Le Cailar
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| Le Cailar | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Gard | |
| Arrondissement | Nîmes | |
| Canton | Rhôny-Vidourle | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Petite-Camargue | |
| Maire Mandat |
Reine Bouvier 2008-2014 |
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| Code postal | 30740 | |
| Code commune | 30059 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 362 hab. (2010) | |
| Densité | 79 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 41 m | |
| Superficie | 30,01 km2 | |
| Localisation | ||
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Le Cailar[1] est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Témoignage de la vie médiévale, ce nom de lieu rappelle la présence d'un château fort. Le latin "Castellum" est présent dans toute la France, comme il est présent dans notre département, il a donné avec le suffixe -are : Le Cailar (Castellare en 1018). Le Castellus de 675 confirme la réponse : il s'agit ici d'un château.
Géographie [modifier]
Les communes de Vauvert, Saint-Laurent-d'Aigouze, Aimargues, Codognan et Vergèze sont limitrophes à la commune du Cailar. Ses habitants s'appellent les Cailarens et Cailarennes.
Le Cailar est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud-Gard et fait également partie des 51 communes du Pays Vidourle-Camargue.
Histoire [modifier]
Le site d'habitation de Le Cailar est très ancien. Il s'y déroule actuellement des fouilles archéologiques mettant au jour de nombreux vestiges d'influences grecque et celtique, remarquables par leur singularité, datant du Ve au IIIe siècle av. J.-C.. Il comporte également un autre site de fouilles, dit "des Clochettes" où a été retrouvé du matériel préhistorique. Dans le passé, le village était plus proche des rives du Rhône (dont le lit a varié avec les siècles) et était quasiment au bord de la mer, à laquelle on accédait par une lagune aujourd’hui ensablée. Pour mémoire, il en est distant aujourd'hui d'une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau (avec l’ensablement, le littoral a pris sur la mer qui s’est donc « éloignée »)... Cet emplacement privilégié, ajouté à sa situation au confluent de deux cours d'eau drainant l’arrière-pays, le Vistre et le Rhôny, en fait un endroit stratégique qui suscitera très tôt un intérêt pour les populations autochtones. Dans l'antiquité, il subira l'influence grecque et rhodienne jusqu'à devenir un petit comptoir, c’est-à-dire un port destiné à la pêche et aux échanges commerciaux qui comptera près de 5 000 habitants (contre 2 300 aujourd'hui environ), d'où l'importance quantitative des vestiges retrouvés.
Peuplé vers le IIIe siècle av. J.-C. par les Volques Arécomiques, une tribu celto-germanique, il subira ensuite l'influence latine. On ne compte plus les bornes et traces de présence romaine et gallo-romaine dans cette région traversée à cette époque par la Via Domitia, une des principales voies romaines de circulation. Au Moyen Âge, le village, proche de la célèbre abbaye de Psalmodie et situé non loin de Saint-Gilles (un des hauts lieux religieux de l'époque en France où est né le pape Clément IV) se trouve sur une route régulièrement empruntée par les pèlerins qui se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle (la Via Tolosane). C'est donc un site notable dont on trouve la trace dans des documents du VIIe siècle (Viguerie d'Aigues-Mortes, diocèse de Nîmes, archiprêtré d'Aimargues).
La région subira également à cette époque l'influence des Sarrazins, venus du sud, qui y font des raids réguliers pendant plus de cent ans. À l'opposé, elle connaîtra les conséquences des remous provoqués par Simon de Montfort en 1209 durant la croisade des albigeois qui voit les seigneurs du nord prendre l'ascendant sur ceux du sud. Cette campagne militaire signe le déclin de la Maison Trencavel, dont dépend alors la vicomté de Nîmes, dont dépend lui-même Le Cailar. En 1212, les Bermond d'Anduze en prennent le contrôle et ajoutent à leurs titres celui de "baron du Cailar".
En 1382, le château primitif est incendié par des Tuchins venant de Beaucaire (les Tuchins sont des paysans révoltés contre le pouvoir central). Après diverses péripéties, le fief passera au XVIe siècle, par le jeu des alliances, aux Baschy d’Aubais. À la Révolution, il ne reste déjà plus que des traces du château féodal, qui était probablement situé entre les arènes et le cimetière actuels, sur le point culminant du village et qui fut détruit définitivement par le prince de Condé en 1628 durant les guerres de religion. Seul le nom de celui-ci (qui vient de castellum = château, transformé en Cailus, Cayla, Chayla, Quila en occitan et enfin Cailar) gardera le souvenir de cette importante place forte.
Après la Première Guerre mondiale suivra une période de déclin relatif qui verra la population du village tomber à environ 1 000 personnes dans les années 1960, notamment à cause des grandes crises viticoles de la fin du XIXe et du début du XXe, pour remonter depuis grâce à un nouvel élan économique, dû notamment à l'essor du tourisme de masse.
Héraldique [modifier]
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Les armes du Cailar se blasonnent ainsi : D'argent au saule de sinople[2]. |