Saint-Victor-la-Coste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

s

Saint-Victor-la-Coste
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Blason de Saint-Victor-la-Coste
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Roquemaure
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Robert Pizard-Deschamps
2014-2020
Code postal 30290
Code commune 30302
Démographie
Gentilé Saint-Victorains
Population
municipale
1 952 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 46″ N 4° 38′ 35″ E / 44.0628, 4.643144° 03′ 46″ Nord 4° 38′ 35″ Est / 44.0628, 4.6431  
Altitude Min. 68 m – Max. 275 m
Superficie 26,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Saint-Victor-la-Coste

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Saint-Victor-la-Coste

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Victor-la-Coste

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Victor-la-Coste
Liens
Site web www.saintvictorlacoste.com

Saint-Victor-la-Coste est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont les Saint-Victorains. L'activité dominante est la viticulture.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire actuel de Saint Victor la Coste est occupé par l'homme depuis plusieurs millénaires. Dans les collines des Costes, qui bordent la plaine, la grotte du Mourgue abrite des vestiges néolithiques, celle de Canabier a livré un vase de l'âge du cuivre. Au pied des collines, abondent des gisements néolithiques et de l'âge du bronze.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Durant l'époque romaine, le village était traversé d'une antique voie qui pourrait conduire à l'oppidum de Gaujac (se trouvant à une dizaine de kilomètres). Des sites attestent de la présence romaine, comme les sites de la Tuilerie, de Saint-Martin ou encore la Chapelle de Mayran. À Mayran, la partie rurale d'une villa a été récemment fouillée par le « Groupe Archéologique de la Vallée de la Tave », qui a découvert des cuves vinaires, des trous de plantation de pieds de vigne, un aqueduc souterrain.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Le village de Saint Victor la Coste est la seule agglomération du val de Tave possédant un piton rocheux, ce qui explique la construction d'une forteresse au flanc nord de la colline, et qui se nomme aujourd'hui le Castellas. Cette forteresse appartenait au domaine de la Maison de Sabran, connétables du Compte de Toulouse. La puissance des Sabran attire entre le XIe siècle et le XIIe siècle la population de Saint Victor qui vivait jusque là dans la vallée et qui vint s'installer sur le flanc nord de la colline. Le Castellas avec ses puissantes fortifications, dominait la plaine de la Tave, et de ses tours majestueuses l'on pouvait surveiller la vallée du Rhône mais aussi les routes qui menait vers Uzès, puissante ville durant le Moyen Âge.

Le village comprend de nombreux vestiges de l'époque médiévale, comme la présence de plusieurs chapelles romanes : Les chapelles de Mayran et de Saint Martin. Ces chapelles occupaient le vaste centre ecclésiastique appartenant au chapitre de la cathédrale d'Uzès du IXe siècle jusqu'à la Révolution. Le plus ancien document connu relatif à Saint Victor la Coste, charte écrite en l'an 896, parle déjà de "Saint Martin", près du "vieux Mayran". Le domain de St Martin comprenait alors des terres, des vignes, des "familiers" (esclaves domestiques). Saint-Martin était même, au Moyen Âge, le lieu d'un important marché régional, faisant du lieu une de plus importantes places économiques de la région, car à l'époque, la richesse marchande d'une région n'est portée que par les marchés et foires locales.

Le pouvoir des Sabran s'est effondré, avec la défaite des Comtes de Toulouse, lors de la croisade du Roi de France contre les Albigeois. En 1249, le Château fort, appelé le Castellas, fut livré au sénéchal royal de Beaucaire qui en fit abattre les fortifications sur ordre du roi. Dès lors, Saint Victor ne fut plus qu'une seigneurie parmi tant d'autres, appartenant successivement aux vastes domaines de plusieurs familles féodales: les Montlaur, Poitiers, Nicolaï, Gadagne.

Époque moderne ( Renaissance )[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religion qu'on situe entre 1562 et 1598, le Castellas fut un temps occupé par les troupes royales. Resté à l'abandon durant plusieurs siècles, ses ruines sont actuellement consolidées.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Serre-la-Coste[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Victor-la-Coste Blason De gueules à la fasce losangée d'argent et de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Robert Pizard-Deschamps[2] DIV  
juin 1995 mars 2008 Georges Barthelemy    
mars 1977 juin 1995 René Mathieu PCF Conseiller général du canton de Roquemaure (1979-2004)
mars 1971 mars 1977 Fortuné Buon    
1947 mars 1971 Raoul Laurent    
1944 1947 Aubin Barne    
1940 1944 Fernand Rocher    
1925 1940 Marius Faure    
1919 1925 Léopold Chardenas    
1917 1919 Jules Reynaud    
1916 1917 Marius Estournel    
1912 1916 Louis Belletrux    
1901 1912 Edmond Pelaquier    
1894 1901 Modeste Ponteau    
1888 1894 Léon Boucher    
1886 1888 Antoine Pelaquier    
1878 1886 Joseph Mathon    
1877 1878 Isidore Pelaquier    
1870 1877 Joseph Mathon    
1865 1870 Paul Issoire    
1852 1865 Joseph Mathon    
1848 1852 Jean Mathon    
1840 1848 Gabriel Pascal Issoire    
1832 1840 Auguste Césard Bertrand    
1830 1832 Jacques Pelaquier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 952 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
996 789 867 944 986 1 020 1 075 1 092 1 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 086 1 068 1 016 994 1 035 1 135 1 028 954 904
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 882 867 732 744 743 742 714 667
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
775 919 951 1 143 1 285 1 524 1 743 1 769 1 893
2011 - - - - - - - -
1 952 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Castellas, vestige ayant appartenu à la Maison de Sabran mais dont le bâtisseur originel reste inconnu[4]
  • Vieux village, site classé
  • Chapelle et ermitage de Mayran
  • Chapelle Saint-Martin qui abritait autrefois le célèbre marché de Saint Victor la Coste
  • Lavoirs de Saint-Victor, et ceux de Palus, un hameau du village
  • Voie romaine, qui rejoignait l'oppidum de Gaujac et celui de Laudun et se situe dans une des forêts de Saint-Victor

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]