Lavaur (Tarn)
| Lavaur | ||
Vue aérienne de Lavaur |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Tarn | |
| Arrondissement | Castres | |
| Canton | Lavaur (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Tarn et Agout | |
| Maire Mandat |
Bernard Carayon 2008-2014 |
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| Code postal | 81500 | |
| Code commune | 81140 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Vauréens, Vauréennes | |
| Population municipale |
10 148 hab. (2010) | |
| Densité | 162 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
12 303 hab. (2010) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 141 m (min. : 105 m) (max. : 274 m) | |
| Superficie | 62,83 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Lavaur (en occitan La Vaur) est une commune du département du Tarn, dans la région Midi-Pyrénées, en France.
Ses habitants sont les Vauréens et Vauréennes. Ville de plus de 10 000 habitants, au centre de l'unité urbaine de Lavaur et de l'aire urbaine de Lavaur
Sommaire |
Géographie [modifier]
Lavaur se tient sur la rive gauche de l'Agout, et le Laragou passe aussi sur la commune. Il se situe à l'est-nord-est de Toulouse, au sud de Gaillac et à l'ouest de Castres. C'est une commune limitrophe au département de la Haute-Garonne.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Lavaur vient du gaulois vobero signifiant "ruisseau caché" ou "ravin". Cette étymologie, ayant transité par l'occitan Vauro, correspond totalement avec la topographie du site (voir Géographie).
- 1025 : une petite ville fortifiée est décrite dans plusieurs écrits.
- 1098 : construction de l'église Saint-Alain. Le terrain est offert par Isarn alors évêque de Toulouse.
- 1181 : la ville est assiégée car abritant un foyer d'hérétiques cathares. Elle se rendra rapidement à ses assaillants.
- 1211 : Lavaur est prise par Simon de Montfort pendant les croisades des Albigeois après un siège de plus d'un mois. Dame Guiraude, châtelaine responsable de la ville est précipitée dans un puits. Quatre-vingts chevaliers sont pendus et quatre cents parfaits et parfaites sont brûlés sur des bûchers.
- 1220 : à la suite de la mort de Simon de Montfort, Lavaur est repris par le futur Raymond VII. Il extermine entièrement la garnison de la ville.
- 1226 : Louis VIII, à la suite de sa campagne pour soumettre le Languedoc, fait une escale à Lavaur. Les cordeliers, avec l'aide de Sicard VI vicomte de Lautrec, s'implantent à Lavaur en dehors de la ville.
- 1229 : destruction des fortifications de la ville à la suite du traité de Meaux entre Louis IX et Raymond VII.
- 1317 : Bulle de Jean XXII pour la naissance de l'évêché de Lavaur. Il est délimité en 1318, il s'ensuit un important développement de la ville. Certains prélats sont célèbres dans la longue liste des évêques de Lavaur.
- Vers 1369-70 : les habitants de la ville contraignent les troupes anglaises conduites par Jean Chandos à se retirer.
- 1468 : Louis XI établit Lavaur en comté.
- 1483 : Lavaur revient dans le domaine royal de Charles VIII. Une terrible épidémie de peste décime la ville.
- 1540 : une session des États généraux du Languedoc est tenue à Lavaur pour débattre d'un projet d'un canal de navigation entre Garonne et Méditerranée, le futur Canal du Midi.
- 1562 : des frères cordeliers sont martyrisés par les Huguenots.
- 1589 : les États de la Ligue en Languedoc, prêtent serment à Lavaur de ne jamais reconnaître comme roi un hérétique.
- 1642 : fondation du monastère Sainte-Claire.
- Milieu du XVIIIe siècle : création d'une manufacture royale de soies et d'étoffes.
- 1800-1926 : Lavaur est sous-préfecture du Tarn.
- 1930 : la ville est ravagée par une inondation[1]
Héraldique [modifier]
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Son blasonnement est : De gueules au château à trois tours crénelées d'argent, maçonnées de sable, soutenu d'une onde d'azur et d'argent mouvant de la pointe et chargée d'une ancre d'or, le château surmonté d'une croix de Toulouse du même, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
La population de la commune est d'environ 11 000 habitants (en 2011) et son unité urbaine compte environ 12 500 habitants.
En 2010, la commune comptait 10 148 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- La Cathédrale Saint-Alain et son jacquemart
- Les jardins de l'Évêché, aménagés dans le style dit "à l'anglaise" à l'emplacement de l'ancien évêché rasé pendant la Révolution.
- L'Église Saint-François, dite des Cordeliers avec son grand orgue Puget (1866). Ancienne église conventuelle des Cordeliers (Franciscains), fondée par Sicard, baron d'Ambres. Après la suppression du couvent, l'église devient paroissiale de 1802 à 1963.
- Le Plô (site du château de Lavaur aujourd'hui disparu).
- La Tour des Rondes. L'un des derniers vestiges des fortifications de la vieille ville.
- Le Monastère des Clarisses. Fondé en 1642 par Sérène de Vézins, religieuse clarisse du monastère du Salin à Toulouse. Détruit pendant la Révolution, il est relevé en 1802. La chapelle actuelle (1837), abrite depuis 1852, dans une châsse, le corps de sainte Clémentine, vierge et martyre romaine, découvert dans la catacombe des saints Thrason et Saturnin à Rome.
- Pont de Lavaur, pont routier en maçonnerie sur l'Agout, construit entre 1773 et 1791, conçu par Joseph-Marie de Saget, dit De Saget aîné.
- Viaduc de Lavaur, pont ferroviaire en maçonnerie sur l'Agout (voie ferrée de Saint-Sulpice-la-Pointe à Castres), construit entre 1882 et 1884 suivant les plans de Paul Séjourné.
Personnes célèbres nées à Lavaur [modifier]
- Jules-Emile Alaux (1824-1904), né à Lavaur et mort à Paris, philosophe et poète. On a de lui : Visions d'amour , 1859; Tendresses humaines ; La philosophie de M. Cousin et la raison, essai sur l'avenir de la philosophie, 1861.
- Christiane Aimery, pseudonyme d'Antoinette Mazas (Angoulême 1884 - Lavaur 1963), femme de lettres, romancière.
- Joseph Bonsirven (1889 -1958), jésuite et théologien.
- Johan Dalla Riva, rugbyman.
- Clément Gontier (Lavaur 15 mai 1876 - Castres 4 octobre 1918) peintre, dessinateur. Élève de Jean-Paul Laurens. Sociétaire des Artistes Français, 2e Grand Prix de Rome (1901). Médaille d'or au Salon. Prix Chenavard (1903, 1906). Prix du Comte de la Tour Landry. Prix de l'Académie Julian (1901, 1904). « Mort pour la France » à l'hôpital complémentaire de Castres, de la grippe Espagnole. La vente de son atelier a lieu à Paris, Hôtel Drouot, le 7 octobre 1991.
- Marie-Antoine (Révérend Père), né Léon Clergue (Lavaur 25 décembre 1825 - Toulouse 8 février 1907), capucin, prédicateur, auteur.
- Jacques Féréol Mazas (Lavaur 1782 - Béziers 1849), musicien, violoniste. Auteur d'une célèbre méthode de violon.
- Étienne Mazas (Lavaur 1840 - Toulouse 1927), fils de Marcellin Mazas et de Marie Sengès, aquarelliste, peintre, homme politique. Maire de Lavaur de 1881 à 1883.
- Lucien Mengaud (Lavaur 1805 - Toulouse 1877) poète occitan et peintre. Auteur de La Toulousaine, qui a inspiré Claude Nougaro pour sa chanson Toulouse.
- Jean Joseph Magdeleine Pijon, général de brigade, blessé à mort à la bataille de Magnano (né le 7 septembre 1758 à Lavaur et mort le 5 avril 1799 à Isola della Scala).
- Pierre Mercié, né au moulin de Lavaur en 1943 et résidant à Bruguières (Grand Toulouse), a obtenu deux prix littéraires. En 2005, L'Académie des Jeux Floraux de Toulouse a couronné la 2e édition augmentée de son ouvrage Sur la route des moulins à vent du Lauragais, d'une médaille d'argent. En 2009, la même Académie lui a décerné une nouvelle médaille d'argent pour son ouvrage Légendaires moulins à eau[4].
- Jean-Pierre Bel, né à Lavaur le 30 décembre 1951, sénateur de l'Ariège, Président du Sénat depuis le 1er octobre 2011.
- Georges Pontier, né le 1er mai 1943 à Lavaur le 1er mai 1943, évêque français, archevêque de Marseille depuis 2006.
Industrie [modifier]
- Le Centre d'innovation et de développement des Laboratoires Pierre Fabre (Dermo-cosmétique)
- Art et Caractère (Société de l'imprimerie artistique) : Imprimerie d'art qui reçut en 1993 et 2000 le Cadrat d'Or (Prix national du meilleur imprimeur)
- Le groupe coopératif occitan exerçant dans le domaine agricole et agro-alimentaire. Il fournit du matériel agricole, d'irrigation, l'approvisionnement et la collecte des céréales.
- La coopérative fruits et légumes « Les deux vallées » : elle collecte et commercialise essentiellement des pommes et des cerises
- L'entreprise Fabries-Amiflor : elle fabrique, conditionne et distribue différentes sortes d'engrais.
Justice [modifier]
Établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de 60 places ouvert en 2007[5]. La première évasion de ce type d'établissement en France a lieu à Lavaur en juin 2009[6]. Une nouvelle évasion a lieu le 11 mai 2013.
Agriculture [modifier]
Sport [modifier]
- Association sportive vauréenne, club de rugby à XV qui évolue actuellement en Fédérale 1.
- Lavaur est ville-arrivée de la 11e étape du Tour de France 2011, après une première arrivée en 2001.
- Volant d'Oc Vauréen, club de Badminton. http://www.volantdoc.vaureen.com/
Jumelage [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Le risque inondation à Lavaur, Préfecture du Tarn
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Recueils de L'Académie des Jeux Floraux de Toulouse 2005 et 2009
- « Une directrice pas comme les autres tournée vers les autres », Lavaur Le mag, no 26, avril 2007, p. 16 [texte intégral]
- Richard Bornia, « Un mineur s'évade de la prison de Lavaur », [Dépêche du Midi], 12 juin 2009 [texte intégral]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Histoire de Lavaur
- Lavaur sur le site de l'Insee
- Lavaur sur Google Maps
