Saint-Laurent-de-la-Salanque

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Saint-Laurent-de-la-Salanque
Blason de Saint-Laurent-de-la-Salanque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Saint-Laurent-de-la-Salanque
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée
Maire
Mandat
Alain Got
2014-2020
Code postal 66250
Code commune 66180
Démographie
Gentilé Laurentins
Population
municipale
9 014 hab. (2011)
Densité 728 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 28″ N 2° 59′ 29″ E / 42.7744444444, 2.9913888888942° 46′ 28″ Nord 2° 59′ 29″ Est / 42.7744444444, 2.99138888889  
Altitude Min. 0 m – Max. 7 m
Superficie 12,39 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-laurent-salanque.com

Saint-Laurent-de-la-Salanque est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. C'est la capitale historique de la Salanque .

Ses habitants sont appelés les Laurentins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-de-la-Salanque est une commune située sur l'Agly qui est situé au sud de la ville.

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-de-la-Salanque[1]
Salses-le-Château
(par un quintipoint)
Leucate (Aude)
(par un quintipoint)
Saint-Hippolyte Saint-Laurent-de-la-Salanque[1] Le Barcarès
Claira Torreilles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 0 et 7 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Agly délimite la frontière méridionale de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières
  • La D 83, voie rapide reliant Le Barcarès à Perpignan, traverse la commune d'ouest en est ;
  • La D 11 traverse la partie occidentale de la commune du nord au sud, en provenance de Saint-Hippolyte et en direction de Torreilles ;
  • La D 90 traverse le sud de la commune de l'ouest vers l'est, en provenance de Saint-Hippolyte et en direction du Barcarès ;
  • La D 81 traverse la partie sud-est de la commune du sud vers le nord, en provenance de Sainte-Marie et en direction de la D 83.
Voies ferroviaires

Saint-Laurent-de-la-Salanque était jadis reliée à Perpignan par la Ligne Perpignan - Le Barcarès qui a été depuis fermée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Sant Llorenç de la Salanca[3].

Le nom Santi-Laurenci apparaît pour la première fois en 968, en référence à un lieu situé à l'embouchure de l'Agly.

Comme son nom l'indique, Saint-Laurent-de-la-Salanque s'étend dans une zone de salanque, type de sol correspondant à l'étang qui le borde et signifie « terre salée ».

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Sentinelle-de-l'Agly[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune du Barcarès est créée en 1929 par détachement de Saint-Laurent-de-la-Salanque, qui jusqu'alors comportait un débouché maritime.

Pierre Latécoère, constructeur d’avions à Toulouse, conçoit, dans les années 1920, le projet révolutionnaire de relier Toulouse à l’Amérique du Sud par la voie des airs. Il installe, sur l’étang de Saint-Laurent, son hydrobase, destinée aux avions de l’Aéropostale. Le collège de Saint-Laurent-de-la-Salanque porte le nom de Jean Mermoz.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire Début du mandat Qualité Parti Précisions
Sébastien Malpas 1791
Jean Tine 1791
Jacques Canal 1791
Joseph Riu 1793
Andreu Malpas 1795
Jean Guiter-Reynalt 1800
Pierre Sanyas 1803
André Guiter 1814
Pierre Sanyas 1821
Prosper Riu 1828
Honorè Joue-Guiter 1829
François Artes 1833
Raymond Riu 1835
Laurent Bonet 1841
Eugène Mourat 1846
Laurent Bonet 1849
Antoine Sanyas 1852
Pierre Reynes 1855
Jules Besombes 1860
Eugène Mourat 1866
Etienne Bonet 1878
Nicolas Canal 1880
Antoine Parpere 1892
Vincent Henric 1894
Joseph Parazols 1896
Henri Manya 1897
Antoine Canal 1901
Eugène Mourat-Astor 1911
Raymond Combacal 1919
Augustin Joue-Delmas 1925
Laurent Vidal Barrague 1934
Benjamin Canal 1941
Laurent-Vidal Barrague 1945
Amédée Cadène 1953
René Marquès[5] 1983 sénateur, président du conseil général UDF
Fernand Siré mars 2001 conseiller général, député depuis 2010 DVD réélu en 2008[6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 014 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 660 1 853 2 131 2 557 3 207 3 444 3 526 3 813 4 063
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 309 4 435 4 596 4 571 4 609 5 036 5 476 4 540 4 434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 470 4 390 4 259 4 112 4 036 3 623 3 630 3 047 3 075
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 300 3 649 3 971 4 523 7 186 7 932 8 224 8 440 8 586
2011 - - - - - - - -
9 014 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 10 août[8] ;
  • Marché : jeudi et dimanche[8].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent de La Salanque compte deux clubs de rugby à XIII et rugby à XV : Saint-Laurent-de-la-Salanque XIII et Rugby Club Salanque XV, un club de football avec 210 licenciés, un club de football américain (grizzlys de Saint Laurent)[9] et un club de tennis (Tennis Club Laurentin).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 159 €[10].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Le centre parachutiste d'instruction spécialisée (CPIS) de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, est l'un des trois centres d'entraînement des agents de la DGSE. Il utilise la piste de décollage ainsi qu'un hangar récemment réhabilité se trouvant sur la commune de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Une base militaire équipée d’antennes radars est installée à Saint-Laurent. Ce serait un des sites d'écoute de la DGSE, appartenant au réseau Frenchelon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Né en 1845 à Saint-Laurent-de-la-Salanque (†1907), fils de cafetier et devenu adulte, capitaine au long cours aux activités « pirates », il vogue vers l’Abyssinie, (où il rencontre Arthur Rimbaud), en proie aux affres de la guerre. Eloi Pino, décide de s’engager dans le commerce des armes dont a cruellement besoin le roi Ménélik II et s’installe à « Djibouti » en faisant construire une maison en dur, créant ainsi la ville de Djibouti[11].

  • Henri Danoy, dramaturge né en 1859 à Saint-Laurent-de-la-Salanque.
  • Fernand Duron né le 21 décembre 1898 à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Joueur de rugby à XV. Champion de France de rugby à XV avec l'U.S.A.P en 1921 et finaliste en 1924. Troisième ligne aile ou talonneur(1 m 70 74 kg).
  • Joseph Ribas, écrivain né en 1931 à Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Laurent-de-la-Salanque Blason Taillé, au premier d’azur au bateau d’argent voguant de face, au deuxième de gueules au gril d'or en pal. Alias : De gueules au gril de cinq pals d'or, tenu par une main de carnation parée d'argent et mouvant de la pointe[12].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Villaros-Sanyas, Saint-Laurent-de-la-Salanque : Mémoires entre terre et eaux, Alter ego éditions, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Notice Cassini
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. René Marquès a parrainé la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2002, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  6. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  9. Site FF Football Américain
  10. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  11. www.saint-laurent-salanque.com Histoire et patrimoine de Saint-Laurent.
  12. http://pyreneescatalanes.free/villages/blason.