Domessargues

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Domessargues
Place de l'école.
Place de l'école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Lédignan
Intercommunalité Communauté de communes de Leins Gardonnenque
Maire
Mandat
Bernard Clément
2014-2020
Code postal 30350
Code commune 30104
Démographie
Population
municipale
701 hab. (2011)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 39″ N 4° 10′ 11″ E / 43.9775, 4.169743° 58′ 39″ Nord 4° 10′ 11″ Est / 43.9775, 4.1697  
Altitude Min. 99 m – Max. 235 m
Superficie 7,32 km2
Localisation

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Domessargues

Domessargues, Sanctus-Stephanus de Domensanicis (chapitre de Nîmes, archives départementales) en 1235, est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants s'appellent les Domessarguois et Domessarguoises.

Étymologie : d'un nom d'homme Dominiciu et suffixe -anicis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Domessargues se trouve dans le Sud de la France, aux portes des Cévennes et à une heure de la Méditerranée.

Les communes de Mauressargues et Sauzet sont limitrophes de la commune de Domessargues.

Domessargues est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Domessargues est fameux pour l'inauguration annuelle de la saison des fêtes votives. Il organise la fête des « Pâquettes », i.e. petites pâques, ayant lieu le week-end après Pâques. Celle-ci consiste en jeux taurins, bodegas, musiques, et le dimanche le festival des Peña Banda.

alternative de l'image à compléter
La fête de Pâquettes à Domessargues se déroulant une semaine après Pâques.

Le 18 mai 2008, le club de football F.C.O.D accède pour la première fois de son existence à la 1re division de district, en finissant champion de sa poule.

Le 18 juin 2010, le club de football F.C.O.D fête les 40 ans de sa création.

Pâquettes en 2012/2013 fête ses 300 ans, les 13, 14 et 15 avril 2012. Selon le livre de Marcel Gueidan (1968/69) « on retrouve des traces de Pâquettes en l’an 1810, fête organisée par l’église catholique qui prétextait que le curé n’étant pas libre le dimanche de Pâques, organisait le dimanche d’après les petites Pâques d'où le nom de « Pâquettes ». Mais c’est en 1712/1713 que l'on retrouve les premières traces de la fête. Marcel Gueidan racontait lors des soirées organisées pendant les camps d'été dédiés à la rénovation de la chapelle du XIe siècle (fait par de jeunes Belges) qu'à l'époque la fête se limitait à un feu de camp autour de la chapelle où se réunissaient celles et ceux qui exprimaient leur désapprobation et leur désaccord avec le pouvoir de l'Église après que les derniers camisards aient été exterminés par les dragons de Louis XIV en septembre 1704 sur le chemin qui les conduisait entre les bois de Domessargues et les bords du gardon à Maruejols. Pâquettes lors de sa première expression fut donc (selon Marcel Gueidan) l'occasion pour les « réformés » de contester le pouvoir absolu de l’Église et de la monarchie en s’exprimant justement le dimanche après Pâques, telle une forme de contestation. Bernard Clément, maire de Domessargues : « Pâquettes est donc devenue une fête païenne et aujourd’hui donne l’occasion dans cette commune où l'œcuménisme est la règle, de fêter toutes les formes de tolérance, de respect, de fraternité et d’amitié ». Pâquettes fête ses 300 ans en 2012/2013 avec sans aucun doute l'ambition d’être belle et synonyme de joie et bonheur à l’échelle de toutes les espérances portées par les jeunes (et moins jeunes) qui contribuent à son rayonnement. Pâquettes est donc la fête de la jeunesse, de la paix et de l’amitié.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Domessargues Blason D'azur au château donjonné d'argent, la porte ouverte du champ encadrant un lion d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Bernard Clément PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 701 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
181 168 174 175 179 180 171 180 193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
175 190 215 188 215 188 181 165 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 188 167 167 178 178 150 155 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
165 148 148 177 251 420 630 659 690
2011 - - - - - - - -
701 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Domessargues est une commune particulièrement active de la Gardonnenque. Des activités sont proposées aux habitants et voisins : danse de salon, Football Club, Karaté Club.

Église du XIe siècle, cette chapelle a été rénovée dans les années 1960. Chaque année une kermesse œcuménique a lieu dans la chapelle de Domessargues (inscription MH 6 juillet 1971), propriété de la commune.

Théâtre de verdure Ghislaine Papa : parc inauguré en 2008.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Carrière, né le 6 août 1928 à Nîmes, décédé dans la nuit du 7 au 8 mai 2005 à Domessargues, est un écrivain français. Secrétaire particulier de Jean Giono (sur qui il écrira un essai) à Manosque, critique musical à Paris, chroniqueur littéraire à l’ORTF, il entame sa carrière d'écrivain avec son roman Retour à Uzès en 1967 (prix de l'Académie française). Il a publié une vingtaine d'ouvrages, principalement des romans. Lauréat du prix Goncourt en 1972 pour L'Épervier de Maheux publié par Jean-Jacques Pauvert. Le succès (2 millions d'exemplaires, traduction en 14 langues), la mort brutale de son père écrasé par un chauffard et un divorce, le plongeront dans une profonde dépression qu'il analysera quinze ans plus tard dans son livre Le Prix d'un Goncourt. Avant cet ouvrage, il écrivit néanmoins plusieurs romans, La Caverne des pestiférés (2 tomes) chez Pauvert, ou encore Les Années sauvages, ainsi que des essais sur Julien Gracq et Jean Giono et un livre d'entretiens, Le nez dans l'herbe. S'ensuivront une dizaine de romans, dont le dernier, Passions futiles, est paru en octobre 2004, aux éditions de La Martinière. Passionné de musique (son père était chef d'orchestre) et de cinéma (il était ami avec l'actrice Sigourney Weaver à qui il consacra un ouvrage), il préparait un nouveau roman et un livre sur Maurice Ravel. Après l'immense succès de son Épervier, il se tint férocement à l'écart des salons littéraires et des médias parisiens ce qui en fit malgré lui un écrivain régionaliste, qu'il n'était pas, ce qui, au bout du compte, occulta injustement le reste de son œuvre. Après avoir un temps séjourné dans son chalet, à Saint-Sauveur-Camprieu des Pourcils, près du mont Aigoual, Jean Carrière vivait depuis une quarantaine d’années dans une maison au pied des vignes, à Domessargues où ses obsèques ont été célébrées le 11 mai 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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