Saint-Ambroix (Gard)

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Saint-Ambroix
Blason de Saint-Ambroix
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Saint-Ambroix (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes (siège)
Maire
Mandat
Daniel Pialet
2008-2014
Code postal 30500
Code commune 30227
Démographie
Population
municipale
3 389 hab. (2010)
Densité 289 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 41″ N 4° 11′ 55″ E / 44.2614, 4.198644° 15′ 41″ Nord
       4° 11′ 55″ Est
/ 44.2614, 4.1986
  
Altitude Min. 118 m — Max. 485 m
Superficie 11,74 km2
Localisation

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Saint-Ambroix
Liens
Site web www.saint-ambroix.fr/

Saint-Ambroix, en occitan Sent Ambruèis, est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Sommaire

Géographie [modifier]

La ville et le rocher du Dugas

Saint-Ambroix est une ancienne capitale de la soie. Carrefour touristique et commercial des Cévennes, la ville est située proche du Parc national des Cévennes dans un site particulièrement pittoresque dominé par le rocher de Dugas et son remarquable ensemble en grande partie médiéval, comprenant l'ancien château, la tour de l'horloge et la chapelle de la Vierge ainsi que la fameuse tour Gisquet sur un promontoire qui lui fait face au sud. Elle est traversée par la Cèze, endiguée sur sa rive gauche pour protéger des crues le faubourg du Paradis.

Par sa situation géographique privilégiée, Saint-Ambroix constitue le point de départ de multiples itinéraires touristiques notamment en direction de la verdoyante haute vallée de la Cèze.

Histoire [modifier]

Saint-Ambroix est une cité historique, les Celtes et les Romains y ont laissé des traces de leur passage. Ville fortifiée au Moyen Âge, elle va par la suite se développer commercialement et industriellement (industrie de la soie au XIXe siècle). Étonnante et mystérieuse par son rocher du Dugas, ses fouilles archéologiques, ses maisons troglodytes, les ruines de son château, sa tour Gisquet, sa légende du Vòlo-Biòu (le bœuf qui vole) mais surtout son autel à sacrifice humain de l'époque celtique qui rend cette ville unique.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Pont-Cèze[1].

Aujourd'hui, Saint-Ambroix joue le rôle d'un véritable pôle commercial grâce à son marché dont les origines remontent à 1363 (faveur royale du Roi Jean II le Bon). Ville très touristique durant la période estivale, elle est dotée de nombreux campings, hôtels, restaurants, gîtes, plans d'eau ainsi que d'une maison de retraite et de repos.

Héraldique [modifier]

Armes

Les armes de Saint-Ambroix se blasonnent ainsi :

D'azur au château d'argent, ouvert et ajouré de deux fenêtres de sable, flanqué de deux grosses tours aussi d'argent, ajourées chacune d'une fenêtre aussi de sable.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Édouard Thibault MRP Député (1945-1962)
Conseiller général (1958-1964)
Ministre (1953-1954)
mars 2001 mars 2008 Marcel Tronc DVD  
mars 2008 en cours Daniel Pialet DVG  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 3 389 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 300 2 258 2 102 2 531 2 947 3 107 3 148 3 650 3 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 260 4 060 4 645 4 260 4 012 3 454 3 433 3 380 3 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 585 3 631 3 494 3 549 3 558 3 350 3 317 3 301 3 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
3 731 4 164 3 815 3 845 3 517 3 365 3 559 3 349 3 389
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Transports [modifier]

Les Quais de la gare de St Ambroix

Saint-Ambroix est dotée d'une gare de voyageurs sur la ligne Alès-Bessèges de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). L'ancien bâtiment voyageurs est toujours présents.

Lieux et monuments [modifier]

La mairie de Saint-Ambroix et le rocher du Dugas
  • L'ancien château et la chapelle XIXe surplombant l'ancienne ville sur le rocher de Dugas.
  • La tour de l'horloge et sa cloche du XVIIe siècle
  • La vieille ville : portes, fenêtres, façades, vestiges des remparts, rues en pentes, escaliers, etc ...
  • L'église Saint-Ambroix de la seconde moitié du XIXe siècle
  • Le temple de la seconde moitié du XIXe siècle
  • Places, fontaines, et immeubles richements décorés sur le boulevard tout comme l'hôtel de ville (XIXe)
  • Anciennes filatures et maisons de filateurs (façade du Crédit agricole, maison et filature Silhol...)
  • Ancienne minoterie
  • Site archéologique du Dugas
  • 33 sentiers pédestres
  • La Tour Guisquet de style médiéval édifiée en briques
  • Château de Montalet (Molières-sur-Cèze)
  • Musée de la Femme et de l'Enfant (Les Mages) - Musée des Blasons (Saint-Jean-de-Valériscle) - Maison des Liqueurs (Saint-Florent-sur-Auzonnet)
  • Grotte de la Cocalière (Courry)

La légende du Volo Biòu [modifier]

Tous les 13 et 14 juillet, les Saint Ambroisiens font revivre leur légende datant du Moyen Âge par une fête médiévale et font voler un bœuf[3] ! La fête a été primée en 1994 et sélectionnée comme l'une des plus belles fêtes de France en 1998. Elle est sélectionnée par le guide des fêtes viticoles de France.

En résumé : Après une récolte très importante de raisins, les Saint Ambroisiens ne savaient plus quoi faire de leur vin qui commençait à moisir. Le consul (maire de l'époque) décida que l'on ferait voler un bœuf à Saint-Ambroix, le fit annoncer et organisa une grande célébration où tout le monde but à volonté... le vin s'écoula, il n'en resta pas une goutte, et le bœuf fut jeté du haut de la colline (le Ranc d'Uzège). Malheureusement et bien évidemment il s'écrasa au pied de la colline en question... mais tout le monde avait passé un bon moment et les esprits des Saint Ambroisiens avaient été apaisés et le vin écoulé... C'est la raison pour laquelle on surnomme les Saint Ambroisiens les "volo biou"... Pour la petite anecdote... Les Alésiens, qui vivaient à cette époque là une période de famine, étaient venus à la célébration et en avaient profité pour récupérer les tripes du boeuf... on les surnomme depuis les "mange tripo"...!

Personnalités liées à la commune [modifier]

Jumelage [modifier]

Avec la commune Allemande de Aßlar, land de la Hesse, District de Giessen, arrondissement de Lahn-Dill.

Avec la commune Italienne de Fossato Di Vico, province de Pérouse, région d'Ombrie, en Italie centrale.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  3. La Légende du Volo Biòu