône. Un troisième axe relie les Arvernes aux Gabales et par eux à Narbonne. Ces voies romaines sont peut-être partiellement héritées d'itinéraires gaulois antérieurs à la conquête.

La cité arverne possède par ailleurs un axe de communication fluvial, l'Allier. Par cet axe, le peuple arverne bénéficie d'un accès privilégié au commerce transitant par la Loire.

Agglomérations[modifier | modifier le code]

  • Agglomération ouverte d'Aulnat: Découverte en 1939 lors de travaux d'aménagement de la base aérienne. Occupée tout au long des IIIe et IInd siècles av. J.C., cette agglomération, s'étendant sur 150 à 200 hectares et dépourvue de fortification est considérée comme la première capitale de la cité arverne[10].
  • Oppidum de Corent : Oppidum gaulois situé à Corent dans le Puy-de-Dôme, à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Occupé de la seconde moitié du IInd siècle av. J.C. jusqu'au lendemain de la guerre des Gaules, le site fait l'objet de campagnes de fouilles régulières depuis 2001[11]. Il prend le relais d'Aulnat comme capitale des Arvernes et tient ce rôle jusqu'à son abandon, la transition vers Gergovie et la fondation d'Augustonemetum[12]. Le sanctuaire de l'oppidum cependant se maintient à l'époque romaine et reste un pôle religieux important jusqu'au IVe siècle.
  • Augustonemetum : Fondée à la suite de la réorganisation des Gaules par Marcus Vipsanius Agrippa vers -27 av. J.C., Augustonemetum correspond aujourd'hui au centre-ville de Clermont-Ferrand.
  • Oppidum de Gergovie : Premier oppidum arverne identifié, il a été le cadre de la bataille de Gergovie et aurait été, selon Strabon[13], le lieu d'origine de Vercingétorix. C'est, parmi les oppida arvernes, l'un des plus tardifs. Il prend de l'importance après la guerre des Gaules et apparaît comme une transition entre l'occupation de l'oppidum de Corent et celle d'Augustonemetum.
  • Oppidum de Gondole : C'est le troisième et le plus petit des oppida de Limagne. Il possède néanmoins un faubourg artisanal situé à l'extérieur de son rempart. La fouille de ce faubourg a démontré la trace d'évènements violents, que l'on peut supposer liés à l'épisode du siège de Gergovie. Par ailleurs le site est principalement connu pour la découverte, en 2002, lors d'une précédente campagne de fouilles, d'une tombe contenant les restes de huit cavaliers et de leurs huit chevaux[14].

Il est également possible de mentionner parmi les agglomérations remarquables en territoire arverne, l'oppidum de Cusset, celui de Bègues, l'agglomération ouverte de Lezoux, celle du col de Ceyssat, par laquelle on accédait au temple de Mercure au sommet du puy de Dôme, également celle, moins connue, de la Croix de la Pierre à Beaulieu[15] ou le site gallo-romain de Beauclair à Voingt, qui a livré l'une des rares attestations du théonyme Teutates.

Ressources économiques[modifier | modifier le code]

La plaine de la Limagne est le principal espace de production agricole des Arvernes. Dès le IIIe siècle av. J.C., la plaine est déboisée et mise en culture. Rapidement les marécages sont drainés et ajoutés aux terres agricoles. Ces mesures permettent rapidement aux Arvernes de dégager des excédents agricoles. Des études palynologiques et carpologiques révèlent que, dès cette période, la Limagne est occupée par un paysage très ouvert, ou prédomine la céréaliculture, d'orge notamment. Il y a également des traces ponctuelles de culture de légumineuses, essentiellement de lentilles. La romanisation entraîne une diversification des ressources agricoles, aux cultures céréalières s'ajoutent des cultures maraîchères, des vergers et des vignobles[16]. Sidoine Apollinaire, témoin direct, mentionne explicitement l'existence de ces derniers au Ve siècle de notre ère. Il évoque également la grande fécondité du territoire arverne en général et de la plaine de la Limagne en particulier[17].

Les Arvernes pratiquent également l'élevage mixte de bovinés, de suidés et d'ovi-caprins. Parmi les ovi-caprins, les moutons, et en particulier les individus femelles, sont une majorité, les chèvres ne formant qu'une population marginale. Les moutons sont généralement abattus à un âge avancé, ce qui suggère qu'ils sont davantage élevés pour leurs produits dérivés - lait, laine, cuir, corne et fumier - que pour leur viande. C'est un tableau similaire qui se dessine pour l'élevage du bœuf, d'abord élevé pour sa force de travail, avant d'être abattu pour sa viande. A l'inverse, le porc est, lui, principalement dédié à la production bouchère. On note pour l'ensemble des différents cheptels bovins, ovins et porcins, une augmentation de la taille des individus au cours du temps. Celle-ci est peut-être due à l'importation ponctuelle d'individus méditerranéens[18], destinés à la reproduction.

Le chien est parfois consommé comme un animal de boucherie, toutefois les traces d'élevages sont ténues. Cependant les textes antiques nous indiquent un lien particulier entre les élites arvernes et leurs chiens, parfois assimilés à des animaux dressés pour la guerre ou la chasse.

Les ressources minières ne sont pas absentes, en particulier dans le massif des Combrailles et la région de Massiac. Parmi les ressources disponibles, on peut mentionner le plomb argentifère autour de Pontgibaud, l'or à Labessette, ou l'antimoine et, encore une fois, le plomb argentifère à Massiac[16]. On peut aussi mentionner de manière plus anecdotique des gisements de cuivre, d'étain, de pyrite de fer et de bitume dont l'exploitation par les Arvernes est également possible.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hégémonie arverne et la monarchie[modifier | modifier le code]

La difficile connaissance d'un peuple de la protohistoire[modifier | modifier le code]

Comme pour les autres peuples gaulois de l'Antiquité, les Arvernes ne nous ont pas laissé de sources écrites. Ils ne nous sont donc connus que par les récits faits par des peuples étrangers, Grecs et Romains[19]. Si c'est Jules César qui nous permet surtout de les connaître au Ier siècle av. J.-C., les Arvernes font leur apparition plus tôt dans nos sources, à l'occasion de leur confrontation avec les Romains durant le IIe siècle av. J.-C. (voir ci-dessous) et par les récits du grec Poseidonios. Ce dernier, ayant voyagé en Gaule celtique au début du Ier siècle av. J.-C., y a recueilli des traditions antérieures. Son œuvre s'est perdue mais des extraits ont été sauvegardés par Strabon, Diodore de Sicile et Athénée. Avec d'autres sources grecques (Appien) et latines (voir ci-dessous), il nous permet de remonter jusqu'au milieu du IIe siècle av. J.-C.. La première mention des Arvernes dans nos sources est encore antérieure : selon Tite-Live, ils participent à l'expédition de Bellovèse sur l'Italie[20]. Tite-Live fait également intervenir les Arvernes lors de la deuxième guerre punique, un ambassadeur arverne aurait rencontré, sur la côte languedocienne, le carthaginois Hasdrubal, qui venait appuyer Hannibal en Italie et lui aurait fait bon accueil, notamment en le guidant (XXVII, 39). Ces sources littéraires marquées par les préjugés de leur époque doivent être confrontées aux enseignements de plus en plus riches que nous livre l'archéologie.

Ainsi lorsque les Arvernes entrent dans l'histoire, vers -200 - -150, ils constituent déjà un peuple bien identifié, politiquement puissant et organisé. La mise en place de l'entité culturelle arverne est donc bien antérieure. L'archéologie peut confirmer cette ancienneté : la céramique arverne est assez spécifique et présente des décors très élaborés. Ses antécédents remontent vraisemblablement au début du IIIe siècle av. J.-C..

Une hégémonie et non un empire[modifier | modifier le code]

Statère d’or pâle à la lyre et à l’étendard frappé par les Arvernes.Date : c. 120-60 AC.Description revers : Cheval bondissant à gauche ; une lyre à trois cordes entre les jambes et une croisette bouletée incluse dans un quadrilatère au-dessus du cheval .

Les sources gréco-romaines nous présentent pour le milieu du IIe siècle av. J.-C. une monarchie imposant son hégémonie aux peuples du centre et du sud de la Gaule. Selon Strabon (IV, 2, 3) l'hégémonie arverne se serait étendue du Languedoc et du territoire marseillais, jusqu'à l'océan et au Rhin. Le terme grec que l'on peut comprendre par hégémonie, ou par puissance, a parfois été traduit par territoire, ou empire. Ainsi est née l'idée erronée d'un empire arverne qui aurait eu une extension immense au IIe siècle, préfigurant l'unité nationale française. Il n'en était rien. Il faut comprendre le passage de Strabon comme décrivant une hégémonie, c'est-à-dire la supériorité diplomatique, militaire et politique momentanée d'une cité, à l'image des hégémonies que connut l'histoire grecque classique autour des cités d'Athènes, Sparte et Thèbes. Il faut aussi se rappeler que les généraux romains ayant vaincu les Arvernes avaient aussi intérêt, après -121 à amplifier leur puissance passée pour mieux faire ressortir leur gloire présente.

Que les Arvernes aient été une puissance politique et militaire incontournable en Gaule à cette époque est cependant incontestable, et il est probable qu'ils tinrent pendant une assez longue période le sommet des puissances de Gaule centrale, dirigeant un assez vaste réseau d'alliances avec des peuples plus ou moins proches et puissants et exerçant une contrainte plus directe sur les petits peuples qui étaient leurs voisins, comme les Gabales. Cette hégémonie était bien sûr militaire et guerrière — la guerre jouant un rôle social et politique central dans les aristocraties gauloises. Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu a émis l'hypothèse que cette hégémonie pouvait être perçue à travers les monnaies gauloises de cette époque. Si ses hypothèses ont été en partie corrigées, il n'en reste pas moins que le monnayage arverne est bien le reflet d'un peuple prospère et riche. Les monnaies arvernes sont nettement individualisées au plus tard au milieu du IIe siècle av. J.-C.. Leur iconographie est typique et s'est élaborée à partir d'un prestigieux modèle grec, des statères portant la tête d'Apollon.

La richesse et la renommée des rois arvernes est alors à son comble, la prodigalité de Luernios est ainsi restée légendaire, et ses banquets, ses distributions d'argent nous sont connus par le témoignage de Poseidonios. Les fouilles de Corent ont permis de retrouver un sanctuaire qui était le lieu de telles pratiques[21]. Il s'agit d'un vaste espace quadrilatère d'environ cinquante mètres de côté, entouré d'une galerie couverte et d'une haute palissade. Quarante-huit poteaux y soutenaient un portique de six mètres de large. Deux bâtiments jumeaux y étaient construits, et l'on a retrouvé des cuves libatoires, de nombreux restes animaux et du matériel monétaire. La monarchie arverne était un pouvoir charismatique fortement basé sur le prestige personnel gagné à la guerre et par la redistribution des richesses à la collectivité, dans des cérémonies soigneusement organisées. Les textes antiques nous montrent aussi à cette occasion l'importance des bardes : leur talent est là pour relayer le pouvoir du roi, l'affirmer, le pérenniser. Le charisme gagné à la guerre pouvait se manifester par les têtes coupées des vaincus, les textes grecs nous narrant la fierté des chefs gaulois exhibant les crânes des ennemis vaincus. Là encore, l'archéologie leur rend un écho remarquable : une céramique a été retrouvée à Aulnat où l'on voit le dessin d'un guerrier arverne à cheval, l'encolure de la monture étant ornée de têtes coupées. Le roi semble donc avoir conservé son pouvoir en affirmant sa puissance guerrière face aux autres aristocrates et en cultivant sa générosité pour la plus grande part du peuple, soutien essentiel à son pouvoir.

Les sources de la puissance[modifier | modifier le code]

Il est désormais clair que la puissance arverne était technologique (maîtrise poterie, métallurgie, techniques militaires), métallurgique (transformation et travail des métaux), agricole et démographique. Les fouilles récentes à Corent, Gondole[22] et Aulnat permettent d'estimer la population des Arvernes à 200 000 voire 300 000 habitants. Comme dans les autres régions de Gaule l'habitat s'organise au IIe siècle av. J.-C. en gros villages assez étendus. Mais en Auvergne, dans la plaine très fertile de la Limagne, ils sont extrêmement proches et denses. Cela explique alors l'ampleur des troupes mobilisées par les rois arvernes. Cela peut expliquer alors la richesse de leur monnayage, en particulier celui d'or. Le territoire arverne n'est pas l'un des plus aurifères, à la différence de celui de leurs voisins les Lémovices. L'or du monnayage arverne semble donc avoir été acquis par le versement de tributs, de forts échanges commerciaux, des prises de guerre, mais peut-être aussi par des opérations de mercenariat, parfois très loin de la Gaule. Cependant la puissance militaire et diplomatique arverne fut mise à mal par les victoires romaines liées à la conquête de la Narbonnaise entre -124 et -121 : Bituitos, fils de Luernios y fut vaincu et capturé

Les Arvernes de -121 à Jules César[modifier | modifier le code]

De la monarchie à un gouvernement aristocratique[modifier | modifier le code]

Si les victoires romaines de la fin du IIe siècle mirent fin à l'hégémonie arverne, elles ne mirent cependant pas fin ni à la puissance ni à l'indépendance de la cité qui ne cessèrent qu'avec la guerre des Gaules.

Mais l'exil de Bituitos et de son fils après la défaite de -121 avait eu sans doute des conséquences politiques importantes au cœur de la principale cité arverne. Comme pour bien d'autres peuples celtes à cette époque, la royauté cède la place à un gouvernement aristocratique : au Ier siècle av. J.-C., les Arvernes étaient dirigés par une assemblée de magistrats qui s'appelaient peut-être Vergobret comme pour d'autres peuples gaulois.
Il est possible que cette montée en puissance de l'aristocratie ait correspondu à une concentration relative de la propriété foncière au profit des plus riches (voir ci-dessous). Le grand nombre de noms de personnes sur les monnaies arvernes du Ier siècle et la mobilité du peuplement laissent penser que le pouvoir politique était à la fois instable et disputé.
Toujours est-il que ce régime aristocratique ne faisait pas l'unanimité, que les partisans d'une royauté populaire étaient sans doute encore nombreux. Les tensions politiques restaient très fortes. Celtillos, père de Vercingétorix, se trouvant en position de puissance, aurait, selon César, aspiré à la royauté : ses compagnons le mirent alors à mort.

Une hégémonie toujours recherchée[modifier | modifier le code]

César au début de son récit de la guerre des Gaules nous apprend que les Arvernes n'avaient pas abandonné leurs prétentions à une puissance militaire et diplomatique en Gaule. Depuis -121 au moins, leurs rivaux étaient les Éduens. Dans la première moitié du Ier siècle av. J.-C., César nous apprend comment ces derniers furent vaincus par les Séquanes alliés aux Germains d'Arioviste. Les Arvernes semblent par contre moins présents — signe peut-être de dissensions intérieures, ou qu'il s'étaient contentés de l'abaissement de leur ennemi ? Toujours est-il qu'ils observèrent d'abord une neutralité prudente face à César.

La guerre des Gaules est d'abord un conflit politique entre Gaulois[modifier | modifier le code]

Denier dit EPAD au guerrier frappé par les Arvernes après la défaite d'Alésia en -52 Av. J.C..

Lors de la dernière partie de la guerre des Gaules, Vercingétorix, noble arverne, revendique à nouveau la royauté pour lui. Il se heurte lui aussi aux autres aristocrates, et notamment à son oncle Gobannitio. Prenant la fuite, il s'appuie sur le peuple des campagnes pour s'imposer et prendre le titre de roi. Ce changement politique obtenu, il demande à toutes les tribus gauloises de lui envoyer des otages nobles, puis il prend la tête de la coalition gauloise contre César.

Lorsque César vient le défier en Auvergne sur son oppidum fortifié, lors du siège de Gergovie, il repousse l'armée romaine.

Voyant que le blocus établi par les légionnaires romains à Alésia ne peut être brisé, malgré l'arrivée tardive de renforts gaulois, et que ses compagnons vont mourir de faim, Vercingétorix se constitue prisonnier auprès de César, contre la vie sauve pour ses hommes.

César après sa victoire fait preuve de clémence et de sens politique, il ménage les Arvernes et leur rend vingt mille prisonniers, nul doute qu'il veut s'appuyer sur la partie de l'aristocratie qui lui avait été favorable antérieurement. Les Arvernes retrouvent donc un gouvernement dirigé par une assemblée de magistrats et de notables. C'est Epasnactos qui prend la tête de la cité. Décrit comme un grand ami de Rome par César, il nous est aussi connu par des monnaies marquée EPAD, dont un très grand nombre ont été retrouvées à Gergovie. Epasnactos prouve sa fidélité à Rome en livrant à César le chef cadurque Luctérios.

La cité arverne intégrée à l'empire romain[modifier | modifier le code]

Une capitale nouvelle[modifier | modifier le code]

La cité des Arvernes est alors intégrée à la nouvelle province d'Aquitaine. Elle semble avoir connu alors une certaine prospérité. Sa capitale, nommée Nemossos par Strabon est renommée Augustonemetum (actuelle Clermont-Ferrand) vers la fin du Ier siècle av. J.-C. : le siècle d'Auguste marque une époque de relative rupture.

L'urbanisme antique en reste peu connu, mais il s'organisait selon un plan orthogonal, comme bien des villes romaines. Aujourd'hui un seul vestige antique est encore visible dans la ville, il s'agit du « Mur des Sarrazins », ainsi nommé à l'époque médiévale.

Des établissements thermaux ont été retrouvés à proximité de Clermont-Ferrand, à Royat et à Chamalières — un sanctuaire associé à des sources a conservé de très nombreux ex-voto, visant à guérir des membres malades par les eaux thermales volcaniques, aujourd'hui visibles au musée Bargoin de Clermont-Ferrand, avec l'une des plus longues inscriptions en langue gauloise.

Il n'y a donc pas solution de continuité avec le passé : la romanisation se bâtit sur le passé gaulois et non contre lui. Ainsi le sanctuaire de Corent est-il réaménagé sur la base du plan antérieur, mais avec des techniques de construction romaine, et un fanum est élevé, en plus des deux petits temples.

La présence successive de centres urbains et religieux à Corent, puis Gergovie, puis Nemessos (Clermont-Fd), ne signifie donc pas la fin du rôle religieux du sanctuaire de Corent.

Les archéologues vont de surprise en surprise et redéfinissent avec humilité les espaces et avancées techniques des Arvernes à chaque nouvelle fouille.

Des notables discrets, un peuple industrieux[modifier | modifier le code]

Peu d'Arvernes sont connus sous l'empire, et si certains intègrent l'ordre équestre ou l'ordre sénatorial, ils nous sont restés inconnus.

Au IIIe siècle nous savons qu'un notable Arverne avait des liens avec le puissant Timésithée. À la fin de l'antiquité cependant le personnage de Sidoine Apollinaire évêque montre l'importance et la richesse de la noblesse arverne et ses liens avec Rome.

Les Arvernes donnèrent à l'empire Romain d'Occident l'un de ses derniers empereurs, Eparchus Avitus de 455 à 456, beau-père de Sidoine Apollinaire.

Les prospections archéologiques récentes menées autour de Clermont-Ferrand, ont fait apparaître un dense réseau d'établissements agricoles (villae) qui structurait l'espace rural de la Limagne et fut mis en place au Ier siècle.

De très nombreuses villae ont été identifiées dans un rayon de 20 à 30 km de la ville, avec des densités fortes pour les terres les plus fertiles, attestant d'une intense mise en valeur agricole et d'une occupation démographique importante. Un assez grand nombre de ces villae reprennent en fait l'emplacement d'une exploitation de l'époque de La Tène.

D'autres indices de continuité existent, il semblerait en fait qu'une période de concentration des propriétés rurales ait eu lieu au début du Ier siècle av. J.-C. : il y aurait donc eu une relative continuité sociale des élites arvernes entre la fin de la période de l'indépendance et l'époque de l'Empire romain.

Par ailleurs, la production agricole semble avoir pris une importance plus grande au Ier siècle, la période précédente témoignant de pratiques à dominante pastorale. La production était sans doute d'abord tournée vers les céréales ainsi que peut le laisser penser la découverte d'un moulin hydraulique aux Martres de Veyre.

La présence d'amphores rend possible qu'il y ait eu aussi de la viticulture.

Les densités maximales semblent atteintes au IIe siècle après J.-C. Une assez forte continuité est cependant notée dans l'occupation des villae, en particulier pour les plus riches, qui se maintiennent au Bas Empire et même parfois au Haut Moyen Âge

À la fin du Ier siècle, les ateliers de céramique de Lezoux, déjà actifs du temps des Arvernes, connaissent un succès considérable et exportent leur céramique sigillée dans une grande partie de l'occident romain, à l'image d'autres ateliers céramiques gaulois comme celui de La Graufesenque.

Les formes de ces céramiques, les signatures des potiers, sont des indices précieux pour les archéologues, notamment pour dater le site où les céramiques furent retrouvées.

Ces témoignages d'une prospérité incontestable, d'une romanisation importante et d'une bonne insertion dans les échanges qui animaient l'empire, rendent donc d'autant plus énigmatique notre faible connaissance des élites de la cité arverne sous l'empire. Mais il est vrai que c'est également le cas pour d'autres cités gauloises. De nouvelles recherches viendront probablement lever le voile sur ces riches Arvernes.

Le culte de Mercure[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Temple de Mercure (Puy-de-Dôme).
Le temple de Mercure au sommet du puy de Dôme

Durant le Ier siècle, la cité se dote d'un riche temple dédié à Mercure, qui correspond sans doute à celui dont les restes furent retrouvés au sommet du puy de Dôme. Une des inscriptions votive trouvée dans ce temple, sur plaque de bronze, est dédiée plus précisément à Mercure Dumias[23]. Dieu des voyageurs, Mercure protègeait la voie romaine d'Agrippa de Lyon à Saintes qui franchissait la chaîne des Dômes au pied du puy de Dôme, ainsi que l'attestent quatre statues du dieu découvertes au long de la voie sur dix kilomètres de son trajet de part et d'autre du col de Ceyssat[23].

Pline l'Ancien nous a conservé la description de la statue colossale que le sculpteur Zénodore avait érigée pour ce sanctuaire[24]. Il est possible que ce soit aussi le sanctuaire de Vassogalate dont parle Grégoire de Tours. Selon ce dernier, il aurait été pillé et incendié par les Alamans menés par le roi Chrocus en 259[25]. On considère cependant le plus souvent que le temple de Vassogalate correspond aux structures retrouvées dans l'actuel quartier de Jaude (Clermont-Ferrand).

L'intérêt pour la statue de Zénodore a été relancé en avril 2007 par la découverte, au sud de l'agglomération antique de Clermont-Ferrand, d'un pied de statue monumentale antique de grande dimension (60 cm, soit une statue de 4 mètres environ) et d'une réalisation de qualité exceptionnelle : si rien n'indique qu'il s'agisse d'un fragment de la statue de Zénodore, cette découverte témoigne de la présence d'une grande statuaire de qualité dans la capitale arverne à l'époque romaine[26].

Le Mercure arverne était l'héritier direct du dieu gaulois Lug. Des inscriptions — trouvées en des sites parfois très éloignés de l'Auvergne — le qualifient d’Arvernus ou d’Arvernorix.

Les tombes arvernes[modifier | modifier le code]

Situé à la confluence de l’Allier et de l’Auzon, le site de Gondole occupe une terrasse alluviale à peu près triangulaire, d’environ trente hectares. C'est l'un des six oppida fortifiés et peuplé par les Arvernes.

Dans la plaine du Cendre qui s’étend en contrebas ont été découvertes un certain nombre de fosses antiques remontant aux Arvernes.

Plusieurs tombes, détruites au XIXe siècle ou fouillées récemment, ont livré de grandes quantités d’ossements humains et animaux, équidés pour l’essentiel, tendant à prouver que les guerriers, cavaliers ou nobles Arvernes se faisaient, tout comme en Chine à Xian, enterrer avec leurs chevaux.

Arvernes renommés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.-M. Pailler, « Les Rutènes, peuple des eaux vives », Pallas, 76, 2008, p. 349
  2. ↑ Pierre Charbonnier, "Histoire de l'Auvergne, des origines à nos jours", De Borée, 1999, p. 44
  3. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions errance 1994, p. 200.
  4. Bernard Sergent, Les indo-européens, Payot, Paris (1995), 2005, p. 217.
  5. Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise : la Gaule des combats, éditions Errance, 2012, deuxième édition revue et augmentée
  6. Trément F., Chambon J.-P., Guichard V., Lallemand D. (2007) Le territoire des Arvernes : limites de cité, tropismes et centralité, L’archéologie de l’Age du Fer en Auvergne. Actes du XXVIIe colloque international de l’AFEAF.
  7. Strabon, Géographie, Livre VI, Chap.II, 2
  8. Jules César Commentaires sur la guerre des Gaules, livre VII, 8
  9. Christine Mennessier-Jouannet, Vincent Guichard, Yann Deberge, Les campagnes : Occupation du sol aux IIIe et IIe s. av. J.-C.en Basse-Auvergne, site Arafa.fr, 2008
  10. C. Vermeulen, J. Collis, Y. Deberge, La première ville des Arvernes, site Arafa.fr, 2008
  11. M. Poux, Corent, voyage au cœur d'une ville gauloise, Edition Errance, 2012
  12. H. Dartevelle, C. Mennessier-Jouannet, N. Arbaret, La capitale des Arvernes, une histoire en boucle, 13e suppl. à la RACF, 2009
  13. Strabon, Géographie, Livre IV, Chap 2, 3
  14. résumé de la découverte sur le site de l'INRAP
  15. B. Dousteyssier, Une nouvelle agglomération antique arverne : le site de « La Croix de la Pierre », RACF n°45-46, 2006-2007
  16. a et b F. Trément, Romanisation et dynamiques territoriales en Gaule centrale. Le cas de la cité des Arvernes, 2010
  17. Sidoine Apollinaire, lettres, Livre IV, 21
  18. S. Foucras, Animaux domestiques et faunes sauvages en territoire arverne, Thèse de doctorat sous la direction de P. Méniel
  19. ARVERNIE - Qui étaient les Arvernes ?
  20. Tite-Live, Histoire Romaine, Livre V, 34
  21. Site sur les fouilles avec rapports de fouilles téléchargeables
  22. Site sur les fouilles de Gondole avec les rapports de fouilles téléchargeables
  23. a et b M. Provost, C. Menessier-Jouannet, Carte archéologique de la Gaule, 1994
  24. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XXXIV, 45
  25. Grégoire de Tours Histoire I, 33-34
  26. http://www.inrap.fr/site/fr/page.php?id=60&p=communiques-de-presse&id_communique=138 Communiqué de l'INRAP signalant la découverte

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • V. Guichard, « Les Arvernes », in Redécouverte des Gaulois, Errance, Paris, 1995.
  • F. Trément, B. Dousteyssier, « Élites et villae dans le territoire de la cité arverne », in M. Cébeillac-Gervasoni et L. Lamoine, Les élites et leurs facettes. Les élites locales dans le monde hellénistique et romain, Rome - Clermont-Ferrand, 2003.
  • Frédéric Trément dir., Les Arvernes et leurs voisins du Massif central à l'époque romaine, numéro spécial de la Revue d'Auvergne, 2 vol., Clermont-Ferrand, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]