Sète

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Sète
Les canaux et la Chambre de commerce
Les canaux et la Chambre de commerce
Blason de Sète
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton chef-lieu de Sète-1 et de Sète-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Thau
Maire
Mandat
François Commeinhes
2008-2014
Code postal 34200
Code commune 34301
Démographie
Gentilé Sétois
Population
municipale
42 774 hab. (2010)
Densité 1 767 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 19″ N 3° 41′ 51″ E / 43.405278, 3.697543° 24′ 19″ Nord
       3° 41′ 51″ Est
/ 43.405278, 3.6975
  
Altitude 4 m (min. : 0 m) (max. : 176 m)
Superficie 24,21 km2
Localisation

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Sète
Liens
Site web http://www.sete.fr

Sète [sɛt] (en occitan Seta [ˈseta] ; également écrit Cette jusqu'en 1927) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Sétois. Par sa population, Sète est la 152e commune de France, et la troisième de l'Hérault.

Appelée « l'île singulière » (expression due à Paul Valéry), Sète a vu naître des artistes comme Paul Valéry, Georges Brassens, Manitas de Plata, Jean Vilar, Pierre Nocca, ou les frères Di Rosa.

Sommaire

Étymologie et autres noms [modifier]

Jusqu’en 1927, Sète a changé de nom à plusieurs reprises. Ce nom, De Ceta, Seta, ou Cetia au Moyen Âge, trouve son origine dans la forme qu'a le mont Saint-Clair vu des villes alentour, faisant penser à une baleine surplombant la mer (du latin cetus, ou du grec kêtos, baleine (cetus en latin, et kêtos en grec). Selon une autre hypothèse, le nom viendrait du terme pré-indo-européen « set » qui désigne une montagne[1]. Elle fut à un moment appelée Montmorencette après l’édification d’un fort sur le mont par le duc de Montmorency.

En 1666, sous le règne de Louis XIV, commence l’édification du port et on écrit le plus souvent Sète mais aussi Sette ou Cette.

Au début du XVIIIe siècle, Cette devient l’écriture officielle, ce qui n’empêche pourtant pas les auteurs d’utiliser des orthographes différentes.

Le Port de Sète sous la tempête, peinture de Claude Joseph Vernet.

Le 23 octobre 1793, le conseil municipal décide que Cette « équivoque le pronom » et que la ville s’appellera Sète. Mais quelques années plus tard, Cette réapparaît[2], et ce jusqu’en 1927. Le 27 août de cette même année, le conseil municipal, présidé par le maire de l’époque, Honoré Euzet, s’appuie sur les arguments avancés en 1793 pour solliciter le changement de nom auprès des pouvoirs publics, une demande satisfaite par un décret en date du 20 janvier 1928. Georges Brassens évoque ce changement de nom dans sa chanson Jeanne Martin.

Sète est surnommée « l'île singulière » ou encore « l'île bleue ».

Géographie [modifier]

Port de pêche et chef-lieu de canton, Sète est baignée par la mer Méditerranée et l'étang de Thau.

Une partie du port et la mer Méditerranée depuis le Mont Saint-Clair.

Territoire communal [modifier]

Carte
Vue sur Sète depuis les escaliers du Chemin du Mas Rousson.
Une partie du port de Sète depuis le mont Saint-Clair.

Le territoire de la commune de Sète peut être divisé ainsi :

  • l'étang de Thau.
  • le cordon littoral entre Sète et Marseillan avec sa longue plage, une route nationale et la voie ferrée Montpellier-Béziers, ainsi qu'un domaine viticole.
  • l'île singulière en elle-même : le mont Saint-Clair. En contrebas à l'est, la ville d'origine. Au nord, à l'ouest et sur les versants du mont, les quartiers résidentiels récents.
  • à l'est de la ville s'étendent les espaces portuaires de plaisance, de voyage et industriel.
  • relation particulière avec le canal du Midi par l'étang de Thau (dit canal des Deux-Mers) par Marseillan (Toulouse-Bordeaux), ainsi que la liaison par le canal du Rhône-Méditerranée étang de Thau/Frontignan Aigues-Mortes.

Histoire [modifier]

Plage de la corniche.
Plage de Sète en hiver.
Phare du môle Saint-Louis.
Par-delà l'étang de Thau.

Antiquité [modifier]

Le nom apparaît anciennement chez :

  • Ptolémée (Géographie II.10.2.) : Σήτιον ὄρος ;
  • Avienus (Ora maritima) : Setius... mons ;
  • le cartulaire d'Aniane : fiscum... qui nuncupatur Sita.

Moyen Âge [modifier]

Temps modernes [modifier]

En 1596, Henri de Montmorency, gouverneur du Languedoc, choisit le cap de Cette pour établir un port. Les travaux sont confiés à Jean Donnat et sont ordonnés par Pierre d'Augier, prévôt général du Languedoc. Faute d'argent, ils sont arrêtés en 1605.

  • 29 juillet 1666 : pose officielle de la première pierre du môle Saint-Louis.
  • 1684 : visite du port par Vauban.
  • 1703 : consécration de l'église Saint-Louis.
  • 24-29 juillet 1710 : attaque et prise de Sète par les Britanniques, rapidement chassés par le duc de Noailles
  • Fin 1710-1711 : construction des forts Saint-Pierre et Butte-Ronde.
  • 1724 : achat de l'hôtel de ville.
  • 1744 : construction de la citadelle Richelieu et de la tour du Castellas.

Révolution française [modifier]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution et de l’égalité » le 8 décembre 1790. Après les multiples trahisons de Louis XVI et la chute de la monarchie, elle se rebaptise « société des amis de la liberté et de l’égalité », puis « société des Jacobins amis de la constitution populaire de 1793 »[3].

Époque contemporaine [modifier]

Le labour s'intensifie dans le bassin versant, alors que les défrichements un temps freinés par Colbert ont repris de plus belle après la Révolution française et l'abolition des privilèges. Ceci favorise l'érosion des sols, et les eaux du bassin versant deviennent de plus en plus turbides. Elles charrient des alluvions qui viennent colmater le port. En 1804 le préfet "M. de Barante père" écrit dans un rapport [4] : que « Les côtes de ce département sont plus exposées aux atterrissements.... Les ports de Maguelonne et d'Aigues Mortes et le vieux port de Cette n'ont plus d'existence que dans l'histoire » alerte-t-il ; « Un désir immodéré de recueillir a multiplié ces défrichements depuis 179o.... L'avidité de jouir a dévoré en peu d'années la ressource de l'avenir; les montagnes, ouvertes parla charrue, n'ont montré bientôt qu'un roc nu et stérile; chaque sillon est devenu un ravin; la terre végétale, entraînée par les orages, a été portée dans les rivières, et de là dans les parties inférieures, où elle sert chaque jour à l'atterrissement des parties les plus basses et les plus marécageuses »

  • novembre 1807-septembre 1808 : tentatives britanniques pour incendier la ville.
  • 26 octobre 1809 : le vaisseau de 80 canons Le Robuste est échoué et incendié devant le port.
  • 21 mai 1821 : première pierre du brise-lames (terminé en 1869).
  • 9 juin 1839 : ouverture de la ligne de chemins de fer Montpellier-Cette.
  • 6 mai 1872 : fondation de la chambre de commerce.
  • 26 avril 1881 : naissance de Jean Rodor, parolier et chanteur sètois. Il écrivit notamment les paroles de chansons composées par Vincent Scotto : Sous les ponts de Paris (1913), La Vipère (1921), Ramuntcho (1944), etc., ainsi que l'adaptation française de Reginella. Mort en 1967 à Paris.
  • 1882-1888 : grands travaux dans le port.
  • 1886 : naissance du compositeur Louis Izoird, à Sète. Il est l'auteur de la musique de La Caissière du Grand Café (I914), Suzon la blanchisseuse et La Rue de la manutention (1919). Il écrivit en collaboration avec le sétois Jean Rodor Allons-y doucement (1912) et Le Légionnaire (1911). En 1932 devient sociétaire de la SACEM et meurt a Paris en 1974.
  • 3 juillet 1888 : naissance de Emmanuel Gambardella, journaliste sportif sétois qui devint dirigeant de football. Il meurt le 30 août 1953 à Montpellier, et est inhumé au cimetière marin de Sète.
  • 1894 : Sante Geronimo Caserio, anarchiste lombard, apprenti-boulanger à Sète, poignarde mortellement le président de la République française Sadi Carnot le 24 juin 1894 à Lyon.
  • 1895 : inauguration du collège de garçons, futur lycée Paul Valéry.
  • 1901 : mise en place d'un réseau de tramways électriques.
  • 20 janvier 1928 : la ville de Cette prend le nom de Sète.
  • 1934 : le football-club de Sète remporte le championnat et la coupe de France de football (premier club français à réaliser le doublé).
  • 23 mai 1939 : départ du bateau Sinaïa. Première expédition des Républicains espagnols au Mexique acceptant l'offre d'asile du président mexicain Lázaro Cárdenas.
  • 12 novembre 1942 : occupation de la ville par l'armée allemande.
  • 25 juin 1944 : bombardement de Sète (gare de triage), Balaruc (Raffineries de pétrole) et Frontignan (raffineries de pétrole) par la 15th USAAF.

La ville est libérée le 20 août 1944.

Le 11 juillet 1947, le paquebot Président-Wardfield appareille au port de Sète en direction de la Palestine avec 4 530 juifs réfugiés survivants de la Shoah. Le commissaire spécial du port de Sète, M. Leboutet, autorise le jeune capitaine Ike Aronowicz (Yitzhak Ahronovitch, décédé le 23 décembre 2009 à Hadera, dans le nord d'Israël), à appareiller vers la Colombie. Après 5 jours de navigation et hors des eaux territoriales françaises, le Président-Warfield devient l'Exodus 1947 sous le nom de Exodus et prend le cap vers la Palestine ; à 27 kilomètres des côtes, 5 torpilleurs de l'armée britannique arraisonnent le navire ; 75 passagers épuisés acceptent l'asile proposé par la France et les autres sont conduits au port de Hambourg via Gibraltar.

  • 1960 : création du théâtre de la Mer.
  • 1962 : inauguration du lycée technique Joliot-Curie.
  • 1966-1978 : importants travaux dans le port.
  • 1970 : inauguration du musée Paul Valéry.
  • 1981-1984 : construction d'un nouvel hôpital.

Le 31 octobre 1991, l’Espace Georges Brassens est inauguré, puis agrandi en 2006.

  • 21 avril 1997 : inauguration du Centre régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon (CRAC LR).
  • 2004 : lancement du plan de sauvegarde de la plage du Lido, afin de stabiliser le littoral face à l'érosion (la route est écartée du bord de mer).
  • 2005 : début des travaux d'un nouveau quartier : Villeroy.
  • 1er janvier 2007 : la région Languedoc-Roussillon assure la gestion du port de Sète.

Saint patron de la ville [modifier]

En 1703, à l'occasion de la consécration de l'église Saint-Louis, Louis IX, saint patron du port, devient également saint patron de la ville. Depuis, Sète lui rend hommage chaque année, le 25 août, sauf période de conflit.

Administration [modifier]

Le découpage des cantons de Sète.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1843 1848 Louis-Barthélémy Reynaud   Banquier, député
1947 1959 Gaston Escarguel MRP Avocat
1959 1973 Pierre Arraut PCF Cheminot - Conseiller général de l'ancien Canton de Sète

(1945-1949) et (1961-1967)

1973 1983 Gilbert Martelli PCF Assureur - Conseiller général de l'ancien Canton de Sète (1967-1973) puis du Canton de Sète-2 (1973-1988)
1983 1996 Yves Marchand CDS UDF Avocat
1996 mars 2001 François Liberti PCF Marin-pêcheur - Conseiller général du Canton de Sète-2 (1988-1997) et depuis 2004 - Député (1997-2007)
mars 2001 en cours François Commeinhes UMP Gynécologue, Conseiller général du Canton de Sète-1 depuis 2008, sénateur suppléant

La commune de Sète est divisée en deux cantons :

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 42 774 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 031 6 984 8 438 9 061 10 638 11 648 13 413 19 041 19 124
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
21 064 22 438 24 177 25 826 28 690 35 517 37 058 36 541 32 729
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
33 246 33 892 33 049 36 503 37 005 36 953 37 324 31 203 33 454
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
36 301 40 476 39 258 39 545 41 510 39 542 43 008 4 136 42 774
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Article détaillé : Sable-de-camargue.
Une partie des quais du port de commerce.
Bateaux de pêche industrielle.
Une partie du port et la mer Méditerranée depuis le Mont Saint-Clair.

Le Port : Sète Port Sud de France [modifier]

La région Languedoc-Roussillon est propriétaire des installations portuaires depuis le 1er janvier 2007. Elle assure, à ce titre, les fonctions d'autorité portuaire et d'autorité concédante. En effet, Sète est un point stratégique pour le développement du commerce en Méditerranée, voire le commerce international. Ce projet d'aménagement du port de commerce est un véritable générateur d'emplois et de dynamisme économique pour la région.

Depuis le 1er janvier 2008, la chambre de commerce et d'industrie de Sète-Frontignan-Mèze n'assure plus l'exploitation du port (commerce et pêche). En effet, la région Languedoc-Roussillon a décidé de gérer seule le port à travers un établissement public régional dénommé Sète Port Sud de France, suite aux négociations avortées, avec la chambre de commerce et d'industrie de Sète-Frontignan-Mèze, sur la constitution d'une société portuaire.

Cet établissement public régional est dirigé par Jean-Loup Bertret.

Le port de Sète est au 11e rang des ports français avec 3,6 millions de tonnes traitées en 2005. Le port dispose également de trafic important de ferrys avec les pays d'Afrique du Nord.

En 2010, le port de Sète a progressé dans tous les domaines et s'affirme comme une plateforme très performante au niveau national. Avec 3,4 millions de tonnes, le trafic est en hausse de 16 % par rapport à 2009. Les marchandises diverses augmentent de 45 %, les vracs liquides de 13 % et les vracs solides de 10 %.

C'est aussi le premier port de pêche français en Méditerranée (au niveau national, c'est Boulogne-sur-Mer).

Depuis le 1er janvier 2004, le port des Eaux-Blanches a été créé sur le canal du Rhône à Sète, à l'embouchure de l'étang de Thau. C'est une alternative au « port à flot » qui permet de répondre à la demande croissante de place de port.

Actuellement, l’aménagement du nouveau terminal à conteneurs est prévue pour 2015 : il est un des éléments « clés » de la stratégie lancée par l’ancien président de la région, Georges Frêche. Le terminal conteneurs du Port de Sète est passé de 6 500 EVP en 2010 à 27 000EVP en 2011. Il verra sa capacité passer à 200 000 EVP par an vers 2019 grâce à l’aménagement supplémentaire d’un terre-plein de 6 hectares et de l'élargissement en 2015 du quai H à une longueur de 467m pour 14,5m de tirant d'eau. Ce projet veut répondre à l’augmentation des flux de trafics conteneurisés et à la position régionale envers Sète, de faire de ce port une porte d’entrée pour le trafic marchand de l’Europe occidentale. Mais pour cela Sète doit répondre aux différentes exigences que demandent cette ouverture aux trafics européens et internationaux.

Le port s'est équipé en 2011 d'un deuxième portique de déchargement sur le quai à conteneurs (quai E). Ce portique over panamax de 60 tonnes permet d’optimiser les escales des armateurs sur le port. Cette première étape lancée par la région se veut rassurante et dynamique et devrait aboutir en 2015 à l’achat, par un investisseur privé, de deux autres portiques qui seront disposés sur le nouveau terminal à conteneurs (quai H).

Un autre projet, en lien avec le développement du terminal à conteneurs, est la base arrière de logistique à Poussan (ville proche de l'autoroute A9). Cette structure permettra de conditionner les produits réceptionnés des armateurs nationaux et internationaux dans des délais rapides.

Enfin un dernier projet, toujours en rapport avec le terminal à conteneurs, est le développement et la modernisation du canal du Rhône pour développer le transport par voie fluviale. Ce projet s'inscrit dans une politique de développement durable en lien avec l'aménagement du territoire de la région Languedoc-Roussillon.

Enseignement supérieur [modifier]

L'université Montpellier 2 possède trois antennes délocalisées à Sète :

  • la Station méditerranéenne de l'environnement littoral ;
  • le Centre de recherche halieutique[7] (impliquant l'UM2, l'IFREMER et l'IRD) ;
  • la section chimie de l'IUT de Montpellier[8].

Lieux et monuments [modifier]

Sète est une ville très touristique, notamment durant la période estivale. L'office de tourisme de Sète fait partie, depuis 2006, des établissements classés « 4 étoiles ».

  • Église décanale Saint-Louis par l'architecte Charles-Augustin-Daviler, toute fin XVIIe, consacrée en 1703 (classée MH en 1989). Son clocher a abrité jusqu'au début du XXe siècle deux importantes cloches réalisées par Jean Poutingon en 1761. Ces cloches ont malheureusement été refondues. Le bourdon actuel date de 1924, une seconde cloche, beaucoup plus modeste, placée juste en dessous date de 1924. L'étage supérieur, sorte de lanterne ouverte sur ses quatre côtés, en fer et zinc, auquel on accède par un escalier en colimaçon en bois, fut rajouté au milieu du XIXe siècle. Il comporte une troisième cloche datant de 1914. Le tout est surmonté d'une terrasse sur laquelle fut installée une statue de la Vierge à l'origine dorée à la feuille.
  • Église Saint-Pierre : le clocher abrite un important carillon du XIXe siècle en cours de restauration.
  • Théâtre de la Mer (fort Saint-Pierre).
  • Théâtre Molière - Scène nationale de Sète et du bassin de Thau[9], théâtre à l'italienne début XXe, sur le modèle de l'opéra Comédie de Montpellier ; beaux décors du foyer ; remarquable lustre dans la grande salle, etc.
  • Le palais consulaire, de style art déco, est surmonté à son angle d'une originale tour de l'horloge. Belle ferronnerie de la porte d'entrée.
  • Nombreuses façades « haussmanniennes » richement décorées (1860-1920).
  • Anciens entrepôts Dubonnet ; 1924, le long du canal. Inscrits MH depuis 2008, rare vestige architectural de l'important trafic vinicole qui anima le port de Sète aux XIXe et XXe siècles. Les anciens chais sont organisés autour d'une grande halle carrée. Ces bâtiments présentent un intérêt incontestable et mériteraient d'être réhabilités.
  • Le canal royal.
  • Le mont Saint-Clair et sa petite chapelle ; panorama remarquable.
  • Le kiosque à musique récemment restauré en centre ville.
  • Les Pierres blanches.
  • Nombreux phares et sémaphores XIXe-XXe.
  • Le cimetière marin.
  • L'Espace Georges-Brassens[11].
  • Le musée Paul-Valéry.
  • Le musée international des Arts modestes[12] (MIAM).
  • Le Centre régional d'art contemporain[13].

Quelques églises de Sète [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Artistes [modifier]

  • Pierre Nocca (1916), sculpteur (Le Poulpe ci-contre), né à Sète
Le Poulpe (poufre en sétois) de Sète face à la mairie.
  • Jérôme Hufenus, (1966), acteur spécialisé dans les rôles de policier. Né à Sète.

Militaires, Personnalités politiques [modifier]

Hommes d’affaires [modifier]

Intellectuels [modifier]

Scientifiques [modifier]

Autres célébrités [modifier]

Sportifs [modifier]

Sports [modifier]

Article détaillé : Sport à Sète.
  • Joute nautique: la joute nautique est « le » sport sétois par excellence. Ce sport est pratiqué à Sète depuis l'inauguration du port en 1666. La ville compte sept sociétés de joutes plus une société-école, cas unique en France.
  • Grand Prix de la Saint-Louis: le plus prestigieux tournoi de joutes nautiques. Cette compétition existe depuis 1743 et la 270e édition s'est tenue du 23 au 28 août 2012 le long du canal royal. La finale de l'épreuve reine, les poids lourds, s'est tenue le lundi 27 août et le vainqueur fut, pour la 7e fois, Aurélien Evangélisti de Sète.
  • Football Club de Sète 34: le club de football qui fut le premier en France a signer un doublé Coupe de France-Championnat de France en 1934.
  • Arago de Sète : le club de volley-ball fondé en 1953 et vice-champion de France en 2005.
  • Dauphins FC Sète : le club de water-polo fondé en 1907.
  • Association Cettarames : Le premier club de la ligue Languedoc-Roussillon. Création de Settarames en 1995.
  • Kitesurf : le « Thau Kiteboard Club », affilié à la Fédération française de vol libre (FFVL), est basé à Sète et tente d'y promouvoir la pratique du kitesurf. Les spots se situent sur le quartier dit « du Pont levis » pour la navigation sur l'étang de Thau, et en mer, aux Trois Digues. Une épreuve du championnat de France de kitesurf longue distance est organisée au mois de septembre 2008 : le trophée Saint-Clair[14]
  • Boule moderne : club de boule jeux lyonnais (boules lyonnaises) fondé en 1923

Fêtes [modifier]

  • Fêtes des pêcheurs, célébrées pour la Saint-Pierre
  • Fêtes de la Saint-Louis (25 août), lors desquelles a lieu le tournoi de joutes de la Saint-Louis
  • Fèsta de l'Issanka

Évènements [modifier]

Du 22 au 26 avril 2011, la ville de Sète a accueilli le congrès annuel inter-associatif de l'espéranto en France.

Chaque année entre les week-ends de l'ascension et de la pentecôte, le festival ImageSingulières invite, anime et partage la « Photographie de style documentaire ». Ce nouveau rendez-vous de la photographie contemporaine, porté par l'association professionnelle CéTàVOIR, œuvre pour l'échange entre un programme culturel singulier, et le regard pluriel d'un public éclectique.

Du 25 juillet au 7 août, l'association Métisète présente, comme tous les ans à la même période, son festival de musique du monde, Fiest'A Sète, sur Sète et ses environs.

Au mois de juillet, se déroule chaque année le festival de poésie méditerranéenne "Voix Vives".

Cinéma [modifier]

Films tournés entièrement ou partiellement à Sète :

Spécialités [modifier]

Tielle à la sétoise
Zézettes de Sète

Jumelages [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Franck R. Hamelin, Les Noms de lieux du département de l'Hérault, nouveau dictionnaire topographique et étymologique, Éd. Lacour, 1988
  2. Géographie de la France: par Pierre Foncin (1891)
  3. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  4. Rapport cité par Antoine César Becquerel en 1865 in : Becquerel (Antoine César, M.), Mémoire sur les forêts et leur influence climatérique (exemplaire numérisé par Google) ; 1865 voire pages 54
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  7. Site du CRH.
  8. Site de l'IUT.
  9. Site du théâtre Molière.
  10. Phare du Mont-Saint-Clair, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Site de l'espace Brassens
  12. Site du MIAM.
  13. Site du Centre.
  14. Site du trophée.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]