Villeneuve-lès-Maguelone

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Villeneuve-lès-Maguelone
La mairie de Villeneuve-lès-Maguelone
La mairie de Villeneuve-lès-Maguelone
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Frontignan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Noël Segura
2008-2014
Code postal 34750
Code commune 34337
Démographie
Gentilé Villeneuvois
Population
municipale
9 141 hab. (2010)
Densité 403 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 59″ N 3° 51′ 42″ E / 43.5330555556, 3.8616666666743° 31′ 59″ Nord
       3° 51′ 42″ Est
/ 43.5330555556, 3.86166666667
  
Altitude Min. 0[1] m — Max. 130[2] m
Superficie 22,7 km2
Localisation

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Villeneuve-lès-Maguelone

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Villeneuve-lès-Maguelone

Villeneuve-lès-Maguelone (en occitan : Vilanòva de Magalona) est une commune française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Carte

Le territoire de Villeneuve-lès-Maguelone est située dans la plaine de la Mosson, au bord des étangs et de la mer Méditerranée, et son territoire comprend une partie du massif de la Gardiole.

La ville, agglomération principale, se trouve à environ huit kilomètres au sud-sud-ouest du centre historique de Montpellier. Elle comprend le village médiéval entouré par des quartiers de villas. Entre la ville et le pont de Villeneuve (sur la route D612, l'ancienne route nationale 112), l'habitat est dispersé autour de la arrêt SNCF, sauf au hameau le Pont de Villeneuve. Au niveau de l'échangeur entre la D612 et la D185 reliant Villeneuve à Fabrègues, ont été construits une maison d'arrêt et une zone d'activité, dite du Larzat.

La plaine a permis la viticulture à partir du XIXe siècle, tandis que les premières collines et pentes du massif de la Gardiole sont utilisées comme champ de tir militaire et carrière.

Le sud-est du territoire est constitué d'étangs dont la surface est partagée avec Palavas-les-Flots (étangs de l'Arnel et du Prévost) et Vic-la-Gardiole (étangs des Moures et de Pierre Blanche). Ces étangs sont coupés en deux par le canal du Rhône à Sète. Au sud de celui-ci, se trouve un cordon dunaire long d'environ neuf kilomètres et l'île de Maguelone où fut fondée le siège de l'évêché au Moyen Âge. Au sud-ouest de la ville, à proximité de l'étang de Vic, une zone humide a permis l'activité saline.

Les communes limitrophes sont Frontignan à l'extrémité sud-ouest du cordon dunaire, Vic-la-Gardiole et Mireval à l'ouest, Fabrègues au nord-ouest, Saint-Jean-de-Védas et Lattes au nord, Palavas-les-Flots à l'est. Elle est baignée le long d'un axe nord-est/sud-ouest par la mer Méditerranée.

Héraldique [modifier]

Blason de Villeneuve-lès-Maguelone

Les armes de Villeneuve-lès-Maguelone se blasonnent ainsi : d'azur à deux palmiers d'or au tronc courbé se rapprochant par leurs palmes en formant un arc[3].

Histoire [modifier]

L'île de Maguelone a été, en raison de sa position sur un cordon sableux facile à défendre, entre une lagune et la mer, le siège d'un évêché et d'une ville prospère au Moyen Âge. La ville actuelle a été construite à la même époque sur le continent.

En 1850, la commune perd une partie de son territoire oriental constitué d'étang et de plage pour permettre l'établissement de la commune de Palavas[4].

Toponymie [modifier]

Le 1er mars 1992, la commune de Villeneuve-lès-Maguelonne devient Villeneuve-lès-Maguelone[5].

Entre 1816 et 1831, pendant la Restauration, la commune s'est appelée Villeneuve-Angoulême[6].

Le nom occitan de cette commune est Vilanòva de Magalona[7],[8],[9]. En novembre 2010, les panneaux en occitan apposés par la municipalité ont suscité une plainte d'une association opposée aux langues régionales[10].
Le mercredi 16 février 2011 le Sénat adopte une proposition de loi autorisant l'installation de panneaux d'entrée et de sortie de ville en langue régionale. Sur proposition du sénateur de l'Aude Roland Courteau[11],[12]. Le 12 décembre 2010, le tribunal administratif annule la décision de la commune d'apposer les panneaux bilingues. Celle-ci porte l'affaire devant la cour d'appel administrative de Marseille qui, le 26 juin 2012, annule à son tour la décision précédente, ce qui a pour effet d'autoriser la commune à maintenir ses panneaux indiquant Vilanòva de Magalona[13].

Administration [modifier]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Pierre Verdier    
1965 1971 René Poitevin   décédé pendant le second mandat le 31 janv. 1972
1971 1977 René Bert    
1977 1979 Émile Malafosse    
1979 mars 2008 Gérard Bouisson PCF Conseiller général du Canton de Frontignan (1994-2008)
mars 2008 en cours Noël Segura[14] DVG  

Démographie [modifier]

Au dernier recensement, la commune comptait 9141 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 783 948 1 081 1 211 1 158 1 286 1 316 1 269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 296 1 435 1 590 1 595 1 476 1 210 1 316 1 467 1 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 633 1 577 1 562 1 568 1 571 1 628 1 555 1 402 1 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
1 616 1 797 2 279 3 003 5 081 7 351 8 541 8 900 9 141
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[15] puis Insee à partir de 1968[16].)

Histogramme de l'évolution démographique

Économie [modifier]

Le garhiofilatum est un vin médiéval élaboré avec des épices et plantes. Sa fabrication date du XIIe siècle et était faite dans la région de Montpellier dont le port de Lattes recevait les épices venues d'Orient. Son élaboration et sa commercialisation sont à nouveau réalisés par un domaine viticole à Villeneuve-lès-Maguelonne[17]

Article détaillé : Sable-de-camargue.

Lieux et monuments [modifier]

Dans la ville [modifier]

Église Saint-Étienne.

L'église Saint-Étienne de Villeneuve-lès-Maguelone datant du XIIe siècle qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[18].

À l'ouest de la commune [modifier]

La maison d'arrêt.

Inaugurée le 6 mars 1990[19], la maison d'arrêt de Montpellier se situe à l'ouest de la commune, près de la route départementale 612. Elle est évoquée dans la presse lors de séjours de justiciables connus comme le syndicaliste paysan José Bové qui y passa quelques semaines de peine en 2002, suite au vandalisme du chantier d'un McDonald's à Millau en 1999.

Dans la partie villeneuvoise de la montagne de La Madeleine, est visible une garrigue où se trouve l'accès principal du champ de tir militaire qui s'étendait vers les territoires de Fabrègues et Mireval. Son périmètre a été redessiné dans les années 2000[20]. À la fin des années 2000, l'armée conserve un terrain réduit situé aux confins du territoire de Villeneuve à la hauteur de la maison d'arrêt et doté d'un stand de tir.

Près de l'échangeur routier, une stèle commémore les résistants fusillés là pendant la Seconde Guerre mondiale.

Au sud de la route reliant Villeneuve à la maison d'arrêt, la réserve naturelle de l'Estagnol est un étang d'eau douce et marais enclavé entre la garrigue et la vigne.

Sur le littoral [modifier]

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone datant du XIIe et XIIIe siècles qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[21]. La position insulaire au Moyen Âge assurait la sécurité de l'évêque.

Une route sur digue, une passerelle piéton et un chemin goudronné contournant l'île par l'ouest permet de relier Villeneuve-lès-Maguelone à la plage publique qui s'étend, entre étangs et mer, sur environ neuf kilomètres de Palavas-les-Flots à l'est à Frontignan-Plage à l'ouest. Le cordon dunaire, dépourvu de construction et d'accès automobile permanent, est suffisamment isolé pour que le nudisme soit toléré sur une partie du littoral mais reste interdit par arrêté municipal.

Les étangs de l'Arnel et des Mourres connaissent une pêche et permettent l'observation des oiseaux. Ils se situent au nord du canal du Rhône à Sète qui permet tourisme fluvial et transport de marchandises entre le Rhône, l'étang de Thau et le Canal du Midi.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Denis Boubals (1926-2007), œnologue fondateur du Domaine expérimental du Chapitre.
  • Pierre Maguelon (1933-2010), acteur français, y a vécu et y est inhumé.
  • René Poitevin (1911-1972), Compagnon de la Libération, maire de Villeneuve-lès-Maguelone.
  • L’un de ses fils Henri Louis Sylvain Poitevin fut décoré de la Croix de guerre 1939-1945 à l’âge de 14 ans pour fait de guerre effectué à l’âge de 11 ans ce qui en fait un des plus jeunes résistants Français de la Seconde Guerre mondiale.
  • Sous les ordres de René Poitevin, Pierre Bouissinet, (né en 1925) était agent de liaison dans la Résistance. Il a participé à de nombreux sabotages, avec l’équipe Bouries, Brosse et Pierrot. Arrêté à la gare de Villeneuve-lès-Maguelone au retour d’une mission de sabotage le 17 août 1944, il est fusillé par les Allemands le même jour. Depuis, une école porte son nom, tous les ans, à la même date, une gerbe de fleur est posée devant cette dernière. Il obtint la médaille militaire et la Croix de guerre 1939-1945 avec palme à titre posthume.
  • Le groupe Les Anderlys, formé par deux Villeneuvois : André Fernandez et Jean-Louis Perez, serait le premier groupe de Rock 'n' roll de la région à partir de 1959[22].

Notes et références [modifier]

  1. Au niveau de la mer et des étangs.
  2. Sur la carte topographique n°2743ET au 1/25 000 de l'Institut géographique national (4e édition, 2010), la courbe de niveau 130 mètres est visible à la limite occidentale de la commune entre la carrière de la Madeleine et la partie du mont Saint-Bauzille du territoire de Fabrègues (culminant à 185 mètres à 300 mètres de la limite communale).
  3. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p. 74
  4. Cartographie établie par un généalogiste amateur ; page consultée le 9 janvier 2011.
  5. D'après une recherche sur le nom de la commune sur le site FranceGenWeb ; page consultée le 9 janvier 2011.
  6. Quand "Villeneuve lès Maguelone" s'appelait… "Villeneuve-Angoulême"
  7. graphie classique, prononciation bilanoba dé magalouna, cf. Bénédicte Boyrie-Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane, Sud-Ouest, 1997
  8. Ernest NÈGRE, Toponymie générale de la France, Droz, 1990
  9. Eugène THOMAS, Dictionnaire topographique du département de l'Hérault : comprenant les noms de lieu anciens et modernes (…), Paris : Impr. Impériale, 1865
  10. « Pas de trêve dans la guerre des panneaux », Midi libre, 12 novembre 2010.
  11. « Panneaux bilingues : Courteau fait bouger la loi » L'indépendant
  12. « Panneaux en langue régionale : le Sénat adopte une proposition de loi » Ouest-France
  13. Cour Administrative d'Appel de Marseille.
  14. http://www.lepost.fr/article/2008/03/17/1163309_villeneuve-les-maguelone-resultats-municipales-2nd-tour.html
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  17. Wine-presse Info
  18. Notice no PA00103758, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Villeneuve-lès-Maguelonne. Établissement pénitentiaire - maison d'arrêt », annuaire du ministère français de la Justice, 18 décembre 2006 ; page consultée le 9 janvier 2011.
  20. Différence du tracé des limites du champ de tir entre les 3e et 4e éditions de la carte topographique n°2743ET au 1/25 000 de l'Institut géographique national, 2004 et 2010.
  21. Notice no PA00103757, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Nombreux articles Midi libre entre 1959 et 1963.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]