Lavaur (Tarn)

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Lavaur
Vue aérienne de Lavaur
Vue aérienne de Lavaur
Blason de Lavaur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Castres
Canton Lavaur (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Tarn et Agout
Maire
Mandat
Bernard Carayon
2008-2014
Code postal 81500
Code commune 81140
Démographie
Gentilé Vauréens, Vauréennes
Population
municipale
10 178 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Population
aire urbaine
12 303 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 59″ N 1° 49′ 11″ E / 43.6997222222, 1.81972222222 ()43° 41′ 59″ Nord 1° 49′ 11″ Est / 43.6997222222, 1.81972222222 ()  
Altitude 141 m (min. : 105 m) (max. : 274 m)
Superficie 62,83 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Lavaur (en occitan La Vaur) est une commune du département du Tarn, dans la région Midi-Pyrénées, en France. Située dans le triangle Albi, Toulouse, Carcassonne, Lavaur est située sur les bords de l’Agout, dans les coteaux du Pays de Cocagne. Ses habitants sont les Vauréens et Vauréennes. Ville de plus de 10 000 habitants, elle est au centre de l'unité urbaine de Lavaur et de l'aire urbaine de Lavaur

Géographie[modifier | modifier le code]

Lavaur se tient sur la rive gauche de l'Agout, et le Laragou passe aussi sur la commune. Il se situe à l'est-nord-est de Toulouse, au sud de Gaillac et à l'ouest de Castres. C'est une commune limitrophe au département de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lavaur
Lugan Saint-Jean-de-Rives Ambres
Garrigues
Saint-Agnan
Lavaur Labastide-Saint-Georges
Fiac
Verfeil Haute-Garonne
Belcastel
Viviers-lès-Lavaur
Lacougotte-Cadoul
Massac-Séran
Marzens

Histoire[modifier | modifier le code]

Lavaur vient du gaulois vobero signifiant « ruisseau caché » ou « ravin ». Cette étymologie, ayant transité par l'occitan Vauro, correspond totalement avec la topographie du site (voir Géographie).

  • 1025 : une petite ville fortifiée est décrite dans plusieurs écrits.
  • 1098 : construction de l'église Saint-Alain. Le terrain est offert par Isarn alors évêque de Toulouse.
  • 1181 : la ville est assiégée par l'armée de Henri de Marcy, car abritant un foyer d'hérétiques cathares. Elle se rendra rapidement à ses assaillants.
  • 1211 : Lavaur est prise par Simon de Montfort pendant les croisades des Albigeois après un siège de plus d'un mois. Dame Guiraude, châtelaine responsable de la ville est précipitée dans un puits. Quatre-vingts chevaliers sont pendus et quatre cents parfaits et parfaites sont brûlés sur des bûchers.
  • 1220 : à la suite de la mort de Simon de Montfort, Lavaur est repris par le futur Raymond VII. Il extermine entièrement la garnison de la ville.
  • 1226 : Louis VIII, à la suite de sa campagne pour soumettre le Languedoc, fait une escale à Lavaur. Les cordeliers, avec l'aide de Sicard VI vicomte de Lautrec, s'implantent à Lavaur en dehors de la ville.
  • 1229 : destruction des fortifications de la ville à la suite du traité de Meaux entre Louis IX et Raymond VII.
  • 1317 : Bulle de Jean XXII pour la naissance de l'évêché de Lavaur. Il est délimité en 1318, il s'ensuit un important développement de la ville. Certains prélats sont célèbres dans la longue liste des évêques de Lavaur.
  • Vers 1369-70 : les habitants de la ville contraignent les troupes anglaises conduites par Jean Chandos à se retirer.
  • 1468 : Louis XI établit Lavaur en comté.
  • 1483 : Lavaur revient dans le domaine royal de Charles VIII. Une terrible épidémie de peste décime la ville.
  • 1540 : une session des États généraux du Languedoc est tenue à Lavaur pour débattre d'un projet d'un canal de navigation entre Garonne et Méditerranée, le futur Canal du Midi.
  • 1562 : des frères cordeliers sont martyrisés par les Huguenots.
  • 1589 : les États de la Ligue en Languedoc, prêtent serment à Lavaur de ne jamais reconnaître comme roi un hérétique.
  • 1642 : fondation du monastère Sainte-Claire.
  • Milieu du XVIIIe siècle : création d'une manufacture royale de soies et d'étoffes.
  • 1800-1926 : Lavaur est sous-préfecture du Tarn.
  • 1930 : la ville est ravagée par une inondation[1]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lavaur

Son blasonnement est : De gueules au château à trois tours crénelées d'argent, maçonnées de sable, soutenu d'une onde d'azur et d'argent mouvant de la pointe et chargée d'une ancre d'or, le château surmonté d'une croix de Toulouse du même, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1976 André Talazac - Chirurgien
1977 1989 Jacques Esparbié Radical-Socialiste Photographe de presse
1989 1995 Pierre Lozar PS Enseignant
19 juin 1995 en cours Bernard Carayon UMP Consultant

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne El Vendrell (Espagne)
Drapeau du Tibet Shingatsé (Tibet)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de la commune est d'environ 11 000 habitants (en 2011) et son unité urbaine compte environ 12 500 habitants.

En 2011, la commune comptait 10 178 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 500 6 237 6 551 6 672 7 179 7 205 7 014 7 015 7 331
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 331 7 438 7 376 7 331 7 563 6 929 6 963 6 477 6 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 535 6 388 6 130 5 443 5 704 6 045 5 502 5 913 5 934
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 291 7 665 7 897 7 972 8 148 8 537 9 860 10 036 10 178
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La chambre régionale des comptes (CRC) a rendu son rapport sur la gestion de la commune de 2005 à 2011. Ce document a été présenté lors du dernier conseil municipal. En préambule, la Chambre souligne la forte croissance démographique et le dynamisme économique de la ville. Mais ensuite, elle est très critique sur la façon dont a été gérée la commune durant cette période.

Selon la CRC, la ville s’est affranchie des règles législatives et règlementaires en la matière comme l’avait rapporté la Dépêche du Midi à l’époque

Industrie[modifier | modifier le code]

Justice[modifier | modifier le code]

Établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de 60 places ouvert en 2007[4]. La première évasion de ce type d'établissement en France a lieu à Lavaur en juin 2009[5]. Une nouvelle évasion a lieu le 11 mai 2013.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Alain
Tour des Rondes
  • La Cathédrale Saint-Alain et son jacquemart
  • Les jardins de l'Évêché, aménagés dans le style dit « à l'anglaise » à l'emplacement de l'ancien évêché rasé pendant la Révolution.
  • L'Église Saint-François, dite des Cordeliers avec son grand orgue Puget (1866). Ancienne église conventuelle des Cordeliers (Franciscains), fondée par Sicard, baron d'Ambres. Après la suppression du couvent, l'église devient paroissiale de 1802 à 1963.
  • Le Plô (site du château de Lavaur aujourd'hui disparu).
  • La Tour des Rondes. L'un des derniers vestiges des fortifications de la vieille ville.
  • Le Monastère des Clarisses. Fondé en 1642 par Sérène de Vézins, religieuse clarisse du monastère du Salin à Toulouse. Détruit pendant la Révolution, il est relevé en 1802. La chapelle actuelle (1837), abrite depuis 1852, dans une châsse, le corps de sainte Clémentine, vierge et martyre romaine, découvert dans la catacombe des saints Thrason et Saturnin à Rome.
  • Pont de Lavaur, pont routier en maçonnerie sur l'Agout, construit entre 1773 et 1791, conçu par Joseph-Marie de Saget, dit De Saget aîné.
  • Viaduc de Lavaur, pont ferroviaire en maçonnerie sur l'Agout (voie ferrée de Saint-Sulpice-la-Pointe à Castres), construit entre 1882 et 1884 suivant les plans de Paul Séjourné.

Personnes célèbres nées à Lavaur[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le risque inondation à Lavaur, Préfecture du Tarn
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Une directrice pas comme les autres tournée vers les autres », Lavaur Le mag, no 26,‎ avril 2007, p. 16 (lire en ligne)
  5. Richard Bornia, « Un mineur s'évade de la prison de Lavaur », [Dépêche du Midi],‎ 12 juin 2009 (lire en ligne)
  6. Recueils de L'Académie des Jeux Floraux de Toulouse 2005 et 2009
  7. Volant d'Oc vauréen