Anduze

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Anduze
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Blason de Anduze
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Anduze
(chef-lieu)
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Bonnifacio Iglesias
2014-2020
Code postal 30140
Code commune 30010
Démographie
Population
municipale
3 262 hab. (2011)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 53″ N 3° 59′ 07″ E / 44.0646, 3.985344° 03′ 53″ Nord 3° 59′ 07″ Est / 44.0646, 3.9853  
Altitude Min. 117 m – Max. 443 m
Superficie 14,6 km2
Localisation

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Anduze, en occitan Andusa, est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le « Gardon d'Anduze ».
La place des halles.

Anduze est le chef-lieu d'un des cantons du Gard dans l'arrondissement d'Alès, la ville est située sur la rivière nommée « le Gardon d'Anduze » qui forme là une vallée très encaissée, une gorge. Le village est au pied des Cévennes, au contact du plateau calcaire de la garrigue languedocienne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cadran solaire de la tour de l'Horloge.

La seigneurie d'Anduze qui fut établie au début du Xe siècle était l'une des plus anciennes et des plus puissantes du Languedoc. Battant monnaie, la famille d'Anduze règnait en maison souveraine sur les Cévennes. Les seigneurs de la Maison d'Anduze s'intitulaient marquis de Gothie et prince d'Anduze. Elle était alliée aux comtes de Toulouse et a participé à la croisade contre les Albigeois, en 1266, elle fut rattachée à la couronne de France. Elle a compté parmi ses possessions les Maisons de Sauve, de Roquefeuil (toujours existante), de Sommières, de La Voulte et de Joyeuse.

Puis chef-lieu de viguerie, Anduze fut aussi le berceau de la sériciculture française qui y apparut dès la fin du XIIIe siècle.[réf. nécessaire] La cité devint alors le centre régional du négoce de la soie et de la laine. Elle a compté jusqu'à 7 000 habitants à son apogée.

Aux XVIe et XVIIe siècles, Anduze était un centre important du protestantisme cévenol. La ville fortifiée, qui comptait 6 000 habitants en 1570, devint le quartier général des forces protestantes du Midi. En 1573, la ville voit la naissance de ce que Janine Garrisson a appelé les Provinces-Unies du Midi : une ébauche d'État huguenot basée sur l'autonomie locale[1].

Anduze fut la base de la résistance du duc de Rohan en 1622, et en 1629 avec la paix d'Alès, elle vit ses remparts démantelés.

Au XIXe siècle, avec les révolutions industrielles, Anduze connut un nouveau développement économique (filatures de soie, bonneterie, chapellerie), avant d'être frappée par la récession, comme l'ensemble des Cévennes.

Anduze fut l'un des berceaux des Mines de charbon des Cévennes, à l'époque de Pierre-François Tubeuf et des premiers entrepreneurs du charbon français.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason d'Anduze

Les armes d'Anduze se blasonnent ainsi :

D'azur au château d'argent ouvert et ajouré de sable, donjonné de trois tourelles aussi d'argent, celle du milieu plus haute, le tout maçonné aussi de sable[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1947 André Chastang    
mars 1947 mars 1959 Albert Cabrières SFIO Conseiller général du canton d'Anduze (1945-1958)
mars 1959 mars 1983 Michel Valès PS Conseiller général du canton d'Anduze (1964-1976)
mars 1983 mars 2008 Félix Bonnal DVG Conseiller général du canton d'Anduze (2000-2008)
Président de la communauté de communes autour d'Anduze (1999-2008)
mars 2008 en cours Bonifacio Iglesias DVG Conseiller général du canton d'Anduze (2008-2009)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 262 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 051 5 019 5 431 5 326 5 554 5 403 5 238 5 306 5 399
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 451 5 203 5 303 5 199 5 110 4 662 4 069 3 906 3 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 686 4 404 3 324 2 589 2 621 2 507 2 479 2 190 2 750
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 066 3 027 2 723 2 787 2 913 3 004 3 243 3 262 3 303
2011 - - - - - - - -
3 262 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Pot.

La ville est connue pour sa fonderie de zinc, ses poteries, son château datant du XVIe siècle. Actuellement, le tourisme joue un rôle très important dans l'économie de la région, la gare est utilisée par le chemin de fer touristique Train à vapeur des Cévennes.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production de l'Olive de Nîmes AOC.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La tour de Pézène : elle fait partie du Château de Pézène, vieille maison seigneuriale et résidence des comtes de Beaufort du XVe et XVIe siècles. La tour date des XIIIe et XIVe siècles.
  • Le château Neuf : c'est une demeure seigneuriale des XVIe et XVIIe siècles. À l'occasion de sa construction, il fut intégré dans les remparts. Il comprend deux tours en façade.
  • Les casernes : elles furent construites en 1740 sur le Plan de Brie, pour abriter les troupes royales. La partie qui demeure à gauche du temple abrite actuellement l'office de tourisme, la partie de droite est devenue la mairie.
  • L'église Saint-Étienne : elle fut construite entre 1686 et 1688 sur l'emplacement de l'ancien temple démoli à la suite de la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Le clocher avec son dôme de pierre à 4 pans date de 1588.
  • Le Temple : (classé MH en 1979) est un des plus grands de France, construit entre 1820 et 1823 de style néo classique avec son vaste portique à colonnes supportant un grand fronton triangulaire. Il a été édifié sur l'emplacement de la cour des Casernes. La grande nef organisée en hémicycle est partagée en trois travées prenant appui sur de puissantes colonnes qui supportent de vastes tribunes qui courent le long des 4 murs ; cette architecture est très proche de celle du temple de Saint-Hippolyte-du-Fort qui le devance en superficie pour seulement un petit mètre carré ! Il possède un important orgue datant de 1848. De grands organistes, telle Marie Louise Girod, ont eu le privilège de jouer sur cet instrument depuis sa complète restauration en 1964. Remarquer la chaire en marbre avec son très gracieux double escalier ainsi que la table de communion également en marbre dont on dit que les têtes de lion proviendraient de l'ancien socle de la statue de Louis XIV qui ornait la place du Peyrou à Montpellier abattue sous la Révolution... Le clocher mur à une baie n'est pas placé sur la façade principale nord, mais sur le pignon sud. Il abrite une cloche datant de 1883 issue des ateliers Baudouin de Marseille et pèse 650 kg.
  • La chapelle méthodiste, seconde moitié du XIXe siècle
  • La Tour de l'Horloge : (IMH 1978) elle date de 1320, elle a trois niveaux et n'est pas sans rappeler l'architecture de la tour de Constance d'Aigues-Mortes dans son allure actuelle. Devenue horloge de ville en 1569, elle fut épargnée lors de la destruction des remparts en 1629 puisqu'elle servait à donner les heures. La cloche, au sommet de la tourelle dans son campanile, date de 1701. La hauteur totale du bâtiment est de 22 mètres
  • La Méridienne : installée au sein de l' horloge de la ville depuis 1569, épargnée en 1629 lors de la destruction des remparts, la Méridienne fut restaurée en 1989.
  • La Place couverte : halle construite en 1457, appelée L'Orgerie ou marché aux grains. Elle fut le lieu du marché aux châtaignes et aujourd'hui celui des produits locaux (le jeudi).
  • Le premier temple : En 1567, le premier temple d'Anduze et sûrement le premier temple de France, trouve ses locaux au 5 rue Notarié, dans une rue du vieil Anduze. Plus tard, en 1590, il fut agrandi. Lors de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, les protestants furent chassés du 5 rue Notarié pour se retrouver dans les montagnes et notamment au « désert » (aujourd'hui le musée du même nom retrace cette épopée). En plus d'avoir été le premier temple, la maison du 5 rue Notarié est connue pour avoir été la maison consulaire, une des premières écoles, une place importante dans l'histoire d'Anduze.
  • Nombreuses et pittoresques fontaines dont la plus célèbre est celle dite de "la Pagode", à proximité des anciennes halles médiévales. Elle remonte au XVIIe siècle et se trouve couverte d'une élégante et originale toiture en tuiles vernissées colorées.

On peut mentionner aussi la fontaine de la « colonne Pradier », associée au nom de son sculpteur James Pradier qui la réalisa dans les années 1830. De style néoclassique elle est surmontée d'un chapiteau particulièrement ouvragé qui n'est pas sans nous rappeler un ouvrage de l'Antiquité ...

Fontaines[modifier | modifier le code]

  • La fontaine du Bicentenaire : réalisée en 1989 à proximité du temple par un compagnon pour la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. Les trois colonnes illustrent chacune un style  : le dorique, le ionique, le corinthien.
Fontaine Pagode.
  • La fontaine Pagode : de style oriental, elle fut construite en 1648 comme indiqué sur ses tuiles colorées vernissées, sans doute d'après les dessins (et avec les deniers) d'un Anduzien qui était allé chercher des œufs de vers à soie en Orient.
  • La fontaine des Potiers : située entre la rue Gaussorgues et la rue Fusterie, elle couvre la base de l'arête d'une maison faisant l'angle. Elle doit son nom au fait que de nombreux ateliers de potiers occupaient ce quartier il y a encore quelques décennies.
  • La Fontaine de l'église : datée de 1715, elle se situe sur l'emplacement d'un ancien cimetière autrefois place du Cimetière. La pyramide ou obélisque qui surmonte la fontaine présente un effet d'optique surprenant sous un certain angle, ceci en raison des trois boules de pierre qui en forment la base.
  • La fontaine de Notre-Dame : date de 1715. Elle doit son nom à une ancienne chapelle disparue.
  • La fontaine Pradier : de style classique, elle date de la première moitié du XIXe siècle. Elle est composée d'un vaste bassin circulaire au centre duquel, sur un socle ouvragé, prend place une vasque, supportant elle-même une colonne de style composite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

  • Églises protestantes membres de la fédération française :
    • Grand temple, Église réformée évangélique, UNEPREF
    • Église adventiste Pont du Gardon, UFA :
  • Églises protestantes autres
    • Église évangélique méthodiste, route de Saint Felix UEEMF
  • Église catholique
  • Monastère Notre-Dame de la Paix-Dieu, communauté de cisterciennes-trappistines fondée en 1970.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.museeprotestant.org
  2. Le blason de la commune sur Gaso
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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