Blagnac

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Blagnac
L'avenue des pins.
L'avenue des pins.
Blason de Blagnac
Blason
Blagnac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Blagnac (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté urbaine de Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Bernard Keller
2014-2020
Code postal 31700
Code commune 31069
Démographie
Gentilé Blagnacais[1] ou Caouec
Population
municipale
22 217 hab. (2011)
Densité 1 316 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 11″ N 1° 23′ 26″ E / 43.6363888889, 1.3905555555643° 38′ 11″ Nord 1° 23′ 26″ Est / 43.6363888889, 1.39055555556  
Altitude Min. 119 m – Max. 153 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel
Entrée de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
Vue aérienne du complexe Aéroport / Aéroconstellation.

Blagnac (Blanhac en occitan) est une commune française située dans la banlieue de Toulouse, la préfecture de la Haute-Garonne, région Midi-Pyrénées. Elle abrite notamment l’aéroport de Toulouse-Blagnac et le siège de la société Airbus.

Ses habitants sont appelés les Blagnacais[2] ou Caouec. Le nom de Caouec désigne par extension toutes les personnes ayant grandi à Blagnac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blagnac est une commune de l'aire urbaine de Toulouse, qui fait partie de son unité urbaine. Située au nord-ouest de l'agglomération toulousaine, elle en est une des villes les plus importantes. Elle est distante de 7,5 km de la place du Capitole et couvre une superficie de 16,88 km2, dont un tiers d'espaces verts. Figurant au palmarès des villes fleuries, elle est traversée par le Touch et la Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Blagnac
Aussonne Beauzelle Fenouillet en rive droite de la Garonne
Cornebarrieu Blagnac Toulouse en rive droite de la Garonne
Colomiers Toulouse Toulouse en rive droite de la Garonne

Climat[modifier | modifier le code]

Blagnac connaît un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et chaud, un hiver doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents. Les vents dominants sont, par ordre d’importance, le vent d’ouest (amenant généralement l’humidité de l’océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l’air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l’Europe)[3].

Tableau comparatif des données climatiques
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Toulouse 2 047 h/an 655 mm/an 7 j/an 26 j/an 44 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Blagnac connaît en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. Les mois les plus pluvieux sont les mois d’avril, mai et juin. Les températures normales minimales interviennent en janvier avec en moyenne 5 °C, et les températures normales maximales en août avec 23 °C.

Températures relevées à Toulouse
Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales 1961-1990) °C 5,4 6,8 8,7 11,3 14,8 18,4 21,3 37 18,5 14,4 8,9 5,9 12,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1961-1990) 55,1 55,2 57,5 64,4 73,1 57,8 41 47,4 47,7 51,5 48,8 55,9 655,7
Source : Météo France

Transports[modifier | modifier le code]

L'arrivée du tram à Blagnac vers 1910.

La commune accueille l'aéroport international de Toulouse-Blagnac, plus de 6 millions de passagers, première porte d’entrée de la région Midi-Pyrénées.

Plusieurs dessertes de bus urbains, interurbains et de navettes communales permettent de relier les quartiers d’habitat, les secteurs commerciaux et d’activités économiques à la ville centre.

Depuis décembre 2010, Blagnac est desservi par le tramway de Toulouse, qui est relié au réseau du métro toulousain à la station des Arènes. Depuis décembre 2013, le tramway est prolongé jusqu'au Palais de Justice. Blagnac a déjà connu jadis le tramway.

La ville de Blagnac fait fonctionner une petite navette, « La Caouéquine », qui relie la station du tramway à Pasteur-Mairie de Blagnac jusqu'à l’hôtel de ville, ainsi qu'un service de transport à la demande. Pendant le chantier du tramway, « Envol », une navette exploitée par Tisséo, a été mise en place.

Voir aussi Transports en commun de Toulouse, Tramway de Toulouse, Ligne T1 du tramway de Toulouse, Liste des lignes de bus de Toulouse et Itinéraire à grand gabarit.

Accès par le périphérique de Toulouse, sortie 31.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blagnac est une ancienne seigneurie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blagnac

Son blasonnement est : parti, au premier de gueules à l’écusson du même à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or, au second d’azur à l’écusson parti au premier du champ semé de fleurs de lys d’or et au second de gueules semé de châteaux donjonnés d’or ouverts de gueules, le tout aux deux clefs adossées et entrelacées d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la première circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1971 Jean-Louis Puig    
1971 1996 Jacques Puig PRG  
1996 en cours Bernard Keller PRG  

Le maire est entouré d'un conseil municipal de 34 élu(e)s dont 13 adjoint(e)s.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 22 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 118 1 062 1 252 1 416 1 436 1 538 1 597 1 680 1 681
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 652 1 683 1 729 1 741 1 831 1 909 1 897 1 866 1 791
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 786 1 756 1 880 1 791 1 975 2 103 2 360 2 754 3 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 320 8 417 11 651 14 929 17 209 20 586 21 199 22 217 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Blagnac est à la pointe de l'industrie aéronautique mondiale, accueillant actuellement le siège d'Airbus industrie, ce qui se traduisit même le vendredi 25 juin 1965 par la venue en personne du cosmonaute Youri Gagarine, depuis Paris (où il était l'invité du salon du Bourget) en Caravelle (pilotée par Léopold Galy) avec une délégation soviétique, pour visiter durant près de trois heures les précédentes usines blagnacaises de Sud-Aviation, où se concrétisait alors -justement...- le projet Concorde (les Russes venant tout juste de démarrer celui de leur propre supersonique, le Tupolev 144). Le même jour, la délégation se restaura à Saint-Martin-du-Touch, commune à l'époque limitrophe, ensuite rattachée à Toulouse[6]. En juin 1969, David Scott visita à son tour le complexe aerospatial de Lespinet, et Sud-Aviation, après être passé aux Dossiers de l'écran et avoir revisité une seconde fois le salon du Bourget.

Blagnac appartient au cercle très restreint des communes les plus dynamiques de France :

  • 1 700 entreprises et commerces ;
  • 12 700 salariés en 1999 ;
  • 21 000 en 2005 ;

avec un solde positif de 1 650 emplois supplémentaires par an.

L’emploi a fortement progressé, notamment dans les bureaux d’études sous-traitants de premier niveau d'Airbus.

Cette croissance trouve son ferment dans l'essor des entreprises :

Véritable coup d’accélérateur pour l’économie locale et régionale, l'usine d’assemblage de l’A380 est clairement porteuse demplois et de stabilité sociale. Blagnac est également le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Midi-Pyrénées. Citons aussi : Labinal, Aeroconseil, Blagnac Constellation, Engineering Conception Maintenance...

De multiples projets sont en cours de réalisation. Aujourd'hui, l’implantation de la chaîne d'assemblage de l'A380 se traduit par l’émergence d’une série de projets structurants :

  • création d'un Espace muséographique aéronautique, ;
  • création d'un Espace de convention et centre d'affaires ;
  • création (en cours) du nouveau centre de livraison des Airbus, le Delivery Center ;
  • essor du secteur hôtelier ;
  • développements commerciaux importants ;

et, pour accompagner cet élan :

  • l'ouverture d’une ligne de tramway en septembre 2010 ;
  • et, plus anecdotique mais indispensable, l'ouverture d’une caserne de pompiers sur la commune.
Article détaillé : Économie toulousaine.

Lieux. Monuments[modifier | modifier le code]

Amphithéâtre romain de Purpan-Ancely : Construit sous l'empire romain, au milieu du premier siècle après J.-C., cet amphithéâtre est classé monument historique depuis le 23 octobre 1974. Ces ruines ont été utilisées jusqu'au IVe siècle pour des jeux de gladiateurs. Près de Toulouse, entre le quartier de Purpan et Blagnac, le site est géré par le Musée Saint-Raymond, qui propose lui-même de découvrir l'archéologie et l'histoire de l'amphithéâtre. Le site a été construit en briques et mesure 115 mètres de long. L'arène en ellipse est bordée par le mur du podium ainsi que d'un cavea, qui forme les gradins les plus bas. Sous chaque tribune ont été creusés des « caveaux ». Pendant longtemps, le site était à l'abandon, négligé. C'est en 1983 que la mairie lance quatre années de fouilles, réalisées par l'université de Toulouse-Le Mirail[7].

Abbaye de Blagnac : Un imposant bâtiment, une chapelle et un château du XVIIe siècle composent le monastère des Dominicains. Le château succède à un édifice féodal vraisemblablement détruit pendant les guerres de Religion. Jean d’Aldeguier, issu d’une famille noble de Millau, grand trésorier de la généralité de Toulouse, achète les terres qui lui valent le titre de baron ; il y construit un nouveau château au milieu du XVIIe siècle. Passé aux mains de différents propriétaires issus de la haute bourgeoisie et de la noblesse toulousaine, il est finalement vendu en 1748 à Gaspard de Maniban, premier président au parlement de Toulouse. Ce dernier, désireux d’en faire une demeure confortable, entreprend des travaux d’aménagements coûteux.

En 1810, le château et ses dépendances sont vendus au général d'Empire Jean Dominique Compans qui s’y installe. Il y meurt en 1845. Après avoir servi de cadre à des fêtes galantes, et suite à l’expropriation forcée des nouveaux propriétaires, le château est acheté en 1850 par les Trappistines, venues de l’abbaye de Maubec (Drôme). Entre 1860 et 1885, elles construisent l’église et les bâtiments monastiques autour du vieux château. En 1870, le monastère est transformé en hôpital, puis en maison d’accueil pour les orphelines toulousaines, victimes de la crue de la Garonne en 1875.

Pendant la Première Guerre mondiale, un hôpital temporaire est implanté, accueillant notamment des soldats annamites. S’accommodant mal de l'urbanisation croissante de Blagnac, les Trappistines décident de quitter le domaine en 1938 pour aller en Gironde. Une communauté de Dominicaines les remplace à partir de 1939.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments, à l'exception du château, sont occupés par les militaires allemands. Le domaine est endommagé. Après la guerre, des travaux de rénovation sont entrepris. En 1949, les moniales accueillent Louis Mazetier, célèbre peintre verrier qui réalise fresques et vitraux.

Depuis les années 1950, le monastère a varié ses activités : tour à tour fabricant de pâtes alimentaires, pension de famille, maison de retraite, confection d’objets religieux, afin d’assurer la survie matérielle de la communauté. Depuis 1987, les dominicaines partagent la tranquillité du site avec la communauté des Béatitudes. L’église conventionnelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et de Sainte-Catherine-de-Sienne est un grand édifice de style néogothique en forme de L. Les peintures murales du chœur et de la nef des fidèles ainsi que l’ensemble des vitraux sont classés à l’inventaire des monuments historiques depuis le 30 avril 2001.

Aeroscopia musée aéronautique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignement artistique (conservatoire de musique, école de danse, ateliers d'art), de diffusion (Odyssud, médiathèque, ludothèque, ciné Rex, salles d'exposition), et une action culturelle variée permettent aux Blagnacais de vivre la culture au quotidien.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville remporte le challenge de la ville la plus sportive de France en 1992. La ville de Blagnac a continué son action en faveur du sport au fil des années. Aujourd'hui, 70 associations sportives proposent 52 disciplines pour lesquelles on a pu recenser 10 000 licenciés !

Associations non sportives[modifier | modifier le code]

  • Association des donneurs de sang.
  • Association des Donneurs de Sang et Secouristes Bénévoles de la ville de Blagnac (ADSSB) [18] .
  • Association de la Protection Civile de la Haute-Garonne antenne de Blagnac assurant les premiers secours; effectuant tous postes de 1er secours dans le département du 31 et organise de nombreuses formations aux premiers secours.
  • Blagnac est le siège mondial de la Communauté des Béatitudes[19].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Il existe 5 conseils de quartiers qui lient les habitants et les élus :

  • Quartier Nord Grand-Noble, Brassens, Pinot (3 522 habitants) ;
  • Quartier Ouest Barradels, Berry, Bélisaire, Ritouret, Roumégas (6 045 habitants) ;
  • Quartier Grenade (1 981 habitants) ;
  • Quartier Centre Saoulous, Centre, Compans (6 341 habitants) ;
  • Quartier Sud Servanty, Aérogare, Layrac (6 341 habitants) ;
  • Quartier Andromède (1 885 habitants).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]