Junas

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Junas
Les rues de Junas.
Les rues de Junas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Sommières
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sommières
Maire
Mandat
Marie-José Pellet
2014-2020
Code postal 30250
Code commune 30136
Démographie
Population
municipale
1 086 hab. (2011)
Densité 140 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 15″ N 4° 07′ 24″ E / 43.7708333333, 4.1233333333343° 46′ 15″ Nord 4° 07′ 24″ Est / 43.7708333333, 4.12333333333  
Altitude Min. 14 m – Max. 96 m
Superficie 7,75 km2
Localisation

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Junas, Junassium (dénombrement de la sénéchaussée) en 1384, est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont des Junasols et Junasoles.

Étymologie : Junas peut tout aussi bien représenter le nom d'homme latin Junius augmenté de suffixe -asium ou le nom de personne Jonas, romanisé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes de Aubais, Congénies, Villevieille et Sommières sont limitrophes à la commune de Junas.

Junas est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue (voir liens).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Lauze DVG  
mars 2008 en cours Michel Muller PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Sommières, qui dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la deuxième circonscription du Gard dont le député est Gilbert Collard (FN).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 086 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 601 503 659 614 607 588 621 629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600 562 572 535 535 542 502 450 478
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
548 531 509 440 428 435 427 361 340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
326 321 363 518 648 721 968 1 038 1 086
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château et domaine de Christin : ferme, bastide, à la limite du château... (édifice du 1er quart du XIXe siècle, époque Restauration).

Façades et toitures du corps de logis, pièces du rez-de-chaussée très décorées, à l'exclusion de la cuisine, façade nord des communs (inscription MH du 19 novembre 1985). À voir : élévation, façade néo-gothique et renaissance à arcs à accolades d'inspiration « vénitienne » surmontée d'un fronton monumental semi-circulaire formant une sorte de couronne, logis, toitures, beau décor intérieur. Visite : fermé au public, propriété d'une personne privée.

  • Église Saint-Benoît, à l'origine médiévale de style roman édifiée sur une petite hauteur, rénovée et en partie reconstruite à la fin du XVIIe siècle après les guerres de religions. Cloche présente dans une baie surmontant le pignon ouest la façade, non déchiffrée à ce jour (à priori début XIXe siècle).
  • Temple protestant de style néoclassique sobre édifié en 1821, clocher pignon en façade postérieur abritant une belle cloche richement décorée mais non déchiffrée du fondeur Eugène Beaudouin à Marseille (fin XIXe siècle). Mise en place de nouveaux vitraux modernes très originaux et colorés en 2013.
  • Un beffroi communal fut édifié en 1772, quasiment frère jumeau de celui de l'église de Congénies dont la terrasse abritait un campanile en fer forgé de forme pyramidale. Mais il fut entièrement reconstruit en 1928 après avoir été totalement détruit par la foudre en mars 1927. Il abrite de nos jours une ancienne cloche au sein de son campanile constitué de quatre arceaux de fer. Cette cloche, rescapée de la catastrophe de 1927, date de 1651 et a été fondue par Lonar Bordes, maître fondeur montpelliérain en activité au milieu du XVIIe siècle. Son diamètre est de 70 cm pour un poids estimé qui ne doit pas excéder 250 kg. Seules quatre autres cloches de L. Bordes sont connues, à ce jour, dans l'Hérault (classées MH) ainsi qu'un ancien grand mortier en bronze d'une collection particulière. Le campanile et sa cloche ont fait l'objet d'une totale rénovation en 2013. Une demande de protection de la cloche au titre des MH sera prochainement engagée.
  • Anciennes carrières antiques, dites du « bon temps », où se déroule le désormais célèbre festival de jazz en juillet.
  • Ancien moulin à vent.
  • Anciens lavoirs de Corbière.
  • Ancien moulin à eau médiéval de Corbière.
  • Anciennes gares PLM-SNCF (2 car deux lignes ont traversé la commune).
  • Écoles communales.
  • Autres mas remarquables typiquement languedociens avec notamment pigeonniers près du quartier de Gavernes.
  • Cabanes en pierre sèche (capitelles) dans la garrigue, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Sartre, à la fin de sa vie, passait ses vacances à Junas, Simone de Beauvoir dans La cérémonie des adieux évoque brièvement, mais de manière répétée, les séjours qu'il y fit.

Evénements culturels[modifier | modifier le code]

Le village est célèbre depuis 20 ans pour l'organisation et le grand succès rencontré de la fête de la pierre (fin juin-début juillet) ainsi que son festival de jazz renonmé qui se déroule dans le cadre exceptionnel des anciennes carrières durant la seconde quinzaine de juillet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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