Juvignac

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Juvignac
Vue d'ensemble depuis le bas jusqu'à Fontcaude.
Vue d'ensemble depuis le bas jusqu'à Fontcaude.
Blason de Juvignac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Montpellier-10
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Luc Savy
2014-2020
Code postal 34990
Code commune 34123
Démographie
Population
municipale
7 668 hab. (2011)
Densité 708 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 50″ N 3° 48′ 38″ E / 43.6138888889, 3.81055555556 ()43° 36′ 50″ Nord 3° 48′ 38″ Est / 43.6138888889, 3.81055555556 ()  
Altitude Min. 22 5[1] m – Max. 145[2] m
Superficie 10,83 km2
Localisation

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Juvignac

Juvignac (en occitan Juvinhac) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon en périphérie de Montpellier.

Ses habitants sont appelés les Juvignacois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Située dans la pemière couronne périurbaine de la communauté d'agglomération de Montpellier, Juvignac s'étend sur 1083 hectares, répartis entre garrigue au nord et vignes au sud. L'agglomération urbaine trouve sa place entre les deux mais tend à empiéter vers les pentes de la garrigue.

Les surfaces actuellement urbanisées ne représentent toutefois qu'une faible partie du territoire : 16 %. Le reste du foncier se répartit comme suit : garrigues et espaces naturels ouverts (44 %), boisements (19 %), activités et équipements (8 %), espaces en eau (3 %).

De 89 habitants en 1959, la population passe à 3 492 habitants en 1982, 4 218 en 1990 et 5 592 en 1999. L'augmentation a pu atteindre 60,6 % en 17 ans. Les programmes immobiliers engagés devraient porter cette population à 10 000 habitants d'ici 2015, sans que soit remis en cause l'équilibre entre zones bâties et zones naturelles.

La commune est limitrophe de celles de Montpellier (dont elle est séparée par la rivière Mosson), Lavérune au sud, Saint-Georges-d'Orques à l'est et Grabels au nord. Elle bénéficie d'un climat méditerranéen avec plus de trois cents jours de soleil par an.

Histoire[modifier | modifier le code]

Juvignac apparaît dès l'époque romaine sous le nom de Juviniacum. En 219 av. J.-C., Hannibal y fait halte avant de reprendre sa progression vers les Alpes et l'Italie.

En 799, Juvignac est reconnue chef-lieu de fisc carolingien. Donnée à l'archevêque de Narbonne en 893 par Charles le Simple, la terre devient seigneurie en 898. Construit en 1150, le pont sur la Mosson, visible à l'entrée de la ville, se situe sur le chemin d'Arles et la route de Saint-Jacques de Compostelle. Le nom du lieu-dit Fons Caladis (Fontcaude) apparaît vers 1220.

Une lettre du roi Charles IX érige en 1571 la Mosson en baronnie et l'unit aux seigneuries de Saint-Jean de Gorniès et de la Valadière, située dans la boucle de la rivière.

En 1710, Joseph Bonnier, trésorier de la Bourse des États du Languedoc, achète l'ensemble des terres de la seigneurie et se constitue un immense domaine de part et d'autre de la Mosson, autour d'un superbe château, modèle achevé des « folies » montpelliéraines.

La commune de Juvignac est créée en 1790 par les députés sénéchaussées de Montpellier et de l'Assemblée nationale.

Au XIXe siècle, Juvignac est connue pour son établissement thermal de Fontcaude et sa source de « La Valadière ». Simultanément, la commune voit son activité viticole se développer et supplanter les autres productions. Aujourd'hui encore, et malgré le recul de la culture de la vigne, la commune est — pour une partie de son territoire — dans l'appellation d'origine contrôlée « Saint-Georges-d'Orques ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1790 - 1799 François Oeuf Maire
1799 - 1800 Daniel Gimberne Maire
1800 - 1802 Etienne Cairoche Maire
1802 - 1804 Guillaume Gras Maire
1804 - 1829 Pierre Jullien Maire
1829 - 1841 Barthélémy Marger Hérand Maire
1841 - 1844 Antoine Gilodes Maire
1844 - 1848 Jacques Delmas Maire
1848 - 1860 Louis Daussargues Maire
1860 - 1870 Marc-Antoine Daussargues Maire
1870 - 1872 Antoine Roger Maire
1872 - 1876 Maxime Adolphe Maire
1876 - 1888 Marc-Antoine Daussargues Maire
1888 - 1899 Ferdinand Revel Maire
1899 - 1919 Onézyme Hubert Maire
1919 - 1925 Jacques Rouché Maire
1925 - 1945 André Sauvan Maire
1945 - 1960 Jacques Rouché Maire
1960 - mars 1983 Lionel de Brunélis Maire
mars 1983 - mars 2014 Danièle Antoine Santonja UMP Maire
mars 2014 - en cours Jean-Luc Savy DVD Maire

Danièle Antoine Santonja est exclue de l'UMP en 2010. Elle n'a depuis adhérée à aucun parti.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 668 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
105 97 103 111 75 89 88 78 89
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
72 74 86 85 86 76 77 92 76
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
86 92 111 92 90 115 109 79 89
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
182 398 2 653 3 488 4 221 5 592 6 258 6 451 7 668
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture locale, longtemps dominée par la vigne, privilégie aujourd'hui une production viticole de qualité avec le domaine de Caunelles, le château de Fourques et le Mas Neuf. La viticulture se développe principalement dans le sud du territoire communal.

Le cœur de ville est commerçant, comptant de nombreuses enseignes : mode, bricolage, alimentaire, sport, artisanat, restauration, nouvelles technologies, décoration, beauté, etc.

Situé sur un domaine de 80 hectares, le Golf Hôtel International de Fontcaude (46 chambres, 40 suites) dispose de parcours de golf de 18 et 9 trous. En perspective, la source de la Valadière située dans le parc de Fontcaude devrait permettre la recréation de la station thermale fréquentée au XIXe siècle.

Transports[modifier | modifier le code]

Limitrophe de Montpellier, Juvignac est desservie par de grandes voies d'accès routières et autoroutières : autoroutes A9, A75 et A750. La ligne no 3 de tramway reliant directement Juvignac à la capitale de région et aux autres communes est mise en marche depuis le 7 février 2012.

Trains : TGV à la gare de Montpellier-Saint-Roch. Transports aériens : aéroport international de Montpellier-Méditerranée à Fréjorgues.

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreux sports peuvent être pratiqués dans la commune qui possède d'importants équipements sportifs : Handball, football, tennis (sol synthétique et terre battue), salle polyvalente multisports, salle de sport spécialisée dans cinq disciplines olympiques.

Associations[modifier | modifier le code]

Juvignac a de nombreuses associations. Chaque année, le 2e week end de septembre : journée aux associations.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le terrain de golf de Fontcaude est entouré par l'urbanisation de la garrigue au nord de Juvignac.
  • Thermes de Juvignac

La source d'eau chaude de la Valadière, au lieu-dit de Fontcaude (du latin fons caladis, « fontaine chaude »), est connue pour avoir été exploitée dès l'époque romaine. En 1780, Charles Bonaparte, père de Napoléon, s'y fait soigner. Des célébrités du XIXe siècle, notamment la princesse de Holstein-Glucksbourg ou l’écrivain Prosper Mérimée, viennent également prendre les eaux à Fontcaude où les curistes montpelliérains se font conduire en omnibus à chevaux. L'établissement thermal est exploité de 1845 à 1855.
En 1983, la commune acquiert ce domaine, énorme poumon vert de 180 hectares qui conforte sa réputation de ville verte. Le lieu est fréquenté par les promeneurs, les artistes et sert à l’organisation d’événements.

  • Pont roman

Construit aux portes de la commune, ce site continue de susciter l’intérêt des visiteurs malgré la crue de 1933 qui emporta avec elle une partie des arches. « Jacquets » (pèlerins en route vers Compostelle), marchands et voyageurs l'empruntèrent de nombreuses fois pour franchir la Mosson.

  • Château de la Mosson
Article détaillé : Château de la Mosson.
  • Château de Caunelles
Article détaillé : Château de Caunelles.
  • Château de Fourques

La présence de la vigne est attestée à Fourques dès le XIe siècle. L'édifice date du XVe siècle, restauré au XVIIIe siècle à la suite d’un incendie. Le lieu était autrefois connu sous le nom de métairies de la Tour et Carascaude. Il prend le nom de Fourques en 1891, hérité de Philippe Monié, baron de Fourques, mort en 1737. L'actuelle propriétaire, Lise Fons-Vincent, cinquième génération d’une famille de vignerons, a depuis une vingtaine d’années considérablement développé le domaine familial où sont régulièrement organisés des événements mêlant dégustations, visites et soirées à thèmes.

  • Golf de Fontcaude

Réparti sur 80 hectares, le golf de Fontcaude offre un parcours international de 18 trous, un parcours executive de 9 trous ainsi que des facilités d'entraînement incluant practice couvert, tapis, zones sur herbe, greens d'approche, putting green et bunkers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Au sud de la commune, au tripoint avec Lavérune et Montpellier, l'altitude au rive de la Mosson est de 22,5 mètres d'après les courbes de niveaux sur la carte topographique au 1/25000 n°2743 ET, titrée Montpellier, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  2. À l'ouest de la commune, à la limite avec Grabels, l'altitude atteint 145 mètres d'après les courbes de niveaux sur la carte topographique au 1/25000 n°2743 ET, titrée Montpellier, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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