Sabran (Gard)

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Sabran
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Bagnols-sur-Cèze
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Sylvie Nicolle
2014-2020
Code postal 30200
Code commune 30225
Démographie
Population
municipale
1 800 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 07″ N 4° 32′ 55″ E / 44.1519, 4.548644° 09′ 07″ Nord 4° 32′ 55″ Est / 44.1519, 4.5486  
Altitude Min. 39 m – Max. 285 m
Superficie 35,64 km2
Localisation

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Sabran est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Elle compte 8 hameaux : Cadignac, Carmes, Charavel, Colombier, Combe, Donnat, Mégier, Sabran.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur 3 564 hectares, site et paysage de sept hameaux, dont quatre dans la plaine, quatre sur le plateau et un village éponyme sur une éminence qui domine tout le territoire (alt. 275 m).

La Cèze coule d'ouest vers l'est dans une plaine alluvionnaire riche (lœss et limons du quaternaire) bordée au sud de collines de tailles comprises entre 120 m et 240 m (formations calcaires du Mésozoïque). Des ruisseaux dévalent vers la Cèze.

La culture dominante est la vigne qui produit des vins AOC Côtes-du-rhône et des vins de consommation courante sur 1 310 hectares. Quelques asperges et fruits sur 400 hectares.
La forêt couvre 1 512 hectares, chênes verts et résineux plantés par les Eaux et Forêts le siècle dernier, châtaigniers non entretenus. Cette végétation joue un rôle important dans le maintien et la protection des terres érodables dans une région qui connait de violents orages, la grêle, de fortes chaleurs et le mistral.

Cette végétation abondante abrite des sangliers qui imposent des mesures de cohabitation avec la non-destruction des cultures.

Les Monuments historiques caractérisent Sabran. La « chapelle des Templiers » est classée à l'inventaire des Monuments historiques (domaine de Boussargues) et le village de Sabran est inscrit à l'inventaire des Sites pittoresques du Gard. Les ruines du château et la Madone sont du domaine privé. La chapelle Saint-Julien-de-Pistrin (XIIe siècle) vient d'être restaurée. La commune dispose de six églises dans le village de Sabran, et les hameaux de Mégier, Donnat, Carmes, Colombier et Combe, dont l'église, datant du XIXe, a été offerte par l'ancien maire M. Florentin Collain.

Autres données de l'habitat dispersé : 5 cimetières, 5 châteaux d'eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les barons de Sabran, seigneurs mineurs, rendent hommage et reconnaissance aux évêques d'Uzès seigneurs majeurs de toute la Sabranenque. Sabranet (1208), Rostang(1228), Pierre de Sabran (1262), Anne de Montcamp (1603), Joseph de Nicolay (1714) font reconnaissance à plein ou en partie et hommage quelquefois à genoux, mains jointes entre celles du Prélat.

Arrivés près de la vallée du Rhône, au début de 1382, les Tuchins campèrent dand les gorges de la Cèze où ils furent rejoints par des nobles dont Régis de Saint-Michel-d'Euzet, Étienne Augier, dit Ferragut du Pin, Vachon de Pont-Saint-Esprit et Verchère de Vénéjan qui prirent leur tête. Ils s’emparèrent alors de Cavillargues, Chusclan et Tresques, avant de piller les châteaux de Sabran, La Roque-sur-Cèze, Saint-Laurent-des-Arbres et Cornillon. Dans ce dernier château se trouvait le trésor de Clément VI. Son neveu, Guillaume III Roger de Beaufort, alors Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. En septembre 1382, il recruta des mercenaires et fit venir une compagnie d’arbelètiers d’Avignon. Ses troupes cantonnées à Bagnols-sur-Cèze attaquèrent alors Cornillon. Dirigées par Gantonnet d'Abzac, Commandant du Saint-Père pour le Païs de Saint-Esprit, elles semèrent la terreur. Guillaume III fit ensuite intervenir son capitaine des gardes de Bagnols, Jean Coq. Ce dernier réussit à pacifier le pays en expulsant les chefs du Tuchinat. Ce qui permit de signer la paix en février 1383[1].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le Mandatement de Sabran est composé de 7 ou 8 hameaux groupés en 3 paroisses à Sainte-Agathe de Sabran, Notre-Dame de Colombiers et Saint-Julien-du-Pistrin à Combe. Les 3 prêtres ont soing de l'éducation des enfants autant qu'ils le peuvent dans une seule école, une chambre d'école supplémentaire sera ouverte plus tard.

Chaque année, à la St-Martin, l'élection met en place le 1er Consul (Sabran et Mégier), le 2e (Carmes et Donat), le 3e (Combe et Colombier). Les Consuls prêtent serment devant le Viguier seigneurial, la main sur les Évangiles.

Le 15 juin 1695, Louis XIV nomme le baron Joseph de Nicolay, maire perpétuel de Sabran. Le soulèvement camisard, la coupe des bois communaux par les voleurs, le terrible hiver 1709 perturbent la vie communale, comme les tempêtes de grêle de 1726 et la peste qui décime la population. Les églises de Carmes (St-Josepn 1778) et Mégier (St-Castor 1782)sont construites.

En 1789, la population est de 333 feux soit 1 400 âmes environ. Le cahier de doléances de la Révolution est rédigé en 22 articles signé de 33 notables et 3 députés remettent le cahier à Nîmes.

De nos jours, le solde migratoire est croissant, 840 habitants en 1954, 1 800 environ en 2004. L'agriculture est la principale activité, peu d'artisanat, pas de commerce, pas d'industrie. L'école maternelle et primaire est à Combe (170 élèves). La vie associative intense concerne les loisirs, le sport, la musique et la culture. Deux églises sont construites à Donat (St-Donat 1901) et à Combe (1895 Sacré-Cœur de Jésus), cette dernière offerte à la communauté à titre personnel par l'ancien maire M. Florentin Collain. Sabran, grande "banlieue" de Bagnols-sur-Cèze est intégrée dans la Communauté de communes Rhône Cèze Languedoc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sabran Blason De vair au chef losangé d'or et de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1957 1995 Henri Michel    
mai 1995 mars 2001 Charles de Taxis du Poët    
mars 2001 octobre 2013 (décédé[2]) Jean-Marc Jorda DVD puis UMP  
octobre 2013 en cours Sylvie Nicolle DVD Intérim, puis réélue aux municipales de 2014.
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 128 1 209 1 288 1 514 1 624 1 652 1 575 1 606 1 624
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 644 1 670 1 535 1 431 1 338 1 206 1 156 1 212 1 183
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 083 1 086 971 921 946 910 833 798 840
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
891 1 006 1 108 1 243 1 437 1 683 1 697 1 688 1 764
2011 - - - - - - - -
1 800 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Saltarelli, Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle, 1997, sur le site de la commune de Cornillon en ligne
  2. Article Midi Libre du 12 octobre 2013, décès du Maire de Sabran, [1]
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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