Euzet

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Euzet
Image illustrative de l'article Euzet
Blason de Euzet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Alès-3
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Cyril Ozil
2014-2020
Code postal 30360
Code commune 30109
Démographie
Population
municipale
406 hab. (2012)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 36″ N 4° 14′ 05″ E / 44.0767, 4.234744° 04′ 36″ Nord 4° 14′ 05″ Est / 44.0767, 4.2347  
Altitude Min. 115 m – Max. 319 m
Superficie 6,81 km2
Localisation

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Liens
Site web euzet-les-bains.fr

Euzet est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Le nom officiel de la commune, tel que répertorié dans le Code officiel géographique de l'Insee, est Euzet. Toutefois, localement, il est fait usage du nom d'Euzet-les-Bains en raison du passé thermal du lieu. Cependant, cette dénomination ne présente aucun caractère officiel en l'absence de décret en Conseil d'État venant avaliser cette appellation.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Euset, du roman Euset, du bas latin Heusetum, du latin ilicetum : bois d'yeuses[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le dénombrement de la sénéchaussée de 1384 mentionne le nom de Heusetum[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Jean Cavalier, chef des Camisards, utilise les grottes d’Euzet comme refuge et infirmerie pour ses troupes. Il y entrepose aussi des vivres et des munitions. En avril 1704, 700 à 800 soldats envahissent Euzet et brûlent le village en le quittant.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Euzet-les-Bains connaît sa période de célébrité au XIXe siècle avec le développement de la station thermale dont le docteur Perrier est directeur de 1875 à sa mort, en 1912. C'est ce même docteur Perrier qui acquiert les sources des Bouillens à Vergèze pour en faire l'eau Perrier, mondialement connue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Gilbert Noguier    
1977 1989 Jacques Ozil    
1989 2001 Christian Burglé CDS Député suppléant
2001 2011 Michel Chevrolat DVD Décédé en cours de mandat
2011 en cours Cyril Ozil DVD Commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 406 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259 227 262 284 340 350 339 347 357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
343 326 303 298 308 447 324 306 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
282 293 284 190 226 251 203 186 208
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
207 201 199 213 268 271 360 386 406
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de villages de la région, Euzet possède actuellement deux lieux de culte : l'église Saint-Martin incendiée en 1703, restaurée au XIXe siècle et le Temple, actuellement interdit au public, car en attente de restaurations importantes.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

  • Le domaine villa romaine, première safranière gardoise labellisée Sud de France.

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Gisements de mammifères fossiles, datant de l'ère tertiaire.
  • La Muraillasse : oppidum datant de l'âge de fer.
  • Silos.
  • Ancien établissement thermal. La station hydrominérale d'Euzet-les-Bains.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.
  • Temple protestant.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Source Béchamp et Lavalette.
  • Les grottes des Camisards ayant servi d'infirmerie et de magasin aux troupes de Jean Cavalier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Bernardy (1901-1986), historien et écrivain, un de ses ouvrages, Euzet, mon pays (31 juillet 1958), a pour sous-titre modeste : Contribution à l'Histoire de quelques villages de l'Uzège. Une rue d'Euzet immortalise son souvenir.
  • Docteur Louis Eugène Perrier, directeur de la station thermale d'Euzet-les-Bains de 1875 à 1912.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Euzet Blason De gueules, à un pal losangé d'argent et de gueules[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 1082, t. 1
  2. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 80
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.