Jean Rochefort

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Jean Rochefort

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Jean Rochefort en avril 2013

Naissance 29 avril 1930 (1930-04-29) (83 ans)
Dinan[1],[2], Côtes-d'Armor, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur
Réalisateur
Films notables L'Horloger de Saint-Paul
Que la fête commence
Calmos
Un éléphant ça trompe énormément
Le Crabe-tambour
Le Mari de la coiffeuse
Ridicule

Jean Rochefort est un acteur français né le 29 avril 1930 à Dinan[1],[2].

À l'instar de ses amis Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret, Jean Rochefort s'est imposé comme une figure du cinéma français depuis le début des années 1960. Reconnaissable à sa voix et à sa moustache, il a joué dans près de 112 films[3] et près de 150 si l'on compte téléfilms et incarné autant de personnages.

D'abord voué aux seconds rôles (notamment auprès de Jean-Paul Belmondo dans Cartouche, Les Tribulations d'un Chinois en Chine ou L'Héritier), il s'est imposé comme un acteur de premier plan : C'est en 1972 son rôle d'Alexandre Boursault, mari d'Annie Girardot et père d'une fille (Claude Jade) et d'un fils (Bernard Lecoq) dans Les feux de la Chandeleur, qui se sépare de sa famille pour 10 ans. Après ce film Rochefort compte dans sa filmographie un nombre important de classiques, parmi lesquels Le Grand Blond avec une chaussure noire, L'Horloger de Saint-Paul, Que la fête commence et son rôle principal dans Un éléphant ça trompe énormément, suivi par Le Crabe-tambour, Nous irons tous au paradis, Le Moustachu, Le Mari de la coiffeuse, Ridicule ou plus récemment Le Placard. Alternant films grand public et films d'auteurs, il est devenu une référence dans le cinéma français.

Acteur populaire, il a aussi été plusieurs fois récompensé par ses pairs, avec deux Césars pour des rôles en 1976 et 1978, et un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Sommaire

Jeunesse [modifier]

Jean Rochefort grandit à Vincennes[4]. Il a dix-neuf ans quand il entre à l'école de la rue Blanche. Il entre ensuite au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Après son service militaire en 1953, il travaille avec la Compagnie Grenier Hussenot comme comédien durant sept ans. Il y est remarqué pour son aisance à jouer tant le drame que la comédie. Il devient acteur de télévision et de cinéma, et même réalisateur de plusieurs films.

Carrière [modifier]

Il commence sa carrière au théâtre à l'âge de 23 ans. Il se dit comblé de cette expérience car il a interprété des auteurs anglais comme Pinter et a eu des partenaires sublimes comme Delphine Seyrig. Il joue sa dernière pièce à l'âge de 28 ans[5].

Jean Rochefort en 1991 à la 16e cérémonie des César.

À la trentaine, au cours du tournage de Cartouche en 1960, il se découvre une passion pour les chevaux et l'équitation. Il est devenu depuis éleveur de chevaux et possède maintenant Le Haras de Villequoy.

Son succès dans Cartouche (1961), puis dans Les Tribulations d'un Chinois en Chine (1965), le fait remarquer pour le tournage des trois épisodes de la célèbre série de cinéma, maintes fois rediffusée à la télévision, Angélique marquise des anges (1964-1966).

Au cinéma, il réalise deux courts-métrages documentaires, Rosine en 1973, qui suit les épreuves d'équitation d'une jeune cavalière à Coëtquidan, et T'es fou, Marcel ? - Hommage irrespectueux comme tous les hommages en 1974, portrait du comédien Marcel Dalio. Il devient très ami avec Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle.

En 1973, il marque un tournant avec L’Horloger de Saint-Paul. Jean Rochefort considère que ce film a fait de lui l'acteur qu'il allait être par la suite. Il explique que le réalisateur, Bertrand Tavernier lui a appris à se détendre face à la caméra qui auparavant l'impressionnait[6].

Sa personnalité le conduit à jouer dans de nombreuses comédies célèbres, dont les diptyques du Grand Blond avec une chaussure noire (1972-1974) et d'Un éléphant ça trompe énormément (1976-77), La Grande cuisine (1978). Mais il excelle également dans les rôles dramatiques, grâce auxquels il a obtenu deux Césars. Il reconnaît aussi avoir tourné dans nombre de navets pour assouvir sa passion des chevaux. Il appelle ces films, les films avoines[7].

Il porte également sa voix dans le doublage en français de nombreux films de cinéma ou d'animation. Il a également présenté Les Aventures de Winnie l'ourson dans l'émission Le Disney Channel sur FR3 entre 1985 et 1988.

En 2000, il est le Don Quichotte dans le projet de film inachevé L'Homme qui a tué Don Quichotte de Terry Gilliam avec Johnny Depp et Vanessa Paradis. Lors de ce tournage qui tourne en catastrophe Jean Rochefort souffre d'une double hernie discale, l'empêchant à tout jamais de remonter à cheval. La production est stoppée. En 2006 il a participé au clip de Vincent Delerm Sous les avalanches.

En 2007, il joue avec son fils Julien Rochefort dans un téléfilm adapté d'un conte de Maupassant, Hautot père et fils. Il participe également à l'album La Mécanique du cœur du groupe français Dionysos[8].

En 2008, il préside la cérémonie des Césars.

Équitation [modifier]

Son grand-père était éleveur de chevaux. À la trentaine, au cours du tournage de Cartouche en 1961, il se découvre une passion pour les chevaux et l'équitation. Il est devenu depuis éleveur de chevaux et possède maintenant Le Haras de Villequoy. Il affirme avoir mis une centaine de poulains au monde[9].

Sa passion équestre l'a amené à devenir également consultant pour France Télévision, pour qui il a commenté diverses épreuves sportives, dont celles des Jeux olympiques d'été de 2004, ainsi que la cérémonie d'ouverture.

Vie privée [modifier]

En 1960 il épouse Alexandra Moscwa, dont il a trois enfants : Marie (1962), Julien (1965) et Guillaume. Il aura par la suite trois autres enfants : Pierre (1981) avec Nicole Garcia, puis Louise (1990) et Clémence (1992), avec sa seconde épouse, l'architecte Françoise Vidal.

En 2007, il s'engage dans le combat des enfants de don Quichotte en faveur des SDF.

Récompenses [modifier]

Filmographie [modifier]

Acteur [modifier]

de 1955 à 1959 [modifier]

de 1960 à 1969 [modifier]

de 1970 à 1979 [modifier]

de 1980 à 1989 [modifier]

de 1990 à 1999 [modifier]

de 2000 à 2009 [modifier]

Jean Rochefort en 2009.

depuis 2010 [modifier]

Jean Rochefort en 2011 à la 36e cérémonie des César.

Documentaire [modifier]

Réalisation [modifier]

Télévision [modifier]

Clips [modifier]

Publicités [modifier]

  • 2003 : Journées du handicap mental (TV)
  • 2008 : Première campagne de publicité pour les assurances Amaguiz (TV)
  • 2010 : Deuxième campagne de publicité pour les assurances Amaguiz (TV)

Voxographie [modifier]

Cinéma [modifier]

Télévision [modifier]

Musique [modifier]

Théâtre [modifier]

Scène [modifier]

  • 2007 à l'Olympia : a chanté Félicie aussi, chanson de Fernandel, lors des trois derniers concerts de la tournée de Vincent Delerm les 30, 31 mai 2007 et 1er juin 2007.

Compléments [modifier]

En 2004, il commente pour France Télévisions, comme consultant, les épreuves hippiques des Jeux olympiques d'Athènes.

Bibliographie [modifier]

  • 2011  : Le Louvre à cheval, Jean Rochefort et Edwart Vignot, Éditions Place des Victoires / Musée du Louvre éditions.

Notes et références [modifier]

  1. a et b Biographie de Jean Rochefort sur Allociné.fr
  2. a et b Selon le Who's Who, Jean Rochefort serait né à Paris.
  3. Ciné télé Obs samedi 16 au vendredi 22 mars : Jean Rochefort, le magnifique. P.6
  4. « Je suis un ancien Vincennois. J'ai fait des études assez aberrantes d'ailleurs! Derrière l'hôtel de ville, il y avait une boîte à cancres qui s'appelait l'institut Marigny (depuis démoli et remplacé par le cœur de ville) où un élève qui avait obtenu le bac avait sa photo dans le hall. C'était authentique : il était le seul! »
  5. Ciné télé Obs samedi 16 au vendredi 22 mars : Jean Rochefort, le magnifique. P.6
  6. Ciné télé Obs samedi 16 au vendredi 22 mars : Jean Rochefort, le magnifique. P.6
  7. Ciné télé Obs samedi 16 au vendredi 22 mars : Jean Rochefort, le magnifique. P.6
  8. Sur le titre L'homme sans trucages.
  9. Ciné télé Obs samedi 16 au vendredi 22 mars : Jean Rochefort, le magnifique. P.6
  10. Prix Henri Desgrange de l'Académie des sports 2006
  11. Nomination au prix Goya du meilleur acteur
  12. Télé 7 jours n° 1377, du 18 au 24 octobre 1986, p. 99, « Note critique : Un hommage flamboyant au Boulevard du crime. Une mise en scène insolente et une troupe de comédiens qui joue le jeu avec un bonheur évident. En tête, Jean Rochefort qui interprète avec panache le célèbre Robert Macaire. »

Liens externes [modifier]

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