Protestantisme

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Église de Waldersbach, ancienne paroisse du pasteur Oberlin.

Le protestantisme regroupe différents courants religieux chrétiens nés à la suite de la Réforme protestante. Le protestantisme regroupe essentiellement les confessions suivantes : les luthériens, les églises réformées, les anglicans et les méthodistes. Dans une certaine mesure, il peut regrouper les églises chrétiennes évangéliques (baptistes ou pentecôtistes).


Introduction[modifier | modifier le code]

La Réforme est le résultat du rejet des orientations prises par le catholicisme pendant le Moyen Âge (et qui ont été définitivement réaffirmées par Rome au concile de Trente.) La Réforme a été menée sous l'impulsion de théologiens tels que Martin Luther, Jean Calvin, Ulrich Zwingli parmi tant d'autres. Pierre Valdo, John Wyclif, Jan Hus, Lefèvre d'Etaples sont considérés comme des précurseurs de la Réforme. À la suite de ces théologiens, le protestantisme comprend des courants théologiques très divers. Au sein de la seule fédération protestante de France, on dénombre vingt-six unions d'Églises[1], tandis que, sur le plan international, ce sont environ trois cent vingt Églises issues du protestantisme qui participent au conseil œcuménique des Églises, aux côtés d'une trentaine d’Églises orthodoxes et des Églises vieilles-catholiques.

Origine du mot protestant[modifier | modifier le code]

Ce sont les adversaires de la Réforme qui, les premiers, utilisèrent ce quolibet en 1529, en Allemagne, en désignant les princes protestants[2]. La plupart des princes-électeurs avaient choisi de suivre la réforme de Luther tolérée par Charles Quint, l'empereur élu par eux. Mais en 1529, ce fervent catholique change d'avis et ordonne le ralliement inconditionnel à l’Église catholique romaine. La promulgation de cette prescription, provoque le refus des princes : ils « protestent devant Dieu […] ainsi que devant tous les hommes » de leur refus d'admettre un décret qu'ils jugent contraire «  à Dieu, à sa sainte Parole, à [leur] bonne conscience et au salut de [leur] âme »[3].

Plutôt attribué de façon péjorative, cet adjectif fut ensuite adopté comme substantif par les adeptes de la Réforme. En effet, la définition (vieillie ou littéraire) de ce mot est : Exprimer avec certitude, promettre avec force (à quelqu'un) que quelque chose est vrai, que quelque chose existe[4]. En revendiquant le sens positif de ce mot, les protestants affirment leur croyance, ils font profession de leur foi. De là l'origine du mot protestant[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Les débuts du protestantisme sont généralement datés du 31 octobre 1517, le moine augustin allemand et docteur en théologie Martin Luther publie les 95 Thèses dénonçant les travers de l’Église catholique romaine comme la vente des indulgences, et affirme que la Bible doit être la seule autorité sur laquelle repose la foi.

Protégé par le duc Jean-Frédéric de Saxe (1503-1554), Luther brûle la bulle Exsurge Domine le menaçant d’excommunication en 1520.

L'année 1521 est également considérée comme déterminante : en janvier, Martin Luther, devant la diète de Worms, refuse de se rétracter, s’estimant soumis à l’autorité de la Bible et de sa conscience plutôt qu’à celle de la hiérarchie ecclésiastique[6] et est excommunié.

Invoqués ici pour la première fois, l'appel direct à Dieu et à la conscience individuelle sont des marqueurs du protestantisme.

Parmi les idées de Luther, l'accès de tous à la Bible sans discrimination sociale et l'égalité entre les hommes ont un fort écho dans la population majoritairement paysanne, à tel point qu'elles provoquent au printemps 1525 le Bauernkrieg (guerre des paysans) dans le Saint-Empire romain germanique.

Afin de mettre un terme rapide à cette explosion de violence contre la classe dirigeante, les princes se réunissent lors de la première diète de Spire, en 1526. Ils conviennent du décret de l'état d'urgence et décident que chaque prince choisit le culte à pratiquer dans son État, les opposants étant contraints de fuir vers un autre État favorable à leur foi. Cette confessionnalisation est déjà initiée à la fin de 1526 par Jean Ier de Saxe qui institutionnalisa le luthéranisme.

Cependant, absent de cette assemblée formée par ses électeurs, Charles Quint demeure hostile à ces dispositions. Accusé par le Saint-Siège de soutenir Luther, Charles Quint décide d'endiguer la propagation des thèses luthériennes. Il convoque donc en 1529, avec son frère Ferdinand Ier, une seconde diète de Spire lors de laquelle il révoque toutes les concessions faites par les princes aux paysans. Ainsi, il réinstaure le culte catholique et la messe en latin. Ces derniers réagissent immédiatement sous la conduite de Jean de Saxe en émettant une protestation. Les princes signataires sont appelés « protestants », origine du mot protestant (voir supra).

Distribution du Protestantisme (rouge) et du Catholicisme (bleu) en Europe centrale (en 1618).

Diffusion[modifier | modifier le code]

Le Luthéranisme se répand dans toute l'Europe le long des voies de communication commerciales. De nombreux princes allemands l'adoptent, ce qui va dans le sens de leur quête d'indépendance par rapport aux pouvoirs extérieurs qui régissent le Saint-Empire romain germanique : le Pape et l'empereur. L'empereur Charles Quint, justement, est aux prises avec les Turcs qui conquièrent de plus en plus de territoire européen depuis la chute de Constantinople et menacent à présent l'est de son empire ; il ne peut donc intervenir à l'encontre des princes qui deviennent protestants. Le Luthéranisme devient religion d’État en Suède en 1529, puis au Danemark en 1536. En 1536, Jean Calvin publie en latin l’Institution de la religion chrétienne. En 1545, le concile de Trente réaffirme les dogmes et la discipline de l’Église catholique. Il se termine en 1563.

Article détaillé : Protestantisme en France.

Aux XVIe et XVIIe siècles, la France bascule dans les guerres de religion (1562-98) puis après une période de tolérance sous l'Édit de Nantes, dans une proscription croissante du protestantisme associé à des violences : destruction de temples, enlèvement d'enfants, logement de troupes, interdiction d'exercice de certains métiers et charges, ce qui conduit, malgré l'interdiction faite également d'émigrer, à l'exode de quelque deux cent cinquante à trois cent mille personnes vers l'Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas et l'Angleterre[7].

Dans le Saint-Empire romain germanique, les troubles avaient pris fin dès 1555 avec la Paix d'Augsbourg, qui promulguait le principe « un prince, une religion » et permettait donc de facto une tolérance, ceux qui étaient résolu à conserver leur religion étant libre de se déplacer, parfois de quelques kilomètres seulement, pour l'exercer librement[8]. Les Pays-Bas faisaient exception à cette règle, les troubles religieux venant doubler le rejet de la mise sous tutelle de la Flandre et des Pays-Bas par les Habsbourg espagnols. La paix n'intervient qu'en 1648 (Traité de Münster) à l'issue de la cruelle Guerre de Quatre-Vingts Ans et consacre la division politique et religieuse des Pays-Bas : au sud, les Pays-Bas espagnols catholiques où le protestantisme est interdit, au nord les Pays-Bas indépendants, dirigés par des protestants et où le catholicisme est tout juste toléré[8].

En Angleterre, les convenances personnelles du roi Henri VIII en matière matrimoniale le conduisent à rompre avec Rome. Née de ce schisme, l'Église anglicane conserve d'abord tous les aspects extérieurs du catholicisme mais évoluera graduellement vers le protestantisme tandis que le catholicisme poursuit son évolution divergente par le biais des doctrines promulguées après la rupture[8]. En Suisse, les cantons s'étaient déterminés séparément, les plus vastes et les plus puissants (Bâle, Zurich, Berne) basculant vers le protestantisme[8]. En Europe du Sud, les velléités du luthéranisme avaient été éteintes par l'Inquisition. Seule exception notable, la communauté hérétique dite vaudoise : lors du synode de Chanforan, la majeure partie de l'Église vaudoise choisit d'adhérer à la Réforme en 1532. Malgré les persécutions (entre autres le massacre de trois mille vaudois du Luberon en 1545), cette petite communauté s'est maintenue dans le Piémont[8]. Le protestantisme connaît ensuite une expansion mondiale au travers des mouvements missionnaires qui, le plus souvent, accompagnent la colonisation. Dans le cas des États-Unis, il est alimenté en outre par l'exil des non-conformistes religieux d'Angleterre ou d'autres régions d'Europe : ainsi les Quakers sont-ils très tôt et très largement implantés dans le Nouveau Monde, mais c'est le cas aussi des Anabaptistes germaniques (allemands, suisses, alsaciens) qui fondent de florissantes communautés mennonites et amish aux États-Unis[8].

Développement[modifier | modifier le code]

Le protestantisme au niveau mondial.

Aujourd'hui, le protestantisme est principalement présent en Amérique du Nord, en Europe du Nord et en Afrique. Il est fortement implanté en Amérique du Sud et en Chine. L'estimation du nombre de protestants dans le monde est assez variable, selon que l'on prend en compte les seuls protestants « historiques » (ceux remontant à la Réforme « magistérielle » du XVIe siècle : calvinistes, réformés, presbytériens ; luthériens ; anglicans low church, épiscopaliens ; méthodistes — XIXe siècle, dissidence anglicane — principalement), au nombre d'environ trois cent cinquante millions, ou que l'on y ajoute les descendants (baptistes et autres Églises), évangéliques, de la « Réforme radicale » (toujours au XVIe siècle mais aussi après), qui sont, en 2011, plus de cinq cents millions dans le monde[9]. Parmi les évangéliques, on estime à deux cents millions le nombre des pentecôtistes dans le monde. Les évangéliques et les pentecôtistes (apparus au tout début du XXe siècle et mettant l'accent sur le « baptême du Saint-Esprit ») sont très dynamiques et en constante expansion de par le monde (Amérique latine, Afrique, Asie…)[10].

Mouvements protestants[modifier | modifier le code]

Luthéranisme, calvinisme et anglicanisme[modifier | modifier le code]

Dès le début, les Églises historiques multitudinistes sont organisées en plusieurs Églises en fonction des courants théologiques ou des circonstances historiques. Elles s'adressent dans le même mouvement à leurs membres et à la société (d'où le terme « multitudiniste »). Il s'agit[11] des Églises luthériennes, des Églises réformées (calvinistes ou zwingliennes) et de l'Église anglicane.

Les anabaptistes, mennonites et quakers[modifier | modifier le code]

En plus des luthériens, des réformés et des anglicans, la Réforme a connu très tôt un quatrième courant, non « magistériel », accusé par les autres de mettre à côté ou au-dessus de la Bible une illumination intérieure considérée comme subjective, et nommé par eux « illuminés » ((de) Schwärmer) ou « Anabaptistes » (parce que, ne reconnaissant qu'un baptême d'adultes, ils « rebaptisaient » ceux qui l'avaient été, enfants, ailleurs). Les tenants de cette Réforme radicale affirmaient, eux, que cette illumination intérieure était l'œuvre du Saint-Esprit. Sont les héritières directes de la partie pacifiste de ce courant les Assemblées mennonites, dont les Amish font partie. S'y rattachent spirituellement les baptistes et autres groupes apparentés issus à diverses époques de l'anglicanisme, avec souvent une mise en valeur de la piété face au « monde ».

Dans ce groupe, les Quakers occupent une place à part. Fondé en 1650 en Angleterre par George Fox, ce mouvement très ancré dans la culture anglo-saxonne se distingue des autres communautés issues du christianisme par l'absence de credo, de clergé et de hiérarchie. De nombreux Quakers ne ressentent pas leur foi comme entrant dans les catégories chrétiennes traditionnelles, bien que subsiste au sein du Quakerisme un large courant évangélique.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les siècles suivants, d'autres mouvements ont vu le jour à partir de « réveils » spirituels du XIXe siècle. Le principal, issu de la prédication de John Wesley, est le méthodisme. Conjuguant retour à la Bible, à la prière et à l'engagement social, il est le précurseur de mouvements socio-évangéliques tels que l'Armée du salut, fondée par William Booth en Angleterre, à la fin du XIXe siècle ou les Unions Chrétiennes de Jeunes Gens (UCJG, en anglais YMCA), qui comptent 45 millions de membres dans le monde. Refusant la prédestination, confessant la responsabilité de l'individu dans sa propre foi, il est aussi la source du pentecôtisme, né d'un Réveil plus récent.

D'autres Églises indépendantes, privilégiant un aspect ou un autre de la foi ou de la pratique chrétienne, existent aussi : les Darbystes et autres « Assemblées de frères », les Adventistes du septième jour, etc. « Églises évangéliques » est le terme générique qui regroupe toutes ces dénominations. La plupart du temps, hormis dans le méthodisme classique, ce sont des « Églises de professants ou de confessants » et non « de multitude » : elles demandent un engagement et une profession de foi personnels à leurs membres et la plupart, de ce fait, ne baptisent que des adultes ou éventuellement des adolescents (elles sont « baptistes »). Certaines rebaptisent les chrétiens venus d'autres Églises, car elles ne reconnaissent que le baptême d'adultes fait par immersion. Ce terme s'applique aussi aux courants fondamentalistes d'origine nord-américaine.

Principes fondamentaux du protestantisme[modifier | modifier le code]

Les protestants modernistes hésitent à parler de « doctrine » ou de « religion ». Ils préfèrent convictions, engagements ou valeurs. Ils préfèrent toujours préserver un espace de discussion et d'échange entre les fidèles, particulièrement pour leurs expressions de foi, même les plus conservatrices.

Grands Principes[modifier | modifier le code]

Toutes sensibilités confondues, les protestants partagent ces points fondamentaux (les deux premiers concernent le salut) :

L'homme ne peut pas mériter son salut auprès de Dieu, mais Dieu le lui offre gratuitement par amour. Ce qui rend l'homme capable d'aimer lui aussi. Ainsi, la valeur d'une personne ne dépend que de l'amour de Dieu, et non de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social. Cette valeur repose sur le prix payé par le Christ (sa mort), pour le salut des âmes de tous les pécheurs. Épître aux Galates, chapitre 2, verset 20 :« J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »
Ce don se fait à l'occasion d'une rencontre personnelle avec Dieu, en Jésus-Christ (solo Christo, par Christ seul). C'est cela la foi, non une doctrine ou une œuvre humaine. D'une personne à l'autre, elle peut surgir brusquement ou être le fruit d'un cheminement. Chacun la vit de manière particulière, comme sa réponse à la déclaration d'amour de Dieu.
(A mettre en rapport avec le sacerdoce universel et l'éclairage indispensable du Saint Esprit)
Considérée comme porteuse de la parole de Dieu, la Bible est à la fois la seule autorité théologique et le seul guide, en dernière instance, pour la foi et la vie. Elle est éclairée par la prédication de ministres appelés par l'Église et formés par elle (mais le Saint-Esprit peut appeler d'autres prédicateurs que seulement ceux-ci). À travers les témoignages humains qu'elle transmet, elle dessine des principes de vie à partir desquels s'exerce la responsabilité personnelle de chacun.
Jésus Christ est le seul intermédiaire entre Dieu et l'humanité.
Il n'y a que Dieu qui soit sacré, divin ou absolu. Ainsi, aucune entreprise humaine ne peut prétendre avoir un caractère absolu, intangible ou universel, y compris la théologie. De plus, partant du principe que Dieu a donné la liberté aux hommes, les protestants sont généralement favorables à un système social qui respecte la pluralité et les libertés.
  • Ecclesia semper reformanda (« l'Église doit se réformer sans cesse »)
Les institutions ecclésiastiques sont des réalités humaines. Elles sont secondes. Elles peuvent se tromper, disait Luther. Ainsi, les Églises doivent sans cesse porter un regard critique sur leur propre fonctionnement et leur propre doctrine, à partir de la Bible. En revanche, les chrétiens catholiques pensent qu'il faut être guidé par l'Église de façon claire. La certitude peut aller dans certains cas jusqu'au dogme (vérité qui ne peut être reniée), prononcée par un concile, ou par le Pape en vertu de l'« infaillibilité pontificale ».
Principe de la Réforme protestante[12], que Luther considère comme central, selon lequel chaque baptisé est « prophète, prêtre et roi » sous la seule seigneurie du Christ. Ce concept anéantit les principes de hiérarchie au sein de l'Église. Chaque baptisé a une place de valeur identique, y compris les ministres (dont les pasteurs font partie). Issus d'études de théologie et reconnus par l'Église, ils sont au service de la communauté pour l'annonce de la Parole de Dieu (prédication et sacrements) et les missions particulières qui en découlent. Les femmes ont accès aux ministères de certaines Églises protestantes, cela a évolué en fonction des pays et des époques.

Pratiques et croyances protestantes[modifier | modifier le code]

La doctrine protestante repose exclusivement sur les Écrits sacrés, à savoir la Bible, uniquement constituée de l’Ancien et du Nouveau Testament. Les écrits apocryphes ont été considérés par les Réformateurs comme intéressants mais non fondateurs de la foi[13] et ne sont plus imprimés dans les Bibles protestantes depuis le XIXe siècle. Le protestant croit donc à la résurrection et à la vie éternelle (voir les Évangiles). À l'instar de toutes les confessions chrétiennes, la résurrection de Jésus-Christ peut sans doute être considérée comme le point essentiel de la foi protestante. (cf. 1re Épitre de S. Paul aux Corinthiens, chapitre 15, verset 14 : « si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. ») Les pratiques majeures sont communes avec celles de l’Église catholique (prières, lecture de la Bible, le culte dominical et la participation à l’Eucharistie, dénommée la Sainte-Cène).

Le Baptême et la Sainte-Cène sont les deux seuls sacrements chez les protestants, qui partent du principe que, d'après le témoignage des textes bibliques, seuls ces deux actes ont été institués par Jésus-Christ. Dans certaines Églises protestantes, le baptême n'est administré qu'à l’âge adulte tandis que d'autres laissent le choix et pratiquent assez largement le baptême des enfants.

Le mariage est la bénédiction divine d'un amour humain et, bien que le Protestantisme n'encourage pas la pratique du divorce, l'idée qu'un divorce peut être préférable à une vie de couple devenue très difficile est admise par un certain nombre ; le remariage de divorcés est possible.

Le culte des funérailles est destiné à l’accompagnement de la famille et des amis, il est centré sur l'annonce de l’Évangile et la promesse de résurrection. Le défunt est enterré simplement, avec respect : lecture d’un passage de la Bible et prières pour les familles. Il n'y a pas de cérémonie pour les morts de type messe anniversaire. Les autopsies, les prélèvements d’organes ainsi que la crémation sont en général autorisés.

Fêtes et rassemblements[modifier | modifier le code]

Les protestants célèbrent les fêtes de Noël, des Rameaux, de Pâques (ils célèbrent le Jeudi saint et le Vendredi saint mais sans procession ni chemin de croix), de l’Ascension et de la Pentecôte. Dans les Églises historiques européennes, en plus des fêtes chrétiennes (référées à Jésus-Christ selon la Bible), on célèbre parfois :

Différences avec l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Malgré les nombreux points communs entre catholicisme et protestantisme tous deux issus du rameau occidental du Christianisme, et malgré le rapprochement doctrinal obtenu par le dialogue œcuménique, par exemple par le Groupe des Dombes, il existe de nombreuses différences entre le culte protestant et le culte catholique.

  • Les protestants se référent uniquement à la Bible comme source de doctrine (sola scriptura). Ils récusent en particulier la tradition, autre source dogmatique admise par le catholicisme. Ils insistent sur le rôle de l'Esprit Saint pour accéder à une compréhension véritable du sens du message biblique. Ils sont souvent profondément choqués par la promulgation de nouveaux dogmes par l'Église catholique romaine tel que ceux de l'Immaculée Conception (1854), de l'infaillibilité pontificale (1870) ou de l'assomption de Marie (1950), qu'ils assimilent à une sorte de révélation continue peu conforme à l'évangile.
  • Les protestants n'accordent pas à leur clergé un rôle spécifique de prêtres. Les pasteurs sont des conseillers et des savants dont le rôle est de former les croyants, de leur indiquer la direction à suivre. Ils président le culte et administrent la Sainte-Cène mais, moyennant une officialisation par l'Église pour des raisons de bon ordre et de discipline, des laïcs peuvent parfaitement en faire autant, y compris la prédication moyennant formation théologique. C'est l'ensemble des croyants qui est investi de la prêtrise (doctrine dite du sacerdoce universel, fondée notamment sur des textes de l'Épître aux Hébreux). Dans l'Église catholique, le prêtre en prononçant les paroles de l'absolution au sein de la confession accorde effectivement le pardon de Dieu, le pasteur se borne à rappeler au cours de la liturgie la promesse de pardon acquise « à ceux qui se repentent et qui croient » ; le reste se passe directement entre le croyant et Dieu (exception : les anglicans utilisent le mot prêtre, sans toutefois y mettre le sens catholique).
  • Les protestants ne reconnaissent pas l'autorité du Pape, ni celle des cardinaux. Pour des raisons historiques, il existe une multitude de communautés protestantes non affiliées les unes aux autres. Les Églises protestantes sont organisées soit autour d'évêques parfois appelés inspecteurs ecclésiastiques (d'après le sens du mot grec episkopos), il est alors question de système épiscopalien (cas des Luthériens et des Anglicans), soit autour de conseils presbytéraux souverains, les paroisses adhérant volontairement à des unions d'Églises régies par une sorte d'assemblée générale dénommée synode, il est alors question de système presbytérien-synodal (cas des Églises réformées). Ces unions qui sont cantonnées à l'échelon national se regroupent par obédience (luthérienne, réformée, anglicane, baptiste, méthodiste, etc.) au sein de fédérations internationales qui sont en général elles-mêmes affiliées au Conseil œcuménique des Églises (COE).
  • Les protestants ne reconnaissent que deux sacrements (le baptême et l’eucharistie ou Sainte-Cène) contre sept chez les catholiques (le baptême, l'eucharistie, la confirmation, la réconciliation, le mariage, l'ordination et l'onction des malades). Certains de ces rites existent toutefois sur un mode mineur : la confirmation (qui se pratique environ deux ans plus tard que chez les catholiques lorsque l'enfant a développé son sens critique et sa personnalité), la confession des péchés (soit collective au cours du culte soit personnelle dans le secret de la prière, mais jamais auriculaire à la manière catholique ; les protestants n’ont donc pas de sacrement de réconciliation (le dialogue avec un prêtre) et le pasteur n'a pas le pouvoir de remettre les péchés, le mariage. L'ordination (des pasteurs luthériens) ou la reconnaissance des ministères (des pasteurs réformés) remplacent l'ordination des prêtres mais en sont très éloignées dans la forme comme dans le fondement théologique, la question de la prêtrise restant au fond la grande différence entre les conceptions catholiques et protestantes de l'Église. Moins sacralisé, le mariage protestant peut être rompu et les Églises protestantes acceptent en général de célébrer des remariages.
  • La question dite de la présence réelle de Jésus lors de la Cène est particulièrement complexe. Les protestants ne croient pas à la transsubstantiation, doctrine catholique qui affirme la transformation physique et matérielle des deux espèces de la communion en véritable chair et en véritable sang du Christ lors de l'eucharistie. La majorité des protestants croit à la présence réelle de Jésus de manière spirituelle lors de la Cène: la Cène ne se réduit donc pas à un symbole. Cette position existe toutefois également (depuis Zwingli) mais reste minoritaire. La communauté de Taizé avait trouvé une formulation qui convenait à l'ensemble des Églises chrétiennes, parlant d'un « mémorial sacrificiel »[15].
  • Les concepts de purgatoire (lieu de souffrance auquel l'Homme accède après la mort pour se racheter et se purifier de ses péchés avant d'accéder au paradis), canonisation (pratique catholique, mais aussi orthodoxe, par laquelle un homme ou une femme est reconnu comme Saint ou Sainte) et d'indulgence (à l'époque il y avait possibilité pour un catholique de verser une somme d'argent au Pape en échange du pardon de ses péchés, aujourd'hui c'est surtout le pardon donné par le Pape pour les grandes fêtes, par exemple l'Indulgence Plénière de Noël, ou dans d'autres occasions) n'existent tout simplement pas. La notion de « saint » (origine latine de ce mot : sanctus : sacré, ici avec un sens double "appelé" (par le baptême) et "élu" (par Dieu au Jugement Dernier), signifiant « mis à part », Il n'existe donc pas sur terre d'élite composée de chrétiens qui seraient exemplaires devant la communauté[16].
  • L'excommunication (pratique par laquelle le Pape exclut quelqu'un de l'Église et de fait l'empêche temporairement ou définitivement de recevoir des sacrements) existe en principe également chez les protestants. Elle serait prononcée soit par l'évêque (organisation de l'Église selon le système épiscopalien), soit par le conseil presbytéral (système presbytéro-synodal), mais elle est en général tombée en désuétude (sauf chez certains évangéliques, où elle joue même un rôle de maintien de la cohésion des communautés Amish, où l'excommunié est ipso facto mis au ban de la communauté sur le plan social).
  • Les protestants ne donnent pas une place particulière à Marie. Ils ne croient pas à son Immaculée Conception, qui n'est pas un dogme du protestantisme. Néanmoins, ils adhèrent à la naissance virginale de Jésus et Marie fait partie des témoins privilégiés au même titre que les disciples du Christ. Des avancées œcuméniques ont été faites quant à la place de Marie chez les protestants - dont on peut penser qu'elle a été particulièrement réduite en pure réaction contre le catholicisme, par exemple par le Groupe des Dombes[17] ou par la théologienne protestante France Quéré[18].
  • Les protestants ne font pas appel à des intercesseurs comme Marie ou les Saints dans leurs prières. Selon eux le croyant est seul responsable devant Dieu et ne doit pas passer par des intermédiaires pour dialoguer avec Lui. Ils croient que Jésus est le seul intermédiaire entre Dieu le Père et eux-mêmes. Ils ne croient pas à l'utilité de la pratique catholique de la confession (voir plus haut le paragraphe sur la prêtrise).
  • Les pasteurs protestants ont le droit de se marier et les femmes exercent couramment le pastorat.
  • Le protestantisme comporte notablement moins de rites que les autres branches du Christianisme. Par exemple, les protestants ne pratiquent pas le signe de croix et n'utilisent pas d'eau bénite, car ils considèrent qu'il s'agit là de superstitions.
  • L'appartenance à l'Église est concrétisée chez les protestants par la confession de foi[19] et non par la participation aux rituels sacramentels qui a la préférence des catholiques.
  • Il n'y a pas de cérémonie pour les morts de type messe anniversaire.

Influence sociologique du protestantisme[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Le protestantisme, promoteur de la lecture - puisque la lecture de la Bible par tous y est encouragée -, s'est toujours passionné pour l'enseignement. C'est ce que Jean Jaurès avait éloquemment décrit en 1911: « C'est la Réforme qui s'est passionnée pour l'instruction du peuple... Elle a voulu que tout homme sût lire, et quel livre ? Celui où elle-même puisait la vie. »[20] Parmi les grands éducateurs protestants, on cite volontiers Friedrich Fröbel, inventeur du jardin d'enfants qui deviendra l'école maternelle ou le pasteur Jean-Frédéric Oberlin, qui pratiquera l'éducation populaire dans sa paroisse déshéritée du Ban-de-la-Roche.

L'impact du protestantisme est particulièrement fort en France, sous la 3e République, où Jules Ferry compte plusieurs personnalités protestantes dans son entourage. En particulier Ferdinand Buisson (qui conçoit les grandes lois scolaires de 1881-1885 et crée les Écoles Normales Supérieures de Saint-Cloud et Fontenay-aux-Roses), Félix Pécaut et Jules Steeg.

L'enseignement féminin doit aussi beaucoup au protestantisme, Madame Jules Favre étant la créatrice de l'École Normale Supérieure de jeunes filles de Sèvres et l'inspiratrice de la pédagogie de toute une génération d'enseignantes. Les lycées de jeunes filles comptent en 1885 22 % d'élèves protestantes, 10 % d'enseignants protestants et 25 % de chefs d'établissements protestants[21].

Enfin le développement de l'enseignement en classe maternelle en France est l’œuvre de la protestante Pauline Kergomard (1838-1925).

Vie économique[modifier | modifier le code]

Max Weber a mis en évidence dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme la contribution unique du protestantisme à la création d'une culture favorable à la liberté d'entreprendre et au capitalisme, culture qui s'est à présent imposée à l'échelle mondiale[22]. Weber met particulièrement en évidence le rôle des calvinistes et des puritains, caractérisés par un ascétisme qui mène à la thésaurisation donc à la formation de capital. Les activités industrielles, de négoce ou de banque menées par des protestants ont donc prospéré dans la durée. Des alliances réfléchies entre familles protestantes ont également permis de consolider et de diversifier ces activités économiques. De nombreuses entreprises françaises, toujours en activité aujourd’hui, ont ainsi été créées par des protestants et demeurent de véritables réussites.

Thèse toutefois remise en cause par Fernand Braudel dans son livre : Civilisation matérielle, économie et capitalisme.

Article détaillé : Protestantisme en France.

Diaconie protestante[modifier | modifier le code]

La diaconie, le service envers les plus faibles ou les plus pauvres, existe depuis l’origine de l’Église. Pour les protestants, la diaconie fait bien partie de la vocation de l’Église, au même titre que la prédication de l’Évangile, bien que la laïcité ait conduit en France à séparer les associations cultuelles et les associations ou fondations à caractère social, médico-social ou sanitaire.

En 2007, Olivier Brès, président de la Fédération d'entraide protestante (FEP), distinguait deux grands types d'activité[23]:

a. Les associations locales d’entraide ou diaconats Il y a presque un diaconat par Église locale, avec des activités d’écoute, des distributions alimentaires, des vestiaires, des accompagnements plus ou moins précis de personnes isolées (hors ou dans l’Église), mais aussi du financement et de l’accompagnement d’actions de solidarité avec le Sud (associations ou Églises) au gré des rencontres et des intérêts des membres des Entraides. Cela représente des milliers de bénévoles qui collaborent souvent dans leurs activités avec d’autres associations caritatives (laïques, catholiques…).

b. Les associations membres de la Fédération d'entraide protestante (FEP), soit environ deux cents associations ou fondations engagées dans plusieurs secteurs :

  • le sanitaire, avec quelques hôpitaux et maisons de santé et écoles d’infirmières
  • les personnes âgées avec près de 80 maisons de retraite et quelques services à domicile,
  • les personnes handicapées, avec souvent des associations importantes gérant plusieurs établissements et développant de nouvelles structures, dans un contexte de pénurie à l'échelle nationale,
  • le social qui tend à se développer, avec des structures d’accompagnement, d’hébergement, d’accès au logement pour personnes en situation d’exclusion
  • les organismes de formation, les Foyers de jeunes, les centres sociaux….

Ces associations regroupent des milliers d’administrateurs, de bénévoles et de salariés.

Quelques exemples d’œuvres d'origine protestante :

La Fondation John Bost[modifier | modifier le code]

La Fondation John Bost, fondée en 1848 par le pasteur John Bost, est une institution sanitaire et médico-sociale protestante, reconnue d'utilité publique, dont le siège est situé à La Force près de Bergerac. Elle accueille, soigne et accompagne au long cours plus d'un millier de personnes (enfants, adultes et seniors) souffrant de troubles psychiques et de handicap physique et/ou mental dont l'état nécessite une vie sociale adaptée, ainsi que des personnes âgées dépendantes. L'institution est composée de pavillons ou services sanitaires et médico-sociaux répartis dans plusieurs régions, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Limousin,Île-de-France et Haute-Normandie. Comme le souhaitait le pasteur John Bost, les résidents sont accueillis dans un environnement «sans mur ni clôture», espérant ainsi offrir une bonne qualité de vie[24].

L'Armée du salut[modifier | modifier le code]

L'Armée du salut naît en pleine révolution industrielle, à la fin du XIXe siècle. Elle est créée, en 1878, par le pasteur anglais William Booth, scandalisé par le spectacle des foules ouvrières qui s'entassent dans les quartiers pauvres de l'Est londonien. Pour lui, le changement s'opère en chaque individu. Le progrès social, politique et économique doit découler d'une profonde transformation intérieure de l'homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l'Évangile. William Booth estime par ailleurs qu'avant de parler à quelqu'un de religion, il faut lui proposer des conditions de vie décentes, d'où l'investissement social du mouvement salutiste, et sa devise aux trois S, «soupe, savon, salut».

Les Amis de l'Atelier[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1950, l'éducatrice Anne Sommermeyer constate le dénuement des familles ayant des enfants handicapés, qui étaient de facto exclus du système scolaire traditionnel et peu pris en charge par la Sécurité sociale. Indignée, elle commence par recevoir chez elle quelques enfants, pour permettre à leurs parents de prendre quelques jours de repos et de dormir quelques nuits en paix. En 1957, elle ouvre un jardin d'enfants pour déficients mentaux dans une maisonnette de 18 m2 qu'une jeune communauté protestante (mennonite) venait d'ériger au milieu des vergers, à Châtenay-Malabry. En 1961, elle crée des activités de jour pour de jeunes adultes en situation de handicap dans le cadre du Centre d'Aide par le Travail (CAT) "l'Atelier" puis du Centre d'Initiation au Travail et aux Loisirs (CITL) "Égalité". Pour répondre aux sollicitations croissantes des familles, d'autres établissements et services vont peu à peu voir le jour, en concertation avec les pouvoirs publics. Le besoin d'hébergement collectif conduit d'abord l'association à créer deux foyers d'hébergement. En 50 ans, l'Association ouvre une soixantaine d'établissements et services qui vont du CAT à l'IME (Institut médico-éducatif). Elle compte environ 2600 bénéficiaires et 1550 salariés. En 2011, l'Association devient la Fondation des Amis de l'Atelier, reconnue d'utilité publique[25],[26].

La CIMADE[modifier | modifier le code]

Créée en septembre 1939 à l'instigation de la théologienne protestante Suzanne de Dietrich pour venir en aide aux populations alsacienne et lorraine évacuées vers le sud de la France à cause de l’entrée en guerre contre l’Allemagne, l'action de la CIMADE (dont le nom signifie Comité inter mouvements auprès des évacués) s'est rapidement élargie aux réfugiés de toutes origines (Tziganes, communistes, Allemands fuyant le nazisme, Juifs...). Souvent médiatisée par son actions en faveur des migrants et personnes sans papiers d'identité, la CIMADE poursuit également une action de terrain grâce à ses quelque 2 000 bénévoles : assistance juridique aux étrangers en centre de rétention administrative, gestion d'établissements sanitaires et sociaux, formation et adaptation linguistique, accueil des étrangers dans les permanences régionales, actions de solidarité internationale, interventions en prison et en locaux de rétention.

L'hôpital Albert Schweitzer[modifier | modifier le code]

Véritable précurseur de l'aide humanitaire médicale, le pasteur et médecin d'origine alsacienne, Albert Schweitzer, fonde en 1913 à Lambaréné (Gabon) un hôpital destiné à soigner les malades de la région mais aussi à étudier les maladies tropicales afin de mieux les prévenir et de mieux les soigner. Dès 1930, Albert Schweitzer constitue à Strasbourg une association de soutien. en 1974, la fondation de droit gabonais Albert-Schweitzer est créée pour gérer l'hôpital. Grâce à ses nombreux soutiens, l'hôpital va se moderniser en permanence. Sont créés un laboratoire de biologie et de bactériologie, une salle de radiologie, un bloc opératoire, une clinique dentaire, un pavillon de pédiatrie, un pavillon de médecine interne, des écoles. Un effort important est réalisé en direction de la formation des personnels médicaux et paramédicaux originaires d’Afrique[27].

Le Comité international de la Croix-Rouge[modifier | modifier le code]

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est la plus ancienne organisation internationale humanitaire existante. Elle a été créée en 1863 par un groupe de cinq citoyens protestants de Genève, dont Henri Dunant (prix Nobel de la paix en 1901) et le général Dufour. D'après ses statuts, la Croix-Rouge est une institution de secours volontaire et désintéressée dont la mission est d'agir au plus près des personnes touchées par les conflits armés et de répondre au mieux à leurs besoins[28]. Le CICR, qui a toujours son siège à Genève en Suisse, emploie environ 11000 personnes dans 80 pays à travers le monde (2013)[29]. L'action du CICR a été récompensée par trois prix Nobel de la paix (1917, 1944 et 1963).

Personnalités[modifier | modifier le code]

Cette section contient une liste de pasteurs, de théologiens et de personnalités impliquées dans la pensée protestante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les évangéliques s’imposent chez les protestants français, Le Figaro,‎ 2010-11-19 (lire en ligne)
  2. « Part. passé adj. et subst. de protester* d'après l'allemand Protestant (lui-même emprunté au latin protestans, - antis, part. prés. de protestari, v. protester) nom donné aux partisans de Luther, parce qu'en 1529, à l'issue de la Diète de Spire (19 avril) ils protestèrent publiquement d'appeler du décret de l'Empereur, à un Concile général : « so protestieren und bezeugen wir hier mit öffentlich vor Got…, dass ». »

    — Quelques mots sur les protestants

  3. Pourquoi ce nom de protestant ?
  4. CNRTL
  5. Les protestants français, d'abord appelés « luthériens » au début par leurs adversaires, seront ensuite nommés par dérision « huguenots », puis « religionnaires ». Il s'agit de l'abréviation de « ceux de la Religion prétendue réformée », appellation officielle du protestantisme dans les actes royaux (d'après Jean-Louis Guez de Balzac dans le Socrate Chrestien, 10e discours (1623) sur la meilleure façon de nommer les protestants).
  6. (« [Da] … mein Gewissen in den Worten Gottes gefangen ist, ich kann und will nichts widerrufen, weil es gefährlich und unmöglich ist, etwas gegen das Gewissen zu tun. Gott helfe mir. Amen. »)
  7. Myriam Yardeni, Le refuge protestant, PUF, 1985, page 103
  8. a, b, c, d, e et f Emile G Léonard, Histoire générale du Protestantisme, PUF
  9. Le site du Conseil National des Églises Évangéliques de France publie des « statistiques évangéliques globales 2012 (incluant les Pentecôtistes), « validées » en janvier 2012 par le chercheur Sébastien Fath, chercheur au CNRS. Pour 2012, ces statistiques aboutissent à environ 550 millions de chrétiens évangéliques répartis comme suit : Asie : environ 180 millions (dont Chine 60 millions, Inde 25 millions, Indonésie 15 millions, Philippines 13 millions, Corée du Sud 10 millions) ; Afrique : 150 millions (dont Nigeria 45 millions, Kenya 20 millions, Congo RDC 15 millions, Éthiopie 14 millions, Afrique du Sud 11 millions) ; Amérique latine : environ 100 millions (dont Brésil 40 millions, Mexique 10 millions, Guatemala 5 millions, Argentine 5 millions) ; Amérique du Nord : environ 95 millions (dont États-Unis 91 millions, Canada 3 millions) ; Europe : environ 20 millions (dont Royaume-Uni 5 millions, Russie 2 millions, Ukraine 2 millions, Roumanie 2 millions, Allemagne 2 millions) ; Océanie : environ 7 millions (dont Australie 3 millions, Papouasie-Nouvelle-Guinée 2 millions, Nouvelle-Zélande 1 million) ; [1], site consulté le 4 novembre 2013
  10. Encyclopédie du protestantisme (ISBN 26-13-055415-6[à vérifier : ISBN invalide]) sous la direction de Pierre Gisel, Quadrige dicopoches, PUF (plus particulièrement à l'entrée « pentecôtisme », page 1058). Autre source : Les évangéliques à la conquête du monde (ISBN 97862626260276065[à vérifier : ISBN invalide]) par Patrice de Plunkett, éditions Perrin. Hors série de l'hebdomadaire Le Point, intitulé Dieu (no 2049-2050), p. 172.
  11. Liste des Églises protestantes
  12. p. 350-51 de « Priesthood of All Believers », L. Siegele-Wenschkewitz in The encyclopedia of Christianity, Eerdmans Publishing, 2005.
  13. voir l'introduction aux Livres Deutérocanoniques dans la TOB (Traduction Œcuménique de la Bible), Éditions du Cerf - Les Bergers et les mages
  14. " Encyclopédie du protestantisme " Pierre Gisel, éditions Quadrige/PUF, 2006 :
  15. Une seule eucharistie, de Frère Max, de Taizé, édité par Les Presses de Taizé, 1973
  16. « Sainteté et martyre selon la tradition protestante » par Gottfried Hammann, in Saints, sainteté et martyre : la fabrique de l'exemplarité : actes du colloque tenu à l'université de Neuchatel les 27 et 28 novembre 1997, éditions de la Maison des sciences de l'Homme, Paris.
  17. Groupe des Dombes, Marie dans le dessein de Dieu et la communion des saints. Dans l’histoire et l’Écriture. Controverse et conversion, 1998 et 1999, réunis en seul volume, Paris, Bayard-Centurion, 1999
  18. France Quéré, Marie, Desclée de Brouwer, 1996
  19. « L’Église locale accueille comme membres, à leur demande, ceux qui reconnaissent que "Jésus-Christ est le Seigneur" », Discipline de l'Église Réformée de France, voir http://www.eglise-reformee-fr.org.
  20. Cité sur la page Les protestants et l'enseignement public : notice
  21. Chiffres cités dans le musée virtuel du protestantisme
  22. Article paru dans les Échos du 8 avril 1998 : Management : la trace du protestantisme, http://archives.lesechos.fr/archives/1998/LesEchos/17623-143-ECH.htm
  23. Olivier Brès, président de la Fédération d'entraide protestante, texte de présentation pour le cahier synodal, synode ERF Région PACA, 16-17-18 novembre 2007, [2]
  24. [3]
  25. Dossier de presse
  26. Région Île-de-France, Conseil économique, social et environnemental régional, Rapport de M. Guy Atlan au nom de la commission de la culture et de la communication, p. 32 [4]
  27. Site de l'hôpital Albert-Schweitzer
  28. « Principes fondamentaux de la Croix-Rouge », dans Manuel de la Croix-Rouge Internationale, Genève, onzième édition, 1971, p. 383-384
  29. Site du CICR

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Encyclopédie du protestantisme : Hubert Bost, Jean Baubérot Protestantisme [lire en ligne]
  • Pierre Gisel et Lucie Kaennel, Encyclopédie du protestantisme "" 2e édition, Paris-Genève, Quadrige/PUF, Labor et Fides,2006.
  • Arnaud de Lassus, Connaissance élémentaire du Protestantisme, Action Familiale et Scolaire, 31 rue Rennequin 75017 Paris, mars 2004 (tel que compris par les catholiques intégralistes).
  • Laurent Gagnebin et Raphaël Picon, Le Protestantisme, la foi insoumise, Paris, Flammarion (Champs, no 591), 2005.
  • Le Livre des déliberations de l’Église réformée de l’Albenc (1606-1682). Édition du manuscrit conservé à la Bibliothèque municipale de Grenoble , bibliothèque d’Étude et d’Information, fonds dauphinois. Établie par F. Francillon. Éditions Honoré Champion, 1998. 352 p., (ISBN 978-2-85203-741-0).
  • Édifier ou instruire ? Les Avatars de la liturgie réformée du XVIe au XVIIIe siècle. Textes recueillis par Maria-Cristina Pitassi. Éditions Honoré Champion, 2000. 146 p., (ISBN 978-2-7453-0220-5).
  • La diaspora des huguenots. Les réfugiés protestants de France et leur dispersion dans le monde (XVIe-XVIIIe siècles). Préface de P. Joutard, conclusion de C. Bordes-Benayoun. Textes réunis par Eckart Birnstiel avec la collaboration de Chrystel Bernat. Éditions Honoré Champion, 2001. 208 p., (ISBN 978-2-7453-0425-4).
  • La vie intellectuelle aux refuges protestants. Tome I. Actes de la Table ronde de Münster du 25 juillet 1995, réunis par Jens Häseler et Antony McKenna. Éditions Honoré Champion, 1999. 368 p. (ISBN 978-2-7453-0008-9).
  • La vie intellectuelle aux refuges protestants. Tome II. Huguenots traducteurs. Actes de la Table ronde de Dublin, juillet 1999, édités par Jens Häseler et Antony McKenna. Éditions Honoré Champion, 2002. 192 p., (ISBN 978-2-7453-0530-5).
  • Refuge et désert. L’évolution théologique des huguenots de la Révocation à la Révolution française. Actes du colloque du Centre d’étude du XVIIIe siècle, Montpellier, 18-20 janvier 2001. Édité par Hubert Bost et Claude Lauriol. Éditions Honoré Champion, 2003. 320 p., (ISBN 978-2-7453-0751-4).
  • Le consistoire de l’Église wallonne de Rotterdam, 1681-1706. Édition annotée des Actes avec une présentation historique par Hubert Bost. Éditions Honoré Champion, 2008. 448 p., (ISBN 978-2-7453-1623-3).
  • Anne Dunan-Page et Marie-Christine Munoz-Teulié, Les huguenots dans les Îles britanniques de la Renaissance aux Lumières : écrits religieux et représentations, Paris, H. Champion,‎ 2008, 272 p. (ISBN 9782745316752).
  • Yves Krumenacker (dir.), Dictionnaire des pasteurs dans la France du XVIIIe siècle, Paris, Honoré Champion,‎ 2008, 464 p. (ISBN 9782745316837)

Périodiques[modifier | modifier le code]

  • « La population française n’a plus de couleur politique majoritaire », Le Monde, 21 octobre 2005, numéro 18892, p. 8.
  • « La situation des religions monothéistes », Cahiers Français, septembre 2007, numéro 340, p. 72-94.
  • « La vitalité du protestantisme français », Sciences Humaines, juillet 2006, numéro 173.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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